Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Ormoie
n. f.
Voyez ORMAIE.
ORNE
n. m.
Arbre qui ressemble beaucoup au frêne ordinaire et qui donne la manne. On le nomme aussi Frêne à fleurs.
ORNEMANISTE
n. des deux genres
. T. d'Architecture et de Sculpture
. Celui, celle qui fait des ornements pour la décoration intérieure.
ORNEMENT
n. m.
Ce qui sert à orner, à embellir. Ce portique et ces statues servent d'ornements à cette place. Cette porte ne s'ouvre pas : elle n'est que pour l'ornement. Un édifice dépourvu d'ornements. Cette femme était parée de ses plus beaux ornements. Une beauté sans ornements. Une élégance sobre, qui se passe d'ornements.
Il se dit figurément de Ce qui sert à faire honneur, à donner du lustre à un pays, à un siècle, à une famille, etc. Il est l'ornement de son pays, de sa nation, de son siècle, de sa famille. Elle est l'ornement de son sexe. Il était l'ornement de la cour. La modestie est le plus bel ornement du mérite.
Il se dit, en termes de Rhétorique et de Poésie, des Figures, des formes de style dont on se sert pour embellir le discours. Ornements affectés, recherchés, ambitieux. La simplicité tient lieu d'ornement. Les ornements du style. Ce récit est trop chargé d'ornements. Épithète d'ornement, par opposition à Épithète de nature.
ORNEMENT se dit particulièrement, en termes d'Arts, des Figures de fantaisie, comme fleurons, rosaces, festons, que différents arts ou métiers emploient comme embellissements. La peinture, la sculpture d'ornement. Le dessin d'ornement.
Il se dit, en termes d'Architecture et en Menuiserie, des Sculptures, des moulures, qui servent à décorer les différentes parties d'un bâtiment ou d'une boiserie. Les modillons, les mutules, les denticules, les oves sont des ornements d'architecture. Cette façade est trop chargée d'ornements. Cette boiserie est trop nue, elle demanderait quelques ornements.
Ornement courant, Tout ornement qui se continue, qui se répète dans une frise ou une moulure. Les entrelacs, les rinceaux, les oves sont des ornements courants.
ORNEMENT se dit encore particulièrement des Peintures faites, dans une galerie, pour servir d'accompagnement au sujet principal et qui n'en font point partie. Un peintre d'ornements.
Il se dit aussi des Habits sacerdotaux dont les prêtres se servent pour les offices dans le culte catholique. En ce sens, il se met toujours au pluriel et comprend plusieurs pièces différentes, comme la chasuble, l'étole, etc. Le prêtre revêtu de ses ornements. L'évêque officia avec les ornements pontificaux.
Il se dit au singulier de Plusieurs pièces d'une même couleur ou d'une même parure, faisant un assortiment entier, dans lequel les habits sacerdotaux et les devants d'autel sont compris. Un ornement blanc. Un ornement rouge. En ce sens, il s'emploie aussi au pluriel pour désigner Plusieurs assortiments de cette nature. Cette sacristie renferme de très beaux ornements.
ORNEMENTAL, ALE
adj.
T. de Beaux- Arts
. Qui appartient à l'ornement, qui sert l'ornement. Style ornemental.
ORNEMENTATION
n. f.
T. de Beaux-Arts et spécialement d'Architecture, de Sculpture, de Reliure, de Gravure . Manière de distribuer, de disposer les ornements.
Il désigne aussi l'Art de l'ornemaniste.
ORNER
v. tr.
Parer, embellir une chose, y ajouter, y joindre d'autres choses qui lui donnent plus d'éclat, plus d'agrément. Des glaces, des tapis, de beaux meubles ornent cet appartement. Orner une église, une chapelle, un autel. Fig., Orner sa mémoire. On peut orner la vérité, non la déguiser. Les figures ornent le style. Un esprit orné. Un style orné.
Lettre ornée, Lettre, caractère de fantaisie décoré d'ornements. Les livres du seizième siècle offrent de très belles lettres ornées.
ORNIÈRE
n. f.
Trace profonde que les roues d'une voiture font dans les chemins. Les ornières sont si creuses que la roue y entre jusqu'au moyeu. Glisser dans une ornière. Les chemins de traverse sont ordinairement pleins d'ornières.
Il signifie, figurément, Habitude, routine à laquelle on ne peut renoncer aisément, opinion adoptée et suivie sans examen. L'ornière des préjugés. Retomber dans l'ornière.
ORNITHOGALE
n. m.
T. de Botanique
. Plante bulbeuse de la famille des Liliacées, dont les fleurs sont d'un beau blanc.
ORNITHOLOGIE
n. f.
Partie de l'histoire naturelle qui concerne les oiseaux.
Il désigne aussi un Ouvrage, un traité fait sur cette matière.
ORNITHOLOGISTE ou ORNITHOLOGUE
n. des deux genres
. Celui, celle qui s'occupe d'ornithologie.
ORNITHORYNQUE
n. m.
Mammifère monotrème, à bec d'oiseau, qui se trouve en Australie. Les ornithorynques vivent au bord des rivières et des marais.
OROBANCHE
n. f.
T. de Botanique
. Genre de plantes parasites dicotylédones qui ont une tige charnue garnie d'écailles au lieu de feuilles, et dont l'espèce commune croît principalement sur les racines des plantes légumineuses.
OROBE
n. f.
T. de Botanique
. Plante légumineuse papilionacée dont l'espèce commune porte, à sa racine, des tubercules comestibles.
OROGRAPHIE
n. f.
T. didactique
. Partie de la géographie qui traite des montagnes, du relief terrestre.
ORONGE
n. f.
Nom vulgaire de Certains champignons du groupe des Agarics, à chapeau jaune ou rouge, qui croissent surtout dans le Midi et qui sont comestibles et estimés pour leur goût.
Fausse oronge, Champignon qui, par sa forme, se rapproche des précédents, mais qui est très vénéneux.
ORPAILLEUR
n. m.
Celui qui recueille, au moyen du lavage, les paillettes d'or qui se trouvent dans le sable de certaines rivières.
ORPHELIN, INE
n.
Enfant qui a perdu son père et sa mère, ou l'un des deux. Un pauvre orphelin. C'est un orphelin de père et de mère. La veuve et les orphelins. Opprimer, protéger la veuve et l'orphelin. Dans l'usage ordinaire, on se sert peu du mot Orphelin, en parlant d'un Enfant à qui il reste son père.
Orphelin de père, Enfant qui a perdu son père. Orphelin de mère est peu usité.
Adjectivement, Un enfant orphelin.
ORPHELINAT
n. m.
Établissement charitable destiné à élever des orphelins.
ORPHÉON
n. m.
École, société de chant choral.
ORPHÉONISTE
n. des deux genres
. Membre d'une société de chant choral.
ORPHIQUE
adj. des deux genres
. T. d'Antiquité
. Qui se rapporte à Orphée. Poèmes orphiques et, substantivement, Orphiques, Poèmes attribués à Orphée.
Il se dit aussi des Doctrines, des mystères qu'Orphée passait pour avoir établis.
Il se dit, substantivement, de Certains philosophes pythagoriciens qui prétendaient avoir reçu d'Orphée les doctrines qu'ils professaient. Ce philosophe était de la secte des orphiques.
ORPHISME
n. m.
Ensemble des doctrines et des mystères orphiques.
ORPIMENT
n. m.
Sulfure d'arsenic qui se sublime dans les fissures des matières volcaniques, et dont on se sert pour peindre en jaune, et aussi comme épilatoire.
ORPIN
n. m.
T. de Botanique
. Plante à feuilles charnues, à fleurs à cinq pétales, qui croît sur les toits, sur les murs.
ORPIN se dit aussi de l'Orpiment.