Dictionnaire critique et raisonné du langage vicieux ou réputé vicieux
Fleuraison.
Ce chien n’a pas de flair.
LOCUT. CORR.
Ce chien a flairé le gibier.
—Fleur, dans l’acception qu’on lui trouve ici, est un barbarisme.
—On employait indifféremment, il y a moins d’un siècle, fleurer pour flairer et flairer pour fleurer. La différence entre ces deux verbes est maintenant bien établie; flairer, c’est aspirer une odeur, flairez cette rose; fleurer, c’est au contraire l’exhaler, cela fleure comme baume. On flaire enfin ce qui fleure.
FLEURAISON.
LOCUT. VIC. La gelée a retardé la fleuraison.
LOCUT. CORR. La gelée a retardé la floraison.
«Quelques jardiniers prononcent fleuraison; mais le mot français est floraison.» (Rem. sur le Dict. de l’Acad.)
L’Académie (1802) donne aussi floraison, mais en renvoyant à fleuraison.
FLEURIR.
Le commerce fleurissait. Cet arbre florissait au printemps.
LOCUT. VIC.
L’empire est fleurissant. Voyez ces florissantes prairies.
Le commerce florissait. Cet arbre fleurissait au printemps.
LOCUT. CORR. L’empire est florissant.
Voyez ces fleurissantes prairies.