Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd
Les benzodiazépines
• Les phobies sociales.
Parmi les options médicamenteuses, les ISRS sont considérés comme formant la première ligne de défense contre le trouble de stress post-traumatique.
Les antidépresseurs atypiques Cette nouvelle catégorie d’antidépresseurs a pour cible d’autres neurotransmetteurs eux-mêmes importants ou importants en conjonction avec la sérotonine. Il semble qu’ils soient prometteurs pour le traitement de divers troubles d’anxiété.
Comme c’est le cas pour la plupart des médicaments contre l’anxiété, il vaut en général mieux que les femmes évitent d’en prendre durant la grossesse ou l’allaitement. Si c’est votre cas, demandez à votre médecin quelles sont les meilleures alternatives.
Les benzodiazépines
Mieux connues sous le nom de « tranquillisants » ou de « calmants », les benzodiazépines furent mises sur le marché il y a plus de quarante ans. De prime abord, elles semblaient représenter la panacée contre une foule de problèmes d’anxiété. Contrairement aux antidépresseurs, elles agissent rapidement, en réprimant souvent les symptômes au bout de 15 à 20 minutes. Ce n’est pas tout : elles peuvent être prises uniquement lorsqu’on en a besoin, lorsque l’on doit faire face à une situation qui déclenche l’anxiété, comme affronter une phobie, prononcer un discours, ou se rendre à un entretien d’embauche. Leurs effets secondaires ont également tendance à être moins dérangeants que ceux associés aux antidépresseurs. Et pendant environ vingt ans après leur lancement, on a considéré qu’elles présentaient moins de danger que les barbituriques, avec un risque moindre de surdose. Rapidement, elles devinrent le traitement standard de la plupart des troubles d’anxiété. Elles semblent fonctionner en renforçant une substance dans le cerveau qui inhibe l’excitabilité des cellules nerveuses. Que demander de mieux ?
Malheureusement, les benzodiazépines entraînent des problèmes graves. Après tout, rien n’est parfait. Elles présentent un risque significatif de pharmacodépendance (toxicomanie due à un médicament). Comme c’est le cas pour beaucoup de pharmacodépendances, l’arrêt de la prise de benzodiazépines peut s’avérer difficile, voire dangereuse. En outre, si vous arrêtez d’en prendre, il est quasiment certain que votre anxiété va réapparaître. Il est possible que l’anxiété causée par l’arrêt de la prise du médicament soit plus grave que celle d’avant le traitement.
On considère aussi que les benzodiazépines augmentent le risque de chute chez les personnes âgées. Et les chutes des personnes âgées leur causent souvent des fractures de la hanche. En outre, une étude récente semble indiquer que les benzodiazépines peuvent doubler le risque d’accident de voiture.
Ce risque augmente très rapidement lorsque les benzodiazépines sont prises en combinaison avec de l’alcool. En fait, les benzodiazépines posent un problème particulier à ceux qui ont des antécédents d’abus de drogues. Ces personnes en deviennent facilement dépendantes et sont plus exposées aux risques des interactions de ces médicaments avec l’alcool.
Il semblerait logique et humain de prescrire des benzodiazépines à ceux qui ont récemment subi un trauma. En effet, ces médicaments ont le potentiel d’améliorer le sommeil et de réduire à la fois l’excitation et l’anxiété. Pourtant, une étude récente publiée dans la Revue de psychopharmacologie clinique en 1998 (Journal of Clinical Psychopharmacology) a montré que leur administration prolongée commencée tôt après un trauma semble en fait augmenter ultérieurement le taux des cas d’état de stress post-traumatique
caractérisé. (Voyez le chapitre 2 pour en savoir davantage sur l’état de stress post-traumatique.)
Il semblerait aussi logique de penser que la combinaison des benzodiazépines avec certains des changements comportementaux ou de manière de voir les choses qui peuvent réduire
l’anxiété (voir les chapitres 4, 5 et 6) serait utile et synergique, et pourrait donner de meilleurs résultats que chacune des deux approches adoptées séparément. Pourtant, des études menées par le D r Michael Otto, un psychologue de l’Hôpital général du Massachusetts, ont montré que le risque de rechute s’accroît lorsque ces médicaments sont combinés avec des changements de mode de pensée et de comportement. Dans le long terme, il semble préférable pour les anxieux d’apprendre des techniques de gestion de leur anxiété plutôt que simplement rechercher des solutions médicamenteuses, surtout s’il s’agit de benzodiazépines.