En attendant le psy: prendre sa santé psychologique en main un défi à la fois

Quelques questions clés pour raffiner le tout

Assumez seulement votre part de responsabilité Si vous commettez une erreur ou réagissez de manière inadéquate, assumez-vous pleinement sans détourner le blâme sur l’autre ni vous justifier à outrance sous un déversement d’excuses superflues. Avouez vos torts. Précisez ce que vous auriez souhaité faire différemment. Je suis convaincue qu’une telle attitude optimise les probabilités que la communication entre deux personnes soit fluide et positive.

Gardez tout de même en tête que vous êtes responsable de toute interaction à 50% et que l’autre l’est également à 50%. Vous possédez donc un contrôle seulement sur la part qui vous appartient. Une fois que vous vous êtes exprimé de manière bienveillante et authentique, vous n’êtes plus responsable de la réaction de l’autre. Cette personne a son propre vécu, son bagage et ses enjeux, qui peuvent très bien s’immiscer dans la dynamique et expliquer certaines réactions. Concentrez-vous sur vos propres intentions dans le dialogue au lieu de vous culpabiliser en fonction du résultat obtenu. Vous êtes responsable du message que vous émettez et de votre degré d’ouverture pour en discuter, pas de la totalité de la conversation. Observez la réponse de l’interlocuteur, attendez son feedback. Si la personne se montre ouverte, échangez ensemble au sujet de vos émotions respectives.

 

Prévoyez un moment calme et propice à la communication En plein incendie, la priorité consiste à contenir les flammes. Attendez toujours que la poussière retombe avant d’aborder un sujet chaud. Assurez-vous d’être disposé à discuter d’une situation problématique, et que l’autre le soit aussi. Attendez le bon moment. Évitez d’échanger dans un cadre de porte alors que vous vous apprêtez à quitter un lieu ou en soirée au beau milieu des cris des enfants. Il vous sera tous deux plus facile d’entrer en résonance l’un avec l’autre, de faire preuve d’ouverture et d’empathie.

 

Quelques questions clés pour raffiner le tout Voici quelques questions clés qui vous serviront à déterminer si le contenu de vos paroles mérite d’être exprimé:

• Est-ce utile ou bénéfique, pour moi et/ou pour l’autre personne?

• Est-ce véridique?

• Est-ce bienveillant?

 

Ajoutons trois autres questions au trio qui précède:

 

• Est-ce le bon moment?

• Est-ce nécessaire?

• Est-ce clair, concis et précis?

 

Je vous invite à vous exercer à utiliser ces filtres métaphoriques les prochaines fois que votre esprit générera des commentaires critiques. Servez-vous-en également pour évaluer la convenance des formulations que vous aurez générées à l’aide de la stratégie d’affirmation de soi en quatre composantes («Je comprends…», «Je me sens… parce que…», «J’ai besoin de…», «J’aimerais que…»). Ces questions vous aideront à les raffiner au besoin.

Vous l’aurez constaté, la communication bienveillante est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air. Voilà pourquoi nous tardons à l’apprivoiser. Plus nous nous exerçons, plus cette technique devient naturelle. Au début, écrire sur un papier ce que nous souhaitons dire à l’autre peut nous aider. Nous pouvons envoyer un message par texto ou par courrier électronique, ce qui nous donne le temps de bien formuler notre affirmation. Utilisons ce moyen non pas pour avoir la conversation en tant que telle, mais plutôt pour proposer à l’autre d’en discuter de vive voix. Étant dépourvues des riches informations offertes par notre non-verbal, les conversations par texto ou par courriel laissent généralement place à trop d’interprétation. Autrement, réciter plusieurs fois notre formulation dans notre tête avant de l’exprimer à la personne concernée peut aussi nous aider.

Les quatre composantes que nous avons vues précédemment et les conseils pour une communication bienveillante deviendront, avec le temps, bien ancrés dans votre rhétorique.

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