Le jeu des ombres

David Morrell · Chapitre 37 sur 148

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Le jeu des ombres

Militant de L’église

 

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La chaleur du désert empirait, mais l’excitation l’emporta sur l’épuisement. Drew et Arlene accéléraient le pas en direction des traces de pneus dans le sable, à l’autre bout du défilé.

Après leur rencontre avec les deux tueurs arabes, ils avaient pris la toile dans le sac à dos d’Arlene et l’avaient installée entre deux rochers où, à l’abri du soleil, ils avaient mangé quelques dattes et quelques figues prises aux tueurs. Mais c’était insuffisant pour qu’ils tiennent longtemps.

— Et leur provision d’eau ? s’était demandé Drew. Nous avons fouillé les pentes d’où ils nous ont tiré dessus, ajouta-t-il en secouant les deux gourdes presque vides. Il n’y en a pas assez pour aller où que ce soit à pied. Comment pensaient-ils donc rentrer ?

Dans un brusque éclair de compréhension, ils sautèrent sur leurs pieds, faisant fi du soleil qui cognait. Au bout du défilé, ils tournèrent à droite, suivant les indentations du sable, et arrivèrent à un amas de roches derrière lequel était cachée une jeep.

— Ils viennent d’ailleurs, aucun doute là-dessus, fit Drew. Il n’y a pas une seule jeep au village, a fortiori une neuve. Il y a même l’air conditionné. Ça voyage en première classe, les tueurs, aujourd’hui.

La jeep avait un toit métallique. L’angle du soleil projetait une ombre sur le siège du conducteur. Arlene accueillit avec bonheur la fraîcheur en passant la tête par la vitre.

— Il y a un petit problème, fit-elle.

— Quoi ?

— Pas de clef de contact.

— On a pourtant fouillé les corps.

— C’est donc qu’ils ont dû la laisser dans la jeep.

Mais un quart d’heure après, ils n’avaient toujours rien trouvé.

— Dans ce cas… fit Drew en grimpant à l’intérieur.

— Qu’est-ce que tu fais ? demanda Arlene.