Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd

Charles Harold Elliott, Laura L Smith, Martine ANDRE · Chapitre 71 sur 219

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Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd

Le mécanisme des idées inquiétantes

Ce chapitre explique pourquoi certaines activités ou événements rendent anxieux alors que d’autres n’ont pas cet effet. Vous allez découvrir comment certaines convictions ou suppositions suscitent un excès d’anxiété. Ces croyances résultent des expériences de votre vie, et elles ne signifient pas que vous soyez déficient. Grâce à des questionnaires, vous allez pouvoir découvrir quelles sont vos suppositions susceptibles de vous troubler et vous rendre anxieux. Nous les appelons ces suppositions les idées inquiétantes. Remplacer vos idées inquiétantes par des suppositions calmantes, cela pourra réduire votre anxiété.

 

Le mécanisme des idées

inquiétantes Une conviction est une idée que vous considérez comme correcte et que vous ne remettez pas en question. Vos convictions ne vous poussent pas à réfléchir ; au contraire, vous les prenez comme argent comptant, vous les considérez comme des vérités de base. Vous pensez probablement par exemple que l’automne vient après l’hiver, qu’une personne qui vous sourit est aimable et qu’une autre qui vous fait une grimace ne l’est pas. En conséquence, vos convictions vous permettent de vous orienter pour mener votre vie.

Et ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Vos convictions vous aident à traverser la vie quotidienne avec moins de difficultés. Par exemple, la plupart des gens savent que leur paie arrivera sur leur compte en banque plus ou moins à temps. Cette conviction leur permet de prévoir, de payer des factures, et d’éviter de se faire du souci inutilement. S’ils ne faisaient pas ces suppositions, ils appelleraient constamment le service de comptabilité de leur entreprise ou leurs supérieurs pour veiller à ce que l’argent soit bien crédité à temps, ce qui perturberait toutes les personnes concernées.

De même, la plupart des gens supposent que la nourriture vendue dans les magasins d’alimentation est bonne à la consommation. Sinon, ils la feraient bouillir pour tuer les germes (et le goût) et pour se protéger de tout dommage. La nourriture que l’on ne pourrait pas faire bouillir ferait l’objet d’un examen minutieux et de tests.

Et lorsque vous allez chez le médecin, vous supposez probablement qu’il s’occupera bien de vous et vous lui faites confiance. Sinon, vous y réfléchiriez à deux fois avant de permettre l’examen des régions délicates.

Malheureusement, les convictions que l’on a sont parfois fausses. Elles peuvent même déformer la réalité au point d’entraîner des situations intolérables. Par exemple, avant de prononcer un discours, vous allez peut-être trembler, frissonner, et transpirer. Vous avez peur de trébucher sur les mots, de laisser tomber vos notes, ou, pire encore, de vous évanouir de peur. Bien que tout cela ne se soit vraiment produit lors de vos précédents discours, vous supposez toujours que cette fois-ci, ce sera le cas. Cette terreur d’être dans l’embarras résulte d’une idée inquiétante.