Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Consulteur
n. m.
Canoniste commis pour donner son avis sur des questions de foi et de discipline. Consulteur du Saint-Office. Consulteur de l'Index.
CONSUMANT, ANTE
adj.
Qui consume. Un feu consumant.
CONSUMER
v. tr.
User, épuiser une chose ou un être jusqu'à les réduire à rien, jusqu'à les détruire. Le feu consuma ce grand édifice en moins de deux heures. Cette bougie sera bientôt entièrement consumée. Par analogie, Le temps consume toutes choses. La rouille consume le fer. Cette maladie le consume. Il consume tout son bien en débauches. Il a consumé tout son patrimoine. Consumé de veilles, de travaux, d'austérités.
Il signifie figurément Faire tomber dans le dépérissement en parlant des Afflictions, des sentiments pénibles. Les ennuis, les chagrins le consument. Être consumé de regrets. Un feu secret la consume lentement.
Il signifie aussi Employer sans réserve. J'ai consumé tout mon temps à cet ouvrage. Ils consument leur vie dans ces pénibles travaux.
SE CONSUMER signifie Dissiper son bien, détruire sa santé, épuiser ses forces, etc. Il se consume en procès, en dépenses, etc. Il se consume de tristesse et d'ennui. Se consumer en regrets, en efforts inutiles. Ils se consument en de vains débats.
Absolument, Cet homme se consume, Il dépérit, soit par le travail, soit par le chagrin, soit par quelque cause intérieure et active.
CONTACT
(Les deux consonnes finales se prononcent.)n. m. Action ou état de deux corps qui se touchent. Le contact de deux corps. Le contact de deux courbes, de deux surfaces. Point de contact. Il y a des maladies qui se communiquent par le contact. Contact médiat. Contact immédiat. L'observation des contacts des planètes Mars et Vénus permet de déterminer la parallaxe du Soleil.
Il s'emploie, par analogie, dans le sens de Liaison, relation. Ces deux corps d'armée prirent le contact. Dès que le commerce eut mis ces peuples en contact avec les nations civilisées. Il changea vite au contact du monde. Une haine commune était pour eux un point de contact.
CONTAGIEUX, EUSE
adj.
Qui se prend et se communique par contagion. Une fièvre contagieuse. Un mal contagieux. La peste est une maladie contagieuse.
Il signifie aussi Qui favorise la contagion. Principe contagieux. Air contagieux.
Il se dit figurément de Toutes les choses moralement mauvaises ou fâcheuses qui se communiquent par la fréquentation ou par l'exemple. Une erreur contagieuse. Un vice, un exemple contagieux.
Il se dit, par extension, dans une acception analogue, de Certaines choses qui n'ont rien de pernicieux. Le rire est contagieux. L'enthousiasme est contagieux.
CONTAGION
n. f.
Communication d'une maladie par le contact médiat ou immédiat. Ce mal se prend par contagion.
Il se dit aussi d'une Maladie qui se communique par ce contact. Il y a de la contagion en tel pays. Les ravages de la contagion. Pendant la contagion.
Il se dit figurément de Toutes les mauvaises choses qui se communiquent par la fréquentation ou par l'exemple. La contagion des mauvaises moeurs. La contagion du vice, de l'hérésie. Par extension, La contagion du rire.
CONTAMINATION
n. f.
Souillure qui résulte du contact d'un objet impur ou malpropre.
Par extension, en termes de Médecine, il se dit d'une Infection produite par une maladie contagieuse. Blessures en vue de prévenir la contamination.
CONTAMINER
v. tr.
Souiller par le contact d'un objet impur ou malpropre. Dans la loi de Moïse, ceux qui touchaient les morts, qui mangeaient des animaux qu'elle avait déclarés immondes, étaient contaminés. Le voisinage de cette fabrique a contaminé les eaux du ruisseau.
Il signifie aussi Infecter par la contagion. Linge contaminé©. Objets contaminés, Objets qui peuvent communiquer une maladie contagieuse. Localités contaminées, Localités où règne une maladie contagieuse.
CONTE
n. m.
Court récit d'aventures imaginaires, soit qu'elles aient de la vraisemblance ou qu'il s'y mêle du merveilleux. Contes de fées. Les contes arabes. Les contes de Boccace, de La Fontaine, etc. Les contes de nos anciens auteurs. Contes en vers. Contes en prose. Dire, réciter un conte. Un conte divertissant, agréable, ennuyeux, etc. Un vieux conte. Ce n'est pas une histoire véritable, c'est un conte.
Fam., Conte de bonne femme, conte de vieille, contes d'enfants, contes de ma Mère l'Oie, conte de Peau-d'Âne, conte à dormir debout, conte bleu, Fables dépourvues de toute vraisemblance, telles que sont celles dont les vieilles gens entretiennent et amusent les enfants.
Il se dit aussi familièrement des Histoires plaisantes, vraies ou fausses, que l'on dit pour amuser, railler, médire, etc. C'est un conte fort plaisant. Un mauvais conte. C'est un grand faiseur de contes. N'écoutez pas cet homme, ce qu'il vous dit n'est qu'un conte fait à plaisir. Ce n'est qu'un conte en l'air. Ironiquement, Voilà un beau conte, de beaux contes!
Fam., Conte gras, Conte licencieux.
CONTEMPLATEUR, TRICE
n.
Celui, celle qui contemple. Contemplateur des merveilles de la nature.
Il se dit surtout de Celui qui se livre à la méditation intérieure.
CONTEMPLATIF, IVE
adj.
Qui se plaît, qui s'attache à la méditation. Esprit contemplatif. Vie contemplative, par opposition à la Vie active.
Ordres contemplatifs, Ordres religieux dont la règle est de se livrer à la méditation.
Il s'emploie aussi quelquefois comme nom, surtout en parlant de Ceux qui se consacrent à la vie d'oraison et de méditation. Les extases des contemplatifs.