Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Paralyser
v. tr.
Frapper de paralysie. Cet accident lui a paralysé le bras. Il a survécu à cette attaque, mais il est resté paralysé.
Il s'emploie aussi figurément et signifie Rendre nul, frapper d'inertie, neutraliser. La frayeur paralysait toutes ses facultés. Mes efforts ont été paralysés par sa mauvaise volonté. Une résistance inattendue paralysa l'action du gouvernement.
PARALYSIE
n. f.
T. de Médecine
. Maladie qui consiste dans une privation ou dans une diminution considérable de la sensibilité et du mouvement volontaire, ou de l'un des deux. Tomber en paralysie. Une attaque de paralysie. Paralysie générale. Paralysie infantile.
PARALYTIQUE
adj. des deux genres
. Qui est atteint de paralysie. Il est paralytique de la moitié du corps. Elle est paralytique d'un bras. Il est resté paralytique. Substantivement, Un paralytique. Une paralytique. Le paralytique de l'Évangile. Le quartier des paralytiques dans un hôpital.
PARAMÈTRE
n. m.
T. de Géométrie
. Il désigne, en général, Une ou plusieurs constantes qui fixent la position d'une figure géométrique. Il a différentes acceptions selon les courbes auxquelles on l'applique. Le paramètre d'une parabole est égal à quatre fois la distance du foyer de la parabole au sommet. Le paramètre d'une ellipse est la troisième proportionnelle au grand axe et au petit.
PARANGON
n. m.
Modèle. Parangon de vertu, de beauté, de chevalerie. Il ne s'emploie guère qu'ironiquement.
En termes d'Imprimerie, il désigne Deux caractères dont l'un est de vingt et un points et l'autre de dix-huit. Gros parangon. Petit parangon. Il est vieux.
En termes de Joaillerie, il désigne une Pierre sans défaut. Ce diamant est un parangon. Par apposition, Un diamant parangon, un rubis parangon, une perle parangon.
PARANGONNAGE
n. m.
T. d'Imprimerie
. Action de parangonner. Faire un parangonnage.
PARANGONNER
v. tr.
T. d'Imprimerie
. Aligner ensemble des caractères de différents corps.
PARANYMPHE
n. m.
T. d'Antiquité
. Il désignait le Jeune homme ou la jeune fille qui conduisait le marié ou la mariée à la maison nuptiale.
Il s'est dit, dans l'ancienne Université de Paris, de Celui qui conduisait à la chancellerie les candidats désignés pour la licence, et qui ensuite complimentait les élus. Par extension, ce mot s'est dit du Discours de félicitation prononcé en cette circonstance.
PARAPET
n. m.
Massif de terre ou de maçonnerie qui surmonte un rempart ou une tranchée et qui les protège contre le feu de l'ennemi.
Il se dit aussi d'un Mur à hauteur d'appui, élevé sur le bord d'une terrasse, sur les côtés d'un pont, le long d'un quai, etc., pour servir de garde-fou. Une balustrade qui tient lieu de parapet.
PARAPHE
n. m.
Marque faite d'un ou plusieurs traits de plume, qu'on appose ordinairement après sa signature, et qui, en certains cas, se met pour la signature même. Il a signé son nom avec un paraphe. Mettre son paraphe pour approuver une addition, une rature. On écrit aussi Parafe.