Guérir l'anxiété pour les Nuls, poche, 3e éd
Compenser la vulnérabilité
Les gens qui sont convaincus de leur vulnérabilité ne se sentent pas à l’abri, et ils se font en permanence du souci à cause de toutes les mésaventures imaginables. Ils peuvent angoisser pour des questions de sécurité, de santé, de catastrophes naturelles, ou de l’avenir ; ils se sentent souvent victimes des circonstances de la vie. Ils se sentent incapables de changer quoi que ce soit à leur sort.
Les personnes qui ont cette conviction ne comprennent pas que le fait de se faire du souci, ça n’a jamais empêché une seule catastrophe de se produire. Le souci excessif n’aide pas non plus à se préparer contre une malchance inévitable ni contre le malheur qui peut frapper la vie de chacun d’entre nous.
Pourtant, si vous avez une conviction de vulnérabilité, une meilleure conviction alternative pourrait vous apporter une sécurité raisonnable sans vous causer tous ces soucis. Si vous voulez abandonner votre conviction de vulnérabilité, essayez de garder les quelques idées suivantes sur vous, et servez-vous-en comme des mantras.
• Je dois prendre des précautions raisonnables,
mais arrêter d’être un obsédé de sécurité. Le niveau de préparation sur la base de laquelle je peux agir est limité, et c’est aussi vrai pour tout le monde.
• J’irai chez le médecin pour un examen
physique annuel, je ferai attention à
m’alimenter correctement et à faire de l’exercice, et après ça, inutile de me faire du souci.
• Des incidents regrettables sont imprévus et
échappent à mon contrôle. Je dois accepter le fait que des mauvaises choses se produisent ; le souci n’est pas un bouclier.
Encore une fois, si vous avez la conviction d’être vulnérable, et si vous pensez que vous êtes à la merci des dangereuses forces de la vie, alors vous tirerez peut-être profit à envisager un point de vue plus équilibré. Essayez de vous dire que personne ne peut empêcher les épreuves et les tribulations de la vie, mais qu’il est habituellement possible d’y faire face lorsqu’elles se produisent. Rassemblez les preuves des nombreux incidents déplaisants que vous avez été capable de gérer par le passé. Par exemple, si vous avez eu de l’hypertension, peut-être avez-vous fait de l’exercice ou pris un médicament pour la contrôler, ou lors de la perte d’un être cher, vous avez eu du chagrin mais vous avez survécu.