Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd
Introduction
N ous étions tous deux des élèves à l’école primaire dans les années 1950 et 1960 aux États-Unis. Nous nous souvenons tous les deux des sirènes d’alarme de l’école qui retentissaient et des instituteurs qui nous ordonnaient de nous tapir sous nos pupitres d’écolier en bois avec les mains sur la tête. Cela était censé nous protéger d’une attaque nucléaire imminente. La plupart des enfants suppliaient leurs parents de creuser un trou profond dans le jardin pour y construire un abri contre les bombes. Nous savions tous qu’il était inutile de nous accroupir sous nos pupitres. Nous étions angoissés.
Les élèves d’aujourd’hui peuvent avoir des raisons de se faire aussi du souci : agressions, violence, attentats terroristes, conflits politico-religieux. Les enfants de certains lycées et collèges sont angoissés à l’idée d’aller à l’école.
Le monde d’aujourd’hui nous donne donc des tas de bonnes raisons de nous inquiéter, et il l’a toujours fait. Mais de même que nous ne voulons pas être victimes d’actes de terrorisme, nous ne pouvons pas non plus nous permettre de devenir victimes de l’anxiété. L’anxiété perturbe notre raisonnement et affaiblit notre volonté de vivre à fond notre vie. Pourtant, nous savons qu’une certaine dose d’anxiété est réaliste et inévitable. Et nous pouvons empêcher qu’elle domine nos vies. Même sous la contrainte, nous pouvons garder un certain degré de sérénité ; nous pouvons conserver notre humanité, notre vigueur, et notre joie de vivre. Nous pouvons aimer et rire.