Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Patentable
adj. des deux genres
. Qui est sujet à patente.
PATENTÉ, ÉE
adj.
Qui paie patente. Commerçant patenté. Profession patentée. Substantivement, Un patenté.
Il signifie figurément Qui est attitré. C'est le défenseur patenté de telle institution.
PATENTE
n. f.
Il se disait anciennement des Lettres, des commissions, des diplômes accordés, ou par le roi, ou par des corps, des universités, etc.
Il se dit maintenant d'une Contribution annuelle et proportionnelle, imposée à ceux qui font un commerce, ou qui exercent soit une industrie sujette à ce droit, soit certaines professions libérales. Payer la patente. Payer patente. Patente d'avocat, de médecin.
Il se dit, par extension, de la Quittance de cette contribution. Exhiber sa patente.
Il se dit aussi des Passeports et certificats de santé qui se délivrent dans les ports de mer aux vaisseaux qui partent. Patente nette, Celle qui atteste que l'état sanitaire était bon, à bord du navire, au moment où il est parti. Patente brute, Celle qui n'atteste rien. Patente suspecte, Celle qui n'affirme pas un bon état sanitaire.
PATER
(On prononce l'R.)n. m.
Mot qui commence l'oraison dominicale en latin et dont on se sert pour nommer cette prière. Cet enfant ne sait pas encore son Pater.
Dire cinq Pater et cinq Avé, Réciter cinq fois de suite l'oraison dominicale et la salutation angélique.
Fam., Savoir une chose comme son Pater, La savoir très bien par coeur.
PATER se dit aussi des Gros grains d'un chapelet sur lesquels ont dit le Pater. Les Pater de ce chapelet sont d'émeraude.
PATÈRE
n. f.
T. d'Antiquité
. Sorte de coupe de bronze ou d'argile, munie quelquefois d'un manche, dont les anciens faisaient usage dans les sacrifices. Il remplit de vin une patère.
Il se dit aussi d'une Sorte d'ornement de cuivre doré, à peu près de la forme d'une patère antique, qui sert à tenir écartés et drapés les rideaux d'une fenêtre.
Il se dit encore d'une Sorte d'ornement de bois, de cuivre doré ou bronzé ou d'autre matière, dont on se sert pour suspendre divers objets. Il accrocha son chapeau à une patère.
Il se dit également, en Architecture, d'un Ornement de forme circulaire imitant une patère antique. La patère se place dans les métopes de la frise dorique.
PATERNE
adj. des deux genres
. Qui affecte les manières bienveillantes et le ton protecteur d'un père. Il me parla d'un ton paterne.
PATERNEL, ELLE
adj.
Qui a rapport au père, qui appartient au père. Cet enfant a quitté la maison paternelle. Recevoir la bénédiction paternelle.
Il signifie aussi Qui vient du père, qui est du côté du père. Succession paternelle. Biens paternels. Grands-parents paternels, du côté paternel. Ligne paternelle.
Il signifie aussi Qui est tel qu'il convient à un père, tel qu'il appartient à l'état, à la qualité de père. Amour paternel. Tendresse, affection paternelle. Soins, sentiments paternels. Avis paternels. Le pouvoir paternel. L'autorité, la puissance paternelle.
Par extension, Il a fait à son élève une remontrance paternelle, toute paternelle.
PATERNELLEMENT
adv.
En père, comme un père doit faire. Il l'a traité paternellement.
PATERNITÉ
n. f.
L'état, la qualité de père. La paternité et la filiation sont deux termes relatifs. Paternité légale, présumée, supposée. Par analogie, Paternité spirituelle.
Il se dit, par extension, de la Qualité d'auteur. Il revendique la paternité de ce livre, de cet écrit.
PÂTEUX, EUSE
adj.
Il se dit du Pain qui n'est pas assez levé ou pas assez cuit. Ce pain est pâteux.
Il se dit aussi des Choses qui font dans la bouche le même effet que ferait de la pâte. Ce fruit a la chair pâteuse. Un bonbon pâteux.
Cette liqueur est pâteuse, ce vin est pâteux, Il y a dans cette liqueur, dans ce vin des matières en suspens, qui empêchent son entière liquidité. On dit dans le même sens Encre pâteuse.
Fig., Avoir la bouche, la langue pâteuse, Avoir la bouche, la langue comme empâtée d'une salive épaisse.
Fig., Un style pâteux, Un style mou, lourd, filandreux. Une parole pâteuse, Une parole embarrassée.
En termes de Peinture, Touche pâteuse. Chairs pâteuses.
PATHÉTIQUE
adj. des deux genres
. Qui émeut. Une improvisation pathétique. Un orateur pathétique. Le dernier acte de cette tragédie est fort pathétique. Il a traité ce sujet d'une manière pathétique. Voix pathétique. Accent pathétique. Chant pathétique. Sonate pathétique. Substantivement, au masculin, Il y a dans cette scène beaucoup de pathétique. Il ne faut pas confondre la déclamation avec le pathétique. Faux pathétique. Pathétique outré.
En termes d'Anatomie, Muscle pathétique, Muscle grand oblique de l'oeil, qui contribue pour une grande part à l'expression du visage. Nerf pathétique, Nerf du muscle grand oblique.
PATHÉTIQUEMENT
adv.
D'une manière pathétique. Cette scène est écrite fort pathétiquement. Cet acteur a rendu son rôle très pathétiquement.
PATHOGÈNE
adj. des deux genres
. T. de Médecine
. Qui produit certaines maladies. Microbe pathogène.
PATHOGÉNIE
n. f.
T. de Médecine
. Examen du mécanisme par lequel les causes morbides déterminent les maladies.
PATHOLOGIE
n. f.
T. didactique
. Partie de la médecine qui traite de la nature, des causes et des symptômes des maladies. Pathologie interne. Pathologie externe. Pathologie générale.
PATHOLOGIQUE
adj. des deux genres
. T. de Médecine
. Qui appartient à la pathologie. Questions pathologiques. Signes pathologiques.
PATHOLOGISTE
n. des deux genres
. Celui, celle qui s'occupe de pathologie.
PATHOS
(On prononce l'S.)n. m.
Mot emprunté du grec, qui signifie Passion, mais que l'on n'emploie plus qu'en mauvaise part pour signifier une Chaleur, une emphase affectée, confuse et vaine dans un discours, dans un ouvrage littéraire. Voilà bien du pathos. Tout cela n'est que du pathos.
Les rhéteurs antiques donnaient ce nom aux Mouvements, aux figures propres à toucher fortement l'âme des auditeurs; ils opposaient le Pathos à l'Ithos.
PATIBULAIRE
adj. des deux genres
. Qui concerne le gibet, qui est destiné à servir de gibet. Des fourches patibulaires.
Fam., Avoir la mine, la figure, la physionomie patibulaire, Avoir la mine, la figure, la physionomie d'un coquin, d'un homme qui mérite la potence.
PATIEMMENT
(Dans ce mot et dans les quatre suivants, TI se prononce CI.)adv. Avec patience. Souffrir patiemment. Il a attendu patiemment.
PATIENCE
n. f.
Vertu qui fait supporter les adversités, les douleurs, les injures, les incommodités, etc. Il faut avoir une merveilleuse patience, un grand fonds de patience pour se résigner à de pareilles souffrances. C'est avoir une patience d'ange, la patience d'un saint que de supporter de telles injures. On a mis sa patience à une rude épreuve. Je prie Dieu qu'il vous donne la patience nécessaire. Il faut s'armer de patience. Il faut faire provision de patience. On a bien exercé votre patience. On a poussé sa patience à bout. On a épuisé ma patience. La patience m'échappe. Je ne veux pas abuser plus longtemps de votre patience. Ce serait lasser votre patience. Il nous a reçus avec bonté et nous a écoutés avec patience. C'est un grand exemple de patience. Il faut avoir patience jusqu'au bout.
Prendre son mal en patience, Le supporter, le souffrir avec patience, avec résignation. Il ne m'eût servi à rien de me désespérer, j'ai pris mon mal en patience. Le chrétien prend ses afflictions en patience et les offre à Dieu.
PATIENCE se dit aussi de la Tranquillité, du calme, du sang-froid avec lequel on attend ce qui tarde à venir ou à se faire. Il viendra dans un moment, prenez patience. Ayez patience.
Il s'emploie absolument, par ellipse. Patience! vous êtes bien pressé, Prenez patience.
Fam., Patience, patience, s'il vous plaît. Patience, un moment de patience, Ne m'interrompez point, laissez-moi dire. On dit aussi par menace : Patience, j'aurai mon tour.
PATIENCE signifie quelquefois Constance, persévérance à faire une chose, à poursuivre un dessein, malgré la lenteur des progrès, les obstacles, les peines, les dégoûts. La patience vient à bout de difficultés qu'on croyait d'abord insurmontables.
Prov., Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
Ouvrage de patience, Ouvrage qui demande principalement du temps et de la constance. Jeu de patience, Amusement qui consiste à rassembler dans leur ordre véritable les pièces, bizarrement découpées et mêlées, d'une tablette de bois sur laquelle on a collé un dessin, une image coloriée, une carte de géographie, etc.
PATIENCE se dit de Combinaisons qu'une personne seule peut faire avec un jeu de cartes. Faire une patience, des patiences.
PATIENCE désigne aussi, en langage militaire, une Planchette à rainure dont on se sert pour astiquer les boutons de métal.
PATIENCE
n. f.
Genre de plantes dont l'espèce commune, appelée aussi Parelle, croît dans les terres incultes et a des feuilles semblables à celles de l'oseille, mais plus longues. Racine de patience.
PATIENT, ENTE
adj.
Qui souffre avec modération et sans murmurer les adversités, les injures, les mauvais traitements, etc. C'est l'homme du monde le plus patient. Il faut être bien patient pour souffrir tout cela sans rien dire.
Il signifie aussi Qui supporte, qui tolère avec bonté, avec douceur les défauts, les importunités d'autrui. Ce père a été patient à l'égard de son fils. Dieu est patient et miséricordieux, Il supporte nos fautes, pour nous donner le temps de nous corriger.
Il signifie encore Qui attend et qui persévère avec tranquillité. Quand on a quelque affaire à conduire, il faut être patient.
Dans le style didactique, il signifie Qui reçoit l'impression d'un agent physique. Tous les êtres à l'égard les uns des autres sont agents ou patients.
PATIENT est aussi un nom et désigne, dans le langage didactique, Celui sur qui on agit, par opposition à Agent, Celui qui agit.
Fam., Il n'a été que le patient, se dit de Celui qui, dans une querelle avec un autre homme, a souffert les injures sans rien dire pour les repousser.
PATIENT se dit aussi substantivement d'un Individu condamné à la peine capitale et qui va être exécuté. Les prêtres qui accompagnent les patients au supplice. Le patient était dans la charrette. Il vieillit.
Il se dit encore de Celui qui est entre les mains des chirurgiens ou des médecins.
PATIENTER
v. intr.
Prendre patience, attendre avec patience. Patientez un peu, vous serez satisfait. Il faut patienter.
PATIN
n. m.
Sorte de semelle fort épaisse que l'on porte pour faire certains travaux de ménage ou pour se préserver de l'humidité.
Il se dit surtout aujourd'hui d'une Sorte de semelle de métal garnie d'une lame d'acier, qui s'adapte à la chaussure, pour glisser sur la glace. Par extension, Un traîneau monté sur patins. Glisser sur des patins.
Patins à roulettes, Patins où la lame d'acier est remplacée par des roulettes qui permettent de rouler sur un sol uni.
PATIN désigne aussi le Coin de bois dont on se sert pour arrêter la roue d'une voiture.
En termes de Charpenterie, il désigne la Pièce de bois qu'on pose de niveau sous la charpente d'un escalier, pour la porter et lui servir de base. Le patin d'un escalier.
En termes de Maréchalerie, Fer à patin, Sorte de fer qu'on met au pied d'un cheval, dans certains cas, pour le forcer à s'appuyer sur le pied opposé.
PATINAGE
n. m.
Sport qui consiste à glisser avec des patins sur la glace, sur un sol uni.
PATINE
n. f.
Couche verdâtre de carbonate de cuivre hydraté, se formant sur les objets en cuivre ou en bronze. La patine des statues et des médailles antiques.
Par extension, il s'applique à la Teinte que le temps donne à certains objets d'art, comme les statues, les peintures, les ivoires. La patine des marbres du Parthénon. On dit aussi La patine du temps.
PATINER
v. tr.
T. d'Arts
. Enduire un objet d'une substance qui lui donne l'apparence d'une patine naturelle.
PATINER
v. intr.
Glisser sur la glace, sur un sol uni, avec des patins. Dans les pays froids, c'est un divertissement commun pendant l'hiver que de patiner, d'aller voir patiner.
Il se dit encore d'un Véhicule dont les roues glissent sur le sol sans tourner; et aussi d'un Véhicule dont les roues tournent sans avancer. L'automobile a patiné après qu'on eut serré les freins. La locomotive a eu du mal à démarrer parce que les roues patinaient sur les rails.
PATINEUR, EUSE
n.
Celui qui glisse sur la glace avec des patins. Il y avait beaucoup de patineurs sur la rivière, sur le canal.
PATIO
n. m.
Mot emprunté de l'espagnol, qui désigne une Cour dallée et à ciel ouvert.
PÂTIR
v. intr.
Souffrir, être dans la misère. Les pauvres pâtissent beaucoup en hiver. Si le père vient à mourir, ces enfants pâtiront cruellement.
Pâtir de quelque chose, En être puni, en souffrir, en éprouver du dommage. Il a fait la faute, et j'en ai pâti. Les petits ont toujours pâti des sottises des grands. Tel en pâtira qui n'en peut mais. Par extension, Votre bien pâtira de votre absence. Il a fait bien des excès et sa santé en a pâti. On dit aussi Pâtir pour quelqu'un. Il ne faut pas que l'innocent pâtisse pour le coupable. Souvent les bons pâtissent pour les méchants.
PATIRAS
n. m.
Souffre-douleur. Il est familier.
PÂTIS
n. m.
T. d'Économie rurale
. Sorte de lande ou de friche dans laquelle on met paître des bestiaux. Mettre des moutons, des vaches dans le pâtis, dans un pâtis. Ce n'était qu'un pâtis, j'en ai fait un pâturage.
PÂTISSER
v. intr.
Faire de la pâtisserie. Elle s'amuse à pâtisser.
PÂTISSERIE
n. f.
Pâte cuite au four, dans laquelle on introduit de la viande, du poisson, des fruits, de la crème, etc. Cette cuisinière fait bien la pâtisserie.
Il désigne aussi l'Art de faire la pâtisserie. La pâtisserie comprend les pâtés, tourtes, biscuits, gâteaux, etc. Cette ville est réputée pour sa pâtisserie.
Il désigne encore le Magasin où l'on vend des gâteaux. Goûter dans une pâtisserie.
Il désigne plus spécialement les Gâteaux et les sucreries. Cet enfant n'aime que les pâtisseries.
Il désigne encore, en termes d'Arts, un Ornement fait de pâte, qu'on applique aux murailles, aux corniches, aux plafonds.
PÂTISSIER, IÈRE
n.
Celui, celle qui fait de la pâtisserie ou qui tient commerce de pâtisserie.
PÂTISSOIRE
n. f.
Table avec des rebords, sur laquelle on pâtisse.
PATOIS
n. m.
Variété d'un dialecte, idiome propre à une localité rurale ou à un groupe de localités rurales. Le patois des environs d'Arras. Les patois picards. Parler patois. Je n'entends pas son patois. Par analogie, il désigne, dans un sens péjoratif, une Langue pauvre et grossière, empreinte de rusticité ou de vulgarité. Ce maudit patois ne saurait rendre de semblables délicatesses de pensée.
Il désigne aussi un Mauvais style. Cela est mal dit, mal écrit : quel patois!
PATOISER
v. intr.
Parler patois.
PÂTON
n. m.
Morceau de pâte que le boulanger manie dans le pétrin. Il se dit aussi de Certains morceaux de pâte dont on engraisse les chapons, les poulardes, etc.
PATOUILLER
v. intr.
Patauger. Il est très familier.
PATRAQUE
n. f.
Machine usée ou mal faite, et de peu de valeur. Cette montre n'est qu'une patraque, une vieille patraque. Il est familier.
Il se dit, figurément et familièrement, d'une Personne faible et fatiguée. Je ne suis plus qu'une vieille patraque. Adjectivement, Il devient patraque. Je me sens patraque.
PÂTRE
n. m.
Celui qui garde, qui fait paître des troupeaux de boeufs, de vaches, de chèvres, etc. Il y a beaucoup de pâtres dans ce pays.
PATRES (AD)
Voyez AD PATRES.
PATRIARCAL, ALE
adj.
Qui appartient à la dignité de patriarche. Siège, trône patriarcal. Dignité patriarcale. Croix patriarcale.
Il signifie aussi Qui a rapport aux anciens patriarches; et, par extension, Qui rappelle la simplicité de leurs moeurs. Autorité patriarcale. Une vie patriarcale. Des moeurs patriarcales.
PATRIARCAT
n. m.
Dignité de patriarche. Il fut élevé au patriarcat de Constantinople. Dans les églises grecques ou orientales non catholiques, le patriarcat est la dignité suprême.
Il se dit aussi de l'Étendue de territoire soumise à la juridiction d'un patriarche.
Il se dit encore du Temps pendant lequel un patriarche a occupé son siège. Durant son patriarcat.
PATRIARCHE
n. m.
Nom donné à plusieurs saints personnages de l'Ancien Testament, ayant vécu fort longtemps et connu une longue postérité. Noé, Abraham et les autres patriarches.
Fig., Il a l'air d'un patriarche se dit d'un Vieillard qui a une figure vénérable.
Fig., C'est un patriarche se dit d'un Vieillard qui vit au milieu d'une famille nombreuse. On dit de même : Il mène une vie de patriarche, Il vit comme un patriarche.
PATRIARCHE est aussi un Titre de dignité donné à certains évêques métropolitains. Le Concile de Nicée mentionne trois patriarches : les évêques de Rome en Occident, d'Alexandrie et d'Antioche en Orient. Dans les églises grecques ou orientales unies à Rome, la dignité de patriarche comporte prééminence et juridiction sur les diocèses du patriarcat. Patriarche grec, melchite, syrien, maronite. Dans l'Église latine, le titre de patriarche est une dignité avec prééminence, mais sans juridiction. Patriarche de Venise, de Lisbonne, de Bourges, etc.
Il se dit aussi de Celui qui a institué certains ordres religieux, comme saint Basile, saint Benoît, etc.
PATRICE
n. m.
T. d'Antiquité
. Celui qui était revêtu d'une dignité instituée dans l'empire romain par Constantin. Les patrices avaient le premier rang dans l'empire après les Césars. La dignité de patrice était à vie.
PATRICIAT
n. m.
Ordre des patriciens chez les anciens Romains.
Il se dit, à partir de Constantin, de la Dignité de patrice. On ne parvenait ordinairement au patriciat qu'après avoir passé par les plus grandes charges, comme celle de consul, de préfet du prétoire, de préfet de la ville.
Il désigne aussi l'Ordre des nobles dans les gouvernements modernes où ils sont appelés les Patriciens. Cette décision offensa le patriciat.
PATRICIEN, IENNE
adj.
Il se dit d'un Ordre de citoyens que leur naissance distinguait des autres à Rome, et qui furent longtemps seuls admissibles aux grandes magistratures. Dans les premiers temps de la république romaine, nul ne pouvait être consul s'il n'était patricien. Clodius était patricien et se fit plébéien.
Les familles patriciennes se dit, dans certains États modernes, pour Les familles nobles.
PATRICIEN est aussi employé comme nom et désigne les Romains de condition patricienne. Les luttes des patriciens et des plébéiens.
Il s'est dit des Nobles de quelques républiques italiennes. Les patriciens de Sienne, de Bologne. Il se dit, par extension, des Nobles de quelque pays que ce soit. Il avait tout l'orgueil d'un patricien. Cette belle et fière patricienne.
PATRIE
n. f.
La terre des ancêtres, le pays où l'on est né, la nation dont on fait partie, la société politique dont on est membre. La France est notre patrie. Solon donna des lois à sa patrie. Cicéron fut appelé le Père de la patrie. Bien mériter de la patrie. Porter les armes contre sa patrie. Mourir pour la patrie.
La mère patrie, Nation à laquelle se rattache une colonie. Synonyme de MÉTROPOLE. Un sans-patrie, les sans-patrie, Ceux qui légalement n'ont pas de patrie; Ceux qui renient toute patrie.
PATRIE désigne, dans un sens plus particulier, la Province, la ville où l'on est né. Marseille est sa patrie. On dit plutôt La petite patrie pour désigner le Lieu où l'on est né et auquel on est attaché par ses liens de famille et ses souvenirs d'enfance.
Il se dit quelquefois, par extension, du Climat, de la contrée propre à certains animaux, ou même à certains végétaux. La patrie des palmiers. La Laponie est la patrie du renne.
Fig., Athènes fut la patrie de la philosophie signifie que La philosophie trouva dans Athènes un lieu particulièrement favorable à son développement.
La céleste Patrie, Le Ciel, considéré comme le séjour des bienheureux.
PATRIMOINE
n. m.
Le bien qui vient du père et de la mère, qu'on a hérité de son père et de sa mère. Ses parents lui ont laissé un riche patrimoine. Il a dissipé, mangé son patrimoine.
Patrimoine paternel, Les biens qui viennent du côté du père. Patrimoine maternel, Les biens qui viennent du côté de la mère.
PATRIMOINE se dit aussi, plus généralement, des Biens de famille, pour les distinguer des acquêts. Il n'a jamais voulu toucher à son patrimoine, il n'a disposé que de ses acquêts.
Il se dit, figurément, d'une Chose qui est le revenu ordinaire et naturel d'un homme ou d'une classe d'hommes. Les biens donnés à l'Église sont le patrimoine des pauvres.
PATRIMONIAL, ALE
adj.
Qui est de patrimoine. Héritage patrimonial. Biens patrimoniaux. Terre patrimoniale.
PATRIOTE
n. des deux genres
. Celui, celle qui aime sa patrie et qui s'efforce de la bien servir. Un ardent patriote. Un faux patriote. Il a parlé, il s'est conduit en vrai patriote, en zélé patriote. Adjectivement, Un ministre patriote.
PATRIOTIQUE
adj. des deux genres
. Qui appartient au patriote, qui est inspiré par le patriotisme. Sentiment patriotique. Discours patriotique. Zèle, ardeur patriotique.
Don patriotique, Don fait à la patrie.
PATRIOTISME
n. m.
Amour de la patrie. Acte de patriotisme.
PATRISTIQUE
adj. des deux genres
. Qui a rapport aux Pères de l'Église. Substantivement, La patristique, La connaissance des Pères de l'Église et de leurs écrits. On dit aussi Patrologie.
PATROCINER
v. intr.
Parler longuement, et jusqu'à l'importunité, pour persuader. Prêchez et patrocinez tant qu'il vous plaira. Il est vieux.
PATROLOGIE
n. f.
Collection des écrits des Pères de l'Église. La patrologie grecque. La patrologie latine. La patrologie de Migne.
Il s'emploie encore dans le sens du mot PATRISTIQUE.
PATRON, ONNE
n.
Protecteur, protectrice. Il se dit du Saint, de la sainte dont on porte le nom, de celui, de celle sous l'invocation de qui une église est placée, et de celui, de celle qu'un pays, une ville, une confrérie, une communauté réclame comme son protecteur. Saint Jean est mon patron. Saint Denis est un des patrons de la France. Sainte Geneviève est la patronne de Paris. Saint Fiacre est le patron des jardiniers; saint Éloi celui des orfèvres, etc.
PATRON se dit aussi d'un Homme puissant sous la protection de qui l'on se met pour faire sa fortune, pour avoir de l'appui; d'un Homme dont on obtient le secours dans une affaire, dans une circonstance difficile. Chez les Romains, les plébéiens s'attachaient, sous le nom de clients, à quelque patricien qu'ils appelaient leur patron. Il a eu ce ministre pour patron. Il a été mon patron dans cette affaire. Il est le patron de ma candidature.
Il se dit aussi du Chef d'une entreprise, d'une usine, d'une manufacture, d'un établissement commercial. Les ouvriers réclamèrent de leurs patrons une augmentation de salaire.
Il se dit, par extension et familièrement, du Maître d'une maison. Où est le patron? Je voudrais saluer le patron.
Il se dit en outre de Celui qui commande aux matelots d'un canot, d'une chaloupe ou d'un très petit bâtiment. Le patron de la barque, du bateau.
Il se disait, chez les Romains, du Maître à l'égard de son affranchi. L'affranchi devait respect à son patron.
Il se dit encore du Prélat ou de l'autorité laïque qui a le droit de nommer à un bénéfice ecclésiastique.
Dès patron-minet, Dès l'aube, de très bonne heure. Se réveiller, se lever dès patron-minet. Il est familier.
PATRON
n. m.
Modèle sur lequel on fabrique certains objets. On dit plutôt dans ce sens MODÈLE.
Il désigne aussi un Morceau de papier, de toile, que les tailleurs, les lingères, les couturières, etc., découpent de manière à figurer les différentes parties de leurs ouvrages et sur lequel ils taillent l'étoffe dont ces ouvrages doivent être faits. Le patron d'un veston, d'un gilet. Le patron d'une chemise, d'un corsage, d'une robe.
En termes de Lutherie, il se dit de Certaines pièces de bois qui ont la forme des différentes parties d'un instrument, tel que violon, basse, guitare, etc., et d'après lesquelles on taille le bois dont ces instruments doivent être faits. Violon d'un grand patron, d'un petit patron.
Il se dit également d'un Papier ou carton découpé, qu'on applique sur une surface quelconque, pour peindre les parties que ces découpures laissent à découvert. Les peintres en décor font souvent usage de patrons. Les cartes à jouer s'impriment avec des patrons. Colorier au patron. Voyez POCHOIR.
PATRONAGE
n. m.
Protection d'un saint, d'une sainte. Une chapelle sous le patronage de Saint-Pierre.
Il se dit aussi des Rapports qui existaient à Rome entre les patrons et leurs clients.
Il se dit encore de la Protection qu'un homme puissant accorde à un homme d'une condition inférieure. Le patronage de ce ministre lui a été fort utile.
Il se dit en outre de la Protection, des secours que certaines associations donnent aux pauvres. OEuvre de patronage des enfants orphelins.
Il désigne aussi une OEuvre de protection et d'éducation; et, par extension, le Local où se réunissent les enfants ou adolescents qui en reçoivent le bénéfice. Colonie de vacances d'un patronage. Il a passé sa journée au patronage.
Il désigne également le Droit qu'un prélat ou un seigneur laïque avait de nommer à un bénéfice ecclésiastique. Sa terre lui donnait droit de patronage sur cette chapelle.
PATRONAL, ALE
adj.
Qui appartient au patron, au saint du lieu. Fête patronale.
Il signifie aussi Qui est entrepris, qui est dirigé par un patron, par des patrons d'industrie, de commerce, etc. OEuvres patronales. Organisation patronale. Syndicat patronal.
PATRONAT
n. m.
T. d'Antiquité romaine
. Condition du patron à l'égard du client. Le droit de patronat, L'ensemble des droits que le patron conservait sur son affranchi.
Dans le langage moderne, il désigne l'Ensemble des patrons. L'entente s'est faite entre les syndicats ouvriers et le patronat.
PATRONNER
v. tr.
Protéger, pousser dans le monde. Une personne considérable le patronnait.
PATRONNER
v. intr.
T. d'Arts
. Colorier à l'aide d'un patron évidé aux endroits où la couleur doit paraître.
PATRONNESSE
adj. f.
Il ne s'emploie que dans cette locution, Dame patronnesse, Dame qui préside à une oeuvre de charité, à une vente, à un bal donné au profit des pauvres.
PATRONNET
n. m.
Garçon pâtissier.
PATRONYMIQUE
adj. m.
Il n'est usité que dans cette locution : Nom patronymique, Nom commun à tous les descendants d'une race, et tiré du nom de celui qui en est le père. Héraclides, Séleucides sont des noms patronymiques.
Nom patronymique se dit aussi, chez les nations modernes, du Nom de famille, par opposition aux prénoms, aux noms de terre et aux surnoms.
PATROUILLE
n. f.
T. de Guerre
. Ronde de nuit faite par des troupes de garde dans une ville, pour la sûreté des habitants.
Il se dit aussi d'une Marche de surveillance, d'une exploration faite par un détachement de soldats, d'agents de police, soit pour empêcher les surprises de la part de l'ennemi, soit pour prévenir les désordres et arrêter les malfaiteurs. Aller en patrouille. Faire des patrouilles, envoyer des patrouilles devant les lignes.
Il se dit aussi du Détachement même qui fait la patrouille. La patrouille parcourt la ville. On a doublé les patrouilles. Patrouille à pied, à cheval.
PATROUILLER
v. intr.
T. de Guerre
. Faire une patrouille, aller en patrouille.
PATROUILLEUR
n. m.
Soldat envoyé en patrouille.
Il désigne aussi, en termes de Marine, un Petit bâtiment de guerre employé pour des reconnaissances, des surveillances.
PATTÉ, ÉE
adj.
T. de Blason
. Qui a des branches qui s'élargissent en s'incurvant à leurs extrémités. Croix pattée.
PATTE-D'OIE
n. f.
Point de divergence de plusieurs routes, de plusieurs allées, qui forment comme le dessin d'une patte d'oie.
Il se dit aussi, familièrement, des Rides divergentes que les personnes qui commencent à vieillir ont à l'angle extérieur de chaque oeil. Il n'est plus jeune, on lui voit déjà la patte-d'oie.
PATTE-PELU
n. m.
Homme qui va sournoisement à ses fins, sous des apparences de douceur et d'honnêteté. On dit aussi Patte- pelue, au féminin, même en parlant d'un Homme. Cet homme, cette femme est une dangereuse patte-pelue. Il est vieux.
PATTE
n. f.
Il se dit du Pied des animaux quadrupèdes, des oiseaux, à l'exception des oiseaux de proie, de certains animaux aquatiques, comme l'écrevisse, le homard, etc., et de certains insectes, comme l'araignée, la mouche, etc. Patte de singe, de lion, de chat. Un chien qui donne la patte. Un chat qui donne des coups de patte. La patte d'un perroquet. Manger une patte de homard.
Ce chat fait patte de velours, Il rentre ses griffes en avançant la patte.
Fig. et fam., Faire patte de velours, Cacher sous des dehors caressants le pouvoir ou le dessein qu'on a de nuire.
Fig. et fam., Pattes de mouche, Écriture très peu lisible, dont le caractère est menu et mal formé.
PATTE se dit, par analogie et familièrement, de la Main, du Pied de l'homme. Cet homme a de grosses vilaines pattes. Vous touchez à tout, ôtez vos pattes de là. À bas les pattes! Bas les pattes!
Fig. et fam., Marcher à quatre pattes, Marcher sur les pieds et sur les mains.
Fig. et fam., Il ne remue ni pied ni patte, Il est sans mouvement. Il ne saurait remuer ni pied ni patte, se dit d'un Homme qu'une grande faiblesse ou une grande lassitude empêche de marcher.
Fig. et fam., Retomber sur ses pattes, Se tirer d'un mauvais pas.
Fig. et fam., Tomber sous la patte de quelqu'un, Être à sa merci, être en situation d'être maltraité par lui. Qu'il ne tombe pas sous ma patte, il s'en souviendrait longtemps. On dit à peu près dans le même sens : S'il passe jamais sous ma patte, il n'en sera pas quitte à bon compte.
Fig. et fam., Être entre les pattes de quelqu'un, Dépendre d'un homme dont on a sujet de craindre les mauvaises dispositions.
Fig. et fam., Se tirer des pattes de quelqu'un, N'être plus dans sa dépendance, n'avoir plus rien à redouter de lui.
Fig. et fam., Tenir quelqu'un sous sa patte, Être en état, en pouvoir de lui causer du dommage, du désagrément.
Fig. et fam., Donner un coup de patte, des coups de patte à quelqu'un, Lâcher en passant quelque trait vif et malin contre quelqu'un. Il y a dans son discours au coup de patte à votre adresse.
Fig. et fam., Graisser la patte à quelqu'un, Le corrompre, le gagner par argent.
Fig. et fam., Avoir de la patte se dit d'un Peintre qui a de l'habileté de main. Dans ce tableau, on reconnaît la patte de tel maître. Ce maître a mis là sa patte.
PATTE désigne aussi le Pied d'un verre, d'une coupe, et d'autres objets semblables. Un verre à patte. On dit plutôt aujourd'hui Un verre à pied.
En termes de Marine, Les pattes d'une ancre. Les pièces triangulaires qui terminent à ses deux extrémités la partie courbe d'une ancre et qui la font mordre sur le fond.
PATTE désigne encore, en termes d'Arts, un Morceau de fer pointu d'un bout, et plat de l'autre, qui, par le bout pointu, se fiche dans du bois ou se scelle dans du plâtre, et, par l'autre bout, sert à fixer un lambris, un chambranle de porte, un châssis de croisée, etc. Une patte à glace.
Il se dit aussi d'un Instrument qui sert à régler du papier à musique, en traçant à la fois les cinq lignes parallèles qui forment une portée.
En termes de Couture, il désigne une Petite bande d'étoffe qui est attachée par une de ses extrémités à quelque partie d'un vêtement, et dont l'autre extrémité porte soit un bouton, soit une boutonnière.
Il se dit aussi d'une Petite bande d'étoffe qui fait partie du parement d'un uniforme. Une patte d'épaule.
Il se dit encore de la Languette de cuir qui sert à fermer un portefeuille.
En termes de Botanique, il désigne la Racine de certaines plantes, qui a quelque ressemblance avec la patte d'un animal. C'est ce qu'on nomme autrement Griffe. Patte d'anémone, de renoncule.
Patte-de-Lion. Voyez PIED-DE-LION.
PATTU, UE
adj.
Qui a ou qui semble avoir de grosses pattes. Il n'est usité qu'en parlant de Certains oiseaux qui ont de la plume jusque sur les pattes. Pigeons pattus. Coqs pattus. Poules pattues.
PÂTURAGE
n. m.
Lieu où les bestiaux pâturent. Gras pâturages. On ne saurait faire de l'élevage dans ce domaine, il n'y a point de pâturages.
Il désigne aussi l'Usage du pâturage. Avoir droit de pâturage sur une terre. Jouir du pâturage dans un pré.
PÂTURE
n. f.
Ce qui sert à la nourriture des bêtes, des oiseaux, des poissons. Dieu a soin de tous les animaux, il leur donne à chacun leur pâture, il leur apprend à chercher leur pâture. Les petits poissons sont la pâture des gros. Ce cadavre a été la pâture des chacals.
Il se dit encore du Lieu où croît la nourriture des animaux qui paissent. Une belle pâture. Une vaste pâture.
Mettre, envoyer des chevaux en pâture, Les mettre paître, les envoyer paître dans un pré. Vaine pâture, Terres dont la pâture est libre, où tous les habitants d'une commune peuvent conduire leurs bestiaux; et, généralement, Toutes les terres où il n'y a ni semences, ni fruits. Droit de parcours et vaine pâture, Droit de mener ses bestiaux dans les terres qui sont en cet état.
PÂTURE s'emploie aussi figurément. Il faut donner de la pâture à son esprit. La parole de Dieu est la pâture de l'âme. Pâture spirituelle. Tout sert de pâture à sa malignité.
PÂTURER
v. intr.
Prendre sa pâture. Les bêtes cherchent à pâturer, vont pâturer. C'est un lieu où les troupeaux pâturent commodément.
PATURON
n. m.
T. d'Art vétérinaire
. La partie du bas de la jambe d'un cheval, comprise entre le boulet et la couronne. Un cheval blessé au paturon.
PAULOWNIA
n. m.
T. de Botanique
. Arbre originaire du Japon, remarquable par ses larges feuilles et ses fleurs d'un beau bleu.
PAUME
n. f.
Le dedans de la main entre le poignet et les doigts. Avoir la paume de la main longue, courte, etc. Il a été blessé à la paume de la main.
PAUME
n. f.
Sorte de jeu auquel jouent deux ou plusieurs personnes qui se renvoient une balle avec une raquette ou un battoir. Joueur de paume. Jouer à la paume. Une partie de paume. La paume était un jeu très en usage dans l'ancienne France.
Longue paume, Celle à laquelle on joue dans un long espace de terrain ouvert de tous côtés et disposé exprès. Jeu de longue paume, Le terrain où l'on y joue.
Courte paume, Celle à laquelle on joue dans un terrain clos de murs et souvent couvert. Jeu de courte paume et absolument Jeu de paume, Le lieu où l'on y joue.
PAUMELLE
n. f.
Variété d'orge.
PAUMELLE
n. f.
T. d'Arts
. Morceau de cuir dont l'ouvrier garnit sa main. Le cordier met une paumelle pour filer le chanvre.
Il se dit aussi d'une Petite penture fixée sur le battant d'une porte et tournant autour d'un gond.
PAUMIER
n. m.
Maître d'un jeu de paume. Maître paumier.
Il désigne aussi Celui qui fabrique, celui qui vend les accessoires du jeu de paume.
PAUMURE
n. f.
T. de Vénerie
. Voyez EMPAUMURE.
PAUPÉRISME
n. m.
Existence permanente d'un grand nombre de pauvres dans un pays. Le paupérisme est le fléau de ce pays. L'extinction du paupérisme.
PAUPIÈRE
n. f.
Chacune des deux membranes mobiles qui recouvrent le globe de l'oeil quand elles se rapprochent, et qui sont bordées de petits poils appelés Cils. La paupière supérieure, inférieure. Ouvrir, fermer, clore la paupière. Dès qu'une personne est morte, on lui ferme les paupières, on abaisse ses paupières sur ses yeux.
Avoir les paupières lourdes, Avoir envie de dormir.
Fig., Fermer la paupière, Dormir. Je n'ai pas fermé la paupière de toute la nuit. Il signifie aussi Mourir. Il n'eut pas plutôt fermé la paupière qu'on mit les scellés chez lui. On dit plutôt dans le premier sens Fermer l'oeil et dans le second Fermer les yeux.
Fig., Fermer la paupière, les paupières à quelqu'un, L'assister jusqu'à la mort, lui rendre le dernier service. Je l'ai vu mourir, c'est moi qui lui ai fermé les paupières. On dit plutôt aujourd'hui Fermer les yeux à quelqu'un.
Fig., Ouvrir la paupière, S'éveiller.
PAUPIETTE
n. f.
T. de Cuisine
. Tranche de viande roulée et farcie d'un hachis. Des paupiettes de veau.
PAUSE
n. f.
Suspension, interruption momentanée d'une action. Faire une pause, de longues pauses. Il fit deux ou trois pauses en chemin. La procession fit une pause en tel endroit. Dans un long travail, il faut des pauses, de petites pauses de temps en temps.
Il désigne, en termes militaires, un Temps de repos qui interrompt, généralement à intervalles réguliers, un exercice on une marche. Faire la pause.
En termes de Musique, il signifie Silence, intervalle de temps pendant lequel un ou plusieurs musiciens, ou même tous les concertants, demeurent sans chanter, sans jouer. Marquer les pauses dans la musique. Compter les pauses.
Il désigne spécialement un Silence de la durée d'une mesure pleine.
Demi-pause, Silence de la valeur d'une blanche, quelle que soit la mesure.
PAUSER
v. intr.
T. de Musique
. Appuyer sur une syllabe en chantant. Pausez sur cette syllabe. Il a vieilli.