Le Personal MBA
La tolérance
« Soignons les débuts et les résultats viendront tout seuls. »
ALEXANDER CLARK, AMBASSADEUR AMÉRICAIN AU XIXE SIÈCLE ET DÉFENSEUR DES
DROITS CIVILS
S i vous analysez des données de mauvaise qualité, votre analyse sera, au mieux, inutile, au pire, trompeuse ou carrément préjudiciable. La qualité des données à l’entrée influence toujours la qualité des résultats. Si vous construisez un objet à partir de matériaux de mauvaise qualité, votre objet ne sera pas fiable et ne séduira pas votre clientèle. Si vous vous nourrissez mal, faites peu d’exercice et vous laissez trop influencer par les actualités et les émissions de télé-réalité, vous allez vous sentir apathique et manquer cruellement d’énergie. Si les salariés qui travaillent sur un projet ne sont ni compétents ni motivés, le résultat final va inévitablement en pâtir.
Qualité d’entrée, qualité de sortie est un principe simple : utiliser en entrée d’un système des données inutiles et vous obtiendrez des résultats inutiles. Votre capacité à comprendre un système est directement liée à votre capacité à observer ce qui s’y passe. La quantité de données que vous collectez sur un système, ainsi que leur qualité, fixent la limite à votre capacité de compréhension de ce qui s’opère dans ce système au cours de son fonctionnement.
Si vous ne voulez pas récolter des déchets à la fin, n’utilisez pas de déchets au départ. Soyez attentif aux données avec lesquelles vous partez et vous obtiendrez des résultats conformes à vos attentes.
Pour améliorer vos résultats, améliorez la qualité de la « matière » avec laquelle vous travaillez.
RETROUVEZ CE CONCEPT À L’ADRESSE :http://book.personalmba.com/garbage-in-
garbage-out/
La tolérance
« La voie de la sagesse ? Elle est claire et simple à formuler : se tromper, et se
tromper, et se tromper encore, mais moins, et moins, et encore moins. »
PIET HEIN, MATHÉMATICIEN ET POÈTE DANOIS
D e nombreux chefs d’entreprise inexpérimentés attendent la perfection : toute erreur, quelle qu’elle soit, et aussi minime soit-elle, est un sujet de préoccupation.
Prenez, par exemple, le site Web d’une entreprise. Les dirigeants sont atterrés quand leur site Web tombe en panne et se pressent d’appeler l’administrateur ou le responsable du système. Et ils prononcent souvent ces paroles : « Veillez à ce que notre site Web ne tombe jamais en panne. »
Ils ne sont pas réalistes : la perfection est impossible. Une fiabilité de 100 % est complètement utopique. Les Accidents normaux font partie de la vie et il faut en tenir compte. Plus vous avez besoin de fiabilité, plus votre système va vous coûter cher.
Une Tolérance est un niveau acceptable d’erreur « normale » dans un système. Tant que les erreurs n’excèdent pas un certain seuil déterminé par tout un éventail de Mesures, il n’est pas nécessaire d’intervenir en urgence.
Les Tolérances sont souvent qualifiées d’« étroites » ou de « larges ». Une Tolérance étroite ne laisse que peu de place à l’erreur, ce qui est le cas lorsqu’un élément du système est vital pour son fonctionnement. Une Tolérance large laisse une marge d’erreur importante, ce qui est le cas lorsque de petites erreurs n’ont pas de conséquences majeures.
La fiabilité d’un système est souvent mesurée en pourcentage. Quand un système est fiable à 95 % dans un domaine donné, il produit 19 fois sur 20 un résultat qui s’inscrit dans les Tolérances acceptées. Plus le système est fiable, plus le pourcentage est élevé.
Une fiabilité de 99,9999 % fait forte impression, mais elle coûte très cher à obtenir. Souvent, les entreprises qui fournissent des systèmes utilisent cette mesure de fiabilité comme une Tolérance et rédigent un contrat appelé « garantie de niveau de service » (en anglais : « Service Level Agreement » ou SLA) qui dédommage les clients si le taux d’erreurs dépasse un certain seuil.