Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Calme
n. m.
Cessation complète du vent. Quand il fut en haute mer, le calme le prit et l'empêcha d'avancer. Il y a de grands calmes dans ces mers-là. Le plus grand calme règne dans les airs. Calme plat, Sans la moindre agitation de l'air ni de la lame.
Il signifie aussi Tranquillité, absence d'agitation, et se dit tant au sens physique qu'au sens moral. Le calme de la nuit. Ramener, rétablir le calme dans un État. Il répondit avec calme. L'assemblée l'écouta dans le plus grand calme. Nous vivons ici dans un calme profond. Un calme très doux. Le calme de l'esprit.
CALMER
v. tr.
Rendre calme. Il se dit tant au sens physique qu'au sens moral. Calmer une sédition. Calmer les esprits. Calmer les passions. Calmer la douleur. Ce remède calme la toux. La mer se calme. Le tumulte s'est calmé. Calmez-vous. La douleur commence à se calmer.
Absolument, Cela n'est pas propre à calmer. Il s'étudie toujours à calmer.
Il peut être intransitif en termes de Marine et signifier Devenir calme. Le vent calme, commence à calmer. La mer a beaucoup calmé.
CALOMEL
n. m.
Ancien nom du protochlorure de mercure sublimé, encore usité en termes de Pharmacie.
CALOMNIATEUR, TRICE
n.
Celui, celle qui calomnie. Passer pour un calomniateur. On le traita de calomniateur.
CALOMNIE
n. f.
Fausse imputation faite sciemment qui blesse la réputation et l'honneur. C'est une pure calomnie, une noire, une infâme calomnie. Inventer, fabriquer, forger une calomnie contre quelqu'un. Publier des calomnies contre quelqu'un. Se justifier, se laver d'une calomnie.
CALOMNIER
v. tr.
Attaquer, blesser quelqu'un par des calomnies. Les méchants sont enclins à calomnier les gens de bien. On l'a indignement calomnié.
Il se dit aussi en parlant des Actions, des intentions, etc. On a calomnié ses intentions, sa conduite.
Il se prend aussi absolument. Se plaire à mentir et à calomnier.
CALOMNIEUSEMENT
adv.
D'une manière calomnieuse. Il fut accusé calomnieusement.
CALOMNIEUX, EUSE
adj.
Qui contient une calomnie, des calomnies. Ce sont des propos calomnieux. Une accusation calomnieuse. Des paroles calomnieuses. Un écrit calomnieux.
CALORIE
n. f.
T. de Physique
. Unité de mesure de la chaleur : quantité de chaleur qu'il faut fournir à un kilogramme d'eau liquide à zéro degré pour élever sa température à 1 degré centigrade.
CALORIFÈRE
n. m.
Appareil de chauffage servant à distribuer la chaleur dans une maison, dans un édifice. Calorifère à air chaud, à eau chaude, à vapeur.
CALORIFIQUE
adj. des deux genres
. Qui produit la chaleur. Rayons calorifiques.
CALORIMÈTRE
n. m.
T. de Physique
. Appareil destiné à mesurer la chaleur.
CALORIMÉTRIE
n. f.
Partie de la Physique et de la Chimie qui a pour objet la mesure de la chaleur qui se produit dans certains phénomènes.
CALORIQUE
n. m.
T. de Chimie
. Principe de la chaleur. La glace n'est autre chose que l'eau privée d'une partie de son calorique. Ce corps dégage beaucoup de calorique.
CALOT
n. m.
Coiffure des soldats en petite tenue appelée auparavant Bonnet de police.
CALOTTE
n. f.
Espèce de petit bonnet qui ne couvre ordinairement que le haut de la tête et qui est surtout en usage parmi les gens d'Église. La calotte noire d'un prêtre. La calotte rouge d'un cardinal, d'un enfant de choeur. Porter la calotte.
Absolument, Le Pape a donné la calotte à un tel, Il l'a élevé à la dignité de cardinal. Cette expression a vieilli. On dit plutôt aujourd'hui Le Pape a donné le chapeau.
Figurément et familièrement, il signifie Tape sur la tête. Donner, recevoir une calotte.
Il se dit encore, par analogie, de Plusieurs choses qui ont quelque rapport de forme ou de destination avec une calotte; et particulièrement, en termes d'Architecture, d'une Petite voûte sphérique qui a peu d'élévation. En termes d'Anatomie, La calotte du crâne, La partie supérieure du crâne. En termes de Géométrie, Calotte sphérique, Une des parties d'une sphère coupée par un plan.
Fig. et fam., La calotte des cieux, La voûte du ciel.
CALOTTER
v. tr.
Frapper sur la tête, en donnant à quelqu'un une calotte ou des calottes. Il est familier.
CALQUE
n. m.
Reproduction obtenue en calquant. Prendre un calque. Reproduire un dessin par le calque.
Il se dit figurément de Toute production de l'esprit qui n'est que l'imitation servile d'une autre. Cet ouvrage n'est qu'un calque insignifiant de tout ce que nous connaissons en ce genre.
CALQUER
v. tr.
Relever par transparence ou autrement les traits d'un dessin en suivant exactement ses contours avec une pointe, une plume ou un crayon. Il y a plusieurs manières de calquer. Calquer à la pointe. Calquer à la vitre. Calquer à la gélatine. Calquer une estampe, un plan. On dit de même Calquer une lettre pour en faire le fac-similé, etc.
Il signifie au figuré Imiter avec une exactitude servile. Tout dans cet ouvrage est calqué. Cet auteur calque et ne crée pas.
CALUMET
n. m.
Espèce de grande pipe en usage chez les anciens sauvages de l'Amérique et qu'ils présentaient comme un symbole de paix. Il nous offrit le calumet de paix.
CALUS
n. m.
Voyez CAL.
CALVAIRE
n. m.
Lieu à Jérusalem où JÉSUS-CHRIST fut crucifié.
Fig., Il a trouvé là son calvaire, D'épreuves en épreuves, il est arrivé à être en proie à une très grande douleur.
Il se dit, par extension, d'une Reproduction du véritable Calvaire où l'on vient faire ses dévotions.
CALVILLE
n. m.
Variété de pomme. Calville rouge. Calville blanc.
CALVINISME
n. m.
Doctrine de Calvin. Il se dit aussi de la Secte qui suit cette doctrine.
CALVINISTE
n. des deux genres
. Celui, celle qui suit la doctrine de Calvin.
CALVITIE
(TIE se prononce CIE.)n. f.
État d'une tête chauve.
CAMAÏEU
n. m.
Pierre fine qui présente deux nuances différentes de la même couleur.
Il se dit plus particulièrement d'une Peinture où l'on n'emploie qu'une couleur avec des nuances différentes. Peindre en camaïeu. Un tableau peint en camaïeu. Elliptiquement, Un camaïeu.
CAMAIL
n. m.
Sorte de petit manteau qui couvre depuis les épaules jusqu'à la ceinture et que les évêques et autres ecclésiastiques privilégiés portent par-dessus le rochet dans les cérémonies. Camail noir, violet. Porter le camail. Quitter le camail. Être en camail et en rochet. Des camails.
Il se dit aussi d'un Collet avec capuchon que le clergé porte en hiver.