Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Latter
v. tr.
Garnir de lattes. Le comble de cette maison est posé, il ne reste plus qu'à le latter. Il faut latter et contre-latter cette cloison.
LATTIS
n. m.
Ouvrage fait en lattes. Faire un lattis. Enduire un lattis avec du plâtre. Couvrir un lattis avec des tuiles.
LAUDANUM
(UM se prononce OME.)n. m.
T. de Pharmacie
. Préparation faite d'alcool et d'extrait d'opium. Le laudanum de Sydenham. Administrer six gouttes de laudanum.
LAUDATIF, IVE
adj.
Qui loue, en parlant des Écrits et des discours. Genre laudatif. Phrase laudative.
LAUDES
n. f. pl.
Mot emprunté du latin. T. de Liturgie
. Seconde partie de l'office divin, celle qui se dit immédiatement après matines. On est à laudes. Chanter laudes ou chanter les laudes.
LAURÉ, ÉE
adj.
T. de Beaux-Arts et spécialement de Numismatique
. Qui est entouré, orné d'un laurier. Tête laurée.
LAURÉAT
adj. m.
Il se dit des Poètes qui ont reçu solennellement une couronne de laurier. Pétrarque est un poète lauréat.
Il s'emploie, par extension, comme nom des deux genres, pour désigner Celui ou celle qui a remporté le prix dans un concours scolaire. Lauréat du concours général.
Il se dit spécialement, par extension, de Ceux à qui on a attribué un prix dans un concours académique. Un jeune lauréat.
LAURÉOLE
n. f.
Genre de plantes à suc corrosif, dit Daphné, dont la feuille ressemble, par sa forme, à celle du laurier, telles que le bois gentil.
LAURIER
n. m.
Arbre toujours vert, qui porte une petite graine noire et amère. Pour distinguer le véritable laurier de quelques arbustes qui portent le même nom, on l'appelle Laurier franc ou Laurier commun. Chez les anciens, le laurier était consacré à Apollon. On donnait des couronnes de laurier aux vainqueurs, aux poètes.
Fig., Cueillir des lauriers, moissonner des lauriers, Remporter des victoires. S'endormir sur ses lauriers, Ne point poursuivre une carrière glorieusement commencée. Se reposer sur ses lauriers, Jouir d'un repos mérité par des succès éclatants.
Laurier-rose, ou Oléandre, Laurier qui porte des fleurs de couleur rose ou quelquefois de couleur blanche.
Laurier-tin, Nom vulgaire d'un arbuste du genre des Viornes, appelé aussi Viorne-tin.
Laurier-cerise, Arbuste toujours vert, de la famille des Rosacées, qui porte un petit fruit rouge.
Laurier-sauce se dit du Laurier employé dans la cuisine.
LAVABLE
adj. des deux genres
. Qui peut être lavé. Étoffe lavable.
LAVABO
n. m.
Mot emprunté du latin : Je laverai. T. de Liturgie
. La prière que le prêtre dit en lavant ses doigts durant la messe, avant la Consécration.
Il se dit plus ordinairement d'un Dispositif mobile garni d'une Cuvette et d'un pot à eau ou d'une Cuvette fixe, surmontée ou non de robinets.
Par extension, il se dit de la Pièce où est fixée cette sorte de cuvette, ou même aussi des cabinets d'aisances installés dans cette pièce ou à proximité.
LAVAGE
n. m.
Action de laver. Le lavage des vitres. Le lavage d'une salle. Le lavage d'une forme d'imprimerie.
Le lavage d'un livre, d'une estampe, Action de laver, de nettoyer un livre, une estampe.
LAVAGE se dit aussi, en termes de Médecine, du Nettoyage d'un organe au moyen d'irrigations. Lavage de l'estomac, de l'intestin, de la vessie.
En termes de Métallurgie, il se dit de l'Opération qui consiste à laver le minerai pour séparer de la partie terreuse et pierreuse la partie propre à être fondue. Le lavage des métaux. Or de lavage.
LAVALLIÈRE
adj. des deux genres
. Qui est d'une couleur brun clair, tirant sur la feuille morte. Il se dit surtout en termes de Reliure. Maroquin lavallière.
Par extension, Cravate lavallière ou elliptiquement, au féminin, Une lavallière, Cravate souple et un peu large que l'on noue soi-même.
LAVANDE
n. f.
Plante aromatique de la famille des Labiées portant de petites fleurs bleues qui viennent par épi. Parfumer du linge avec de la lavande. Eau de lavande. Eau-de-vie de lavande.
LAVANDIÈRE
n. f.
Femme qui lave le linge. Il est poétique.
LAVARET
n. m.
Poisson, de la famille des Truites, qui se trouve dans les lacs.
LAVASSE
n. f.
Soupe, sauce ou boisson où l'eau est en excès. Cette soupe ne vaut rien du tout, ce n'est qu'une lavasse, que de la lavasse. Il est familier.
LAVE
n. f.
Matière en fusion qui s'écoule en torrents des volcans pendant leur éruption. La lave, les laves du Vésuve, de l'Etna. Des flots, des torrents, des coulées de lave. Villes ensevelies sous la lave. Les villes voisines des volcans sont souvent pavées de lave. Constructions de lave.
LAVEMENT
n. m.
Action de laver, dans le langage de l'Église. Le lavement des pieds. Le lavement des mains.
Il signifie aussi Remède liquide qu'on introduit par l'anus dans les intestins. Prendre un lavement. On dit plutôt aujourd'hui Lavage d'intestin, ou simplement Lavage.
LAVER
v. tr.
Nettoyer avec de l'eau, ou avec quelque autre liquide. Laver du linge. Laver la lessive. Laver la vaisselle. Se laver le visage, les mains, les pieds, la bouche. Par analogie, La pluie a bien lavé les rues.
Pierre à laver. Voyez ÉVIER.
Par analogie, Ce fleuve lave les murs de la ville, Il passe auprès des murs, au pied des murs de la ville, il les baigne.
Fig. et fam., Laver la tête à quelqu'un, Lui faire une sévère réprimande.
Prov. et fig., À laver la tête d'un âne on perd sa lessive. Voyez ÂNE.
Par analogie, Laver une tache, L'enlever au moyen d'un lavage ou en la frottant au moyen d'un produit chimique ou autre. On dit dans le même sens Laver un livre, les feuillets d'un livre, Les tremper dans une eau chargée d'acide chlorhydrique pour en ôter les taches. Laver une tache, laver quelqu'un d'une tache, se dit figurément en parlant de Choses qui flétrissent l'honneur, qui ternissent la réputation. Rien ne peut laver cette tache. C'est une tache dont rien ne peut le laver, dont il ne se lavera jamais.
Fig. et fam., Je m'en lave les mains, se dit pour faire entendre qu'on ne veut point prendre ou qu'on n'a point pris de part à une affaire, et qu'on ne doit pas être responsable des suites.
Fig., Laver ses péchés avec ses larmes, Pleurer ses péchés. Se laver d'un crime, S'en purger, s'en justifier.
Fig., Laver une injure, un outrage dans le sang de quelqu'un, Se venger de quelque insulte flétrissante en tuant ou blessant celui de qui on l'a reçue.
En termes d'Arts, Laver du papier, Le tremper dans une eau chargée d'alun pour lui donner plus de consistance et l'empêcher de boire.
En termes de Beaux-Arts, Laver un dessin, Ombrer, colorier un dessin en étendant sur les différentes parties une ou plusieurs teintes d'encre de Chine, de bistre ou d'autre couleur délayée dans de l'eau de gomme. Laver un dessin sur un trait au crayon, à l'encre, à la plume. Laver, dans un plan, les masses de construction en rouge et les masses de verdure en vert. Adjectivement, Couleur lavée, Couleur faible et déchargée.
Par analogie, Cheval de poil bai lavé, Cheval de poil bai clair.
LAVERIE
n. f.
Endroit où on lave le minerai.
Il se dit aussi de l'Endroit où on lave la vaisselle.
LAVETTE
n. f.
Petit morceau de linge ou, plus souvent, Sorte de pinceau garni de gros fil dont on se sert pour laver la vaisselle.
LAVEUR, EUSE
n.
Celui, celle qui lave. Laveur de vaisselle.
LAVEUSE se dit aussi d'une Machine à laver. Laveuse électrique.
LAVIS
n. m.
T. de Dessin
. Manière de colorier un dessin avec de l'encre de Chine, du bistre, de la sépia ou quelque autre substance colorante. Dessin fait au lavis, ou Dessin au lavis. Par extension, Un lavis, Un dessin, généralement de construction géométrique ou d'architecture, fait de cette manière.
LAVOIR
n. m.
Endroit situé au bord de l'eau où l'on lave le linge.
Il se dit, par extension, d'un Emplacement dans une ville où l'on peut laver le linge moyennant une rétribution. Aller au lavoir. Lavoir public.
Il se dit, dans les Communautés et dans les Sacristies, du Lieu où on se lave les mains.
Il se dit, dans les Manufactures, de Certains appareils destinés à laver les substances qu'on y emploie; et, dans les Mines, de la Machine dont on se sert pour laver le minerai.
LAVURE
n. f.
T. d'Arts
. Opération par laquelle on retire l'or ou l'argent des cendres, des terres auxquelles il est mêlé, ou des creusets dans lesquels on l'a fondu.
Il se dit aussi, au pluriel, des Parcelles d'or ou d'argent qui proviennent de cette opération et de celles qu'on tire des balayures.
LAXATIF, IVE
adj.
T. de Médecine
. Qui a la propriété de lâcher le ventre. Remède laxatif. Tisane laxative. Substantivement, Un bon laxatif. Des laxatifs.
LAYER
(Il se conjugue comme BALAYER.) v. tr.
T. d'Eaux et Forêts
. Traverser un bois, une forêt par une laie, un layon. Layer un bois, une forêt.
Il signifie, par analogie, Séparer par une voie étroite une partie de bois destinée à être vendue.
Il signifie encore, par extension, Marquer les bois qui doivent être épargnés dans une coupe.
LAYETIER
n. m.
Celui qui fait des caisses, des malles. Layetier emballeur.
LAYETTE
n. f.
Le linge, les langes, le maillot et tout ce qui sert à vêtir un enfant nouveau-né. Préparer, donner une layette, une belle layette.
Il se disait autrefois d'un Tiroir d'armoire où l'on serrait des papiers. Il se dit encore aujourd'hui d'une Petite caisse de bois. En ce sens, il est peu usité.
LAYEUR
n. m.
T. d'Eaux et Forêts
. Celui qui trace des laies dans une forêt, ou qui marque le bois qu'on veut layer.
LAYON
n. m.
T. d'Eaux et Forêts
. Petite laie.
Il se dit aussi de la Planche ou des planches placées à l'arrière d'une voiture de déménagement pour l'agrandir.
LAZARET
n. m.
Bâtiment spécialement réservé, dans certains ports, à l'isolement momentané des personnes, des bagages et des marchandises qui viennent des pays infectés ou soupçonnés d'être infectés d'une maladie contagieuse. Le lazaret de Marseille.