Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 78 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Avide

 

adj. des deux genres

. Qui désire quelque chose avec beaucoup d'ardeur. Il se dit, au propre, en parlant du Désir immodéré de boire, de manger. Cet homme est si avide qu'il dévore plutôt qu'il ne mange.

Il s'emploie plus souvent au figuré. Être avide de gloire, avide d'honneurs. Être avide du bien d'autrui. Être avide de sang, de carnage, Se plaire à répandre le sang.

Il signifie encore figurément et absolument Qui a une grande cupidité. Il ne faut pas être si avide. C'est un homme avide. Une âme avide et basse.

Il se dit également des Choses, dans ces diverses significations. Une bouche avide. Des lèvres avides. Des mains avides. Des regards avides.

 

AVIDEMENT

 

adv.

D'une manière avide. Manger avidement. Boire avidement. Souhaiter avidement les honneurs.

 

AVIDITÉ

 

n. f.

Caractère de celui qui est avide. Manger avec avidité, avec une extrême avidité. Une insatiable avidité. L'avidité du gain. L'avidité des honneurs. Reprocher à quelqu'un son avidité.

 

AVILIR

 

v. tr.

Rendre vil, abject, méprisable. Sa conduite l'avilit aux yeux de tout le monde. Avilir son caractère. Il a laissé avilir sa dignité. Cet homme s'est avili par ses bassesses. S'avilir à ses propres yeux.

Il signifie aussi Rendre de vil prix, déprécier. Il ne faut pas avilir la marchandise. L'abondance de cette marchandise l'a avilie, en a bien avili le prix.

 

AVILISSANT, ANTE

 

adj.

Qui avilit. Il est dans un état avilissant, dans une dépendance avilissante.