Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Bonde
n. f.
Ouverture destinée à faire écouler l'eau d'un étang, d'un tonneau. Ouvrir, fermer la bonde.
Il se dit aussi du Tampon ou pièce de bois qui bouche cette ouverture. Lever la bonde. Hausser la bonde. Quand il s'agit d'un tonneau de vin, on dit aussi BONDON.
Fig. et fam., Lâcher la bonde à ses larmes, à ses plaintes, lâcher la bonde à sa colère, etc., Donner un libre cours à ses larmes, à ses plaintes, à sa colère, etc.
BONDER
v. tr.
Remplir jusqu'à la bonde. Bonder un tonneau.
Il signifie aussi Remplir autant qu'il est possible. Voiture bondée de voyageurs. La salle était bondée de spectateurs.
BONDIR
v. intr.
Sauter, en parlant de certains animaux, et même des personnes. Voyez ces agneaux bondir dans la prairie. Un cheval qui bondit. Un chien qui bondit de joie. Il bondissait de fureur, de rage.
Il signifie aussi Faire un ou plusieurs bonds. Cette balle est trop molle, elle ne bondit point.
Fig., Cela fait bondir le coeur, le coeur me bondit, se dit pour exprimer l'extrême répugnance qu'on a pour un aliment ou pour quelque autre chose qui fait soulever l'estomac.
BONDISSANT, ANTE
adj.
Qui bondit. Les agneaux bondissants. Les chèvres bondissantes. Bondissant de fureur, de joie, etc.
BONDISSEMENT
n. m.
Action de bondir. Le bondissement des moutons dans une prairie.