Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 97 sur 1 033

Pages du PDF

Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Bavoir

 

n. m.

Voyez BAVETTE.

 

BAVOLET

 

n. m.

Coiffure villageoise qui couvre les côtés et le derrière de la tête. Un bavolet bien blanc, bien plissé.

Il se disait aussi d'un Morceau d'étoffe qui ornait un chapeau de femme par-derrière.

 

BAVURE

 

n. f.

T. d'Arts

. Petite trace que les joints des pièces d'un moule laissent sur l'objet moulé. Enlever les bavures.

 

BAYADÈRE

 

n. f.

Femme dont la profession est de danser devant les temples ou pagodes dans l'Inde.

 

BAYART

 

n. m.

Sorte de bard, de civière, qui est principalement en usage dans les ports.

 

BAYER

 

(Il se conjugue comme BALAYER.) v. intr. Avoir la bouche grande ouverte. Il ne se dit plus guère que dans l'expression Bayer aux corneilles, Perdre son temps à regarder en l'air niaisement.

 

BAZAR

 

n. m.

Marché public, lieu destiné au commerce en Orient.

Par analogie, il désigne en général Certains lieux couverts où sont réunis des marchands tenant boutique d'étoffes, de meubles, de bijouterie, etc.

Il désigne aujourd'hui principalement de Vastes magasins où se vendent en détail des marchandises diverses, généralement à bas prix.

 

BÉANCE

 

n. f.

État de ce qui est béant.

 

BÉANT, ANTE

 

adj.

Qui présente une grande ouverture. Le lion vint à lui la gueule béante. Gouffre béant.

Être, demeurer bouche béante, Être ou rester étonné, très attentif, etc. Il resta bouche béante et les yeux fixés sur elle. Nous l'écoutions bouche béante.

 

BÉAT, ATE

 

adj.

Qui a de la béatitude. Il ne s'emploie guère que dans les expressions Air béat, Ton béat. Une figure béate. Il est familier et ironique.

Il signifie également Qui se croit ou se dit en possession d'avoir des visions ou des extases.

Par extension, il signifie Qui éprouve une satisfaction niaise de lui-même.

Il s'emploie aussi comme nom et il signifie Celui, celle qui est tout ravi en Dieu.

 

BÉATEMENT

 

adv.

D'une manière béate. Regarder béatement.

 

BÉATIFICATION

 

n. f.

T. de Théologie

. Acte par lequel le Pape, après la mort d'une personne, déclare qu'elle est béatifiée.

BÉATIFIER

 

v. tr.

T. de Théologie

. Mettre au nombre des bienheureux. Il est béatifié, mais il n'est pas encore canonisé.

Il se dit quelquefois en plaisantant, dans le langage ordinaire, et signifie Rendre heureux. Cette nouvelle l'a béatifié.

 

BÉATIFIQUE

 

adj.

T. de Théologie

. Qui procure la béatitude. Vision béatifique, Vue que les élus ont de Dieu dans le ciel.

 

BÉATITUDE

 

n. f.

Félicité dont les élus jouissent dans le ciel. La béatitude céleste, éternelle. La vraie béatitude consiste dans la vue de Dieu. Les avant-goûts de la béatitude. Parvenir à la béatitude. Jouir de la béatitude. Il n'y a point de véritable béatitude dans le monde.

Les huit béatitudes, Les huit sortes de félicités dont l'Évangile fait l'énumération.

Il signifie, figurément et familièrement, Bonheur parfait, satisfaction tranquille.

BÉATITUDE est aussi un Titre d'honneur donné à certains patriarches des Églises orientales. BEAU (ou BEL, devant un nom commençant BEAU (ou BEL, devant un nom commençant par une voyelle ou un h muet, et dans quelques locutions comme Philippe le Bel, Charles le Bel, Tout cela est bel et bien), Charles le Bel, Tout cela est bel et bien ),

 

BEAU-FILS

 

n. m.

Fils né d'un mariage antérieur de l'un ou de l'autre des deux époux. C'est votre beau-fils, puisque vous avez épousé sa mère. Elle a épousé un veuf et elle a deux beaux-fils.

 

BEAU-FRÈRE

 

n. m.

Quand il s'agit d'un homme, Celui qui a épousé sa soeur ou la soeur de sa femme; quand il s'agit d'une femme, Celui qui a épousé sa soeur ou la soeur de son mari. Il se dit aussi de Deux hommes qui ont épousé les deux soeurs. C'est le frère de mon mari, de ma femme, et par conséquent mon beau-frère. Ces deux hommes sont beaux- frères.

 

BEAU-PÈRE

 

n. m.

Quand il s'agit d'un mari, le père de sa femme; quand il s'agit d'une femme, le père de son mari; quand il s'agit des enfants d'un autre lit, le second mari de leur mère. C'est le père de votre mari, et par conséquent votre beau-père. C'est mon beau-père, j'ai épousé sa fille. Au pluriel, Des beaux-pères.

 

BEAUCOUP

 

adv. de quantité

. En nombre, en quantité plus ou moins considérable. Il se dit tant au sens physique qu'au sens moral. Il s'intéresse beaucoup à votre affaire. Cela m'inquiète, me chagrine beaucoup. Il importe beaucoup que vous le sachiez. Cet enfant grandit beaucoup. Ce négociant s'est beaucoup enrichi depuis deux ans. Parler beaucoup. Marcher beaucoup. Attendre beaucoup. Nous avons beaucoup ri.

Avec les adjectifs et les adverbes de comparaison, il exprime une Augmentation ou une différence considérable. Je suis beaucoup moins, beaucoup plus content de vous depuis quelques jours. Je suis beaucoup plus content de vous que de lui. Ce vin est beaucoup meilleur. Il s'est beaucoup mieux conduit que vous. Il a beaucoup plus de fortune qu'un tel. Il est quelquefois, dans ces phrases, précédé de la préposition De. Il est de beaucoup plus savant. Quand il est mis après un adjectif ou un verbe, il doit toujours être précédé de la préposition De. Vous êtes plus savant de beaucoup. L'emporter de beaucoup sur un autre. Dépasser, surpasser de beaucoup, etc.

Il s'en faut beaucoup, Il y a une grande différence. Le cadet n'est pas si sage que l'aîné, il s'en faut beaucoup.

Il s'en faut de beaucoup, La quantité qui devrait y être n'y est pas, à beaucoup près. Vous croyez m'avoir tout rendu, il s'en faut de beaucoup.

C'est beaucoup, C'est une chose considérable. Cet enfant sait sa grammaire latine, c'est beaucoup pour son âge. C'est déjà beaucoup qu'on ne vous ait pas dit non.

Ironiq, C'est beaucoup s'il vous regarde, À peine regarde-t-il les gens. C'est beaucoup si vos frais vous rentrent, À peine retirerez-vous vos frais.

À BEAUCOUP PRÈS,loc. adv.

Avec une grande différence, une grande distance; il s'en faut beaucoup. Il n'est pas, à beaucoup près, aussi riche qu'on le dit.

Il s'emploie aussi comme nom collectif et désigne une Grande quantité. Il y a beaucoup de gens. Avoir beaucoup d'argent, beaucoup de blé, beaucoup de fruits. Ils sont beaucoup d'héritiers à partager cette succession. L'Évangile dit : Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Dire beaucoup de paroles. Il l'a répété beaucoup de fois. Verser beaucoup de larmes. Il s'écoula beaucoup de temps. C'est un homme qui sait beaucoup. Il reste encore beaucoup à faire.

 

BEAUPRÉ

 

n. m.

T. de Marine

. Mât qui est placé à l'avant du navire et qui est très incliné sur la poulaine ou l'éperon. Ce bâtiment a perdu son beaupré. On dit aussi Mât de beaupré.

 

BEAUTÉ

 

n. f.

Qualité de ce qui est beau. Il se dit en général de Ce qui touche et charme les sens, l'esprit, l'âme, de ce qui est excellent en son genre. La beauté du ciel, de la terre, des fleurs, des eaux, des arbres. La beauté d'une ville, d'un édifice. La beauté d'un tableau, d'une statue. La beauté d'une étoffe. La beauté d'une couleur. La beauté d'une voix, d'un concert. La beauté d'un spectacle, d'une fête. La beauté du style, des pensées. La beauté d'un ouvrage, d'un poème. La beauté des sentiments. La beauté d'une découverte. C'est là ce qui en fait la beauté. Cela est de toute beauté.

Il se dit particulièrement, en parlant des personnes, d'un Ensemble de formes, de proportions et de couleurs qui plaît et qui fait naître l'admiration. La beauté du corps. La beauté du visage. La beauté de la taille, des formes. La beauté d'une femme. Une femme qui a soin de sa beauté, qui néglige sa beauté. La beauté se passe en peu de tempe. Sa beauté est parfaite, accomplie. Sa beauté est dans sa fleur, dans toute sa fleur. Sa beauté est fanée. Elle est d'une beauté ravissante, de la plus grande beauté. Elle a une beauté naturelle. Beauté artificielle. Beauté fade, journalière. Beauté animée. Beauté bien conservée. Entretenir sa beauté. Conserver, perdre sa beauté. Cette femme n'était pas en beauté hier au soir, Elle paraissait moins belle qu'à l'ordinaire.

Il se dit aussi des Animaux. La beauté d'un cheval, d'un lion, d'un oiseau.

Il se dit quelquefois d'une Belle personne. Une jeune beauté. Une beauté dédaigneuse. Une beauté fière. Une beauté célèbre. Toutes les beautés de la ville étaient à cette fête. On dit de même absolument La beauté, pour désigner les Belles femmes en général. Rendre hommage à la beauté. Le triomphe de la beauté. L'empire de la beauté.

Cette femme était la beauté du bal, Elle était la plus belle de toutes les femmes qui se trouvaient au bal.

C'est une beauté, se dit d'une Femme très belle.

Beauté grecque et Beauté romaine se disent des Femmes dont la beauté rappelle le caractère des têtes que l'on voit dans les statues et dans les médailles antiques de la Grèce et de Rome. Beauté du diable. Voyez DIABLE.

BEAUTÉS, au pluriel, se dit de Plusieurs belles choses réunies dans un même lieu, de Plusieurs beaux détails qu'on remarque dans un même objet. On ne peut détailler toutes les beautés que cette ville renferme. Les beautés de la nature. Le style de cet écrivain a des beautés qu'il n'est pas donné à tout le monde de sentir. Les beautés de cet ouvrage en effacent, à mes yeux, les défauts.

 

BÉBÉ

 

n. m.

Petit enfant. Un beau bébé.

Par extension, il se dit d'une Poupée qui figure un petit enfant. Bébé articulé.

 

BEC-FIN

 

n. m.

Nom vulgaire de plusieurs espèces d'oiseaux, à bec fait comme une alène. Des becs-fins.

 

BEC

 

n. m.

La partie saillante et dure qui tient lieu de bouche aux oiseaux et qui est formée de deux pièces appelées Mandibules, l'une supérieure, l'autre inférieure. Long bec. Bec court, gros, aigu, large, crochu. Les oiseaux à bec fin. Ouvrir le bec. Un oiseau qui se défend du bec, qui donne un coup de bec.

Fig., Avoir bec et ongles, Avoir bon bec, Être pourvu des moyens de se défendre et savoir en user.

Fig. et fam., Avoir le bec bien affilé, Parler, répondre avec promptitude et facilité, et même avec un peu de malice.

Fig. et fam., Se défendre du bec, Se défendre de paroles.

Se prendre de bec avec quelqu'un, Se quereller, avoir un démêlé avec lui. Fig. et fam., Prise de bec, Dispute, altercation. Avoir avec quelqu'un une prise de bec.

Fig. et fam., Donner un coup de bec, Lancer en passant un trait piquant, un trait de médisance.

Fig. et fam., Clore le bec à quelqu'un, Le faire taire. Cela te clôt le bec, Tu es à bout d'arguments.

Bec jaune. Voyez BÉJAUNE.

Fig. et fam., Tenir quelqu'un le bec dans l'eau, Le laisser dans l'attente de quelque chose qu'on lui fait espérer; le tenir dans l'incertitude, en ne lui donnant pas de réponse positive.

Fig. et fam., Causer bec à bec, Tête à tête.

Fig. et fam., C'est un bec fin, C'est un gourmet, il a le goût difficile.

Bec-de-lièvre. Voyez LIÈVRE.

Par analogie, BEC se dit de Tout ce qui présente quelque ressemblance avec le bec d'un oiseau.

En termes de Zoologie, il se dit de la Bouche ou de la Tête de certains animaux. Il désigne notamment Certains reptiles ou certains poissons. Bec-de-faucon. Bec-de-perroquet. Bec-d'oie, etc.

En termes de Botanique, Bec-de-grue, Bec- de-cigogne, Bec-de-héron, Bec-de-pigeon, Bec- d'oie, etc. Noms vulgaires de certaines plantes, en particulier de Variétés de géraniums. Des becs-de-grue, etc.

En termes d'Arts, Bec de gaz, Bec intensif, Bec de plume, Bec d'alambic, etc. Bec-d'âne ou Bédane, Outil de charpentier et de menuisier qui sert à creuser des mortaises. Bec-de- cane, Bec-de-corbin, Outils de menuisier. Bec- à-corbin, Outil de calfat. Bec-de-cane désigne une Sorte de serrure à poignée et une Pince de chirurgien. Des becs-de-cane. Des becs-de- corbin.

En termes de Musique, il désigne le Système d'embouchure de la clarinette, de la flûte et du galoubet.

En termes d'Architecture, Avant-bec, Arrière- bec d'un pont, Contreforts en avant et en arrière de la pile d'un pont. Des avant-becs. Des arrière-becs.

En termes de Géographie, on appelle quelquefois Bec une Partie de terre qui s'avance en pointe au confluent de deux cours d'eau. Bec d'Ambez. Bec d'Allier.

En termes de Marine, Bec d'ancre, Pointe qui termine les pattes d'une ancre. Bec de navire, La pointe qui termine la proue.

 

BÉCARRE

 

n. m.

Caractère de musique en forme de petit carré (#) : on le met devant une note qui avait été haussée ou baissée d'un demi-ton, pour rétablir cette note dans son ton naturel. Mettre un bécarre à une note, devant une note.

Il est aussi adjectif des deux genres et se dit des Notes marquées d'un bécarre. Cette note est bécarre.

 

BÉCASSE

n. f.

Oiseau de passage de l'ordre des Échassiers, qui a le bec fort long. Tuer une bécasse. Faire un salmis de bécasses. Bécasses rôties. Pâté de bécasses.

Fig. et fam., C'est une bécasse, C'est une femme sans esprit.

 

BÉCASSEAU

 

n. m.

Petit échassier de rivage qui vit surtout dans les régions septentrionales sur le bord des lacs, des marais, des côtes de la mer.

Il se dit aussi des Petits de la bécasse ou de la bécassine.

 

BÉCASSINE

 

n. f.

Oiseau de passage plus petit que la bécasse, qui a aussi le bec fort long. Bécassines en salmis. Bécassines rôties, sautées. Un plat de bécassines. BEC-DE-CANE, ù DE-CIGOGNE, ù DE- BEC-DE-CANE, ù DE-CIGOGNE, ù DE- CORBIN, ù DE-GRUE, ù DE-HÉRON, ù D'OIE, ù DE-PIGEON.n. m.

Voyez BEC.

 

BECFIGUE

 

n. m.

Sorte de passereau qui attaque les raisins et les figues.

 

BÊCHAGE

 

n. m.

Action de bêcher.

 

BÉCHAMEL

 

n. f.

T. de Cuisine

. Espèce de sauce blanche qui se fait avec de la crème. Sauce à la béchamel. De la morue à la béchamel. Une béchamel de brochet.

 

BÊCHE

n. f.

T. de Jardinage

. Outil formé d'un fer plat, large et tranchant, auquel s'adapte un manche de bois, et qui sert à couper et à remuer la terre. Labourer une planche de jardin avec la bêche.

 

BÊCHER

 

v. tr.

Travailler la terre avec une bêche. Bêcher une plate-bande.

Fig., J'aimerais mieux bêcher la terre, se dit en parlant d'un Travail qu'on regarde comme très pénible ou très difficile, ou pour lequel on a une grande répugnance.

 

BÉCHIQUE

 

adj. des deux genres

. T. de Pharmacie

. Qui guérit la toux en parlant d'un remède.

Il est aussi employé comme nom masculin. Le capillaire est un très bon béchique.

 

BECQUÉE

 

n. f.

Quantité de nourriture qu'un oiseau peut prendre avec le bec pour la donner à ses petits. Un oiseau qui porte la becquée à ses petits.

Il se dit aussi de la Nourriture introduite dans le bec d'un oiseau qu'on élève ou qu'on engraisse. Donner la becquée.

 

BECQUETAGE

 

n. m.

Action de becqueter.

 

BECQUETER

 

v. tr.

Piquer à coups de bec. Les oiseaux ont becqueté nos fruits.

Il signifie aussi Caresser avec le bec. Deux pigeons qui se becquettent.

BÉCUNE

 

n. f.

T. d'Histoire naturelle

. Poisson de mer très vorace, qui ressemble un peu au brochet et dont la mâchoire est en pointe.

 

BEDAINE

 

n. f.

Panse, gros ventre. Une grosse bedaine. Il est familier.

 

BÉDANE

 

n. m.

Voyez BEC.

 

BEDEAU

 

n. m.

Employé d'église qui a pour insigne une verge ou canne et pour fonction principale de marcher devant les ecclésiastiques, devant les quêteurs, etc., et de leur faire ouvrir passage. Un bedeau de Saint-Eustache. Le bedeau marche en tête des processions.

 

BEDON

 

n. m.

Vieux mot qui signifiait Tambour. Il est aujourd'hui synonyme de BEDAINE. Un gros bedon, Un homme gros et gras. Il est très familier.

 

BEDONNER

 

v. intr.

Prendre du ventre. Il est familier.

 

BÉE

 

adj. fém.

Qui est béant. Bouche bée, Bouche ouverte et qui exprime l'étonnement. Il resta bouche bée. BÉE

 

n. f.

Ouverture par laquelle coule l'eau qui donne le mouvement à un moulin. Il est synonyme de ABÉE.

 

BEFFROI

 

n. m.

Tour ou clocher servant à faire le guet et où se trouvait une cloche pour sonner l'alarme.

Il se disait aussi de la Cloche du beffroi, Sonner le beffroi, Le beffroi sonne; et de la Charpente qui porte les cloches, Il faut refaire le beffroi de cette tour.

Par analogie, il désigne, en termes d'Arts, les Charpentes qui soutiennent les meules d'un moulin ou les Charpentes de bois ou de fer qui supportent un train de laminoirs dans les forges et dans les aciéries.

 

BÉGAIEMENT

 

n. m.

Action de bégayer. Bégaiement accidentel. Bégaiement habituel. Corriger le bégaiement.

 

BÉGAYER

 

(Il se conjugue comme BALAYER.) v. intr. Articuler mal les mots, les prononcer en hésitant et en répétant la même syllabe avant de prononcer celle qui suit. Cet homme bégaie si fort qu'on a toutes les peines du monde à le comprendre. On bégaie quelquefois par embarras, par timidité.

Il se dit par analogie du Langage imparfait des enfants qui commencent à parler. Cet enfant ne fait encore que bégayer.

Il signifie, par extension, Parler de quelque chose d'une manière très vague, très imparfaite. Les plus grands philosophes ne font que bégayer quand ils veulent parler de ce qui est inaccessible à la raison humaine.

Dans ces deux dernières acceptions, il peut être employé transitivement. Cet enfant commence à bégayer quelques mots. Cet écolier a bégayé sa leçon. Il nous a bégayé de plates excuses.

 

BÉGONIA

 

n. m.

T. de Botanique

. Espèce de plantes originaires de l'Amérique tropicale, cultivées dans les jardins comme plantes d'agrément pour la variété et la grâce de leur feuillage et de leurs fleurs.

 

BÉGU, UË

 

adj.

Il se dit d'un Cheval chez qui la cavité des dents incisives persiste encore, quoiqu'il ait passé l'âge.

 

BÈGUE

 

adj. des deux genres

. Qui bégaie de naissance. On le dit seulement de Ceux qui ne peuvent parler sans bégayer. Un homme bègue. Elle est bègue.

Il se dit aussi comme nom. On est arrivé à corriger les défauts de prononciation des bègues.

 

BÉGUÈTEMENT

 

n. m.

Action de bégueter.

 

BÉGUETER

 

v. intr.

Il se dit de la Chèvre lorsqu'elle pousse son cri.

 

BÉGUEULE

 

n. f.

Femme d'une pruderie exagérée et affectée. Ne plaisantez pas avec cette femme, c'est une bégueule.

On l'emploie adjectivement : il est alors des deux genres. Ce censeur est bien bégueule. Il est familier.

 

BÉGUEULERIE

 

n. f.

Caractère, air, ton d'une personne bégueule. On ne peut supporter sa bégueulerie. C'est un trait de bégueulerie des plus ridicules. Il est familier.

 

BÉGUIN

 

n. m.

Espèce de coiffe pour les enfants et, par extension, Toute coiffe qui s'attache sous le menton avec une petite bride.

Fig. et pop., Avoir un béguin pour quelqu'un, Avoir pour lui une affection soudaine, en être coiffé.

 

BÉGUINAGE

 

n. m.

Maison de béguines.

 

BÉGUINE

 

n. f.

Religieuse qui est soumise aux règles monastiques sans avoir prononcé de voeux. Il désigne aussi une Religieuse d'une communauté des Pays-Bas.

 

BEIGE

 

adj. des deux genres

. Qui est de couleur gris brun, gris jaunâtre. Il se dit surtout de la Laine qui a sa couleur naturelle. Laine beige.

Serge beige, ou Beige, n. f. Serge faite avec cette sorte de laine et qui n'a reçu aucune teinture. On dit aussi Drap beige.

 

BEIGNE

 

n. f.

Voyez BIGNE.

 

BEIGNET

 

n. m.

Pâte frite à la poêle et qui enveloppe ordinairement une tranche de quelque fruit. Beignet de pommes. Beignet d'abricots. Beignet soufflé. Faire des beignets. Manger des beignets.

 

BEIRAM

 

n. m.

Voyez BAIRAM.

 

BÉJAUNE

 

n. m.

T. de Fauconnerie

. Oiseau jeune, qui a encore sur le bec une petite peau jaune et qui n'est pas dressé.

Il se dit figurément d'un Jeune homme sot et niais.

BÉJAUNES, au pluriel, se disait autrefois des Clercs qui entraient dans une des basoches.

 

BEL

 

adj.

Voyez BEAU.

 

BÉLANDRE

 

n. f.

T. de Marine

. Petit bâtiment de transport à fond plat, dont on se sert principalement sur les rivières, sur les canaux et dans les rades.

 

BÊLANT, ANTE

 

adj.

Qui bêle. Des brebis bêlantes.

 

BÊLEMENT

 

n. m.

Cri particulier aux animaux de la race ovine. La brebis et son agneau se reconnaissent l'un l'autre à leur bêlement.

BÉLEMNITE

 

n. f.

T. d'Histoire naturelle

. Coquille fossile, de forme allongée, dont on ne connaît pas les analogues vivants. Il y a beaucoup d'espèces de bélemnites.

 

BÊLER

 

v. intr.

Faire entendre des bêlements. Les agneaux bêlent.

Prov., Brebis qui bêle perd sa goulée, Quand on cause beaucoup à table, on perd le temps de manger.

 

BELETTE

 

n. f.

T. de Zoologie

. Petit mammifère carnassier, de forme effilée et de couleur rousse, qui a le museau pointu, les pattes courtes et qui fait la guerre à la volaille. La belette est une espèce de martre. Une belette entra dans le colombier.

 

BÉLIER

 

n. m.

Quadrupède portant laine, aux cornes fortement recourbées, et qui est le mâle de la brebis.

Il se dit par analogie, en termes d'Arts, d'une Machine qui utilise la force d'une chute d'eau pour en élever une partie à un niveau supérieur ou qui sert à l'épuisement de fouilles ou à la compression de l'eau. Bélier hydraulique.

Il désigne aussi une Machine à enfoncer les pieux.

Il se disait encore d'une Machine de guerre employée avant l'invention de la poudre, faite d'une longue poutre, dont l'extrémité était armée d'une tête d'airain, et qui servait à battre et à renverser les murailles des places assiégées.

 

BÉLIÈRE

 

n. f.

Anneau qui est au-dedans d'une cloche pour tenir le battant suspendu.

Il désigne aussi l'Anneau servant à suspendre le sabre ou la Courroie servant à attacher le sabre au ceinturon.

 

BELÎTRE

 

n. m.

Terme d'injure et de mépris

. Homme de rien. Un vrai belître.

Il signifiait autrefois Gueux, mendiant.

 

BELLADONE

 

n. f.

T. de Botanique

. Plante vénéneuse, de la famille des Solanées, qui est employée en médecine. Extrait de belladone. On la nomme aussi BELLE-DAME.

 

BELLÂTRE

 

n. m.

Homme chez qui l'impression de beauté est gâtée par un air de prétention niaise et de contentement de soi- même.

 

BELLE-À-VOIR

 

n. f.

T. de Botanique

. Plante de jardin appelée aussi BELVÉDÈRE. Des belles-à-voir.

 

BELLE-D'ONZE-HEURES

 

n. f.

T. de Botanique

. Plante dont la fleur s'ouvre vers onze heures du matin. Des belles-d'onze-heures.

 

BELLE-D'UN-JOUR

 

n. f.

T. de Botanique . Plante cultivée dans les jardins à cause de ses belles fleurs qui se fanent très promptement. Des belles-d'un-jour.

 

BELLE-DAME

 

n. f.

T. de Botanique

. Nom vulgaire de l'arroche, appelée aussi, mais plus rarement, BONNE-DAME.

Il désigne aussi la Plante qu'on nomme plus ordinairement BELLADONE.

Il est aussi, en termes d'Entomologie, un des noms du Papillon du chardon. Des belles- dames.

 

BELLE-DE-JOUR

 

n. f.

T. de Botanique

. Espèce de liseron dont les fleurs ne s'épanouissent que pendant le jour. On le nomme aussi Liseron tricolore et Liset bleu. Des belles- de-jour.

 

BELLE-DE-NUIT

 

n. f.

T. de Botanique

. Plante exotique dont les fleurs, qui ressemblent à celles du liseron, ne s'épanouissent guère qu'après le coucher du soleil. On la nomme autrement Faux Jalap. Des belles-de- nuit.

 

BELLE-FILLE

 

n. f.

Fille née d'un mariage antérieur de l'un ou de l'autre des deux époux. C'est votre belle-fille, vous avez épousé son père.

Il se dit aussi au sens de BRU et désigne, pour les deux époux, la Femme de leur fils. C'est ma belle-fille, elle a épousé mon fils. Des belles- filles.

 

BELLE-MÈRE

 

n. f.

Quand il s'agit d'un homme, la Mère de sa femme; quand il s'agit d'une femme, la Mère de son mari; quand il s'agit des enfants d'un premier lit, la Seconde femme de leur père. Des belles-mères.