En attendant le psy: prendre sa santé psychologique en main un défi à la fois

L’hypothalamus, le «chef» de la régulation du corps

L’hypothalamus, le «chef» de la régulation du corps Je me permets un aparté pour vous parler de la cascade de changements qui surviennent lors d’une exposition au stress. Nous avons, dans notre cerveau, un «chef» nommé hypothalamus; il s’agit d’une structure au cœur du cerveau qui assure la liaison entre notre système nerveux central et notre

système endocrinien71 pour moduler diverses fonctions involontaires de notre organisme. Sa mission est de préserver l’homéostasie (l’équilibre) du corps. Entre autres fonctions, l’hypothalamus régule la température corporelle, le rythme cardiaque, le rythme circadien, l’appétit, le poids et le système reproducteur. Ce chef module les signaux (les hormones) envoyés à d’autres glandes dans notre corps en fonction des circonstances et des besoins de l’organisme.

Prenons un exemple relativement facilement observable, soit l’impact du stress sur le cycle hormonal féminin. Si ce «chef» juge que les conditions sont opportunes pour procréer, il en avisera son «adjointe administrative» qui se nomme hypophyse, également appelée glande pituitaire. L’hypophyse sécrétera alors certaines hormones qui stimulent les ovaires.

Les ovaires libéreront subséquemment les hormones requises pour accomplir un cycle menstruel complet. Si toutefois l’hypothalamus juge que l’énergie et les ressources seraient mieux dirigées ailleurs (ce qui serait le cas en contexte de danger, d’instabilité ou de surcharge de stress), il ne sécrétera pas la quantité d’hormones requise pour enclencher la séquence. Une trop grande quantité de stress suivie d’une libération accrue de glucocorticoïdes (hormones de stress) dans notre système peut contribuer à des dysfonctions sur le plan de l’hypothalamus. Nous observerons alors des retards d’ovulation, des dérèglements hormonaux affectant les symptômes menstruels ou même une absence complète de cycle (phénomène que l’on nomme aménorrhée). Sous l’effet d’un stress, ce même type de dynamique se produit et interfère avec le bon fonctionnement de l’appétit, du sommeil et d’autres fonctions automatiques du corps.