Le Personal MBA

KAUFMAN Josh · Chapitre 141 sur 287

Pages du PDF

Le Personal MBA

L’amortissement

Lorsque vous créez entreprise, il vous faut généralement un moment avant de pouvoir gagner plus d’argent que vous n’en dépensez. Il faut créer des Systèmes, recruter et former des salariés, et investir dans le marketing avant de toucher un seul centime. À mesure que votre entreprise prend forme, vos dépenses s’ajoutent.

Supposons à présent que votre entreprise a eu besoin de 50 000 € par mois pendant 12 mois pour démarrer, soit 600 000 €. Maintenant qu’elle vous rapporte 50 000 € par mois en soustrayant les frais d’exploitation, vous pouvez commencer à récupérer votre investissement initial.

Le Seuil de rentabilité (le breakeven en anglais) est le moment où la somme de vos revenus à ce jour est égale à vos dépenses totales à ce jour, c’est-à-dire le moment où votre entreprise commence à créer de la richesse au lieu de consommer de l’argent. À supposer qu’elle continue à vous rapporter 100 000 € par mois et que vos dépenses demeurent identiques, il va vous falloir douze mois pour rentrer dans vos frais. Passé ce seuil, votre affaire va réellement vous faire gagner de l’argent – avant ce moment-là, même si les affaires semblent aller bien, ce n’est pas encore le cas.

Votre Seuil de rentabilité va changer constamment. Les revenus, comme les dépenses, fluctuent naturellement. Tenir une comptabilité pour savoir à combien s’élèvent vos dépenses et vos revenus dès la mise en route de votre entreprise est le seul moyen de vérifier si vous avez gagné – ou perdu – de l’argent.

Plus votre entreprise vous rapportera d’argent et moins vous en dépenserez, plus vous atteindrez rapidement le Seuil de rentabilité à partir duquel vous êtes autosuffisant.

RETROUVEZ CE CONCEPT À L’ADRESSE : http://book.personalmba.com/breakeven/

 

L’amortissement

« Avant toute action, demandez-vous : le résultat de mon action sera-t-il une

bénédiction ou un lourd fardeau ? »

ALFRED ARMAND MONTAPERT, AUTEUR DE THE SUPREME PHILOSOPHY OF MAN: THE LAWS

OF LIFE

 

V ous avez créé le jouet du siècle : un animal en peluche qui ressemble et agit exactement comme un vrai chien mais n’a pas besoin d’être nourri ni sorti au beau milieu de la nuit. Les enfants raffolent de votre Prototype et les parents sortent déjà leur carte de crédit pour être sûrs d’en avoir un à la minute où il sera disponible. Tout porte à croire que vous allez en vendre des millions.

Il n’y a qu’un seul problème : pour que l’on vous achète vos faux chiens, vous allez devoir investir dans une usine et son équipement, ce qui va vous coûter au moins 100 millions d’euros. Et, bien évidemment, vous n’avez pas cette somme sur votre compte bancaire. Comment une entreprise peut-elle se permettre d’acheter un bien aussi cher qu’une usine tout en gagnant de l’argent ?

L’Amortissement est le processus qui consiste à étaler la dépense initiale d’investissement sur la durée de vie probable de cet investissement. Supposons que votre usine de fabrication de chiens en peluche est capable de produire 10 millions d’unités tout au long de sa vie utile. Cela ramène le coût unitaire de l’usine à 10 € par chien en peluche. Si vous vendez chaque unité produite 100 €, vous dégagez une Marge très confortable.

Le calcul de l’Amortissement va vous aider à déterminer l’intérêt d’un investissement. À condition de pouvoir estimer de façon fiable le coût total et la quantité produite, l’Amortissement vous permet de savoir si investir d’importants Capitaux dans votre projet en vaut la peine ou non.

Par exemple, un fabricant de livres peut choisir d’acheter une copie d’Adobe InDesign, le logiciel couramment utilisé par les professionnels de l’édition. Comparé à la plupart des autres logiciels, InDesign est cher : une licence d’utilisation coûte 700 €. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

La réponse dépend du nombre de livres que l’éditeur va réaliser avec ce logiciel. S’il n’achève jamais un projet, c’est de l’argent gaspillé. S’il utilise le logiciel pour composer dix livres qui lui rapportent 1 000 € chacun, il a gagné 10 000 € pour un investissement de 700 €, ce qui n’est pas mal du tout. Amorti sur dix projets, le coût du logiciel n’est que de 70 € par projet, soit 7 % du chiffre d’affaires dégagé par chaque projet. Certes, la carte de crédit de l’éditeur en prend un coup au moment de l’achat, mais cet outil logiciel lui offre la possibilité de gagner plus d’argent qu’il n’en gagnerait autrement.