Le Personal MBA

KAUFMAN Josh · Chapitre 17 sur 287

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Le Personal MBA

La folie des grandeurs

2. Ils enseignent des concepts et des pratiques souvent inutiles et obsolètes, voire carrément nuisibles – si vous partez du principe que votre objectif est de créer une entreprise qui marche et d’accroître votre patrimoine. Beaucoup de mes lecteurs et clients titulaires d’un MBA viennent me voir après avoir dépensé des dizaines (voire des centaines) de milliers d’euros à apprendre des formules financières et des modèles statistiques complexes et s’être rendus compte que leur programme de MBA ne leur avait pas expliqué comment créer ou améliorer une entreprise « en vrai ». Le problème est bien là : ce n’est pas parce que vous sortez diplômé d’une école de commerce que vous possédez une connaissance pratique suffisante du monde de l’entreprise, qui est pourtant la condition sine qua non pour réussir.

3. Ils ne vous garantissent pas un salaire mirobolant et ne font pas de vous un manager ou un dirigeant compétent. Il faut de la pratique et de l’expérience pour développer des capacités de décideur, de manager ou de leader, ce qui ne s’apprend pas dans une école de commerce, aussi prestigieux que soit le cursus proposé.

Au lieu de dépenser un argent fou pour acquérir des informations qui ne vous seront guère utiles, consacrez votre temps et votre énergie à apprendre des choses qui vous serviront. Si vous êtes prêt et apte à investir dans l’amélioration de vos compétences et de vos aptitudes, vous pouvez apprendre par vous-même tout ce que vous devez savoir sur le monde du business et des entreprises sans y laisser une fortune.

 

La folie des grandeurs

« L’aliment d’un ambitieux n’est rien de plus que l’ombre d’un rêve. »

WILLIAM SHAKESPEARE, HAMLET

 

I l est facile de comprendre pourquoi l’école de commerce attire : elle est vendue comme un aller simple pour une vie durablement confortable et prospère. C’est un rêve tout éveillé fort agréable : après deux années d’études de cas et de réseautage à l’heure de l’apéro, vous pensez que les recruteurs vont se ruer sur vous pour vous offrir un poste en or dans une grande société. Vous vous voyez gravir les échelons rapidement et sûrement. Vous serez un capitaine d’industrie qui engrange des dividendes exceptionnels et gère dans un tableau ses stock-options, assis derrière un énorme bureau en acajou trônant au dernier étage d’un gigantesque gratte-ciel de verre. Ce sera vous le patron et vous passerez vos journées à donner des ordres avant de partir jouer au golf ou vous détendre sur votre yacht. Vous serez invité dans les meilleurs restaurants aux quatre coins du monde et vénéré par les masses laborieuses pour votre réussite époustouflante. Tout le monde pensera que vous êtes riche, intelligent et puissant – et ce à juste titre.