Le Personal MBA
L’inhibition
La Motivation est une émotion et non une activité logique et rationnelle. Ce n’est pas parce que votre cerveau antérieur pense que vous devriez être motivé à faire telle ou telle chose que vous allez être motivé à la faire. (Si seulement c’était aussi simple !) Très souvent, les Simulations mentales, la Reconnaissance de schémas, les Conflits et les Interprétations dissimulés dans le cerveau moyen peuvent faire obstacle à ce que nous souhaitons accomplir. Tant que des signaux de recul, d’éloignement ou de fuite nous seront envoyés, nous aurons du mal à être motivés pour aller vers ce que nous désirons.
De même, vous ne pouvez pas motiver d’autres personnes en leur criant dessus pour qu’elles travaillent plus vite – vous ne faites que renforcer leur désir de s’éloigner de vous. Ces personnes peuvent vous obéir temporairement si elles se sentent menacées de ne pas le faire, mais soyez sûr qu’elles vous fuiront à la moindre occasion.
Supprimez les conflits intérieurs qui vous obligent à fuir les menaces potentielles et vous serez motivé pour vous rapprocher de ce que vous voulez vraiment.
RETROUVEZ CE CONCEPT À L’ADRESSE : http://book.personalmba.com/motivation/
L’inhibition
« L’inhibition est la capacité à s’arrêter : à différer notre réponse jusqu’à ce que
nous soyons prêts à agir. »
MICHAEL GELB, AUTEUR DE LE CORPS CONJUGUÉ – UNE INTRODUCTION À LA TECHNIQUE
ALEXANDER ET PENSEZ COMME LÉONARD DE VINCI
C royez-le ou non, mais la plupart de nos actions quotidiennes font très peu intervenir la pensée consciente. La plupart du temps, notre corps et notre esprit fonctionnent en pilotage automatique – notre cerveau perçoit ce qui nous entoure, compare notre Environnement (concept abordé ultérieurement) et nos actions à des Niveaux de référence internes et agit en conséquence. Imaginez que vous conduisiez une voiture : avec la pratique, votre corps fait le nécessaire pour assurer la conduite et la pensée consciente entre à peine en jeu.
Néanmoins, il faut de temps en temps ignorer le pilotage automatique et procéder autrement. Si vous tombez sur un ours en vous promenant dans la forêt, la dernière chose à faire est de vous mettre à courir, même si c’est ce que votre instinct vous dit de faire. Si vous fuyez au pas de course, l’animal va vous prendre pour une proie et vous pourchasser.
Au lieu de prendre ses jambes à son cou, il est plus efficace de rester sur place et d’essayer d’impressionner l’adversaire en se faisant aussi grand, bruyant et menaçant que possible. Apparaître comme une menace aux yeux de l’ours vous demande d’inhiber consciemment votre réponse naturelle, mais c’est le seul moyen pour que l’animal perçoive en vous une menace et décide de vous laisser tranquille.
L’Inhibition est la capacité à surmonter temporairement nos tendances naturelles. Si vous avez toujours supporté l’un de vos frères et sœurs (ou collègues) qui n’arrêtait pas de vous embêter, de vous nuire ou d’avoir un comportement immature, l’Inhibition vous a empêché de faire quelque chose que vous auriez regretté par la suite.
La Volonté (concept abordé ultérieurement) est le carburant de l’Inhibition. Comme nous l’avons dit dans le Cerveau multicouche, le rôle du cerveau antérieur est la résolution de l’ambiguïté, la prise de décision et l’Inhibition. À chaque fois que nous inhibons nos réactions naturelles à l’Environnement, la Volonté est à l’œuvre. Le cerveau moyen et le cerveau postérieur sont le pilotage automatique, et le cerveau antérieur est ce qui annule le pilotage automatique.