En attendant le psy: prendre sa santé psychologique en main un défi à la fois
N’hésitez pas à avoir recours à de l’aide
Malgré vos plus nobles intentions, des heures d’autothérapie ou des années de lecture sur la psychologie et le mieux-être, il est possible que vous ressentiez, à un moment dans votre vie, le besoin d’obtenir l’aide d’une personne externe. Cela pourrait être le cas si vous avez l’impression de stagner dans votre cheminement. Si vous vivez une période particulièrement bouleversante. Si des blessures de l’âme vous affectent dans votre quotidien. Si des souvenirs douloureux vous hantent régulièrement. Une aide extérieure pourrait également vous être utile lorsque vous vous questionnez sur certaines dimensions de votre vie ou si vous croyez tout simplement qu’il est possible d’aller chercher un niveau supérieur de bien-être.
Peu importe la raison, je vous encourage à entreprendre les démarches requises pour obtenir l’assistance la mieux adaptée à vos besoins. Je tiens à clore ce livre en parlant d’enjeux ou de craintes qui bloquent parfois certaines personnes dans leur processus de recherche de soutien.
«Je ne veux pas prendre la place de quelqu’un de plus souffrant que moi…»
Vous hésitez à faire une demande d’aide en raison de cette crainte? Si c’est votre cas, lisez attentivement ce qui suit.
Voici l’histoire de Jeanne, qui a longtemps été freinée par cette crainte.
Jeanne souffre encore des contrecoups d’une rupture amoureuse survenue il y a quelques années. Cette séparation a laissé un vide existentiel dans sa vie. De plus, elle a l’impression d’avoir perdu ses repères. Néanmoins, au jour le jour, elle parvient à bien fonctionner. Elle occupe un emploi gratifiant, elle a un réseau social de qualité et un style de vie plutôt équilibré. À la toute fin de notre première rencontre, elle me confie qu’elle éprouve un sentiment de culpabilité: «J’ai l’impression de me plaindre pour peu. Somme toute, les choses vont bien dans ma vie. Il y a tant de gens qui ont des problèmes plus importants que les miens. En venant te consulter, j’enlève la place à quelqu’un qui souffre beaucoup plus que moi.»