Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Papillonner
v. intr.
Voltiger d'un objet à un autre, d'une personne à une autre sans s'arrêter à aucune. On ne l'emploie qu'au figuré. Il ne fait que papillonner. Il papillonnait de l'une à l'autre.
PAPILLOTAGE
n. m.
Mouvement incertain et involontaire des yeux, qui les empêche de se fixer sur les objets.
Il se dit, figurément, de l'Effet d'une image, d'un tableau, qui éblouit et fatigue les yeux par des lumières également brillantes et des couleurs également vives. Il se dit, par extension, en parlant d'un Écrit dont le style est semé d'un trop grand nombre d'expressions brillantes.
PAPILLOTAGE, en termes d'Imprimerie, se dit en parlant de la Feuille imprimée, lorsque le caractère a marqué double ou a laissé certaines petites taches noires aux extrémités des pages et des lignes.
PAPILLOTANT, ANTE
adj.
Qui papillote. Il a des yeux papillotants. Une lumière papillotante. Fig., Style papillotant.
PAPILLOTE
n. f.
Morceau de papier dont on enveloppe les cheveux que l'on met en boucles, pour les faire tenir frisés. Mettre les cheveux dans des papillotes. Mettre des papillotes. Fer à papillotes.
Être en papillotes, avoir la tête en papillotes, Avoir les cheveux dans des papillotes.
Fam., Cela n'est bon qu'à faire des papillotes, se dit d'un Écrit sans mérite, d'un papier sans valeur, bon à mettre au rebut.
Côtelette de veau en papillote, Côtelette de veau panée, que l'on enveloppe d'une feuille de papier pour la faire cuire.
PAPILLOTE, en termes de Confiserie, désigne une Dragée de sucre ou de chocolat enveloppée dans un morceau de papier. Une livre de papillotes.
PAPILLOTER
v. intr.
Il se dit d'une Lumière qui n'est pas fixe, constante, qui tremble, de Couleurs trop vives et trop diverses qui par leur rapprochement troublent la vue.
Il se dit aussi des Yeux lorsqu'un mouvement incertain et involontaire les empêche de se fixer sur les objets. Les yeux lui papillotent continuellement.
Il se dit figurément d'une Image, d'un tableau qui fatigue, les yeux par des lumières également brillantes et des couleurs également vives.
Il se dit, par extension, du Style, lorsque les expressions brillantes y ont été répandues avec excès. Ce style papillote.
Il se dit, en termes d'Imprimerie, de la Feuille imprimée, lorsque le caractère a marqué double ou a laissé de petites taches noires aux extrémités des pages et des lignes.
PAPISME
n. m.
Terme péjoratif dont les Protestants se servent pour désigner l'Église catholique romaine.
PAPISTE
n.
etadj. des deux genres
. Terme péjoratif dont les Protestants se servent pour désigner les Catholiques romains.
PAPOTAGE
n. m.
Action de papoter. Il est familier.
PAPOTER
v. intr.
Bavarder. Il est familier.
PAPULE
n. f.
T. de Médecine
. Petit bouton rouge qui s'élève sur la peau et s'y dessèche.
Il se dit, en termes de Botanique, d'une Protubérance molle, arrondie et pleine d'un liquide aqueux, qui se trouve sur le parenchyme de certaines feuilles.
PAPYRACÉ, ÉE
adj.
T. d'Histoire naturelle
. Qui est mince et sec comme du papier. Membrane papyracée.
PAPYROLOGIE
n. f.
Étude des papyrus.
PAPYROLOGUE
n. m.
Celui qui s'occupe de papyrologie.
PAPYRUS
(On prononce l'S.)n. m.
Roseau qui croît en Égypte le long du Nil, dont la tige est triangulaire et de l'écorce duquel les anciens faisaient les feuilles dont ils se servaient pour écrire.
PAPYRUS se dit aussi des Feuilles faites avec le papyrus. La plupart des livres des anciens étaient écrits sur du papyrus.
Il se dit encore des Livres écrits sur le papyrus. Les papyrus d'Herculanum, d'Oxyrrynchos. Ce papyrus contient deux discours d'Hypéride.
PÂQUE
n. f.
Fête solennelle que les Juifs célèbrent tous les ans, le quatorzième jour de la lune après l'équinoxe du printemps, en mémoire de leur sortie d'Égypte. Notre- Seigneur célébra la pâque avec ses disciples.
En termes de l'Écriture sainte, Manger la pâque se dit en parlant de l'Agneau que la loi de Moïse prescrit d'immoler et de manger pour célébrer la pâque.
PÂQUE, et plus ordinairement PÂQUES, Fête que les chrétiens solennisent tous les ans en mémoire de la résurrection de Notre- Seigneur, et qu'on célèbre toujours le premier dimanche qui suit la pleine lune de l'équinoxe de printemps. Dans cette acception, il est masculin et singulier. Pâques ne peut pas être plus tôt que le 22 mars, ni plus tard que le 25 avril. Quand Pâques sera venu. Pâques était déjà passé. Le jour de Pâques. La veille de Pâques. La semaine de Pâques. Le temps de Pâques. Les vacances de Pâques. Je vous paierai à Pâques prochain.
La quinzaine de Pâques, Le temps qui est entre le dimanche précédent ou dimanche des Rameaux et le dimanche suivant ou dimanche de Quasimodo inclusivement. La semaine de Pâques, Le temps qui est entre la fête de Pâques et le dimanche de Quasimodo.
Pâques fleuries, Le dimanche des Rameaux. Pâques closes, Le dimanche de Quasimodo. Faire ses pâques, Faire, au moment de Pâques, la communion prescrite par l'Église. Dans ces diverses expressions, Pâques est féminin et ne se dit jamais qu'au pluriel.
OEufs de Pâques, OEufs ordinairement teints en rouge ou Bonbons en forme d'oeuf qu'il est d'usage de vendre dans le temps de Pâques; et, figurément, Les petits présents qu'on fait vers le temps de Pâques. Je lui ai donné ses oeufs de Pâques.
PAQUEBOT
n. m.
Navire affecté principalement au transport des passagers et du courrier. Paquebot à vapeur. Les paquebots transatlantiques.
PÂQUERETTE
n. f.
Sorte de marguerite blanche qui pousse dans les prés vers le temps de Pâques.
PAQUET
n. m.
Assemblage de plusieurs choses attachées ou enveloppées ensemble. Faire un paquet. Mettre en paquet. Mettre par paquets. Tenir un paquet à la main. Ce paquet pèse tant. Paquet de serviettes, de linge. Paquet de livres. Un paquet de lettres.
Fam., Faire son paquet, S'en aller de la maison où l'on demeurait.
Fig. et fam., Faire son paquet, ses paquets pour l'autre monde, Mourir.
Fig. et fam., Donner à quelqu'un son paquet, Lui faire une réponse vive et décisive qui le réduit au silence. On dit dans le même sens Avoir son paquet. Il a reçu son paquet.
Fig. et fam., Risquer le paquet, S'engager dans une affaire douteuse.
Fig., Paquet de mer, Masse d'eau soulevée par une lame et qui retombe sur le pont d'une embarcation.
PAQUET se dit, figurément et familièrement, d'une Personne qui a pris beaucoup d'embonpoint et qui se remue difficilement. Cette femme est devenue un paquet; elle est devenue bien paquet.
PAQUET, en termes d'Imprimerie, se dit d'une Certaine quantité de lignes de composition, à peu près de l'étendue d'une page ordinaire, mais sans folio ni titre courant, et liée avec une ficelle. Un paquet de composition. Composer en paquet. Ce compositeur lait tant de paquets par jour.
PAQUETAGE
n. m.
T. militaire
. Effets pliés et assemblés de manière réglementaire.
PÂQUIS
n. m.
Lieu où le gibier vient paître; et, par extension, Toute sorte de pâturages. Les pâquis humides.
PAR
Préposition qui sert à marquer le mouvement et le passage. Il a passé par Bordeaux. Il court par monts et par vaux. Voyager par eau, par mer, par terre. Aller par le monde. Il est toujours par les chemins, par voies et par chemins. Jeter quelque chose par la fenêtre. Par où a-t-il passé? Entrer par la brèche. Venez par ici, passez par là.
Par extension, Passer par tous les grades. Passer par de rudes épreuves. Cette idée lui a passé par l'esprit.
Il s'emploie aussi au sens de En, dans, avec l'idée de mouvement dans l'espace indiqué. Il se promène par la ville. La lumière se répand par le monde. Le bruit s'en est répandu par tout le voisinage.
Il signifie encore À travers. Il lui cingla un coup de jouet par le visage.
De par le monde, Quelque part dans le monde. Il a de par le monde un cousin qui a fait une grande fortune.
PAR, en termes de Géographie et de Marine, signifie À la hauteur de. Nous étions par trente degrés de latitude.
Il s'emploie aussi, en termes de Marine, pour indiquer la Position d'un bâtiment, d'un objet, par rapport à un autre bâtiment ou à un autre objet. Ce navire a mouillé par dix brasses d'eau. Par l'avant. Par le travers. Une embarcation par tribord.
Il sert aussi à désigner la Partie qu'on saisit. Prenez-le par le bras. Prenez le couteau par le manche. Il le tira par les pieds. Je ne sais par où commencer.
Il sert encore à désigner : soit l'agent, et régit en cet emploi le complément des verbes passifs : Il a été instruit par un tel. La prise de Rome par les Gaulois. " La Henriade " par Voltaire; soit la cause, le motif : Il l'a épousée par amour. Il a fait cela par crainte, par haine, par bonté. Par cette raison; soit le moyen : Il a obtenu cela par force, par adresse, par faveur, par l'intercession d'un tel, par hasard, par aventure. Il ne va que par sauts et par bonds; soit l'instrument, la manière : Ce paquet est venu par la poste, par un messager. Il est arrivé par le bateau. Il descendait de tel roi par les femmes. Il en a menti par la gorge. Commencer par un bout, finir par l'autre. Par acquit de conscience. Par extension. Par analogie.
Il indique également l'ordre et la distribution. Ranger par tas. Poème divisé par chants. Distribuer par cantons. Toucher une rente par trimestre. Payer tant par tête, tant par jour. Cela s'est passé par trois fois. Conter par le menu. S'en aller par pièces. Couper par morceaux.
Avec les verbes qui signifient Commencer, Continuer, Finir, il s'emploie pour tenir lieu de En avec le participe présent. Il a commencé par être esclave, il a fini par être roi. J'ai fini par lui pardonner.
Il s'emploie aussi pour affirmer, jurer, conjurer. Il m'en a assuré par tout ce qu'il y a de plus saint. Il en jure par sa foi. Il vous conjure par notre ancienne amitié.
Par le roi, par l'empereur, par le président de la République, Formule du contreseing des lois, ordonnances et décrets.
PAR est aussi préposition de temps et signifie Durant. Labourer la vigne par le beau temps. Où allez-vous par cette pluie? Voyager par tous les temps, par un beau soleil. Par ces temps troublés, par ces jours heureux.
PAR se joint à plusieurs prépositions et adverbes de lieu, sans en modifier le sens. Par- delà les mers. Par-deçà le grand chemin. Passer par-dehors les murailles. Cette maison est belle par-dedans et par-dehors. Un contrat passé par- devant notaire. Un habit trop large par en haut, trop étroit par en bas. On le prit par-dessous les bras. Sauter par-dessus le mur. Je lui ai donné cent francs par-dessus ce que je lui devais. Je lui ai donné tout cela et quelque chose encore par-dessus. Il a le bon droit par-devers lui. Voyez DEÇÀ, DELÀ, DEDANS, etc.
Fig., Par-dessus les maisons. Par-dessus les moulins. Par-dessus l'épaule. Voyez MAISON, MOULIN, ÉPAULE.
PAR ICI,loc. adv.
Par cet endroit-ci, vers cet endroit. Venez par ici. Cette locution s'emploie en parlant du Lieu où l'on est.
PAR LÀ,loc. adv.
Par ce lieu-là, par ce point-là. Prenez par là. Cette locution s'emploie en parlant d'un Lieu où l'on n'est pas.
PAR LÀ s'emploie figurément et signifie Par ce parti, par ce moyen, par ces paroles. Il a été forcé d'en passer par là. Par là vous réussirez. Qu'entendez-vous par là? Il désignait par là son ami.
PAR-CI, PAR-LÀ,loc. adv.
En divers endroits, de côté et d'autre. Nous avons couru par-ci, par- là. On trouve dans ce livre des fautes d'impression par-ci, par-là. Il n'a que ce qu'il peut gagner par-ci, par-là.
PAR TROP,loc. adv.
Beaucoup trop. Il est par trop pressant.
PAR CONSÉQUENT,loc. adv.
En conséquence, donc. L'équité l'exige, par conséquent vous le ferez.
PARABASE
n. f.
T. de Littérature grecque
. Partie de la comédie ancienne où le poète s'adressait en son propre nom aux spectateurs. Les parabases des comédies d'Aristophane.
PARABOLE
n. f.
Allégorie qui renferme une idée morale. Il n'est guère usité qu'en parlant des Allégories employées dans l'Écriture sainte. Les paraboles de l'Évangile. Notre- Seigneur s'est servi de paraboles. La parabole de l'Enfant prodigue. Parler par paraboles. Les Proverbes de Salomon sont aussi appelés Les Paraboles de Salomon.
PARABOLE
n. f.
T. de Géométrie
. Ligne courbe qui résulte de la section d'un cône quand il est coupé par un plan parallèle à un de ses plans tangents. Décrire une parabole. Les propriétés de la parabole. La ligne courbe décrite dans le vide par un point est une parabole.
PARABOLIQUE
adj. des deux genres
. T. de Géométrie
. Qui a la forme d'une parabole. Un miroir parabolique. Par analogie, Un radiateur parabolique.
PARABOLIQUEMENT
adv.
En décrivant une parabole. Un corps qui se meut paraboliquement.
PARABOLOÏDE
n. m.
Surface engendrée par la révolution d'une parabole.
PARACHÈVEMENT
n. m.
Action de parachever.
PARACHEVER
v. tr.
Achever avec un soin particulier, donner la dernière main, parfaire. Il a repris son ouvrage pour le parachever.
PARACHUTE
n. m.
Appareil destiné à ralentir la chute des corps, en offrant, par son déploiement, une résistance à l'air : il se dit particulièrement du Dispositif de ce genre qu'emploient les aéronautes et les aviateurs pour descendre en abandonnant leur ballon ou leur avion. Cet aviateur a fait plusieurs descentes en parachute.
PARACLET
n. m.
Nom qui signifie Consolateur et qui est affecté particulièrement au Saint-Esprit.
PARADE
n. f.
Montre, étalage de quelque chose. Cela n'est mis là que pour la parade.
Il se dit, particulièrement, de Tout ce qui est moins pour l'usage ordinaire que pour l'ornement. Une chambre, un meuble de parade. Un habit de parade.
Lit de parade se dit particulièrement d'un Grand lit sur lequel on expose après leur mort les personnages de grande distinction.
Fig., Faire parade d'une chose, En faire ostentation, en tirer vanité. Il fait parade de son esprit, de son savoir. Faire parade de beaux sentiments.
PARADE s'est dit, en termes militaires, de la Revue des troupes allant monter la garde.
Pas de parade, Sorte de marche cadencée en usage dans certaines cérémonies militaires.
PARADE se dit aussi des Scènes burlesques que les bateleurs donnent au peuple à la porte de leur théâtre pour engager à y entrer. La parade avait attiré un public nombreux.
Il se dit, par extension, d'une Imitation ridicule, d'un vain semblant, d'un étalage plein de fausseté. Cette cérémonie ne fut qu'une parade.
PARADE se dit encore du Lieu où ceux qui vendent des chevaux viennent habituellement les montrer aux acheteurs. Voyez MONTRE.
PARADE
n. f.
T. d'Escrime
. Action par laquelle on pare un coup. Parade sûre, prompte, ferme. Se mettre à la parade. Manquer à la parade.
Il n'est pas heureux à la parade se dit figurément de Celui qui ne sait pas riposter à une plaisanterie, à une raillerie, à un reproche.
PARADE, en termes de Manège, désigne l'Arrêt d'un cheval qu'on manie. Ce cheval est sûr à la parade.
PARADER
v. intr.
T. de Manège
. Faire manoeuvrer un cheval sur la parade ou la montre. Faire parader un cheval.
En termes militaires, il signifie Défiler dans une revue.
Il signifie figurément S'exhiber pour se faire admirer.
PARADIGME
n. m.
T. de Grammaire
. Modèle de déclinaison, de conjugaison.
PARADIS
n. m.
Jardin de délices. Il n'est d'usage en ce sens que dans cette expression : Le paradis terrestre, Le jardin où Dieu mit Adam aussitôt qu'il l'eut créé. Dieu chassa Adam et Ève du paradis terrestre, ou simplement du paradis.
Il se dit, figurément et familièrement, d'un Lieu, d'un séjour délicieux, charmant, orné par la nature ou par l'art. Cette campagne, cette vallée, ce jardin est un paradis terrestre, est un vrai paradis, un petit paradis, un paradis.
Oiseau de paradis. Voyez OISEAU.
PARADIS désigne aussi le Séjour des bienheureux, le lieu de délices où les âmes des justes voient Dieu et jouissent d'un bonheur éternel. Les joies du paradis. Mériter le paradis par ses bonnes oeuvres.
Fig. et fam., Être en paradis, croire être en paradis, dans le paradis, Être dans une extrême joie ou Se trouver délivré de quelque grande douleur, de quelque grande peine d'esprit.
Fig. et fam., Se recommander à tous les saints du paradis, Implorer l'assistance, la protection de tout le monde.
Fig., Faire son paradis en ce monde, Se livrer à toute sorte de plaisirs.
Fam., et par manière de menace, Vous ne l'emporterez pas en paradis, Je me vengerai de vous tôt ou tard.
Le paradis de Mahomet, Lieu où Mahomet a fait espérer aux sectateurs de sa loi qu'après leur mort ils jouiront de tous les plaisirs des sens.
PARADIS se dit figurément de l'État le plus heureux dont on puisse jouir et du Lieu où l'on en jouit. Un bon ménage est le paradis sur la terre. Cette plage est le paradis des enfants.
PARADIS, dans les Théâtres, se dit, par extension, de l'Étage le plus élevé d'une salle de spectacle.
PARADISIAQUE
adj. des deux genres
. Qui a rapport au paradis. Les joies paradisiaques.
PARADOXAL, ALE
adj.
Qui tient du paradoxe. Opinion paradoxale.
Il signifie aussi Qui aime le paradoxe. Esprit paradoxal.
PARADOXE
n. m.
Proposition contraire à l'opinion commune ou à la vraisemblance. Avancer, soutenir un paradoxe.
PARAFE
n. m.
Voyez PARAPHE.
PARAFER
v. tr.
Voyez PARAPHER.
PARAFFINE
n. f.
T. de Chimie
. Substance solide, blanche, tirée des schistes bitumineux et qui sert à la fabrication des bougies et aussi à divers usages industriels.
Huile de paraffine, Sorte d'huile tirée de cette substance et raffinée, qui a des propriétés laxatives. Elle sert aussi à lubrifier les rouages de certaines machines délicates, telles que les machines à coudre.
PARAFOUDRE
n. m.
Appareil servant à protéger les installations électriques contre les effets de la foudre.
PARAGE
n. m.
Extraction, qualité. Il est vieux et n'est plus guère usité que dans l'expression De haut parage, De grande naissance, de haut rang. Gens, dame, demoiselle, personne de haut parage.
PARAGE
n. m.
T. de Marine
. Espace de mer, partie de côtes. Nous nous trouvâmes dans des parages dangereux. La navigation est difficile dans ces parages.
Il se dit, par extension et familièrement, de l'Endroit où l'on est, d'une région dont on parle. Que venez-vous faire dans nos parages, dans ces parages?
PARAGOGE
n. f.
T. de Grammaire
. Addition d'une lettre ou d'une syllabe à la fin d'un mot. En latin, Egomet, pour Ego, est une paragoge.
PARAGOGIQUE
adj. des deux genres
. T. de Grammaire
. Il se dit de la Lettre ou de la syllabe ajoutée à la fin d'un mot. Lettre paragogique.
PARAGRAPHE
n. m.
Section d'un développement, d'un chapitre, etc. Paragraphe premier. Paragraphe second. Telle loi est au paragraphe cinq.
Il se dit, en termes d'Imprimerie, d'un Signe figuré de cette manière º, dont on se sert comme abréviation pour désigner un paragraphe.