Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd
Les différents troubles du sommeil
La tendance qui consiste à se réveiller tôt le matin sans pouvoir se rendormir peut constituer un signe de dépression ou d’anxiété. Si votre appétit change, si le niveau de votre énergie décroît, si votre humeur passe la vitesse inférieure, si votre capacité de concentration diminue et si vous avez perdu l’intérêt pour les activités qui vous plaisaient auparavant, vous faites peut-être une dépression clinique. Vous devriez consulter un professionnel de la santé mentale ou un médecin pour en avoir le cœur net.
Les différents troubles du
sommeil
En général, on a besoin de huit heures de sommeil par nuit. Les seniors ont peut-être besoin d’un peu moins, mais cette idée est controversée parmi les scientifiques. En outre, l’indicateur de la quantité exacte de sommeil dont vous avez besoin, c’est votre état pendant la journée, et pas le nombre exact d’heures que vous avez dormi. En tout cas, l’anxiété dérange fréquemment le sommeil, et un manque de sommeil peut augmenter l’anxiété. La liste suivante décrit les troubles du sommeil les plus courants :
• Le trouble du rythme circadien se produit
lorsque votre horloge biologique de sommeil ne s’accorde pas avec votre horaire de sommeil réel. Ce trouble se manifeste chez des personnes qui travaillent par équipes tournantes (trois-huit par exemple) ou qui voyagent en traversant des fuseaux horaires.
• Les facteurs hormonaux peuvent aussi jouer
un rôle. Les femmes enceintes ou en
ménopause peuvent souffrir de troubles du sommeil. Les fluctuations hormonales qui se produisent durant la grossesse et la
ménopause peuvent occasionner de la gêne physique et des changements de la
température corporelle qui interrompent le sommeil.
• L’insomnie est de loin le plus commun des
troubles du sommeil. Elle peut être causée par
de l’anxiété, de la dépression, du stress, de
mauvaises habitudes de sommeil, de la gêne
physique, ou un environnement qui ne
convient pas au sommeil, constitué par
exemple par un appartement bruyant ou un
matelas défoncé. Les insomniaques ont des
difficultés à s’endormir et à rester endormis.
• La narcolepsie se produit pendant la journée
plutôt que la nuit. Il s’agit d’une grave maladie
dans laquelle la personne concernée a des
accès brusques de sommeil ou des sensations
irrésistibles de sommeil. Un traitement
médicamenteux peut être utile.
• Les cauchemars. Leur nombre peut augmenter
avec le stress et l’anxiété. Bien sûr, ils peuvent
quand même arriver sans ces deux raisons.
Quoi qu’il en soit, s’ils se produisent
fréquemment, ils peuvent réduire la qualité du
sommeil.
• Le sommeil sans rêve. C’est un type de
sommeil qui est moins reposant. Les
scientifiques appellent sommeil paradoxal l’état
de rêve. Pendant cette phase, les yeux ont des
mouvements rapides, et les rêves se
produisent. L’interruption du sommeil,
certains médicaments et l’alcool peuvent empêcher que l’on ait suffisamment de sommeil paradoxal.
• Les problèmes de prostate peuvent déranger
suffisamment un homme pour le tenir éveillé. Les hommes qui souffrent d’une prostate hypertrophiée peuvent se lever plusieurs fois par nuit pour uriner. Si vous vous levez plus d’une fois chaque nuit pour uriner, il sera peut-être utile de consulter votre médecin.
• Le syndrome des jambes agitées, que l’on
rencontre surtout parmi les adultes d’âge moyen et avancé, entraîne pour le sujet le besoin impérieux de bouger sans arrêt parce qu’il a des sensations de gêne dans les jambes et les pieds. Certains médicaments sur ordonnance peuvent être utiles pour le combattre, donc consultez votre médecin si vous pensez souffrir de ce problème.
• Le ronflement indique parfois un problème
plus sérieux appelé syndrome d’apnée du sommeil. Les personnes qui en souffrent arrêtent en fait de respirer pendant de courtes périodes et se réveillent brièvement pour prendre leur respiration.
Les terreurs nocturnes des enfants
Les troubles du sommeil chez l’enfant, qui constituent l’un des soucis les plus courants dont on fait part aux pédiatres, peuvent déranger toute la famille. Les enfants surmontent habituellement de nombreux troubles du sommeil, tels que l’incontinence nocturne, les levers fréquents, et les problèmes à s’endormir, dans une période de temps raisonnable.
Les terreurs nocturnes, qui sont particulièrement étranges et effrayantes pour de nombreux parents, sont un phénomène relativement répandu chez les enfants (il affecte 1 à 6 % de tous les enfants), mais peu chez les adultes (moins de 1 % en souffre). Les terreurs nocturnes ont tendance à survenir environ une heure et demie après le coucher. L’enfant s’assoit alors soudainement sur son lit et crie pendant au maximum une demi-heure. Pendant cet épisode, il est en fait endormi, et il est difficile de le réveiller pour le réconforter. Les enfants ne s’en souviennent pas le lendemain matin. Ce phénomène affecte le plus souvent les enfants entre 4 et 10 ans. Il disparaît habituellement à l’adolescence.
Il n’existe pas actuellement de traitement direct des terreurs nocturnes. Mais comme les enfants ne s’en souviennent pas, cela ne leur cause pas de problème pendant la journée. Un manque de sommeil peut augmenter les probabilités de terreurs nocturnes, il faut donc que les parents veillent à ce que leurs enfants dorment suffisamment longtemps. Le stress y contribue peut-être aussi, et les parents devraient en conséquence veiller à soulager le stress et à réduire les facteurs d’anxiété chez leurs enfants.
Le syndrome d’apnée du sommeil peut représenter un sérieux problème. Si vous-même ou si votre partenaire ronflez fortement, vous devriez peut-être consulter un médecin ou faire appel aux services d’une clinique du sommeil. De nombreux grands hôpitaux ont des cliniques spécialisées où l’on peut surveiller le sommeil du patient et l’évaluer. Habituellement, on s’y rend pour y passer la nuit.
Comme vous le voyez, le manque de sommeil a de nombreuses causes d’origine physique. Si votre sommeil est interrompu pour n’importe quelle raison ou si vous avez des problèmes d’anxiété, il est plus difficile de vous rendormir. Il va de soi que vous devriez rechercher la cause physique possible de tout problème de sommeil et il est possible que vous deviez encore vous efforcer d’améliorer vos habitudes de sommeil.