Œuvres (Pléiade), tome I
Croquis
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SUR UN ÉVENTAIL
TANTOT caprice et parfois indolence
L’ample éventail entre l’âme et l’ami
Vient dissiper ce qu’on dit à demi
Au vent léger qui le rend au silence.
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A JUAN RAMON JIMENEZ
que me envió tan preciosas rosas…
… VOICI la porte refermée
Prison des roses de quelqu’un ?…
La surprise avec le parfum
Me font une chambre charmée…
Seul et non seul, entre ces murs,
Dans l’air les présents les plus purs
Font douceur et gloire muette…
T’y respire un autre poète.
Madrid,
Miercoles 21 de Mayo 1924
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CROQUIS
L’oiseau frémit, bondit, abandonne instantanément sa présence sur une branche et l’emporte. Il ravit avec soi un centre du « monde », et le vole poser ailleurs. (Je ne sais s’il choisit ou non la branche d’arrivée.)