Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Bergamote
n. f.
Fruit du bergamotier.
Essence de bergamote, Essence fort employée en Parfumerie, obtenue en exprimant le jus du zeste des bergamotes encore vertes.
Il se dit aussi d'une Variété de poire très fondante. Bergamote d'hiver.
BERGAMOTIER
n. m.
Variété de citronnier qui produit la bergamote.
BERGE
n. f.
Bord relevé d'une rivière, d'un chemin, d'un fossé. Les berges de cette rivière sont très élevées.
BERGER, ÈRE
n.
Celui, celle qui garde les moutons. La houlette du berger. Le chien du berger. Un chien de berger. On a vu des rois épouser des bergères.
Fig., Réponse du berger à la bergère, Réplique qui clôt la discussion.
Il s'est dit figurément, dans la Poésie pastorale, pour Amant, amante. Un berger fidèle. Une bergère inconstante. L'heure du berger, Le moment favorable aux amants.
BERGÈRE
n. f.
Fauteuil plus large et plus profond que les fauteuils ordinaires et garni d'un coussin sur lequel on s'assied.
BERGERETTE
n. f.
Jeune bergère.
BERGERIE
n. f.
Lieu où l'on enferme un troupeau de moutons. Le loup est entré dans la bergerie.
Fig. et fam., Enfermer le loup dans la bergerie, Mettre, laisser quelqu'un dans un lieu, dans un poste où il peut faire aisément beaucoup de mal.
BERGERIES, au pluriel, se dit de Petits poèmes dont les amours de bergers sont le sujet. Les bergeries de Racan. En ce sens, il est vieux.
BERGERONNETTE
n. f.
Petit oiseau noir et blanc de la famille des Passereaux, d'une forme très élégante, qui se plaît dans le voisinage des troupeaux.
BÉRIBÉRI
n. m.
T. de Médecine
. Maladie épidémique au Japon, aux Indes, aux Antilles et au Congo, etc., et frappant les mangeurs de certains riz.
BERLE
n. f.
T. de Botanique
. Genre de plantes de la famille des Ombellifères, dont plusieurs espèces sont cultivées à cause de leurs racines nourrissantes.
BERLINE
n. f.
Sorte de grande voiture fermée, suspendue, à deux fonds et à quatre roues, dont on se servait surtout pour le voyage. Une berline à quatre places. Voyager en berline.
BERLINGOT
n. m.
Sorte de bonbon au caramel.
BERLOQUE
n. f.
Batterie de tambour ou sonnerie de clairon qui donne au soldat la permission de rompre les rangs. Voyez BRELOQUE.
BERLUE
n. f.
Sorte d'éblouissement, ordinairement passager, qui empêche de voir les choses telles qu'elles sont. On ne l'emploie guère que dans l'expression Avoir la berlue.
Fig., Avoir la berlue, Juger mal de quelque chose, s'en faire une idée fausse. Il faut avoir la berlue pour juger comme vous faites. Vous ne voyez pas qu'on vous joue; il faut que vous ayez la berlue.
BERME
n. f.
T. de Fortification
. Chemin étroit entre le pied du rempart et le fossé.
Il se dit par analogie d'un Chemin qu'on laisse entre une levée et le bord d'un canal ou d'un fossé.
BERMUDIENNE
n. f.
T. de Botanique
. Sorte de lis qui tire son nom des îles Bermudes d'où il a été apporté.
BERNACLE
n. f.
Coquillage à cinq valves, qui s'attache aux rochers et à la carène des bâtiments.
BERNARD-L'ERMITE
n. m.
Petit crustacé qui se loge d'ordinaire dans une coquille abandonnée.
BERNE
n. f.
Tour que l'on jouait à quelqu'un en le faisant sauter en l'air sur une couverture dont plusieurs personnes tenaient les coins et les côtés.
BERNE
n. f.
T. de Marine
. Il ne s'emploie que dans la locution Pavillon en berne, Pavillon hissé à la place ordinaire, mais roulé, et non déployé, soit en signe de deuil, soit comme signal de détresse, soit pour appeler un pilote. Mettre le pavillon en berne. On dit aussi Mettre un drapeau en berne.
BERNER
v. tr.
Faire subir à quelqu'un la plaisanterie de la berne.
Il signifie au figuré Se moquer de quelqu'un, le tourner en ridicule. Il fut berné pendant toute la soirée. Si je disais cela, je me ferais berner. BERNIQUE! Interjection qui exprime un BERNIQUE!Interjection
qui exprime un désappointement. Je croyais le trouver encore chez lui; mais bernique! Vous comptez sur lui : bernique! Il est populaire.
BERQUINADE
n. f.
Ouvrage d'un caractère sentimental et un peu enfantin, à la façon de ceux de l'écrivain Berquin.
BERTHE
n. f.
Sorte de pèlerine ou de garniture qui s'ajoute à un corsage d'ordinaire décolleté.
BÉRYL
n. m.
Sorte d'émeraude de teinte rose, jaune, bleu, et souvent incolore.
BESACE
n. f.
Sac ouvert par le milieu et fermé par les deux bouts, en sorte qu'il forme deux poches. Il est synonyme de BISSAC, mais s'applique plus spécialement aux mendiants. Les moines mendiants portaient la besace. Il s'en est retourné la besace vide.
Prov. et fig., Être jaloux de quelque chose, comme un gueux de sa besace, Y être fort attaché, y tenir beaucoup.
BESACIER
n. m.
Celui qui porte une besace, la besace. Il est familier et ne s'emploie guère que par dénigrement.
BESAIGRE
adj. des deux genres
. Qui devient aigre, en parlant du vin.
On l'emploie comme nom masculin. Ce vin tourne au besaigre.
BESAIGUË
n. f.
T. de Charpenterie
. Outil de fer, taillant par les deux bouts, dont l'un est en bec-d'âne et l'autre en ciseau : il sert à dresser et réparer le bois de charpente et à faire les tenons et mortaises.
BESANT
n. m.
Ancienne monnaie d'or de l'Empire byzantin. Besant d'or. Besant d'argent.
En termes de Blason, il se dit d'une Pièce d'or ou d'argent. Il porte d'azur à trois besants d'or, deux et un.