Le Personal MBA

KAUFMAN Josh · Chapitre 12 sur 287

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Le Personal MBA

La Toile au service du Personal MBA

Pourtant, le jour arriva où Le Personal MBA devint disponible pour tous. Je ne m’y attendais pas le moins du monde et cet événement transforma le cours de mon existence. Mais je n’ai pas fini de vous expliquer comment j’en suis arrivé là.

 

La Toile au service du Personal MBA

« Celui qui décrit le mieux le problème est celui qui a le plus de chance de le

résoudre. »

DAN ROAM, AUTEUR DE CONVAINCRE EN DEUX COUPS DE CRAYON

 

N on seulement je lisais des livres, mais je m’intéressais de près à plusieurs centaines de blogs. Quelques-unes des meilleures approches dans ce domaine étaient diffusées sur Internet des mois voire des années avant d’être éditées, et je tenais absolument à les découvrir dès leur apparition.

Je suivais assidûment un blogueur comme Seth Godin. Auteur de nombreux best-sellers (Permission marketing, La vache pourpre, Êtes-vous indispensable ?) et l’un des premiers marketeurs en ligne à succès, Seth n’a pas son pareil pour affirmer haut et fort de grandes idées capables de vous inciter à en faire plus, à faire mieux, à remettre en question le statu quo et à faire la différence.

Un jour, Seth commentait une nouvelle toute fraîche : Harvard avait annulé

l’admission de 119 candidats à un MBA1. Pourquoi ? Parce que ces futurs étudiants s’étaient introduits frauduleusement sur le site Internet des admissions pour prendre connaissance de leur dossier avant l’envoi officiel des lettres d’admission. Cette histoire a suscité un déchaînement médiatique et soulevé la question de savoir si les étudiants en MBA étaient naturellement enclins au mensonge, au vol et à la tromperie ou si les écoles de commerce les pervertissaient.

Au lieu d’être choqué par le comportement immoral des étudiants, Seth Godin voyait les choses autrement (ce qui ne surprend guère de sa part). Selon lui, Harvard faisait un cadeau à ces étudiants. En annulant leurs candidatures, l’université leur faisait économiser 150 000 € et deux années de leur vie qu’ils auraient gaspillés à vouloir obtenir à tout prix un bout de papier largement inutile. Il écrivait dans son blog : « J’ai du mal à comprendre pourquoi obtenir un MBA est considéré comme un meilleur investissement que l’expérience sur le terrain associée à la lecture approfondie de 30 ou 40 bouquins. » J’ai pensé : « Ça alors ! C’est exactement ce que je suis en train de faire ! »

Les deux jours suivants, j’ai établi une liste des livres et des ressources

documentaires les plus valables à mes yeux2, puis je l’ai diffusée dans mon blog avec un lien vers le blog de Seth Godin afin que toute personne cherchant à savoir comment s’y prendre pour suivre les recommandations de Seth puisse trouver une réponse. Ensuite, j’ai envoyé un petit e-mail à Seth avec un lien vers mon propre blog.

Deux minutes plus tard, mon lien est apparu sur le blog de Seth, ce qui a permis aux internautes de prendre connaissance de ma liste de lectures. C’est à partir de ce moment-là que des lecteurs du monde entier, incroyablement nombreux, ont commencé à visiter mon site Web.

Des blogs de développement personnel très populaires comme Lifehacker.com ont eu vent de cette histoire qui s’est ensuite répandue sur des sites de médias sociaux tels Reddit, Digg et Delicious. Durant la première semaine d’existence du Personal MBA, 30 000 personnes ont visité mon site pour voir mes travaux en cours. Et, encore mieux, ils ont commencé à s’exprimer.

Certains lecteurs ont posé des questions du style : « Par où commencer ? » D’autres m’ont fait part de livres particulièrement intéressants qu’ils avaient lus pour m’aider dans ma recherche. Quelques-uns m’ont dit que mon projet était naïf et que je perdais mon temps. Mais je ne me suis pas laissé décourager pour autant et j’ai poursuivi mes lectures, consacrant tout mon temps libre à développer Le Personal MBA. Résultat : le mouvement d’autoformation à l’univers de l’entreprise a fait boule de neige.

Dans un laps de temps très court, le Personal MBA a pris une ampleur planétaire, passant du projet d’un seul homme à un mouvement mondial de grande envergure. Le site – personalmba.com – a été visité plus de 1,6 million de fois depuis sa naissance début 2005 et le projet a été relaté dans les colonnes du New York Times, du Wall Street Journal, du Bloomberg BusinessWeek, du Time, de Fortune, de Fast Company et de centaines d’autres organes de presse et sites Web indépendants. Fin 2008, j’ai quitté Procter & Gamble pour me consacrer à plein temps au Personal MBA.