Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 414 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Favorable

 

adj. des deux genres

. Qui marque une bienveillante attention, une préférence marquée pour quelqu'un. Se rendre quelqu'un favorable. Ses dispositions, ses sentiments vous sont très favorables. Soyez-moi favorable. Tout le monde lui a été favorable.

Il signifie aussi Qui est avantageux et tel qu'on le désire pour la fin qu'on se propose. Il obtint une réponse favorable. Avoir un temps favorable, un vent favorable. Occasion favorable. Événement favorable. Des circonstances favorables à l'exécution d'un projet.

Il signifie encore Qui est à l'avantage de quelqu'un ou de quelque chose. J'ai de ce jeune homme l'opinion la plus favorable. Cela fait concevoir de lui une idée peu favorable. On lui présenta la chose du côté favorable.

 

FAVORABLEMENT

 

adv.

D'une manière favorable. Ils vous ont traité, ils vous ont reçu favorablement. On l'a écouté favorablement. Juger favorablement de quelqu'un. Interpréter favorablement quelque chose.

 

FAVORI, ITE

 

adj.

Qui est l'objet d'une préférence marquée. Il se sert toujours de ce mot, c'est son mot favori. C'est sa lecture favorite. Horace est son auteur favori. La raillerie est un des procédés favoris de Voltaire. Elle aime le bleu, c'est sa couleur favorite. C'est son chien, son oiseau favori.

En termes de Courses, Cheval favori, Celui qui passe pour avoir le plus de chances de gagner.

Il s'emploie aussi comme nom. On la regardait comme la favorite de la reine. Ce roi avait plusieurs favoris. Les favoris du peuple, de la multitude. Cette grand-mère aime bien tous ses petits-fils, mais le plus jeune est son favori. Cet acteur est le favori, cette actrice est la favorite du public. Voilà le cheval que je monte habituellement, c'est mon favori. Fig. et dans le style soutenu, Les favoris de la fortune.

Il s'emploie encore comme nom masculin pluriel pour désigner des Touffes de barbe que certains laissent croître de chaque côté du visage entre l'oreille et le menton. Porter des favoris. Tailler, laisser croître ses favoris.

 

FAVORISER

 

v. tr.

Traiter avec les signes d'une préférence marquée. Il ne méritait point cette place, on l'a évidemment favorisé. Il m'a favorisé en tout ce qu'il a pu. Il favorise leur parti. Favoriser une entreprise.

Il signifie aussi Gratifier quelqu'un d'un avantage ou de quelque chose agréable, conforme à ses souhaits, à ses désirs. La confiance dont vous m'avez toujours favorisé. Elle n'a pas même daigné le favoriser d'un regard. Le temps nous a favorisés. Le vent nous a bien favorisés. Si le ciel, si la fortune nous favorise. Tout favorisait nos voeux. L'obscurité favorisait notre fuite.

Fig., La nature l'a favorisé, ne l'a pas favorisé de ses dons, se dit en parlant, soit au physique, soit au moral, des Avantages naturels dont une personne est douée ou dépourvue. C'est un homme peu favorisé des dons de la nature, des dons de la fortune.

Par extension, il signifie simplement Aider, contribuer à. Tout ce qui est propre à favoriser le développement de cette industrie.

 

FAVORITISME

 

n. m.

Tendance habituelle d'un supérieur ou d'un gouvernement à accorder des faveurs injustes ou illégales. Un régime de favoritisme. Il a obtenu cette place, c'est du favoritisme.

 

FÉBRICITANT, ANTE

 

adj.

T. de Médecine

. Qui a la fièvre ou qui est sujet à la fièvre. Il s'emploie aussi comme nom.

 

FÉBRIFUGE

 

adj. des deux genres

. T. de Médecine

. Qui a la propriété de combattre la fièvre. Un remède fébrifuge. Une plante fébrifuge. Substantivement, Administrer un fébrifuge. L'antipyrine, la quinine sont des fébrifuges.

 

FÉBRILE

 

adj. des deux genres

. T. de Médecine

. Qui a rapport à la fièvre. Chaleur fébrile. Mouvement fébrile. Parole fébrile. Fig., Une ardeur fébrile, Une ardeur excessive, désordonnée. Une éloquence fébrile, Une éloquence ardente et agitée. Par extension, il se dit des Personnes. Je vous ai vu hier, vous étiez fébrile.

 

FÉBRILEMENT

adv.

D'une manière fébrile.

 

FÉCAL, ALE

 

adj.

Qui a rapport aux gros excréments de l'homme.

 

FÈCES

 

n. f.

pl. T. de Pharmacie

. Sédiment qui reste au fond d'un liquide trouble, après qu'on l'a laissé reposer. Par extension, en termes de Médecine, il désigne les Excréments.

 

FÉCOND, ONDE

 

adj.

Qui produit, qui peut produire beaucoup par voie de génération, en parlant des Femmes. Les femmes de ce pays sont très fécondes. Il se dit aussi en parlant des Animaux.

OEuf fécond, OEuf dont le germe a été fécondé.

Fleur féconde, Fleur qui donne du fruit.

Il signifie, par analogie, Qui produit beaucoup, en parlant du Sol. Mine féconde.

Figurément aussi, il signifie Qui produit beaucoup de certaines choses. Une ville, une famille féconde en grands hommes. Un siècle fécond en découvertes. Un événement fécond en résultats. Avoir l'esprit fécond, l'imagination féconde, la veine féconde. C'est un homme fécond en ressources. C'est un auteur, un écrivain fécond.

Sujet fécond, matière féconde. Sujet, matière qui fournit, qui peut fournir beaucoup à l'écrivain. On dit aussi C'est une source d'erreurs très féconde.

Principe fécond, Principe d'où sortent logiquement un grand nombre de conséquences. Il se prend surtout en bonne part.

Il signifie aussi Qui rend productif, abondant. Chaleur féconde. La lumière féconde du soleil. Une pluie douce et féconde.

 

FÉCONDANT, ANTE

adj.

Qui féconde. Matière fécondante. Principe fécondant. La poussière fécondante des végétaux. Chaleur, pluie fécondante.

 

FÉCONDATION

 

n. f.

Action de féconder, ou Résultat de cette action. Il ne se dit qu'en parlant des Êtres organisés. Les oeufs qui n'ont pas reçu la fécondation ne produisent rien. Les étamines d'une fleur se flétrissent ordinairement après la fécondation. Fécondation artificielle.

 

FÉCONDER

 

v. tr.

Rendre fécond. Féconder un germe. Dès que la femelle a été fécondée. Les anciens croyaient qu'en Lusitanie il arrivait à des cavales d'être fécondées par le souffle du vent. Dans les végétaux, c'est la poussière des étamines qui féconde l'ovaire. Féconder un champ. La pluie a fécondé la campagne.

 

FÉCONDITÉ

 

n. f.

Qualité de ce qui est fécond, au propre et au figuré. La fécondité des animaux. Les femmes de ce pays sont d'une fécondité remarquable. La fécondité de la terre. Fig., La fécondité de l'esprit. Cet écrivain est d'une déplorable fécondité. La fécondité d'un sujet, d'une matière.

 

FÉCULE

 

n. f.

Poudre blanche assez semblable à l'amidon, qui provient de certaines racines ou de certaines graines. Fécule de pomme de terre, de manioc, etc.

 

FÉCULENCE

 

n. f.

T. didactique

. État des liqueurs qui sont chargées de lie, de sédiment.

 

FÉCULENT, ENTE

adj.

Qui renferme de la fécule. Un aliment féculent. Une substance féculente. Substantivement, Un féculent.

 

FÉCULERIE

 

n. f.

Usine où l'on produit la fécule.

 

FÉDÉRAL, ALE

 

adj.

Qui a rapport à une fédération d'États ou à une fédération de plusieurs sociétés visant un but commun. Gouvernement fédéral. Système fédéral. Constitution fédérale. Pacte fédéral. L'armée fédérale. Groupement fédéral.

 

FÉDÉRALISME

 

n. m.

Système politique ou social de groupement en un seul État de plusieurs États ou en une seule Société de plusieurs sociétés.

Pendant la Révolution, il s'est dit du Projet attribué aux Girondins de rompre, en France, l'unité nationale. Partisan du fédéralisme. Accusation de fédéralisme.

 

FÉDÉRALISTE

 

adj. des deux genres

. Qui a rapport au fédéralisme. Les doctrines fédéralistes. Tendances fédéralistes. Mouvement fédéraliste. Substantivement, Un fédéraliste, Un partisan du fédéralisme.

 

FÉDÉRATIF, IVE

 

adj.

Qui a rapport à une fédération d'États ou de sociétés. La Suisse, les États-Unis sont des États fédératifs, sont des républiques fédératives.

Il s'est dit dans le sens de Fédéral. Gouvernement fédératif. Pacte fédératif. Alliance fédérative.

 

FÉDÉRATION

n. f.

Groupement en un seul de plusieurs États dont chacun est régi par ses lois particulières.

Il signifie aussi Groupement en une seule de plusieurs sociétés visant un but commun. Fédération des syndicats du bâtiment.

Il s'est dit particulièrement de la Première réunion des députés de toutes les gardes nationales et de tous les corps de l'armée, qui se fit au Champ de Mars, à Paris, le 14 juillet 1790. La fête de la Fédération.

 

FÉDÉRÉ, ÉE

 

adj.

Qui fait partie d'une fédération. Les États fédérés.

Il s'emploie aussi comme nom et se dit des Membres des fédérations qui se firent sous la Révolution et pendant les Cent-Jours. Les fédérés de 1792. Les fédérés de 1815-1870. C'est aussi le nom que prirent les Insurgés de 1871.

 

FÉDÉRER

 

v. tr.

Réunir en fédération. Il fédéra ces divers États. On dit le plus souvent SE FÉDÉRER.

 

FÉE

 

n. f.

Être imaginaire à qui la tradition populaire ou l'imagination des conteurs attribue une puissance surnaturelle. La fée Alcine. La fée Urgande. Baguette de fée.

Contes de fées, Contes où les fées jouent un rôle. Les enfants aiment les contes de fées.

Fig. et fam., C'est une fée, se dit d'une Femme qui charme par ses grâces, par son esprit, par ses talents. On dit aussi C'est un ouvrage de fées, en parlant de Certains ouvrages délicats, faits avec beaucoup de perfection. On dit de même Travailler comme une fée. Avoir des doigts de fée.

 

FÉER

 

v. tr.

Douer d'un pouvoir magique. Le participe passé FÉÉ, ÉE, se dit d'un Objet qui a reçu un pouvoir magique. Les bottes du Petit Poucet étaient féées. Le balai était féé. Il est très vieux. FÉERIE

 

n. f.

Art des fées. Il fut transporté à Babylone par art de féerie.

Il se dit aussi du Merveilleux où figurent les fées, les génies, etc. Le merveilleux de la féerie. Introduire la féerie dans un opéra, dans un poème.

Il se dit encore d'une Pièce de théâtre où figurent les fées, les démons, les enchanteurs, et, par extension, d'une Pièce qui est montée avec des machines et un grand luxe de mise en scène. Ce théâtre donne de belles féeries.

Fig., C'est une féerie, une vraie féerie, se dit d'un Très beau spectacle.

 

FÉERIQUE

 

adj. des deux genres

. Qui a rapport aux fées; et plus ordinairement, Qui a le merveilleux et l'éclat d'une féerie. Un spectacle féerique.

 

FEINDRE

 

(Il se conjugue comme TEINDRE.) v. tr.

Présenter une chose comme réelle en lui donnant une fausse apparence. Feindre une maladie. Feindre de la joie. Feindre d'être gai, d'être en colère. Absolument, Savoir feindre. Avoir l'art de feindre.

Le participe passé FEINT, EINTE, s'emploie adjectivement. Une amitié feinte. Une feinte réconciliation. De feintes caresses.

En termes d'Architecture, Porte feinte, colonne feinte, fenêtre feinte, etc., Représentation d'une porte, d'une colonne, etc., que l'on fait pour la symétrie ou pour l'agrément.

 

FEINTE

 

n. f.

Action de feindre. Toute sa dévotion n'est que feinte. Parlez sans feinte.

En termes d'Escrime, il se dit lorsqu'on fait semblant de vouloir diriger le coup vers un endroit du corps. Faire une feinte.

 

FELDSPATH

n. m.

T. de Minéralogie

. Mot emprunté de l'allemand. Pierre très dure qui est composée de silice, d'alumine et de potasse, qui a une texture lamelleuse, et qui, fondue au chalumeau, se convertit en un émail blanc. Feldspath bleu, nacré, opalin, vert.

 

FÊLER

 

v. tr.

Fendre un vase, un cristal, un verre, un métal, etc., de telle sorte que les pièces en demeurent encore jointes l'une avec l'autre. Il ne faut pas exposer ce vase à la gelée, elle le fêlerait. Ce plat se fêlera, si on l'approche trop du feu. Un pot fêlé. Une cloche fêlée. Un verre fêlé.

Prov. et fig., Les pots fêlés sont ceux qui durent le plus, se dit des Personnes qui, étant d'une santé délicate, se ménagent mieux que les autres.

Fig., Poitrine fêlée, Poitrine délicate et menacée. Voix fêlée, Voix dont le timbre est altéré.

Fig. et fam., Avoir la tête fêlée, le cerveau fêlé, le timbre fêlé, Être un peu fou.

 

FÉLIBRE

 

n. m.

Poète ou prosateur qui écrit dans un des dialectes du midi de la France.

 

FÉLIBRIGE

 

n. m.

Association, union, groupement des félibres.

 

FÉLICITATION

 

n. f.

Action de féliciter.

Il s'emploie surtout au pluriel, pour désigner les Compliments par lesquels on félicite. Faire, adresser des félicitations. Lettre de félicitations. Recevoir des félicitations.

 

FÉLICITÉ

 

n. f.

Béatitude, grand bonheur. La félicité éternelle. La suprême félicité. Être au comble de la félicité.

Il se dit, au pluriel, des Choses qui contribuent à la félicité. Les félicités de ce monde sont peu durables.

 

FÉLICITER

 

v. tr.

Complimenter quelqu'un sur un succès, sur un événement agréable. Je vous félicite du nouvel emploi qu'on vous a donné. Il a gagné son procès, il faut que j'aille l'en féliciter.

SE FÉLICITER DE signifie S'applaudir, se savoir bon gré. Je me félicite d'avoir fait un si bon choix.

 

FÉLIDÉS

 

n. m. pl.

Voyez FÉLINS.

 

FÉLIN, INE

 

adj.

Qui a de la ressemblance avec le chat : qui appartient au genre Chat. La race féline.

Il s'emploie dans cette acception comme nom. Un félin.

LES FÉLINS se dit en parlant des Carnassiers du type Chat. Le tigre est un félin. Les grands félins. La langue scientifique se sert maintenant du mot FÉLIDÉS.

Fig., Geste félin, Geste qui a la souplesse des mouvements du chat. Des manières félines, Des manières doucereuses et perfides.

 

FELLAH

 

n. m.

Nom des paysans en Égypte.

 

FÉLON, ONNE

 

adj.

T. de Féodalité

. Qui fait quelque chose contre la foi due à son seigneur. Un vassal félon. Par extension, il signifie Qui marque de la déloyauté. Âme félonne. Coeur félon. Regard félon.

Substantivement, Ganelon est le type du félon.

 

FÉLONIE

 

n. f.

Sentiments ou Manière d'agir d'un vassal félon vis-à-vis de son seigneur. La félonie de Ganelon. Être coupable, convaincu de félonie.

Par extension, il signifie Déloyauté. Agir ainsi serait une félonie.

 

FELOUQUE

 

n. f.

T. de Marine

. Sorte de petit bâtiment léger, long et étroit, à voiles et à rames, et qui est principalement en usage dans la Méditerranée.

 

FÊLURE

 

n. f.

Fente d'une chose fêlée. La fêlure de ce vase est si légère qu'on ne la voit point, qu'elle ne paraît point.

Il se dit aussi figurément et familièrement d'un Dérangement de l'esprit. Cet individu divague : il a sûrement une fêlure.

 

FEMELLE

 

n. f.

Animal du sexe organisé pour concevoir et enfanter ou pondre les oeufs. Il ne se dit proprement qu'en parlant des Bêtes. Le mâle et la femelle. Dès que la femelle a conçu. La vache est la femelle du taureau. La biche est la femelle du cerf. La poule est la femelle du coq.

Il se disait autrefois en parlant des Femmes, par opposition à Mâle, quand il s'agissait de Succession et de Généalogie. Dans plusieurs coutumes, les mâles excluaient les femelles de l'hérédité. Hors de là, FEMELLE ne se dit des Femmes que par mépris. Ne vous fiez point à cette femme, c'est une dangereuse femelle.

Il est aussi adjectif des deux genres. Un canari mâle, un canari femelle. Une perdrix mâle, une perdrix femelle.

Fig. et fam., C'est un démon femelle, se dit d'une Femme très méchante, très emportée.

Il s'applique par extension, en termes de Botanique, à l'Organe sexuel qui, dans une fleur, est destiné à donner le fruit, ainsi qu'aux plantes, aux fleurs ou assemblages de fleurs qui n'ont que cet organe. Le pistil est l'organe sexuel femelle. La plante femelle est fécondée par le pollen que lui envoie la plante mâle. Un palmier mâle, un palmier femelle. Du chanvre mâle, du chanvre femelle. Fleurs femelles. Épi, chaton femelle.

Il se dit par analogie, en termes d'Arts, de Toute pièce d'un assemblage dans laquelle s'emboîte une autre pièce qui est dite Mâle. Le tuyau mâle, le tuyau femelle.

 

FÉMININ, INE

 

adj.

Qui est propre et particulier à la femme. Le sexe féminin. La grâce féminine. Le costume féminin.

Il signifie aussi Qui ressemble à la femme, ou qui tient de la femme. Cet homme a un visage féminin, une voix féminine, des manières féminines.

Substantivement, il s'emploie au sens figuré. L'Éternel féminin, Les traits permanents de la nature féminine.

En termes de Grammaire, Noms du genre féminin, ou simplement Noms féminins, Noms qui, par une terminaison spéciale ou par leur forme particulière, désignent des êtres du sexe féminin.

Il se dit aussi des Noms auxquels l'usage a attribué le genre féminin.

Adjectif féminin, Adjectif qui s'accorde en genre avec un nom féminin.

Terminaison féminine, Terminaison spéciale qui sert à marquer qu'un nom, un pronom ou un adjectif est féminin. Dans Infante, Ânesse, Bienfaitrice, e, esse, rice sont des terminaisons féminines. La est le féminin de l'article Le. Elle est le pronom féminin de il et de lui. Rime féminine, Rime qui a, après la syllabe tonique, une autre syllabe renfermant un e féminin, ou muet. Sur e féminin ou muet, voyez la lettre E.

FÉMININ se dit souvent, comme nom, du Genre féminin. Le masculin et le féminin. Cet adjectif ne s'emploie qu'au féminin. Le féminin de bon est bonne. Faux fait au féminin fausse.

 

FÉMINISER

 

v. tr.

T. de Grammaire

. Faire du genre féminin. L'usage a féminisé des mots qui se terminent par un e muet, comme Affaire, épigramme, étude, amulette, etc.

SE FÉMINISER signifie figurément Prendre un extérieur féminin. Son visage se féminise.

Par extension, il signifie Prendre le caractère féminin. Les moeurs se féminisent.

 

FÉMINISME

 

n. m.

Doctrine qui a pour objet l'extension des droits civils et politiques à la femme.

 

FÉMINISTE

 

adj. des deux genres

. Qui a rapport au féminisme. Propagande féministe. Substantivement, Un, une féministe.

 

FEMME

 

(On prononce Fame.)n. f.

Être humain du sexe féminin, la compagne de l'homme. Un caprice de femme. Une femme mariée. Une jolie femme. Une belle femme. Une femme coquette. Une femme auteur. Une femme de lettres. Elle n'est pas femme à se laisser séduire.

Prov. et fig., Ce que femme veut, Dieu le veut, Les femmes veulent ardemment ce qu'elles veulent, et elles finissent ordinairement par l'obtenir.

Bonne femme, outre sa signification ordinaire, veut dire aussi Femme âgée. La bonne femme n'en peut plus. Quelquefois même, Bonne femme se dit par familiarité et par hauteur en parlant à une femme du peuple ou de la campagne.

Contes de bonne femme, Remèdes de bonne femme, Contes, remèdes traditionnels et populaires, transmis par la mémoire des femmes.

C'est une maîtresse femme, se dit d'une Femme habile, ferme, et qui sait se faire obéir.

Elle est femme, elle est bien femme, se dit pour faire entendre que Celle dont on parle a les charmes, tous les traits caractéristiques de son sexe.

Femme de chambre, Celle qui est attachée au service intérieur d'une maison. On disait absolument, au pluriel, Femmes, en parlant de Plusieurs femmes de chambre attachées au service de la même personne. Elle appela ses femmes. Elle envoya une de ses femmes.

Femme de charge, Femme attachée au service d'une maison et ayant une certaine autorité sur la tenue et l'économie intérieure de cette maison.

Femme de ménage, Femme du dehors qui vient faire le ménage et qu'on paie le plus souvent à l'heure.

Femme de journée, Femme qu'on emploie à la maison pour un travail quelconque et qu'on paie à la journée.

Femme publique. Voyez PUBLIC. Femme de mauvaise vie, femme perdue, Femme livrée à la débauche.

Un homme adonné aux femmes, Un débauché. Un homme à femmes, Un homme recherché des femmes.

FEMME se dit encore de Celle qui est nubile. La voilà bientôt femme.

Il se dit de même de Celle qui est ou qui a été mariée; et, dans ce sens, il est opposé à Fille. Les femmes et les filles. Femme en puissance de mari. Mari et femme. Avoir une femme. Femme infidèle. Femme sage. Femme de bien. Honnête femme. Femme grosse. Femme veuve. C'est sa femme légitime. Femme divorcée. Femme séparée de son mari. Votre femme vous a-t-elle accompagné? Femme commune en biens. Femme autorisée en justice.

Prendre femme, Se marier. Ce vieux garçon a enfin pris femme.

Prov. et fig., Le diable bat sa femme, et marie sa fille. Voyez DIABLE.

 

FEMMELETTE

 

(On prononce Famelette.) n. f.

Femme d'une grande faiblesse physique et morale. Se laisser gouverner par une femmelette. C'est un terme familier et de dénigrement.

Il se dit figurément d'un Homme faible, sans énergie. Cet homme-là n'est qu'une femmelette.

 

FÉMORAL, ALE

 

adj.

T. d'Anatomie

. Qui appartient au fémur. Muscles fémoraux. Artère fémorale.

 

FÉMUR

 

n. m.

T. d'Anatomie

emprunté du latin. L'os de la cuisse. Le fémur est le plus grand des os du corps humain. Il a une fracture du col du fémur.

 

FENAISON

n. f.

Action de couper les foins. La pluie a contrarié la fenaison.

Il se dit aussi de l'Époque où l'on coupe les foins. La fenaison approche.

 

FENDAGE

 

n. m.

T. d'Arts

. Action de fendre. Le fendage du bois. Le fendage est l'une des opérations de la taille du diamant.

 

FENDANT

 

n. m.

Celui qui prend des airs de fanfaron et veut en faire accroire. Il ne s'emploie guère que dans cette locution : Faire le fendant.

 

FENDERIE

 

n. f.

T. d'Arts

. Action de fendre le bois, le fer, l'ardoise, etc.

Il désigne spécialement le Lieu où l'on fend le fer en verges, après qu'il a été mis en barre. Mettre du fer à la fenderie.

 

FENDEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui fend du bois, du fer, de l'ardoise, etc.

Le féminin FENDEUSE désigne spécialement l'Ouvrière qui découpe les roues des montres et des horloges.

 

FENDILLER

 

v. tr.

Il se dit du Bois ou d'une autre matière où il se forme de petites fentes, des gerçures. La gelée a fendillé ce mur. Du bois qui se fendille.