Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd
Détectez vos idées inquiétantes
Ces convictions non remises en question, auxquelles vous vous accrochez et que nous appelons les idées inquiétantes supposent que le pire va vous arriver ou va arriver à d’autres.
Lorsqu’elles sont activées, ces convictions produisent de l’anxiété et des soucis. Malheureusement, la plupart des gens ne savent même pas qu’ils ont ces idées inquiétantes. En conséquence, celles-ci peuvent ne pas être remises en question pendant de nombreuses années, ce qui leur laisse le champ libre pour alimenter l’anxiété.
Détectez vos idées inquiétantes
Peut-être êtes-vous curieux de savoir si vous entretenez vous-même des idées inquiétantes. D’habitude, les gens ne savent même pas qu’ils ont des convictions troublantes, et ils ne les remettent donc pas en question. Pour les remettre en question, il faut d’abord les identifier. Dans notre travail avec des patients, nous avons découvert qu’il y a cinq types d’idées inquiétantes qui les tourmentent :
• Le perfectionnisme : les perfectionnistes
croient qu’ils doivent tout faire correctement
car sinon ils auront complètement failli et les
conséquences seront dévastatrices. Ils se
prennent la tête pour des détails.
• L’approbation : les personnes qui dépendent
de l’approbation des autres croient qu’elles
doivent l’obtenir à n’importe quel prix. Elles
ne supportent pas la critique.
• La vulnérabilité : les personnes qui ont
conviction d’être vulnérables se croient à la
merci des forces de la vie. Elles se font tout le
temps du souci à cause de désastres qui
pourraient arriver.
• Le contrôle : celles qui ont la conviction qu’il
faut qu’elles contrôlent tout pensent qu’elles
ne peuvent faire confiance à personne d’autre
qu’à elles-mêmes. Elles veulent toujours être
le conducteur, et pas le passager.
• La dépendance : les personnes qui ont la
conviction d’être dépendantes pensent qu’elles
ne peuvent pas survivre seules et se tournent vers les autres pour leur demander de l’aide.
Les convictions ont une grande influence sur la manière dont on réagit aux circonstances. Supposons, par exemple, que la majorité des commentaires d’une évaluation de vos performances au travail soient assez positifs, mais qu’une phrase décrive un problème mineur.
• Si vous êtes perfectionniste, vous vous
réprimandez sévèrement pour votre échec. Vous n’allez même pas voir les commentaires positifs.
• Si vous avez besoin de l’approbation des
autres, vous serez obsédé par la question de savoir si votre chef vous aime encore.
• Si vous avez la conviction d’être vulnérable,
celle-ci vous porte à croire que vous allez perdre votre travail, puis votre maison et votre voiture.
• En revanche, si vous avez la conviction de
devoir tout contrôler, vous vous concentrez sur l’incompétence extrême de votre chef et vous vous demandez pourquoi vous n’êtes pas à sa place.