Le Personal MBA

KAUFMAN Josh · Chapitre 197 sur 287

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Le Personal MBA

Le seuil d’incompétence

Vous êtes stupide. Car si vous aviez su alors ce que vous savez maintenant, vous n’auriez pas fait ce que vous avez fait.

Chaque décision que vous prenez est basée sur des informations incomplètes et vous devez faire appel à l’Interprétation pour combler les vides. Puisque vous n’êtes pas omniscient, vous aurez toujours plus d’informations au moment où vous évaluez les résultats de votre action qu’au moment où vous avez pris votre décision.

Par conséquent, il est très facile de se sentir idiot si les choses ne se passent pas comme prévu. Il est important de réaliser que ces sentiments sont irrationnels, que vous avez pris votre décision en fonction des informations dont vous disposiez à ce moment-là et que vous ne pouvez rien faire de plus maintenant pour changer la situation.

Ne vous en voulez pas de choses que vous auriez dû voir ou que vous auriez dû faire. Changer le passé est en dehors de notre Zone de contrôle (concept abordé ultérieurement), alors à quoi bon gaspiller notre énergie à imaginer ce qui aurait pu être ? Le Biais rétrospectif devient destructeur si vous vous accusez ou accusez les autres de ne pas savoir ce qu’il est impossible de savoir.

Réinterprétez vos erreurs passées sous un éclairage constructif et concentrez vos efforts sur ce que vous pouvez faire ici et maintenant pour aller dans le bon sens.

RETROUVEZ CE CONCEPT À L’ADRESSE : http://book.personalmba.com/hindsight-bias/

 

Le seuil d’incompétence

« S’il n’est pas contrôlé, le travail va envahir progressivement l’homme compétent et

finir par le submerger. »

CHARLES BOYLE, ANCIEN MEMBRE DU CONGRÈS AMÉRICAIN

l est préférable d’être occupé que de s’ennuyer, mais il est possible d’être trop

 

I occupé pour se sentir bien.

Le Seuil d’incompétence est un concept qui explique ce qui se passe quand

vous avez trop de choses à faire. Au-delà d’une certaine limite, plus un individu a de choses à faire, moins il les fait bien.

Imaginez-vous en train de jongler avec des quilles de bowling. Si vous êtes adroit, vous pourrez peut-être jongler avec trois ou quatre quilles sans les faire tomber. Mais plus vous avez de quilles entre les mains, plus vous risquez de les laisser tomber par terre en jonglant avec.

Si vous voulez être productif, vous devez vous fixer des limites. Jongler avec des centaines de tâches et des dizaines de projets n’est pas tenable : vous risquez de commettre des erreurs, d’aller tout droit à l’échec et d’être victime du burn out. Rappelez-vous la Loi de Parkinson : si vous ne limitez pas le temps dont vous disposez, votre travail va s’étendre pour le remplir complètement, brûlant toute votre énergie et vous menant à l’épuisement total.

Les limites ont toujours des conséquences ; si vous n’êtes pas prêt à gérer les conséquences, c’est qu’il n’y a pas réellement de limite. Si votre patron vous demande de travailler vingt heures par jour, sept jours par semaine, et que vous refusez en posant des limites à vos heures de travail, vous risquez de perdre votre emploi. Abattre vingt heures de travail par jour est complètement irréaliste, mais si vous n’acceptez pas la possibilité de perdre votre travail, c’est que vous n’avez pas réellement fixé de limite.

Vous devez aussi vous garder un minimum de temps pour faire face à l’imprévu. La plupart des entreprises modernes sont convaincues que le « temps mort » est improductif et que les salariés doivent être occupés tout le temps. Malheureusement, cette mentalité ignore la nécessité de gérer les événements imprévus, et il y en a toujours. Le temps dont vous disposez dans une journée est, par essence, limité, et si, chaque jour, votre agenda est rempli, vous aurez du mal à répondre à des exigences nouvelles et imprévues.

Vous ne pouvez pas constamment tourner à 110 % de vos capacités. Alors utilisez les Quatre méthodes pour terminer une action pour éliminer, reporter ou déléguer les tâches non prioritaires qui risquent de vous faire atteindre le Seuil d’incompétence. En gardant quelques « capacités de production » en réserve, vous pourrez gérer sans tarder les Actions prioritaires.