Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd

Charles Harold Elliott, Laura L Smith, Martine ANDRE · Chapitre 34 sur 219

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Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd

Faites la distinction entre ce qui est normal et ce qui ne l’est pas

Mais justement, Lise pense qu’elle pourrait peut-être un jour avoir besoin de ces objets. Lorsqu’elle réfléchit à ce dont elle pourrait avoir besoin, elle n’arrive que rarement à trouver l’objet en question parmi tous les détritus. Au fur et à mesure que les années passent, Lisa devient isolée. Elle ne peut plus inviter quiconque parce qu’elle a honte de l’état dans lequel se trouve sa maison. Son obsession la fait s’inquiéter de manquer de quelque chose dont elle pourrait avoir besoin. En conséquence, elle a la compulsion de ne jamais jeter quelque chose. Lise souffre d’un TOC.

 

Faites la distinction entre ce qui

est normal et ce qui ne l’est pas

Imaginez une vie sans aucune anxiété. Ce serait merveilleux ! Vous vous réveillez chaque matin en n’escomptant rien d’autre que des moments plaisants. Vous n’avez peur de rien. L’avenir ne vous réserve que douce sécurité et joie.

Réfléchissez-y à deux fois. Sans anxiété, lorsque le type dans la voiture devant vous écrase la pédale de frein, votre réaction est plus lente, et vous lui rentrez dedans. Sans angoisse de l’avenir, votre retraite pourrait bien finir par se retrouver plutôt triste. L’absence complète d’anxiété pourrait vous inciter à vous rendre sans préparation à une réunion de travail dans laquelle vous devez faire une présentation.

L’anxiété est une bonne chose ! Elle vous prépare à agir. Elle mobilise votre corps pour les cas d’urgence. Elle vous avertit d’un danger imminent. Soyez content d’avoir de l’anxiété. Votre anxiété vous permet d’éviter les problèmes.

L’anxiété ne pose un problème que si :

 

• Elle dure trop longtemps et vous gêne, ou elle

se manifeste trop souvent ;

• Elle perturbe ce que vous voulez faire ;

• Elle dépasse de loin le niveau réel de danger

ou de risque. En d’autres termes, lorsque votre

corps et votre esprit ont l’impression qu’une avalanche est sur le point de vous ensevelir alors que tout ce que vous devez faire, c’est d’aller passer un test à l’école, alors cela va trop loin ;

• Vous luttez pour contrôler vos angoisses, mais

celles-ci vous perturbent et ne s’apaisent pas.

Éviter l’anxiété, ça ne fait que la renforcer

L’évitement sous-tend tous les troubles d’anxiété. Personne n’aime se sentir angoissé. Les gens réagissent en général à l’anxiété en se tenant à l’écart des choses qui les angoissent. C’est logique, n’est-ce pas ?

Eh bien, oui et non. Au moment de l’évitement, le niveau d’anxiété décroît. Le problème, c’est que le soulagement momentané augmente en fait le désir de continuer à éviter la situation. De plus, la gamme des événements craints commence à s’élargir, comme le montre l’exemple suivant :

Nathan n’aime pas les fêtes, en particulier les mariages. Il a peur que quelqu’un lui demande de danser et d’avoir l’air d’un imbécile sur la piste de danse. Il a aussi peur de ne pas faire la conversation de façon appropriée et de ne pas porter les vêtements adéquats. Au début, il trouve qu’il est assez simple d’éviter les mariages. Il décline simplement les invitations avec une excuse ou une autre et pousse un soupir de soulagement chaque fois qu’il en évite un.

Cette sensation de soulagement l’encourage à commencer à éviter davantage de situations sociales, et il décline les invitations à d’autres types de fêtes, les réunions familiales et les pots après le travail. Chaque acte d’évitement soulage brièvement son anxiété.