Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd
L’état de stress post-traumatique
Un après-midi après le bureau, Théodore descend les escaliers à toute vitesse, en retard à un rendez-vous. Il glisse et se casse la jambe. Maintenant plâtré, Théodore fait face au défi de sa vie. Théodore souffre d’une phobie spécifique.
L’état de stress post-
traumatique
C’est tragique, mais la guerre, le viol, le terrorisme, les accidents, la brutalité, la torture et les désastres naturels font partie de la vie. Vous avez peut-être vécu l’un des traumatismes de la vie, ou peut-être que c’est le cas de l’une de vos connaissances. Personne ne sait exactement pourquoi, mais certaines personnes semblent se rétablir et surmonter ces événements sans symptôme handicapant. Pourtant, de nombreuses autres souffrent considérablement des séquelles de leur tragédie, parfois durant toute une vie.
Le plus souvent, le traumatisme cause au moins quelques réactions émotionnelles et/ou physiques gênantes pendant une certaine durée. Ces réponses peuvent se manifester immédiatement après le désastre, mais elles font parfois surface des années après. Ces symptômes sont la manière avec laquelle le corps et l’esprit font face à ce qui s’est passé et traitent l’événement. Si un événement extrêmement malheureux se produit, il est normal de réagir fortement.
Les dix peurs les plus courantes (d’après sondages)
10. Les chiens.
9. Être seul la nuit.
8. La foudre et les éclairs.
7. Les araignées et les insectes.
6. Être bloqué dans un espace étroit.
5. L’avion.
4. Les rongeurs.
3. Les hauteurs.
2. Prononcer un discours.
1. Et finalement, la peur numéro 1 : les serpents.
Le diagnostic d’état de stress post-traumatique est compliqué. Si vous soupçonnez que vous en souffrez, vous devriez consulter un professionnel. D’autre part, vous vous rendrez peut-être compte que vous avez certains de ces symptômes mais pas le trouble complet. Dans ce cas, et si votre problème semble modéré et ne perturbe pas votre vie, vous pourrez peut-être travailler vous-même à réduire cette difficulté pendant une certaine période. Mais consultez un professionnel si vous ne vous sentez pas mieux après.
Vous souffrez peut-être d’un trouble de stress post-traumatique si vous avez personnellement vécu ou été témoin d’un événement que vous percevez comme mettant potentiellement la vie en danger ou faisant des dommages graves, ou si vous avez découvert que l’un de vos proches a vécu un tel événement. Si votre réponse se manifestait par de la terreur, de l’horreur ou du désespoir, trois types de problèmes se produisent aussi si vous souffrez d’un trouble de stress post-traumatique :
• Vous revivez l’événement d’une façon ou
d’une autre.
• Vous évitez tout ce qui vous rappelle le
traumatisme et vous essayez de supprimer ou
d’endormir vos sentiments.
• Vous vous sentez sur la défensive.
À quoi cela ressemble, un état de stress post-traumatique ? Pour Wayne, un ancien soldat américain, c’est une lutte incessante :
Wayne a pris sa retraite de l’armée américaine à l’âge de 40 ans avec le grade de colonel. Avant de partir en retraite, les années qui ont suivi la guerre du Golfe ont été dures. Il dormait mal, et les cauchemars le réveillaient fréquemment. Il se mettait facilement en colère, et se sentait détaché de la vie.
Wayne suppose que ses problèmes proviennent tous de questions relatives à l’armée : ses heures de travail, les séparations fréquentes d’avec sa famille, les nombreux déplacements à travers le pays, et la pression intense pour être promu. Il a envie d’entrer en retraite et d’avoir un style de vie moins stressant. Il promet à sa femme et à ses enfants que son objectif principal, c’est de passer plus de temps avec eux.
Mais Wayne trouve que la retraite est moins gratifiante qu’il ne l’avait espéré. Il continue à avoir du mal à dormir. Il essaie de tenir la promesse faite à sa femme et à ses enfants, mais il n’arrive tout simplement pas à s’enthousiasmer pour leurs activités. Il n’arrive pas à trouver quelque chose dont il puisse se réjouir à l’avance, et sa distance vis-à-vis de sa famille s’accroît. Il continue de se sentir irritable et nerveux. Après six mois de retraite, sa femme insiste pour qu’ils aillent consulter un conseiller conjugal.