Le Personal MBA
En quête du Toujours Plus
Les preuves que les incitations directes diminuent souvent la performance, la motivation et la satisfaction professionnelle dans le monde réel sont très
nombreuses et ne cessent de s’accroître11. Malgré des théories sur les
motivations humaines plus utiles12, la recherche du stimulus magique reste d’actualité dans les écoles de commerce du e XXI siècle.
En quête du Toujours Plus
« Toute technique, aussi valable et souhaitable soit-elle, devient une maladie
quand l’esprit est obsédé par elle. »
BRUCE LEE, CÉLÈBRE EXPERT EN ARTS MARTIAUX
À l’origine, le marketing était un moyen d’étendre la distribution des produits en augmentant le nombre de magasins et de faire tourner à plein régime des chaînes de fabrication coûteuses. Avec l’essor de la radio et de la télévision au début du e XX siècle, il est devenu possible de faire de la publicité auprès d’un large public, ce qui a ouvert la voie aux marques nationales et aux distributeurs nationaux. Le développement de la publicité a entraîné l’expansion de la distribution, d’où un accroissement des ventes, du chiffre d’affaires puis des budgets publicitaires à investir à nouveau. Au fil des décennies, cette Boucle de rétroaction (concept abordé ultérieurement) s’est renforcée d’elle-même et a engendré quelques géants dans leur secteur. Les écoles de commerce n’avaient plus qu’une obsession : comment gagner des parts de marché et créer rapidement des entreprises de taille impressionnante via des fusions encore plus titanesques, augmentant les enjeux financiers à chaque acquisition.
Pour les entrepreneurs, le capital-risque est devenu une étape incontournable – sinon, comment pourriez-vous développer une usine ou une marque nationale en quelques années seulement ? Grâce aux « économies d’échelle » dans la production, les grandes entreprises ont pu l’emporter sur des concurrents plus petits en commercialisant des produits similaires à des prix plus bas. Oubliant toute prudence, les investisseurs ont voulu dégager au plus vite des rendements démesurés et ont récompensé les spéculateurs qui rédigeaient des business-plans promettant une sortie très profitable en un minimum de temps. Des entreprises viables ont été acquises et saignées à blanc au nom des conglomérats et de la « synergie », tout cela avec la bénédiction des écoles de commerce. La « monstruosité » que représentait l’intégration de ces systèmes, aussi tentaculaires que complexes, a été ignorée ou négligée, entraînant la faillite de la plupart des entreprises qui s’étaient lancées dans des méga-fusions.