Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 599 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Limonade

 

n. f.

Boisson qui se fait avec du jus de limon ou de citron, de l'eau et du sucre. La limonade est rafraîchissante. Boire un verre de limonade. Par analogie, Limonade gazeuse, Eau saturée d'acide carbonique et parfumée avec de l'essence de citron. Limonade purgative, Limonade gazeuse à laquelle on ajoute un sel purgatif.

 

LIMONADIER, IÈRE

 

n.

Celui, celle qui fait et qui vend de la limonade, de l'orgeat, des liqueurs, du café, du chocolat, des glaces, etc.

 

LIMONEUX, EUSE

 

adj.

Où il y a beaucoup de limon. Eau limoneuse. Terrain limoneux.

 

LIMONIER

 

n. m.

Variété de citronnier.

 

LIMONIÈRE

 

n. f.

Sorte de brancard formé par les deux bras adaptés au-devant d'une voiture.

Il se dit aussi d'une Voiture à quatre roues, ayant, au lieu d'un timon, un brancard formé par deux limons.

 

LIMONITE

 

n. f.

T. de Minéralogie

. Fer oxydé et hydraté.

 

LIMOSINAGE

n. m.

Ouvrage de maçonnerie fait avec des moellons et du mortier.

 

LIMOUSIN

 

n. m.

Ouvrier maçon qui fait le limosinage.

 

LIMOUSINE

 

n. f.

Grand manteau de poil de chèvre ou de grosse laine que portent les rouliers et dont on se sert aussi dans les campagnes.

En termes d'Automobilisme, il désigne une Voiture d'usage privé, de grande dimension, fermée et garnie de glaces.

 

LIMPIDE

 

adj. des deux genres

. Qui est clair, transparent. Eau, source limpide. Cette eau-de-vie est limpide. Fig., Un style limpide. Une âme limpide.

 

LIMPIDITÉ

 

n. f.

Qualité de ce qui est limpide. L'eau du lac est d'une limpidité admirable. La limpidité d'un diamant. La limpidité de l'air, de l'atmosphère. Fig., La limpidité du style, de la pensée.

 

LIMURE

 

n. f.

État d'une chose limée. La limure de ces pistolets est très fine.

Il se dit quelquefois dans le sens de Limaille.

 

LIN

 

n. m.

Plante herbacée, à fleur bleue, dont la graine est employée à beaucoup d'usages et dont la tige fournit un fil qui sert à fabriquer des toiles fines et des dentelles. Semer, cueillir du lin. Farine de graine de lin. Eau de graine de lin. Huile de lin. Fil de lin. Toile de lin. Filer du lin.

Il se prend quelquefois absolument pour la Toile faite de lin. Être vêtu de lin. De longs habits de lin.

Gris de lin, Couleur qui ressemble à celle de la toile de lin. Adjectivement, Couleur gris de lin. Ruban gris de lin.

 

LINAIRE

 

n. f.

Plante herbacée ainsi nommée parce que ses feuilles ont de la ressemblance avec celles du lin. On la nomme aussi Lin sauvage.

 

LINCEUL

 

n. m.

Drap de toile dont on se sert pour ensevelir un mort.

 

LINÇOIR

 

n. m.

T. d'Architecture

. Pièce de charpente qui reçoit les solives du plancher qui correspondent à des baies.

 

LINÉAIRE

 

adj. des deux genres

. T. didactique

. Qui a rapport aux lignes, qui se fait par des lignes. Dessin linéaire, Représentation des objets par un simple trait. Mesures linéaires, Mesures de longueur.

Il signifie par analogie, en termes d'Algèbre, Qui est du premier degré, ou qui n'admet qu'une seule solution. Problème linéaire. Équation linéaire.

Par analogie, en termes de Botanique, Feuille linéaire. Feuille très étroite dans toute sa longueur. Les feuilles de la plupart des graminées sont linéaires.

 

LINÉAMENT

 

n. m.

Ligne délicate qui indique la forme générale ou le premier rudiment d'un être, d'un objet. Les physionomistes prétendent juger du caractère par les linéaments du visage. On aperçoit dans l'oeuf les premiers linéaments du poulet. Fig., Il n'a encore tracé que les premiers linéaments de son ouvrage.

 

LINGE

 

n. m.

Tissu de fil ou de coton servant à l'usage du corps ou à des emplois domestiques. Linge de toile. Linge uni, ouvré, damassé. Blanchir, repasser, faire sécher du linge. Mettre du linge à la lessive. Changer de linge. Blanchisseuse de gros linge, de linge fin ou, simplement, de gros, de fin. Coudre du linge. Marquer du linge. Armoire au linge. Linge d'autel, Le corporal, la pale, le purificatoire, petites pièces de toile de lin servant à la messe. Linge de corps, Chemises, mouchoirs, etc. Linge de table, Nappes, serviettes, etc. Linge de lit, Draps, taies d'oreillers, etc. Linge de cuisine, Tabliers, torchons, etc. On dit, particulièrement, en parlant du Linge de corps, Elle a du beau linge. Par extension, Linge de flanelle. Linge de soie.

Il désigne encore un Morceau de linge dont on se sert pour frotter, nettoyer. Passer un linge sur une toile cirée, sur une glace, sur une vitre.

Il est blanc, elle est blanche comme un linge, se dit de Quelqu'un qui a blêmi subitement.

Il n'a pas plus de force qu'un linge mouillé, Il est d'une faiblesse extrême de corps ou de caractère. On dit figurément, dans le même sens, C'est un linge mouillé.

Prov. et fig., Il faut laver son linge sale en famille, Il ne faut pas mettre le public dans la confidence de fâcheuses affaires domestiques.

 

LINGER, ÈRE

 

n.

Celui, celle qui fabrique, qui vend du linge, et, dans une Communauté, un collège, Celui, celle qui a la garde et le soin du linge.

 

LINGERIE

 

n. f.

Fabrication, commerce de linge. Faire commerce de lingerie.

Il désigne aussi Toutes les pièces de linge. Magasin de lingerie fine. Une blouse de lingerie.

Il se dit aussi, dans les hôpitaux, dans les collèges, dans les grandes maisons, etc., du Lieu où l'on serre le linge et où on l'entretient.

 

LINGOT

n. m.

Barre ou morceau de métal fondu, qui n'est ni monnayé ni ouvragé. Il se dit principalement en parlant de l'Or et de l'argent. De l'or, de l'argent en lingots.

En termes de Chasse, il désigne un Petit morceau de fer ou de plomb, de forme cylindrique, dont on charge quelquefois le fusil, au lieu de balles.

 

LINGOTIÈRE

 

n. f.

Morceau de fer creux et long destiné à recevoir le métal en fusion qui doit former le lingot.

 

LINGUAL, ALE

 

(U se prononce ou dans ce mot.)adj.

T. d'Anatomie

. Qui appartient, qui a rapport à la langue. Muscle, nerf lingual. Artère linguale.

En termes de Grammaire, il se dit des Consonnes formées par les différents mouvements et les différentes positions de la langue. D, T, L, N, R sont des consonnes linguales. Dans ce sens il s'emploie quelquefois substantivement au féminin. Une linguale.

 

LINGUISTE

 

n. m.

(U se prononce dans ce mot et dans le suivant.) Celui qui s'occupe de linguistique. Un savant linguiste.

 

LINGUISTIQUE

 

n. f.

Étude des principes et des rapports des langues, science de la grammaire générale appliquée aux diverses langues. Depuis quelques années, la linguistique a fait de grands progrès.

 

LINIER, IÈRE

 

adj.

Qui a rapport au lin. Il ne s'emploie que dans cette locution : Industrie linière, Fabrication des étoffes de lin.

 

LINIÈRE

n. f.

T. d'Agriculture

. Pièce de terre semée en lin.

 

LINIMENT

 

n. m.

T. de Médecine

. Médicament fait d'huile et d'autres substances, qui s'emploie en frictions ou en applications pour adoucir et amollir.

 

LINOLÉUM

 

n. m.

Toile de jute rendue imperméable par l'application d'huile de lin et de poudre de liège et servant à tapisser les parquets et parfois les murs dans les corridors, les cabinets de toilette, etc. Un tapis de linoléum. Linoléum uni, incrusté.

 

LINON

 

n. m.

Sorte de toile de lin, très claire et très fine. De la toile de linon ou, plus ordinairement, Du linon. Une robe de linon.

 

LINOT, OTTE

 

n.

Petit oiseau siffleur, du genre des Passereaux. Le nom de la femelle s'emploie communément, même en parlant du Mâle. Siffler une linotte.

Fig. et fam., Il a une tête de linotte, c'est une tête de linotte, Il a bien peu de jugement, son esprit est fort léger.

 

LINOTYPE

 

adj. des deux genres

. Il s'emploie dans l'expression : Machine linotype, Machine d'imprimerie qui sert à la fois à composer et à fondre les caractères par ligne complète et qui se manoeuvre à l'aide d'un clavier. Substantivement, Une linotype.

 

LINOTYPIE

n. f.

Impression pratiquée à l'aide de machines linotypes.

 

LINOTYPISTE

 

n. des deux genres

. Celui, celle qui fait fonctionner une linotype.

 

LINTEAU

 

n. m.

Pièce de construction qui se met en travers au-dessus de l'ouverture d'une porte ou d'une fenêtre pour soutenir la maçonnerie. Ce bois est assez dur pour faire des linteaux.

Il se dit, en termes de Serrurerie, d'un Morceau de fer placé au haut d'une porte ou d'une grille, pour recevoir les tourillons.

 

LION, ONNE

 

n.

Quadrupède carnivore, de la famille des Félins, d'un poil tirant sur le roux, très fort, très courageux, qui habite principalement l'Afrique : le mâle a le cou entouré d'une crinière. On appelle le lion le roi des animaux. La gueule, les ongles d'un lion. Le lion rugit. Une lionne qui défend ses petits est redoutable.

Fig., C'est un lion, un vrai lion, il est hardi comme un lion, Il est très brave. Se défendre comme un lion, Se défendre avec un très grand courage.

Fig., C'est une lionne, une vraie lionne, elle est comme une lionne, se dit d'une Femme en fureur.

Prov. et fig., Coudre la peau du renard à celle du lion, Joindre la ruse à la force.

Fig. et fam., C'est l'âne couvert de la peau du lion, se dit d'un Faux brave qui prend un ton menaçant.

Fig., Il s'est fait la part du lion, La part démesurée dont s'empare le plus fort.

Lion marin, Quadrupède amphibie du genre des phoques qui porte une crinière.

 

LIONCEAU

n. m.

Le petit d'un lion.

 

LIONITE

 

n. m.

Charbon fossile, de formation récente, qui conserve des traces de substances végétales.

 

LIPOME

 

n. m.

T. de Médecine

. Tumeur provenant d'une hypertrophie du tissu graisseux.

 

LIPPE

 

n. f.

La lèvre inférieure lorsqu'elle est trop grosse ou trop avancée. Avoir une grosse lippe, une vilaine lippe. Il est familier.

Faire la lippe, Faire la moue, bouder.

 

LIPPÉE

 

n. f.

Bouchée. Deux ou trois bonnes lippées. Il est familier et vieux.

Il signifiait autrefois Repas, et, dans ce sens, il s'employait surtout au pluriel dans l'expression Franches lippées.

 

LIPPU, UE

 

adj.

Qui a une grosse lèvre inférieure. Les nègres sont lippus.

 

LIQUATION

 

(QUA se prononce COUA.)n. f.

Opération de métallurgie qui consiste à séparer, par une chaleur douce, un métal très fusible d'un autre beaucoup moins fusible, avec lequel il est allié.

LIQUÉFACTION

 

n. f.

Changement d'état d'une substance qui, par l'effet de la chaleur, passe de l'état solide à l'état liquide. La liquéfaction de la cire.

 

LIQUÉFIABLE

 

adj. des deux genres

. Qui peut être liquéfié.

 

LIQUÉFIER

 

v. tr.

Fondre, rendre liquide. Le feu liquéfie le plomb, l'argent, etc. La cire se liquéfie par la chaleur.

 

LIQUEUR

 

n. f.

Substance fluide et liquide. Il est vieilli dans ce sens.

Il se dit particulièrement aujourd'hui de Certaines boissons qu'on obtient par la distillation, et d'autres boissons dont la base est l'eau-de-vie ou l'alcool. Liqueur spiritueuse. Liqueur forte. Il ne boit jamais de liqueur. L'abus des liqueurs est contraire à la santé.

Vins de liqueur, Certains vins sucrés qu'on boit en petite quantité, à l'entremets et au dessert.

 

LIQUIDATEUR

 

n. m.

Celui qui est chargé de travailler, de présider à une liquidation de comptes ou de créances. Le liquidateur de ce compte, de cette faillite. Par apposition, Commissaire liquidateur.

 

LIQUIDATION

 

n. f.

T. de Jurisprudence, de Finance et de Commerce

. Action par laquelle on règle, on fixe ce qui était indéterminé, en toute espèce de comptes. Liquidation de dépens, d'intérêts, de compte. Liquidation et partage d'une succession. Il travaille à la liquidation de ses dettes, de ses comptes.

Liquidation d'une société de commerce, se dit des Opérations relatives au paiement des dettes et au partage entre les associés de l'actif restant, lorsque la société cesse. Par extension, La liquidation de cette guerre fut laborieuse.

Il se dit spécialement d'une Vente à bas prix, en vue d'un écoulement rapide de marchandises.

 

LIQUIDE

 

adj. des deux genres

. Qui coule ou qui tend à couler. Ce breuvage n'est pas assez liquide. Substantivement, Les liquides.

Métal liquide, Métal en état de fusion.

En Poésie, La plaine liquide, La mer.

Il se dit, substantivement et particulièrement, des Boissons spiritueuses, acides ou fermentées. Droits sur les liquides.

Il se dit également, surtout en termes de Médecine de Quelques autres boissons, ou aliments liquides, tels que le lait, le bouillon, les consommés, etc. Couper du lait avec un autre liquide. Ce malade a la fièvre, il ne doit vivre que de liquides.

En termes de Grammaire, Consonnes liquides ou, substantivement, Liquides, Les quatre lettres L, M, N, R, qui, étant employées à la suite d'une autre consonne dans une même syllabe, sont coulantes et se prononcent aisément.

LIQUIDE se dit figurément en parlant de Bien et d'argent et signifie Qui est net et clair, qui n'est point sujet à contestation, qui n'est point chargé de dettes. On ne peut saisir que pour une dette liquide et certaine. Il a vingt mille francs d'argent liquide.

 

LIQUIDER

 

v. tr.

T. de Jurisprudence, de Finance et de Commerce

. Régler, fixer ce qui était indéterminé. On a liquidé les dépens. Liquider les intérêts à tant. Liquider ses dettes. Liquider une succession.

Liquider son bien, Payer ses dettes en vendant une partie de son bien, de manière que le restant soit libre de créances. Par extension, Liquider une situation financière.

Liquider un fonds de commerce, Vendre les marchandises à bas prix pour cessation de commerce.

 

LIQUIDITÉ

n. f.

Qualité des substances liquides. La liquidité du mercure.

 

LIQUOREUX, EUSE

 

adj.

Qui est comme de la liqueur. Il ne se dit guère que de Certains vins qui ont une douceur particulière, comme les vins muscats et quelques autres. Des vins liquoreux. Boisson trop liquoreuse.

 

LIQUORISTE

 

n. des deux genres

. Celui, celle qui fait et vend des liqueurs. Un fonds de liquoriste. Par apposition, Marchande liquoriste.

 

LIRE

 

(Je lis; nous lisons, etc. Je lus. Je lirai. Lis. Que je lise.)v. tr. Suivre des yeux ce qui est écrit ou imprimé, avec la connaissance des sons que les lettres figurent; soit en ne proférant pas les mots, soit en les proférant à haute voix. Apprendre à lire. Lire couramment. Il ne sait ni lire ni écrire. Il lit bien le grec, l'hébreu. Il s'est fatigué la vue à lire de vieux manuscrits. Une écriture difficile à lire.

Il signifie quelquefois Comprendre ce qui est écrit ou imprimé dans une langue étrangère. Il ne parle pas l'anglais, mais il le lit avec assez de facilité.

Par analogie, Lire la musique, Parcourir des yeux une musique notée, avec la connaissance des sons que les notes figurent et des diverses modifications que ces sons doivent recevoir.

Il signifie aussi Prononcer à haute voix, avec l'intonation voulue, ce qui est écrit ou imprimé. Il lit bien, il lit mal. Il lit distinctement. Il ne sait pas lire. Il nous a lu un long discours. Je vais vous lire mes vers. Ce prince avait l'habitude de se faire lire quelque bon livre pendant ses repas.

Il se dit encore en parlant des Lectures qu'on fait pour s'instruire, pour s'amuser, pour s'informer, etc. Lire un volume de vers. Lire un roman. Lire un billet, une lettre. Lire la messe. Lire une dépêche chiffrée. Dans le premier sens, on l'emploie souvent absolument. C'est un homme qui a beaucoup lu. Il passe son temps à lire.

Fig., C'est un ouvrage qu'on ne peut lire, se dit d'un Ouvrage ennuyeux, ou mal écrit, ou surtout licencieux.

Fig. et fam., Ce livre, cet ouvrage se laisse lire, On le lit sans fatigue, sans ennui. LIRE se dit encore en parlant de Quelque livre qu'un professeur explique ou fait expliquer à ses auditeurs et qu'il prend pour sujet des leçons qu'il leur donne. Notre professeur nous lisait Homère.

Il signifie au figuré Pénétrer quelque chose d'obscur ou de caché. Lire dans la pensée, dans le coeur, dans les yeux de quelqu'un. Je lis sur votre visage que vous êtes mécontent. Lire dans les astres, dans l'avenir.

 

LIRON

 

n. m.

Voyez LÉROT.

 

LIS ou LYS

 

(On prononce l'S.)n. m.

Genre de liliacées qui porte, sur une haute tige, des fleurs à six pétales. Bulbe ou oignon de lis. Lis blanc. Lis jaune. Lis bleu. Lis orangé.

Il se prend le plus souvent pour la Fleur du lis blanc. Blanc comme un lis. Le lis est le symbole de la virginité, de la candeur, de l'innocence, de la pureté.

Fig., Teint de lis, teint de lis et de rose, Teint extrêmement blanc, teint blanc et vermeil.

En termes de Blason, Fleur de lis, Figure imitant à peu près trois fleurs de lis unies ensemble, celle du milieu droite, et les deux autres ayant leurs sommités courbées en dehors. Fleur de lis d'or, d'argent, de gueules, etc. Autrefois l'écu de France avait trois fleurs de lis d'or en champ d'azur.

Le royaume des Lis se disait autrefois de la France.

Siéger, être assis sur les fleurs de lis, s'est dit de Ceux qui exerçaient quelque charge de magistrature, et surtout des Membres d'une cour supérieure, par allusion aux tapis semés de fleurs de lis dont leurs sièges étaient couverts.

Fleur de lis signifie aussi la Marque représentant une fleur de lis, qu'on imprimait anciennement, avec un fer chaud, sur l'épaule des malfaiteurs condamnés à une peine afflictive et infamante. Voyez FLEURDELISÉ.

 

LISÉRÉ

 

n. m.

Tresse ou ruban fort étroit dont on borde un vêtement. Liséré de soie. Volant de robe orné d'un liséré. Liséré de gilet.

Il se dit aussi d'une Bande plus ou moins étroite qui borde un ruban, un mouchoir, etc., et qui est d'une couleur différente de celle du fond. Un ruban blanc avec un liséré rose.

 

LISERON

 

n. m.

Plante du genre des Convolvulacées à fleurs en entonnoir, aux espèces nombreuses, qui la plupart sont grimpantes et s'entortillent aux plantes voisines.

 

LISET

 

n. m.

Nom vulgaire du liseron, dans certains pays.

 

LISEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui se livre passionnément à la lecture. C'est un grand liseur, une grande liseuse de romans.

 

LISEUSE

 

n. f.

Petit coupe-papier servant en même temps de signet.

 

LISIBILITÉ

 

n. f.

Qualité de ce qui est lisible. Tout manuscrit doit être remis à l'éditeur en état de lisibilité parfaite.

 

LISIBLE

 

adj. des deux genres

. Qui est aisé à lire. Son écriture n'est pas belle, mais elle est lisible. Ces caractères ne sont pas lisibles.

Fig., Cela n'est pas lisible, se dit par extension d'un Ouvrage dont le style est défectueux ou dont le sujet est ennuyeux.

 

LISIBLEMENT

adv.

D'une manière lisible. Écrivez donc lisiblement, je ne peux pas déchiffrer votre écriture.

 

LISIÈRE

 

n. f.

Ce qui termine des deux côtés la largeur d'une étoffe; la partie où la trame s'est bouclée par le retour de la navette sur elle-même. Dans quelques étoffes, la lisière est d'un autre tissu et d'une autre couleur que le fond. Lisière rouge, bleue, rayée, etc. Lisière d'or, d'argent. Ce drap a un mètre quarante centimètres de large entre les deux lisières. Chaussons de lisières.

Il se dit, par extension, des Bandes d'étoffe, des cordons, qu'il a été d'usage d'attacher par derrière aux vêtements des petits enfants pour les soutenir quand ils commençaient à marcher.

Fig. et fam., Tenir quelqu'un en lisières se dit de Quelqu'un qui exerce un empire, une tutelle sur un autre.

Il a signifié aussi figurément les Extrémités d'une contrée, d'un pays considéré comme limitrophe d'un autre. La lisière de Champagne, de Picardie. On dit encore La lisière, les lisières d'un bois. En lisière d'une forêt.

 

LISSAGE

 

n. m.

Action de lisser.

 

LISSE ou LICE

 

n. f.

T. d'Arts

. Il se dit des Fils verticaux à mailles d'un métier à tisser, dans chacun desquels sont passés un ou plusieurs des fils horizontaux de la chaîne. Fil à lisses. Lisses de soie, de fil, de coton, etc. Lisses à perles.

Tapisserie à haute ou de haute lisse, ou simplement Haute lisse, Sorte de tapisserie dont la chaîne est tendue verticalement sur le métier. Tapisserie à basse ou de basse lisse, ou simplement Basse lisse, Celle dont la chaîne est tendue horizontalement sur le métier. Il se fait aux Gobelins des tapisseries de haute et de basse lisse.

 

LISSE

 

adj. des deux genres . Qui n'offre pas de rugosités. Surface lisse. Une étoffe lisse. Du papier lisse. Tronc lisse. Écorce lisse. Peau lisse.

Colonne lisse, Colonne dont le fût est uni, sans cannelures et sans ornements.

 

LISSE

 

n. f.

T. de Marine

. Voyez PRÉCEINTE.

 

LISSER

 

v. tr.

Rendre lisse. Lisser du linge, de la dentelle, du papier.

 

LISSEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui lisse la surface d'un papier ou d'une étoffe pour la rendre brillante.

 

LISSOIR

 

n. m.

T. didactique

. Instrument de verre, de marbre, d'ivoire, ou d'autre matière dure, avec lequel on lisse le linge, le papier, etc. Passer le lissoir sur le linge.

 

LISTE

 

n. f.

Suite de noms de personnes ou de choses, rangées ou non par ordre alphabétique. Liste des conseillers d'État, des membres de l'Académie. On a formé la liste des jurés. Dresser la liste des morts et des blessés, après une bataille. On a imprimé en tête de l'ouvrage la listé des souscripteurs. La liste des numéros de loterie sortants, gagnants.

Scrutin de liste. Voyez SCRUTIN.

Liste électorale. Voyez ÉLECTORAL.

Liste civile, Somme votée par le corps législatif pour les dépenses de la couronne, dans les monarchies constitutionnelles.