Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
Pourtant, même avec des précautions de posologie, les antidépresseurs tricycliques peuvent entraîner des effets secondaires importants, par exemple vertiges, prise de poids, bouche sèche, vision trouble et constipation. Certains de ces effets disparaissent avec le temps, mais beaucoup persistent quand même après plusieurs semaines. Les tricycliques sont dans certains cas détrônés par les ISRS, qui sont plus récents et entraînent moins d’effets secondaires gênants.
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) Les ISRS ne sont entrés en scène qu’après que les tricycliques ont été présents sur le marché depuis environ trente ans. Les psychiatres étaient frustrés des effets secondaires des tricycliques et des inhibiteurs de la MAO, mais ils ne disposaient toujours pas d’alternative raisonnable. L’industrie pharmaceutique a consenti des efforts considérables pour élaborer de meilleures options.
Le premier venu a été le Prozac, suivi par un tas d’imitateurs. Les ISRS augmentent le taux de la sérotonine – un neurotransmetteur d’importance cruciale – au niveau des synapses nerveuses, en inhibant la réabsorption de la sérotonine dans les cellules nerveuses. Sachez que les ISRS ont des effets secondaires significatifs, bien que ceux-ci aient tendance à être moins importants que ceux des catégories précédemment citées, et que certains effets secondaires décroissent avec le temps.
Comme d’autres antidépresseurs, les ISRS permettent de traiter efficacement divers troubles
d’anxiété. Reportez-vous au chapitre 2 pour une description des troubles d’anxiété. Les médecins prescrivent des ISRS pour traiter :
• L’agoraphobie ;
• Le trouble d’anxiété généralisé ;
• Le trouble obsessionnel compulsif ;
• Les attaques de panique et le trouble panique ;
• Les phobies spécifiques ;