Dictionnaire critique et raisonné du langage vicieux ou réputé vicieux

Quelqu’un (un).

LOCUT. CORR. Dépêchez-vous, de peur qu’il ne sorte.

 

Quelquefois n’a, dans tous nos dictionnaires, que la valeur de parfois, de fois à autre.

 

Ceux qui emploient cet adverbe avec l’étrange signification qu’on lui trouve ici, ne sont généralement que des gens dépourvus d’instruction littéraire. Aussi doit-on s’étonner d’entendre une pareille cacologie en pleine chambre des députés: «Il faut attendre encore un quart d’heure, quelquefois qu’on se serait trompé.» (Séance du 19 avril 1833.)

 

QUELQU’UN (UN).

 

LOCUT. VIC. C’est bon pour un quelqu’un qui a de la fortune.

LOCUT. CORR. C’est bon pour quelqu’un qui a de la fortune.

 

Un quelqu’un est une expression battologique, qui n’est employée aujourd’hui que par des gens illettrés ou des gens à routine.

 

QUÈQUE.

 

Quèque çà fait après tout?

PRONONC. VIC.

Il y a quèques personnes qui le croient.

 

Qu’est-ce que cela fait après tout?

PRONONC. CORR.

Il y a quelques personnes qui le croient.

 

«Il se trouve des raffineurs, dit Richelet, qui soutiennent qu’il faut prononcer kécun et kèque: ces messieurs les raffineurs sont de francs provinciaux.»