Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 87 sur 1 033

Pages du PDF

Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Bamboche

 

n. f.

Marionnette plus grande que les marionnettes ordinaires. Spectacle de bamboches. Faire jouer des bamboches. Il a vieilli.

Il se dit familièrement des Amusements immodérés, des parties de plaisir et même de débauche où l'on se livre à la grosse gaieté. Faire une bamboche, des bamboches. Dans ce sens on dit aussi quelquefois BAMBOCHADE.

 

BAMBOCHER

 

v. intr.

Faire bamboche.

 

BAMBOCHEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui a l'habitude de faire bamboche. Il est familier.

 

BAMBOU

 

n. m.

T. de Botanique

. Graminée originaire de l'Inde dont la tige peut s'élever à plus de vingt mètres. Une forêt de bambous. Porter une canne de bambou. Étui de bambou.

Il se dit encore de la Canne même de bambou. J'ai changé mon bambou contre une canne plus solide.

 

BAMBOULA

 

n. m.

Sorte de tambour en usage chez les nègres.

Il est aussi nom féminin et désigne la Danse exécutée au son de ce tambour. Danser la bamboula.

 

BAN

 

n. m.

Proclamation pour ordonner ou défendre quelque chose. Le général fit publier un ban pour défendre aux soldats de s'éloigner du camp. Il a vieilli.

Battre un ban, le ban, Battre la caisse d'une certaine manière pour annoncer qu'il va être fait quelque proclamation ou quelque annonce.

Ban de vendange, Publication du jour où la vendange devait s'ouvrir. On disait de même Ban de fauchaison, ban de moisson.

Ban de mariage. Proclamation à l'église et publication par voie d'affiches à la porte de la mairie d'une promesse de mariage entre deux personnes. Le premier, le second ban. Publier des bans. La publication des bans. Dispenser des bans. Payer les bans.

Il signifiait aussi Convocation que le suzerain faisait de la noblesse pour le servir à la guerre, soit en personne, soit par un certain nombre de gens armés, dans la proportion du revenu et de la qualité de chaque fief.

Il s'est dit aussi, et plus ordinairement, du Corps même de la noblesse qui pouvait être ainsi convoqué. Dans cette acception, on ne l'emploie guère sans le rapprocher de l'expression Arrière-ban. Pour se tirer d'affaire il dut convoquer le ban et l'arrière-ban de ses amis. Le ban se rapportait aux fiefs et l'arrière- ban aux arrière-fiefs.

Le ban et l'arrière-ban s'est dit quelquefois de la Division en deux classes de la population virile d'un pays : l'une, composée des habitants les plus valides, prend les armes en certaines occasions; et l'autre, formée des plus âgés, ne se lève que dans les grands périls de l'État, pour seconder la première.

Fig. et fam., Convoquer le ban et l'arrière- ban, S'adresser à tous ceux dont on peut espérer du secours, quelque appui, pour le succès d'une affaire. Pour se tirer d'affaire, il dut convoquer le ban et l'arrière-ban de ses amis. Il signifie aussi Faire une convocation générale de certaines personnes. Il a réuni le ban et l'arrière-ban de ses relations.

Four à ban, moulin à ban, etc. Four, moulin, etc. à l'usage duquel un seigneur avait droit d'assujettir par proclamation ceux qui étaient dans l'étendue de sa seigneurie. On dit plus communément Four banal, moulin banal, etc.

Il signifiait aussi Exil imposé à quelqu'un par proclamation. Il a gardé ce sens dans Être en rupture de ban qui se dit d'un Individu placé sous la surveillance de la haute police et qui, étant dans l'obligation de rester dans la circonscription territoriale qui lui a été assignée comme résidence, revient dans les lieux où tout séjour lui a été interdit.

Mettre un prince au ban de l'Empire, dans l'ancienne Constitution germanique, Le déclarer déchu de ses dignités, droits et privilèges, et le proscrire. En 1706, l'électeur de Bavière fut mis au ban de l'Empire par la diète de Ratisbonne. On disait dans un sens analogue Mettre une ville au ban de l'Empire, au ban impérial.

Fig., Mettre quelqu'un au ban de l'opinion publique, Le déclarer, le proclamer indigne de toute considération.

 

BANAL, ALE

adj.

T. de Droit féodal

. Qui était soumis à une banalité. Four banal. Moulins banaux. Voyez BAN.

Il se dit encore, en termes de Droit administratif, des biens communs dont le public a la jouissance. Arbitrage banal.

Il signifie aussi figurément, en parlant des personnes ou encore des choses morales, Qui est, qui se met à la disposition de tout le monde. Témoin banal. Coeur banal. Amitié banale.

Il signifie encore Qui est extrêmement commun, qui est devenu trivial ou insignifiant à force d'être employé. Cette expression est banale. Phrase banale. Louanges banales. On lui a fait un compliment banal. Se servir d'une excuse banale, d'un prétexte banal.

Au sens figuré, BANAL fait au pluriel banals. Des compliments banals.

 

BANALEMENT

 

adv.

D'une manière banale. Il les a reçus banalement.

 

BANALISER

 

v. tr.

Rendre banal.

 

BANALITÉ

 

n. f.

T. de Féodalité

. Droit qu'avait un seigneur d'assujettir ses vassaux à moudre à son moulin, à cuire à son four, etc.

Il signifie aujourd'hui, figurément, Caractère banal d'une pensée, d'un écrit. Un livre, un discours d'une extrême banalité.

Il signifie aussi Pensée ou Écrit qui a ce caractère. Écrire, dire des banalités. Cette dissertation n'est qu'un tissu de banalités.

 

BANANE

 

n. f.

Fruit du bananier, gros, allongé et disposé en une sorte de grappe appelée Régime. Voyez RÉGIME. Un régime de soixante, de cent bananes. Manger des bananes. Des bananes rôties, bouillies.

 

BANANIER

 

n. m.

Plante herbacée dont plusieurs espèces sont cultivées généralement dans les régions tropicales. Les feuilles de certains bananiers sont d'une telle grandeur qu'on les emploie souvent en guise de nappe et de serviettes.

 

BANC

 

(On ne prononce pas le C.)n. m.

Long siège où plusieurs personnes peuvent s'asseoir ensemble. Banc de bois. Banc de pierre. Faire mettre des bancs dans un jardin. Les bancs qui garnissent la salle où se réunit une assemblée politique. Les bancs de la droite, de la gauche, du centre. Le banc des ministres.

Les bancs de l'école, Les bancs sur lesquels s'asseyent les écoliers, les étudiants dans les écoles, dans les collèges; et, par extension, L'école, le collège même. Ce jeune homme si tranchant quitte à peine les bancs de l'école.

Fig., Être sur les bancs, se mettre sur les bancs, Suivre ou commencer à suivre les cours d'une école; Être ou entrer au collège. Il est encore sur les bancs.

Le banc de la noblesse, le banc des députés des villes, etc., désignait autrefois, dans les assemblées qui se formaient des trois ordres de l'État, la Place destinée à l'ordre de la noblesse, aux députés des villes, etc.

Le banc des évêques se dit en Angleterre du Banc où siègent les évêques, dans la Chambre des lords. Il se dit aussi de ces Évêques mêmes. Tout le banc des évêques vota contre le bill proposé.

Banc d'église, Siège, ordinairement entouré de menuiserie, réservé à une famille pour l'assistance au service divin.

Banc de l'oeuvre, ou, plus ordinairement aujourd'hui, Banc d'oeuvre, Place qui était réservée, dans les églises, aux marguilliers et aux officiers de la fabrique, en face de la chaire, et qui maintenant est réservée aux personnes notables de la paroisse.

Banc des avocats, Banquettes sur lesquelles s'asseyent les avocats dans les tribunaux. Cette cause avait attiré une telle affluence que le banc des avocats fut envahi par une partie des auditeurs.

Le banc des accusés, dans une Cour d'assises, Le banc où sont placés les accusés pendant les débats.

Banc du roi, Banc de la reine, se dit, en Angleterre, d'une Cour de justice où anciennement le souverain siégeait en personne.

Banc de rameurs, Siège sur lequel s'asseyent les rameurs.

Banc de quart, Banc de bois, placé sur le gaillard d'arrière d'un vaisseau, pour l'officier de quart.

Petit banc, Petit tabouret réservé aux dames dans les théâtres.

En termes de Navigation, il signifie figurément un Amas de sable, de vase, de glace ou de certaines espèces de calcaires qui forment écueil. L'embouchure des fleuves est souvent obstruée par des bancs de vase. Les bancs de sable empêchent la navigation sur la plus grande partie du cours de la Loire. Les bancs de glace ont causé la perte de maint navire. On rencontre dans certaines mers beaucoup de bancs de corail.

En termes de Pêche, Banc de poissons, Grande quantité de poissons de la même espèce voyageant ensemble. Un banc de harengs, de sardines. On dit aussi Un banc d'huîtres.

En termes de Minéralogie, Banc de pierre, Chaque lit, chaque assise naturelle de pierre, dans une carrière. Bancs de roches, de calcaire, de marne, Couches géologiques de roches, de calcaire, de marne qui composent un terrain.

En termes d'Arts, BANC est employé pour désigner Tout assemblage de montants ou de traverses servant à tel ou tel usage. Banc de menuisier, de tourneur, de verrier, etc.

 

BANCAL, ALE

 

adj.

Qui a une jambe ou les deux jambes tortues.

Il se dit aussi des Choses. Un siège, un tabouret bancal.

Il est aussi nom. Un bancal. Une bancale.

 

BANCO

 

adj.

T. de Change

. Valeur en banque. Il s'emploie spécialement pour distinguer les valeurs en banque des valeurs courantes. Le florin banco est invariable, au lieu que le florin courant ou de change ne l'est pas.

En termes de Jeu, Faire banco, Tenir seul l'enjeu.

 

BANCROCHE

adj. et n. des deux genres

. Synonyme de BANCAL. On ne l'emploie que par dénigrement et dans le langage très familier. Cet homme est tout bancroche.

 

BANDAGE

 

n. m.

T. de Chirurgie

. Application méthodique des bandes, compresses et autres pièces destinées à maintenir un appareil sur une partie du corps. Faire un bandage.

Il se dit aussi de la Bande même dont on serre, dont on entoure quelque partie du corps. Appliquer un bandage. Délier un bandage. Bandage compressif. Bandage en T. Bandage élastique.

Il se dit particulièrement d'une Sorte de bande d'acier élastique, courbée en arc, garnie à son extrémité d'une ou deux pelotes, et qu'on attache avec une courroie autour des reins pour contenir les hernies ou descentes. Bandage herniaire. Porter un bandage.

Bandage simple, Celui dont on se sert pour la descente qui n'est que d'un côté. Bandage double, Celui qui est garni de deux pelotes pour la double hernie.

Il signifie aussi en général Action de bander ou Ce qui sert à bander. Le bandage d'un arc. Le bandage d'une arbalète.

Il est souvent employé en termes d'Arts et désigne notamment une Bande de fer ou d'autre métal qui entoure une roue et qui la serre pour la tenir en état, ou l'Ensemble constitué par la chambre à air et l'enveloppe pneumatique qui entoure une roue de bicyclette ou d'automobile.

 

BANDAGISTE

 

n. des deux genres

. Celui, celle qui fabrique ou qui vend des bandages destinés à remédier à quelque infirmité.

 

BANDE

 

n. f.

Sorte de lien plat et large pour envelopper ou serrer quelque chose. Bande de toile. La bande d'une plaie. La bande d'une saignée. Sa bande s'est défaite. Bande de papier. Bande de cuivre. Mettre une bande de fer à une roue.

Mettre sous bande un livre, un journal, etc. L'entourer d'une bande de papier ou de deux bandes qui se croisent. Envoyer des brochures, des journaux sous bande par la poste. Il se dit quelquefois d'un Morceau d'étoffe, de cuir, etc., qui a plus de longueur que de largeur, quelle qu'en soit la destination. Une bande de taffetas, de velours. Couper une étoffe par bandes. Bande de tapisserie. Bande de broderie. La toge prétexte était bordée d'une bande de pourpre.

Mettre une bande sur l'affiche du théâtre, La couvrir d'une bande de papier pour faire savoir qu'on ne joue pas.

Il se dit, en termes d'Architecture, de différents Membres plats et unis qui ont peu de hauteur et de saillie sur une grande longueur. Le fût des colonnes est quelquefois orné de bandes. On dit plus souvent PLATE-BANDE.

Il signifie, en termes de Blason, une des Pièces de l'écu, laquelle va de l'angle dextre du chef à l'angle senestre de la pointe. Il portait de gueules à la bande d'or. C'est l'opposé de BARRE.

Il se dit, en termes d'Anatomie, de Certaines parties allongées, étroites et peu épaisses. Bande médullaire. Bande ligamenteuse, charnue, etc.

Il se dit, par extension, de Certaines autres choses plus longues que larges. Une bande de terre sépare nos deux propriétés. Une bande de gazon. Des bandes lumineuses s'étendaient à l'horizon.

Il se dit aussi, en parlant d'un billard, des Côtés intérieurs qui sont rembourrés. Les quatre bandes d'un billard. Les grandes bandes et les petites bandes. Il faut toucher la bande. Cette bande fait sauter la bille. Cette bande ne rend pas, n'est pas juste.

En termes d'Astronomie, Bandes de Jupiter, Bandes obscures ou inégalement lumineuses qui traversent le disque de Jupiter et qui sont toutes parallèles entre elles et à l'équateur de cette planète.

En termes de Marine, Bande du Nord, bande du Sud, Le côté du Nord, le côté du Sud, par rapport à la ligne. Donner la bande, de la bande, se dit d'un Bâtiment qui incline, qui penche d'un côté. Donner la demi-bande à un bâtiment, le mettre à la bande, Faire qu'il incline sur le côté, de manière qu'on puisse visiter une partie de sa carène, la nettoyer, etc.

 

BANDE

 

n. f.

Troupe, compagnie. Bande joyeuse. Une bande de musiciens. Une bande de maraudeurs. Une bande de factieux. Une bande de voleurs, de brigands. Il était le chef de la bande. C'est lui qui mène la bande, Ces oiseaux vont par bandes, tous d'une bande. Une bande d'étourneaux.

Les bandes françaises, les bandes espagnoles, L'ancienne infanterie française, espagnole. Les vieilles bandes espagnoles furent vaincues à Rocroy par le grand Condé.

Il signifie aussi Parti, ligue. Il est d'une autre bande. Tous les gens de sa bande. Il est de la bande. Dans ce sens on ne l'emploie guère que par dénigrement.

Bande noire, Association de spéculateurs qui achètent les grandes propriétés pour les morceler, les vieux monuments pour les démolir et en revendre les matériaux.

Faire bande à part, Se séparer de ceux avec lesquels on était en société.

 

BANDEAU

 

n. m.

Bande qui sert à ceindre le front et la tête. Bandeau de linge. Bandeau de crêpe. Bandeau de religieuse. Bandeau de veuve.

Le bandeau royal, Le diadème dont anciennement les rois se ceignaient la tête. Ceindre le bandeau royal.

Il se dit aussi d'une Bande, ou d'un morceau d'étoffe en plusieurs doubles, qu'on met sur les yeux de quelqu'un pour l'empêcher de voir. Mettre un bandeau à quelqu'un, sur les yeux de quelqu'un. Un épais bandeau. Les peintres et les poètes représentent l'Amour avec un bandeau sur les yeux.

Il s'emploie figurément pour désigner l'Espèce d'aveuglement moral qui naît d'une passion, d'une prévention, ou d'ignorance. Avoir un bandeau sur les yeux. Arracher le bandeau, faire tomber le bandeau de dessus les yeux de quelqu'un.

En termes d'Architecture, il se dit d'une Plate-bande unie, en saillie sur le nu du mur autour d'une baie de porte ou de fenêtre, destinée à tenir lieu de chambranle.

 

BANDELETTE

 

n. f.

Petite bande avec laquelle on entoure et on lie quelque chose. Une bandelette qui serre trop. Les bandelettes d'un maillot.

Il se dit aussi de certaines Petites bandes dont les prêtres païens se ceignaient le front ou qui servaient à orner les victimes. Les bandelettes sacrées.

En termes d'Architecture, il désigne une Petite moulure plate et unie, plus étroite encore que la plate-bande.

 

BANDER

 

v. tr.

Lier et serrer avec une bande. Bander une plaie. Bander le front d'un malade. Se bander la tête.

Il signifie aussi Couvrir les yeux d'un bandeau. Bander les yeux à un parlementaire ennemi que l'on reçoit dans une place de guerre. Bander les yeux d'un soldat qu'on va fusiller. Il faut bien bander le colin-maillard, de peur qu'il ne voie. Se bander les yeux.

Il signifie encore Tendre quelque chose avec effort. Bander un câble. Bander la corde d'un arc, d'une arbalète, ou simplement Bander un arc, une arbalète. Bander un ressort.

Prov. et fig., Bander son esprit, avoir l'esprit bandé, S'appliquer, être appliqué à quelque chose avec une grande contention d'esprit.

En termes de jeu de Paume, Bander une balle, Pousser dans les filets, avec la raquette, une balle qui roule sur le pavé. On dit en ce sens Jouer à bander et Bander à l'acquit, Jouer à qui paiera les frais de la paume, en poussant la balle de cette manière.

En termes d'Architecture, il signifie Poser les pierres d'une voûte.

Il se dit, en termes de Blason, de Toute pièce couverte de bandes. Un écu bandé d'or et de sable, bandé de six, de huit pièces.

SE BANDER signifie figurément Se raidir contre quelqu'un ou quelque chose. Il vieillit.

Il est quelquefois intransitif avec le sens d'Être tendu. Cette corde bande trop.

Il signifie aussi, en termes de jeu de Billard, Toucher la bande.

 

BANDEREAU

 

n. m.

Cordon qui sert à porter une trompette en bandoulière.

 

BANDERILLE

 

n. f.

Dard orné de petites bandes multicolores et qu'on plante, dans les courses de taureaux, sur le cou de la bête.

 

BANDEROLE

 

n. f.

Petite bande d'étoffe flottante en forme de flamme. Un vaisseau avec ses banderoles. La tente du chef était ornée de banderoles. Un pain bénit orné de petites banderoles.

 

BANDIÈRE

n. f.

Vieux mot qui se disait, en certains cas, pour Bannière. Les vaisseaux avaient mis leurs bandières. Il n'est plus usité que dans la locution suivante : Le front de bandière d'un camp, La ligne des étendards et des drapeaux à la tête des corps campés.

 

BANDIT

 

n. m.

Malfaiteur vagabond et armé.

Il se dit, par extension, des Gens sans aveu.

Fam., Être fait comme un bandit, Avoir le visage extrêmement défait et les vêtements dans un grand désordre.

Fam., C'est un vrai bandit, C'est un homme qui brave ouvertement les convenances, les usages et les lois.

 

BANDITISME

 

n. m.

Existence, moeurs de bandit. Il a passé toute sa vie dans le banditisme. Cette région est ravagée par le banditisme.

 

BANDOULIÈRE

 

n. f.

Pièce de l'ancien équipement militaire, formée d'une large bande de cuir, qui passait de l'épaule gauche sous le bras droit : elle servait aux cavaliers pour y suspendre leur mousqueton à l'aide d'un crochet et aux fantassins pour y attacher leur fourniment de poudre et de balles. Porter en bandoulière.

Il se dit encore aujourd'hui d'un Large baudrier de cuir ou d'étoffe. La bandoulière d'un garde-chasse, d'un suisse d'église.

Donner la bandoulière à quelqu'un, L'établir garde-chasse dans une terre. Porter la bandoulière, Être garde-chasse. Ôter la bandoulière à un garde-chasse, Le casser, le destituer.

 

BANDURE

 

n. f.

T. de Botanique . Nom vulgaire d'une plante dont les feuilles sont terminées par une espèce de vase rempli d'une eau limpide et agréable à boire, appelée autrement NÉPENTHÈS.

 

BANLIEUE

 

n. f.

Étendue de pays qui entoure une ville et qui en est souvent une dépendance. La banlieue de Paris, de Rouen. Ce village est dans la banlieue de Paris. Les villages de la banlieue. Un train de banlieue.

 

BANNE

 

n. f.

Grosse toile servant à couvrir les marchandises qui sont dans les bateaux, sur les charrettes de rouliers, etc. Mettre, étendre une banne sur des sacs de blé, sur un bateau. On dit aussi BÂCHE.

Il se dit également d'une Grosse toile qu'on tend sur un bateau ou devant une boutique pour se garantir du soleil ou de la pluie.

Il désigne encore une Espèce de grande manne faite communément de branches d'osier.

 

BANNEAU

 

n. m.

Petite banne d'osier.

Il se dit aussi des Vaisseaux en bois en usage dans les vendanges et d'un Tombereau en usage dans les salines, etc.

 

BANNER

 

v. tr.

Couvrir avec une banne. Banner des marchandises. Banner un bateau.

 

BANNERET

 

adj. m.

Gentilhomme qui avait assez de vassaux pour en former une compagnie et pour lever bannière. Seigneur banneret. Chevalier banneret.

Il s'employait aussi comme nom. Un banneret.