Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd
Ayez pitié de vous !
Marcel a découvert que lâcher prise et tout simplement observer son anxiété, c’est utile. Plutôt que d’attaquer ses sensations et ses pensées anxiogènes, il a observé et soupesé ce dont il faisait l’expérience, en essayant vraiment d’aiguiser le sens de curiosité scientifique des anthropologues.
Ayez pitié de vous !
Concentrez-vous sur votre dialogue intérieur, c’est-à-dire sur le bavardage intérieur de votre esprit. Si vous êtes comme la plupart des anxieux, votre bavardage consiste trop souvent en une abondance de récriminations inutiles, comme :
• Je n’arriverai jamais à terminer à temps.
• J’aurai l’air d’un imbécile.
• Je n’arrive pas à garder le contrôle.
• Je vais cafouiller.
• Je vais peut-être vomir.
• Et qu’est-ce qui va se passer s’il faut que je
sorte de la réunion en hurlant ?
• Je me déteste.
• Je suis un père/une mère indigne.
• Personne ne m’aime.
• Je pense que je suis stupide.
• Ce n’est qu’une question de temps, et ils vont
tous découvrir à quel point je suis nul.
• Si les gens me connaissaient vraiment, ils ne
m’aimeraient pas.
Maintenant, prenez ces affirmations et mettez-les à la deuxième personne. Dites-les à haute voix comme si vous parliez à quelqu’un que vous connaissez bien, à un ami par exemple. Pouvez-vous vraiment vous imaginer dire à un ami/une amie les choses qui suivent :
• Tu auras l’air d’un imbécile.
• Tu es un père/une mère indigne.
• Personne ne t’aime.
• Je te déteste.
C’est peu probable. Il est probable que vous ne direz jamais quelque chose comme ça à un ami, ou même à une simple connaissance, d’ailleurs. Et pourtant, c’est ce que beaucoup de personnes se disent d’innombrables fois.