En attendant le psy: prendre sa santé psychologique en main un défi à la fois

Le meilleur antidote à la souffrance: les relations de qualité

LE MEILLEUR ANTIDOTE À LA SOUFFRANCE: LES

 

RELATIONS DE QUALITÉ

 

Olivia a déniché un nouvel emploi dans une ville éloignée de la sienne. Peu de temps après son installation dans cette ville, la pandémie oblige ses collègues et elle-même à converger vers le télétravail. N’ayant pas eu suffisamment de temps pour se tisser un réseau d’amis, elle se retrouve isolée chez elle. Les mesures sanitaires la privent de la possibilité de faire la connaissance de gens avec qui elle pourrait se lier. Les journées se ressemblent et sont ennuyeuses. Le lundi est identique au mardi, le mercredi identique au jeudi et ainsi de suite… Et pourquoi donc ne pas faire avancer quelques dossiers pendant le week-end? De toute façon, elle n’a rien d’intéressant à faire. Autrement, ses temps libres sont mobilisés par les écrans: films, jeux vidéo, médias sociaux, téléséries. Sans compter qu’elle tente de noyer sa solitude dans l’alcool, la nourriture et les achats en ligne. Plus elle attend que la pandémie se résorbe, plus elle sombre dans un état léthargique. Pourquoi cuisiner si ce n’est que pour elle-même? Comment s’entraîner quand tout est fermé? Elle prolonge ses soirées pour éviter les nuits qui ne font qu’accélérer l’arrivée pénible du lendemain…

Je note chez Olivia quelques dérèglements importants quant à l’équilibre de ses sphères de vie, mais le plus important est sans doute l’absence marquée de contacts sociaux de qualité. Nous y avons tous goûté à notre façon au cours de la récente pandémie, en particulier pendant le confinement à la maison. En retrouvant la liberté d’organiser des réunions familiales et amicales, nous sommes plusieurs à avoir constaté à quel point ces rassemblements sont des exutoires pour se défouler, avoir du plaisir, entretenir des relations chaleureuses, bref pour vivre des moments de légèreté à travers les défis du quotidien.