Le Personal MBA
Le risque de contrepartie
Dans son livre La semaine de quatre heures, Timothy Ferriss nous fait partager une méthode qui a permis à son entreprise de fonctionner beaucoup plus efficacement. Au départ, lorsqu’un responsable du service après-vente avait un problème avec un client, il devait obtenir l’approbation de Timothy avant de le résoudre. En instaurant une politique qui autorise les responsables du service après-vente à faire le nécessaire pour résoudre des problèmes inférieurs à 400 € sans passer par lui, Timothy a rendu son Système moins dépendant de lui pour fonctionner.
Supprimez les dépendances inutiles et vous réduirez le risque de dysfonctionnements en cascade.
RETROUVEZ CE CONCEPT À L’ADRESSE :
http://book.personalmba.com/interdependence/
Le risque de contrepartie
« L’homme qui fait dépendre de lui, et non des autres, tout ce qui mène au
bonheur a trouvé le meilleur moyen de vivre heureux. »
PLATON, PHILOSOPHE GREC
S i votre Système dépend d’autres personnes que vous pour fonctionner, cela constitue un risque majeur. Le Risque de contrepartie est la possibilité que d’autres personnes ne tiennent pas leurs promesses. Si votre maison est détruite dans un incendie, vous ne pouvez faire une déclaration de sinistre que si votre compagnie d’assurances est toujours en activité. Sinon, vous êtes en difficulté.
Si votre Système de fabrication dépend d’un fournisseur qui se révèle incapable de tenir ses engagements, votre chaîne de fabrication s’arrête.
Si vous sous-traitez une partie de votre travail à une société qui n’est pas à la hauteur, votre projet va prendre du retard.
Un Risque de contrepartie trop élevé augmente le risque d’échec du système. Lors du krach boursier de 2008, les banques d’investissement les plus puissantes du monde se sont retrouvées au bord de la faillite parce qu’elles étaient solidaires les unes des autres en cas de grosses difficultés.
Les banques d’investissement et les institutions financières telles que Goldman Sachs, JP Morgan Chase et Lehman Brothers ont pris l’habitude d’acheter des « Credit Default Swaps » (CDS), en français « couvertures de défaillance », une forme d’Assurance financière, à d’autres grands établissements financiers. Si une transaction financée par un endettement excessif tournait mal, ces banques d’investissement pensaient que l’Assurance qu’elles avaient achetée leur éviterait de perdre des millions d’euros. Elles ont donc continué de s’endetter de plus en plus lourdement, augmentant ainsi leur exposition au risque.
Lorsque le marché du logement s’est effondré, les banques ont commencé à perdre de l’argent sur les garanties hypothécaires qu’elles détenaient. Elles ont donc essayé de se faire indemniser auprès des autres banques qui leur avaient vendu des CDS. Malheureusement, ces dernières avaient également perdu des sommes colossales sur leurs prêts immobiliers et se trouvaient dans l’impossibilité d’honorer leurs engagements. Chaque banque d’investissement était une contrepartie au risque des autres banques du système. Parce qu’elles étaient toutes Interdépendantes, la faillite de l’une a entraîné la faillite de toutes les autres.
Le Risque de contrepartie est Amplifié par l’Illusion du Planning. Vos partenaires ne savent pas mieux prédire l’avenir que vous et, comme vous, ils ont tendance à se montrer optimistes. Alors faites des projets et prenez des engagements, mais prévoyez toujours une porte de sortie si votre projet ne se déroule pas comme prévu.
Quand un Système dépend de la performance d’une personne sur laquelle vous n’avez aucun contrôle, organisez-vous pour parer à toute éventualité.
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http://book.personalmba.com/counterparty-risk/