Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Si
adv.
Aussi. Je ne connus jamais un si brave homme. N'allez pas si vite. Ne courez pas si fort. Peut-on être à la fois si riche et si avare?
Il se dit aussi dans un sens comparatif et signifie Autant, aussi; il est alors suivi de Que et ne s'emploie qu'avec la négation. Il n'est pas si riche que vous. Il ne se porte pas si bien que cela. Cependant on dit familièrement, sans négation : Si peu que vous voudrez, si peu que rien, Aussi peu que vous voudrez, très peu.
Il signifie encore Tellement, à tel point; il est suivi alors de Que. Le vent est si violent qu'il a brisé plusieurs arbres. Je ne suis pas si prévenu en sa faveur que je ne voie bien ses défauts. Il marchait si vite que je ne pus l'atteindre. J'étais si loin que je ne pouvais rien entendre. Je ne suis pas si simple que de croire cela.
Il s'emploie également dans le sens de Quelque. Si habile que vous soyez, vous n'y réussirez point. Si peu qu'on le provoque, il entre en fureur.
Si est encore particule affirmative et s'oppose à Non ou à une phrase négative. Vous dites que non, et je dis que si. Je gage que si, je gage que non. Vous n'avez pas été à cet endroit? Si. On dit encore, familièrement, pour accentuer l'affirmation : Que si. Oh que si!
Si fait s'emploie pour affirmer le contraire de ce qu'un autre a dit. Je crois qu'il n'a pas été là. Si fait, il y a été. Si fait vraiment.
SI BIEN QUE,loc. adv.
Tellement que, de sorte que. La nuit nous surprit en chemin, si bien que nous nous égarâmes.
SI
n. m.
T. de Musique
. Septième note de la gamme d'ut. Si bémol.
Il est aussi le Nom du signe qui représente cette note. Le si est effacé.
SIAMOISE
n. f.
Nom donné autrefois à des Étoffes de fil et de coton fort communes, imitées de celles qu'on fabriquait au Siam.
SIBYLLE
(On prononce les L sans les mouiller.) n. f. T. d'Antiquité
. Nom donné par le anciens à Certaines femmes auxquelles ils attribuaient la connaissance de l'avenir et le don de prophétie. La sibylle de Cumes. La sibylle Érythrée. L'antre de la sibylle. Les Romains consultaient les livres des sibylles dans les affaires importantes.
Fig. et fam., C'est une vieille sibylle se dit d'une Femme vieille et laide, connue pour la méchanceté de ses propos.
SIBYLLIN, INE
adj.
Qui appartient aux sibylles. Il n'est guère usité au sens propre que dans ces locutions : Les oracles, les livres, les vers sibyllins, Les oracles, les livres, les vers des sibylles.
Il signifie au figuré Qui est mystérieux obscur, dont le sens est difficile à saisir. Il m'a répondu en termes sibyllins. Des paroles sibyllines. Un langage sibyllin.
SICAIRE
n. m.
Assassin gagé. Il fut tué par des sicaires que son ennemi avait envoyés à sa poursuite.
SICCATIF, IVE
adj.
Il se dit des Substances qui ont la propriété de faire sécher en peu de temps les couleurs auxquelles on les mêle. Huile siccative.
Il s'emploie aussi comme nom masculin. Cette huile est un bon siccatif. Un carrelage passé au siccatif.
SICCITÉ
n. f.
T. didactique
. Qualité, état de ce qui est sec. Faire évaporer jusqu'à siccité.
SICLE
n. m.
T. d'Antiquité
. Poids et monnaie en usage particulièrement chez les Hébreux. Sicle d'argent. Sicle de cuivre.
SIDÉRAL, ALE
adj.
T. d'Astronomie
. Qui a rapport aux astres. Il n'est guère usité que dans ces locutions :
Révolution sidérale, Retour d'une étoile au même point du ciel.
Jour sidéral, Temps que met une étoile pour revenir au même méridien.
Année sidérale, Temps que met le soleil pour revenir occuper le même point du ciel par rapport aux étoiles. L'année sidérale est un peu plus longue que l'année solaire.
SIDÉRURGIE
n. f.
Industrie du fer et de l'acier.
SIÈCLE
n. m.
Période de cent années. L'empire romain a duré plusieurs siècles. Un demi-siècle. De siècle en siècle.
Il se dit particulièrement d'une Période de cent ans, comptée à partir d'une ère donnée, spécialement de l'ère chrétienne. Nous sommes dans le vingtième siècle de l'ère chrétienne. Le siècle actuel a commencé le premier jour de l'année 1901 et finira le dernier jour de l'année 2000. Le commencement, le milieu, la fin d'un siècle. Ils vivaient dans le même siècle. Le siècle précédent. Le siècle présent. Aux siècles passés. Aux siècles à venir.
Il s'est dit aussi des Quatre différents âges du monde, tels que les poètes se sont plu à les imaginer. Le siècle d'or. Le siècle d'argent. Le siècle d'airain. Le siècle de fer.
Il désigne aussi un Grand espace de temps indéterminé. Les moeurs de ce siècle. C'est un homme qui fait honneur à son siècle. Il n'est pas de son siècle. Ce siècle était ignorant, barbare, grossier. C'était un siècle de barbarie, un siècle d'ignorance. Depuis ce temps-là il est venu des siècles plus polis, plus éclairés. Le siècle des lumières. Les beaux siècles de l'Église, de la Grèce, de Rome. À la fin des siècles. Jusqu'à la consommation des siècles.
Les siècles futurs, La postérité. Cet ouvrage excitera l'admiration des siècles futurs. Les siècles les plus éloignés, les siècles les plus reculés, Les temps qui ont précédé de beaucoup le nôtre, ou ceux qui viendront longtemps après. Cette croyance remonte aux siècles les plus reculés. Son nom vivra jusqu'aux siècles les plus reculés.
En termes de l'Écriture sainte, À tous les siècles, aux siècles des siècles, dans tous les siècles des siècles, Éternellement, dans toute l'éternité.
SIÈCLE se dit, particulièrement, d'un Temps rendu célèbre par le règne de quelque grand prince, ou par les actions, les ouvrages de quelque grand homme. Le siècle de Périclès. Le siècle d'Alexandre. Le siècle d'Auguste. Le siècle des Médicis ou de Léon X. Le siècle de Louis XIV. Le siècle d'Homère. Le siècle de Virgile et d'Horace.
Il se dit, par exagération et familièrement, de Quelque espace de temps que ce soit, lorsqu'on le trouve long. Il y a un siècle qu'on ne vous a vu. Il a été un siècle à revenir. Un siècle de tourments, de douleur.
Il désigne encore l'État de la vie mondaine, en tant qu'il est opposé à l'État d'une vie chrétienne, de la vie religieuse. Il est demeuré dans le siècle. Il se retira du siècle. Vivre suivant les maximes du siècle.
SIÈGE
n. m.
Meuble ou autre objet fait pour s'asseoir. Donnez un siège. Donnez des sièges. Apportez, avancez un siège. Prenez un siège. Un siège pliant.
Sièges de paille, de jonc, de canne ou cannés de tapisserie, etc., Sièges dont le fond est garni de paille, de jonc, de canne, de tapisserie, etc.
Sièges de pierre, de marbre, de gazon, Bancs de pierre ou de marbre, petites buttes de gazon qu'on pratique quelquefois dans des jardins. On dit dans un sens analogue : Siège rustique.
Le siège d'un cocher, L'endroit où le cocher est assis pour conduire les chevaux et mener la voiture.
Le siège d'une selle, La partie de la selle sur laquelle le cavalier est assis.
SIÈGE désigne aussi la Partie du corps sur laquelle on s'assied. Bain de siège.
Il désigne encore la Place où le juge s'assied pour rendre la justice. Le juge étant sur son siège.
Il s'est dit également du Lieu où l'on rendait la justice, dans les juridictions subalternes. Allez au siège. Vous le trouverez au siège.
Il s'est dit, par extension, du Corps et de la juridiction des juges subalternes. C'était l'usage de tel siège. Le ressort de ce siège était de telle étendue.
SIÈGE se dit aussi d'une Place honorifique. Un siège de député. Il a perdu son siège au Sénat. Il se dit encore de l'Endroit où est établi quelqu'un, quelque chose. Le siège d'un tribunal, d'une cour. Le siège du gouvernement. Rome était le siège de l'Empire romain. Le siège d'une société. Siège social.
Il désigne spécialement un Évêché et sa juridiction. Siège patriarcal. Siège primatial. Siège épiscopal. Siège pontifical. En ce sens, on dit absolument : Cet évêque a occupé le siège tant d'années. Pendant la vacance du siège.
Le Saint-Siège, le Siège apostolique, Le siège de Rome. Pendant la vacance du Saint-Siège, du Siège apostolique. Décisions du Saint-Siège.
SIÈGE se dit aussi, figurément, du Lieu où certaines choses résident principalement, où elles dominent. Le cerveau est le siège de la pensée. Le siège du mal est dans tel organe.
Il se dit en outre de l'Établissement et des opérations d'une armée devant une place, pour l'attaquer, la prendre. Mettre le siège devant une place. Faire le siège d'une ville. Presser, pousser le siège. Le siège dura tant de jours, tant de mois. La ville de Troie soutint un siège de dix ans.
Batteries de siège, Batteries construites par l'armée assiégeante. Pièces de siège, Bouches à feu particulièrement affectées à l'attaque des places.
Lever le siège d'une place, Se retirer de devant une place qu'on assiégeait.
Fig. et fam., Lever le siège, S'en aller, se retirer d'une compagnie.
Fig., Mon siège est fait, Je ne reviendrai pas sur mon ouvrage qui est achevé, sur l'avis que j'ai exprimé, sur la résolution que j'ai prise. Je ne puis me rendre à vos raisons, j'en suis fâché, mon siège est fait.
Journal de siège, Journal qui, suivant les règlements, doit être tenu par les autorités militaires dans une place assiégée.
État de siège, État où se trouve une place de guerre lorsque, par suite de son investissement, tous les pouvoirs sont remis entre les mains de l'autorité militaire. Il se dit en temps de paix d'une Mesure de sûreté, prise en vue du maintien de l'ordre, qui suspend momentanément l'effet des lois ordinaires et remet tous les pouvoirs entre les mains de l'autorité militaire. Proclamer l'état de siège. La ville a été mise en état de siège.
SIÉGER
v. intr.
Occuper un siège honorifique. Il siège à la Chambre, au Sénat.
Il signifie spécialement Occuper le siège pontifical ou épiscopal. Tel pape, tel évêque siégea tant d'années. Il est vieux en ce sens.
Il signifie également Occuper le siège de juge, tenir séance. Ce juge ne doit pas siéger dans telle affaire. Le tribunal ne siège pas aujourd'hui.
Il signifie aussi Avoir en un certain lieu le siège de sa juridiction. La Cour des Comptes siège à Paris.
Il signifie encore figurément Avoir son siège en quelque endroit. Ce n'est pas là que siège le mal.
SIEN, IENNE
pron. possessif de la troisième personne
. Ce n'est pas mon livre, c'est le sien. Mes intérêts et les siens sont les mêmes. Quiconque se charge des affaires d'autrui est souvent obligé de négliger les siennes. Il croyait ne travailler que pour son profit, mais chacun y trouvera le sien. Il s'intéresse à votre gloire comme à la sienne propre.
LE SIEN s'emploie quelquefois comme nom et désigne Ce qui appartient en propre à une personne. Il ne demande que le sien. Il y a mis du sien.
Il signifie aussi Ce qui vient d'une personne. Il vous a rapporté la chose telle qu'elle s'est passée, il n'y a rien ajouté du sien.
Y mettre du sien, Contribuer à quelque chose. Il signifie aussi, figurément, Faire des concessions, s'imposer des sacrifices. Pour conclure cet accord, il a fallu que chacun y mette du sien.
LES SIENS se dit comme nom masculin pluriel des Proches, des alliés, de ceux qui appartiennent en quelque façon à quelqu'un. C'est un excellent père de famille, qui ne vit que pour les siens. Il a stipulé pour lui et pour les siens. Ce général fut abandonné par les siens.
Prov., On n'est jamais trahi que par les siens se dit lorsqu'On éprouve un mauvais procédé de la part de quelqu'un de ses parents, de ses amis, de ses partisans.
Dans le langage de l'Écriture, Dieu connaît, protège les siens, éprouve les siens, Ceux qui se consacrent, qui se dévouent à lui.
Fam., Faire des siennes, Faire des folies, jouer de mauvais tours, avoir de mauvais procédés qui sont bien dans le caractère, dans les habitudes de celui qui s'en est rendu coupable. Ce jeune homme a fait des siennes. Il va faire encore des siennes. Tout allait bien : il a fallu que ce triste individu vînt tout gâter en faisant des siennes.
SIEN, SIENNE s'employait dans l'ancienne langue comme adjectif possessif. Il se dit encore ainsi dans quelques expressions. Un sien neveu, un sien ami, Un neveu qu'il a, un de ses amis. Il fait siennes les idées des autres, Il les considère comme ses propres idées.
SIESTE
n. f.
Sommeil auquel on se livre après le déjeuner, pendant la chaleur du jour. Faire la sieste. Ma sieste a été interrompue. Vous avez fait une longue sieste.
SIEUR
n. m.
T. de Procédure
. Il se dit le plus souvent pour Monsieur, dans les plaidoiries et les divers autres actes judiciaires. Je plaide pour le sieur un tel, pour les sieurs tels. Le dit sieur N.
Un sieur, précédant le nom propre, se dit ironiquement de Quelqu'un à qui l'on veut marquer un certain mépris. Un sieur Paul est venu me faire je ne sais quelle réclamation.
SIFFLANT, ANTE
adj.
Qui produit un sifflement, qui est accompagné d'un sifflement. Une respiration sifflante. Une voix, une prononciation sifflante. S, Z sont des consonnes sifflantes ou substantivement des sifflantes.
SIFFLEMENT
n. m.
Bruit que l'on fait en sifflant. Il nous étourdit par ses sifflements continuels.
Il se dit aussi du Bruit que quelques animaux font en sifflant. Le sifflement des serpents. Le sifflement des oies, du merle.
Il se dit également du Bruit aigu que font diverses choses, comme le vent, une flèche, une balle de fusil, une pierre lancée avec force, etc. Le sifflement d'une balle. Le sifflement du vent dans les cordages.
Il se dit encore d'un Certain bruit aigu que l'homme et quelques animaux font lorsqu'ils respirent avec peine. La respiration de ce malade est accompagnée d'un sifflement.
SIFFLER
v. intr.
Émettre un son aigu, soit avec les lèvres, soit en soufflant dans un sifflet, dans une clef forée, etc. Siffler pour appeler quelqu'un. Cet élève a été puni pour avoir sifflé en classe.
Fig. et fam., Il n'a qu'à siffler, Il n'a qu'à faire connaître sa volonté pour être obéi.
Il siffle en parlant, Sa prononciation est accompagnée d'un certain sifflement. SIFFLER se dit aussi du Chant de certains oiseaux. Le merle siffle.
Il se dit encore du Son aigu que font entendre quelques animaux, comme les serpents, les cygnes, les oies, etc., quand ils sont en colère.
Il se dit également du Bruit aigu que fait le vent, ou une flèche, une balle de fusil, une pierre lancée avec force, etc. Écoutez le vent siffler. Le vent siffle dans la serrure. Il entendait les balles qui lui sifflaient aux oreilles. Le trait partit en sifflant.
Il signifie aussi Faire entendre un sifflement en respirant. On l'entend siffler quand il dort. Sa poitrine siffle.
SIFFLER s'emploie aussi comme verbe transitif et signifie Exécuter un air en sifflant. Il siffle toutes sortes d'airs. Ce merle, ce serin siffle tous les airs qu'on lui apprend.
Il signifie encore Appeler en sifflant. Siffler son chien.
Il signifie également Accueillir avec des sifflements, à coups de sifflet, pour marquer sa désapprobation. On a sifflé sa pièce. Cette comédie a été sifflée. Cet acteur a été sifflé.
Il s'emploie aussi figurément et signifie Désapprouver, accueillir avec dérision, avec mépris. Si vous faites cette proposition, on vous sifflera.
Il signifie encore, populairement, Boire d'un trait. Siffler un grand verre de vin.
SIFFLET
n. m.
Petit instrument avec lequel on siffle. Sifflet de bois, d'argent, etc. Porter un sifflet dans sa poche.
Coup de sifflet, Action de souffler dans cet instrument et Bruit qui en résulte. Je viens d'entendre un coup de sifflet. On l'a reçu à coups de sifflet lorsqu'il est entré en scène.
Par analogie, Sifflet à vapeur, Appareil qui produit un son aigu sous la pression de la vapeur.
En sifflet se dit d'une Coupe, d'une section en biseau. Tailler une branche en sifflet.
SIFFLET signifie, au figuré, Improbation manifestée par des coups de sifflet ou par quelque autre marque de mépris. Cette pièce est tombée sous les sifflets.
Il désigne aussi, dans le langage populaire, le Conduit par lequel on respire. Couper le sifflet à quelqu'un, L'étrangler.
Fig. et fam., Couper le sifflet à quelqu'un, Le rendre comme muet, le mettre hors d'état de répondre.
SIFFLEUR, EUSE
n.
Celui, celle qui siffle. Les siffleurs du parterre.
Il s'emploie aussi adjectivement en parlant de Certains oiseaux. Les oiseaux siffleurs.
En termes d'Art vétérinaire, Cheval siffleur, Cheval qui fait entendre en respirant une espèce de sifflement. On dit autrement : Cheval corneur.
SIFFLOTER
v. intr.
Siffler négligemment, de façon continue. Cet ouvrier sifflote en travaillant.
SIGILLÉ, ÉE
adj.
Qui est marqué d'un sceau. Il n'est guère usité que dans ces locutions :
Terre sigillée, Sorte de terre ocreuse, sur laquelle les sultans imprimaient leur sceau.
En termes d'Archéologie, Vases sigillés, Vases en terre rouge décorés d'ornements imprimés à l'aide de moules spéciaux.
SIGILLOGRAPHIE
n. f.
T. didactique
. Étude des sceaux.
SIGISBÉE
n. m.
Cavalier servant. Ce jeune homme lui sert de sigisbée. Elle l'a pour sigisbée. Elle est toujours accompagnée de son sigisbée.
SIGLE
n. m.
T. de Paléographie
. Lettre initiale employée comme signe abréviatif sur les monuments, les médailles et dans les anciens manuscrits.
SIGMOÏDE
adj. des deux genres
. T. d'Anatomie
. Qui a la forme de la lettre grecque appelée Sigma.
Cavité ou fosse sigmoïde, Chacune des deux échancrures que présente l'extrémité supérieure du cubitus.
Valvules sigmoïdes, Valvules qui garnissent l'artère pulmonaire et l'aorte.
SIGNAL
n. m.
Signe servant d'avertissement. Faire un signal. Donner le signal. À ce signal tout le monde se rangea autour de lui. Ils tirèrent trois coups de canon pour signal. On leur fit plusieurs signaux. Au premier signal l'armée se mit en marche. Ils firent les signaux dont ils étaient convenus. On emploie diverses sortes de signaux dans la marine. Changer les signaux. Signaux de jour. Signaux de nuit. Signal de détresse. Signal de départ, de ralliement. Signal du combat.
Fig., Donner le signal se dit de Celui qui donne le premier l'exemple de quelque chose. Il a donné le signal des applaudissements.
SIGNAL se dit figurément de Ce qui annonce et provoque une chose. Cette émeute fut le signal de la révolution.
En termes de Chemins de fer, il se dit d'Appareils destinés à commander ou à annoncer certaines manoeuvres. Signal d'arrêt. Signal d'alarme. Les signaux n'ont pas fonctionné.
SIGNALEMENT
n. m.
Description d'une personne par les signes extérieurs qui peuvent la faire reconnaître. Prendre le signalement de quelqu'un. On a donné à la gendarmerie le signalement de l'assassin. Inscrire le signalement de quelqu'un sur son passeport.
SIGNALER
v. tr.
Appeler, attirer l'attention de quelqu'un sur une personne ou sur une chose. Ce personnage suspect a été signalé à la police. Je dois signaler ce fait à votre attention. Il a signalé les nombreuses erreurs de cet historien.
Il signifie encore Indiquer par un signal. Le train est signalé. Signaler l'ennemi. Signaler la terre.
SIGNALER signifie aussi, figurément, Faire remarquer : il se dit en bonne et en mauvaise part. Il a signalé son courage, sa valeur dans cette occasion. Des fêtes signalèrent ce grand événement. Ce prince signala son règne par d'heureuses innovations. D'horribles cruautés ont signalé son passage.
SE SIGNALER signifie Se distinguer, se rendre célèbre : on le dit en bonne et en mauvaise part. Il s'est signalé en diverses occasions. Il s'est signalé par son courage. Il s'est signalé dans les arts, dans les lettres, dans les sciences. Il s'est signalé par ses cruautés, par ses injustices.
Le participe passé SIGNALÉ s'emploie adjectivement et signifie Qui est remarquable. Un service signalé. Une victoire signalée. Une faveur signalée.
SIGNALÉTIQUE
adj. des deux genres
. Qui a rapport au signalement. Fiche signalétique. État signalétique.
SIGNALISATION
n. f.
Ensemble des signaux destinés à servir d'avertissement sur les routes, sur les chemins de fer, sur mer, en campagne, etc. Panneau de signalisation.
SIGNATAIRE
n. des deux genres
. Celui, celle qui a signé. Les signataires d'une pétition, d'une protestation. Le signataire d'une lettre.
SIGNATURE
n. f.
Nom d'une personne écrit de sa main, mis à la fin d'une lettre, d'un contrat, ou d'un acte quelconque, pour le certifier, pour le confirmer, pour le rendre valable. Je connais sa signature. Apposer sa signature. Contrefaire une signature. Cette signature est fausse. Plaider contre sa signature. Reconnaître sa signature. Désavouer sa signature. Renier sa signature. Manquer à sa signature. Faire légaliser une signature.
Il désigne aussi l'Action de signer. Présenter à la signature. Le décret est à la signature. Signature en cour de Rome, Minute originale d'un acte par lequel le pape accorde un bénéfice ou quelque autre grâce. Obtenir une signature en cour de Rome.
Tribunal de la signature, Tribunal établi parle Saint-Siège pour connaître de certaines affaires.
SIGNATURE, en termes d'Imprimerie, se dit des Lettres ou des chiffres que l'on met au bas des feuilles imprimées, pour en reconnaître l'ordre quand il s'agit de les assembler et d'en former un volume. Vérifier les signatures.
SIGNE
n. m.
Indice, marque d'une chose. Signe certain. Signe infaillible. Signe évident. Signe douteux. Signes diagnostiques. Signes caractéristiques. Les signes précurseurs d'une révolution. Quand les hirondelles volent bas, on croit que c'est signe de pluie, que c'est signe qu'il pleuvra. C'est un bon signe. C'est bon signe. C'est un mauvais signe. C'est mauvais signe. Les sacrements sont des signes sensibles de la grâce. La croix est le signe du salut. Il n'y a dans l'état de ce malade aucun signe d'amélioration. Il ne donne plus aucun signe de vie.
Fig., Il ne nous a donné aucun signe de vie, il n'a pas donné le moindre signe de vie, il n'a pas donné signe de vie se dit d'un Homme absent qui n'écrit point, qui n'a donné aucune marque de son souvenir.
SIGNE Se dit encore de Ce qui sert à représenter une chose. Les mots sont les signes de nos idées. Les signes astronomiques. Les signes algébriques. Les signes de ponctuation. Les signes de la musique.
Il se dit aussi de Certaines marques ou taches naturelles qu'on a sur la peau. Avoir un signe au visage, un signe sur la main.
Il se dit également de Certaines démonstrations extérieures que l'on fait pour donner à connaître ce que l'on pense ou ce que l'on veut. Faire un signe de tête. Faire signe de la tête, des yeux, de la main. Se parler par signes. Les sourds-muets parlent entre eux par signes. Je lui ai fait signe de venir. Il a fait signe qu'on l'écoutât. Ils se faisaient des signes d'intelligence. Donner des signes d'amitié. Il n'a donné aucun signe de mécontentement. Il lui tendit la main en signe de réconciliation. On illumina en signe de réjouissance. Signe de ralliement. Signe de détresse.
Signe de la croix, Geste religieux que les catholiques font en portant la main de la tête à la poitrine, puis de l'épaule gauche à l'épaule droite, en forme de croix. Faire le signe de la croix. Faire un signe de croix.
SIGNE, en termes d'Écriture sainte, signifie Miracle. Les Pharisiens demandaient des signes à JÉSUS-CHRIST.
SIGNE se dit encore, surtout au pluriel, des Phénomènes que l'on voit quelquefois dans le ciel et qu'on regarde comme des sortes de présages. Virgile a décrit les signes qui annoncèrent la mort de César. Le Jugement universel sera précédé de plusieurs signes dans le ciel.
En termes d'Astronomie, il désigne Chacune des douze parties de l'écliptique que le soleil semble parcourir dans l'intervalle d'une année tropique. Les signes du zodiaque. Le signe du Bélier, du Taureau, etc. Le soleil était dans le signe de la Vierge.
SIGNER
v. tr.
Revêtir de sa signature. Signer un contrat. Signer une requête, un arrêt. Une lettre non signée. Signer de confiance. Il signa aveuglément tout ce qu'on voulut. Quand vous avez signé cet acte, vous avez signé votre condamnation. Signer son engagement. Signer une pétition, une protestation. Signer un traité de paix. La paix est signée. Ce tableau n'est pas signé. Absolument, Je ne veux pas signer sans avoir lu. Il a déclaré ne savoir signer.
Signer à un contrat, Y mettre sa signature, comme témoin ou par honneur. Le roi lui fit l'honneur de signer à son contrat de mariage.
Fig., Je vous le signerais de mon sang, je suis prêt à le signer de mon sang se dit lorsqu'on veut marquer que ce qu'on dit est absolument vrai ou qu'on tiendra infailliblement ce que l'on promet.
Fig., Les martyrs ont signé leur confession de leur sang, Ils ont offert la mort pour la défense de leur religion.
Fam., Signer son nom, Écrire son nom, sa signature. Il ne sait pas seulement signer son nom.
Fig., Cette manoeuvre est signée, On en devine facilement l'auteur. On dit familièrement : C'est signé.
SE SIGNER signifie Faire le signe de la croix. Se signer dévotement.
SIGNET
n. m.
Réunion de petits rubans placés entre les feuillets d'un bréviaire ou d'un missel pour marquer les endroits qu'on veut retrouver aisément. Signet de bréviaire. Ce signet n'est pas assez grand pour un missel.
Il se dit aussi d'un Petit ruban que les relieurs attachent à la tranchefile du haut d'un livre, pour servir à marquer l'endroit qu'on veut retrouver. Ouvrez ce livre à la page où j'ai mis le signet.
SIGNIFICATIF, IVE
adj.
Qui exprime bien, qui a une signification claire et précise. Ce terme, ce mot est bien significatif. Un geste, un sourire, etc., fort significatif, Qui exprime nettement la pensée, l'intention de celui qui le fait. On dit dans le même sens : Une démarche, une visite significative.
SIGNIFICATION
n. f.
Ce que signifie une chose, sens attaché à une chose. La signification d'un mot. Ce mot a changé de signification, a plusieurs significations. Dites-moi la signification de ce symbole.
Il désigne aussi, en termes de Procédure, la Notification que l'on fait, la connaissance que l'on donne d'un arrêt, d'un jugement, d'un acte, par voie judiciaire et légale, par ministère d'huissier. La signification d'un arrêt, d'un jugement, d'un exploit, d'une requête, etc. Faire faire une signification par un huissier. Signification d'avoué à avoué.
SIGNIFIER
v. tr.
Indiquer, marquer quelque chose, avoir comme sens. Il comprit ce que signifiait ce geste, ce regard. Tous ces murmures, toutes ces assemblées clandestines ne signifient rien de bon. Que signifie ce discours, cette conduite?
Cela ne signifie rien se dit des Paroles qui ne vont point au fait et dont on ne peut rien induire, rien conclure. Tout ce qu'il dit là ne signifie rien.
SIGNIFIER, en parlant de Langue et de grammaire, se dit pour exprimer Ce qu'on entend par un mot, par une locution, par une phrase. Ce mot latin signifie telle chose en français. Ce nom, ce verbe signifie telle chose au propre, il signifie telle chose au figuré.
Il veut dire aussi Notifier, déclarer, faire connaître quelque chose par des signes évidents, des paroles expresses. Je lui ai déjà signifié que je ne voulais pas qu'il mît les pieds chez moi. Je vous ai suffisamment signifié me intentions.
Il veut dire également Notifier par voie de justice, par ministère d'huissier. Signifier un arrêt, un jugement. Signifier une requête. Signifier une opposition. Elle a fait signifier qu'elle renonçait à la communauté, qu'elle acceptait la communauté. Signifier à l'avoué. Signifier à domicile. Signifier en parlant à la personne.
SIL
n. m.
Argile, variété d'ocre, dont les anciens faisaient des poteries rouges ou jaunes.
SILENCE
n. m.
Fait de ne pas parler; État de celui qui s'abstient de parler. Observer le silence. Faire silence. Imposer silence. Rompre le silence. Garder le silence sur une chose. Mon silence vous en dira plus que mes paroles. Le silence est quelquefois éloquent. Un silence prudent. Je vous demande du silence, un instant de silence. Une minute de silence. Il souffre en silence. On a acheté son silence. Un long silence. Un profond silence. Le silence règne.
Il s'emploie elliptiquement, par forme d'interjection, au lieu de Faites silence, faisons silence. Silence, messieurs. On dit aussi : Du silence; un peu de silence.
Fig., Imposer silence aux médisants, à la calomnie, au mensonge, etc., les réduire au silence, Faire que leurs médisances, leurs calomnies, etc., ne trouvent plus de crédit et qu'ils soient par là forcés de se taire.
Fig., Imposer silence à ses passions, Les réprimer, empêcher qu'elles ne troublent l'âme, qu'elles ne l'agitent.
SILENCE se dit, par extension, du Fait de ne pas exprimer sa pensée, oralement ou par écrit. Depuis longtemps, cet écrivain garde le silence. On l'a réduit au silence.
Passer une chose sous silence, N'en point parler. Passez cela sous silence. Je passe sous silence ses infidélités.
SILENCE se dit encore de l'Absence de mention d'une chose, du manque de témoignage sur un sujet, sur un fait. Les historiens font silence sur ce fait. Le silence des journaux sur cet incident est significatif.
Le silence de la loi se dit pour exprimer que Le fait dont il s'agit n'est pas prévu par la loi.
SILENCE se dit encore de la Cessation de commerce de lettres entre personnes qui étaient dans l'habitude de s'écrire. Il y a longtemps que je n'ai reçu de vos nouvelles : quelle est la cause de votre silence, de ce long silence? Après avoir été longtemps sans vous écrire, je romps enfin le silence.
Il désigne aussi le Calme, la cessation de toute sorte de bruit. Le silence de la nuit. Le silence des bois. Rien ne trouble le silence qui règne en ces lieux. Vivre dans la retraite et dans le silence.
Faire une chose dans le silence, La faire secrètement, avec mystère. Les conjurés concertèrent dans le silence la perte du tyran.
SILENCE, en termes de Musique, se dit de l'Interruption du son dans une phrase musicale. Ce morceau est coupé par des silences.
Il se dit aussi des Signes qui marquent cette interruption. Il y a sept sortes de silences : la pause, la demi-pause, le soupir, le demi-soupir, le quart de soupir, le huitième de soupir et le seizième de soupir. Observer les silences.
SILENCIEUSEMENT
adv.
D'une manière silencieuse, en silence. Ils se tenaient devant lui silencieusement.
SILENCIEUX, EUSE
adj.
Qui garde le silence. Rester silencieux.
Il se dit aussi des Choses. Une douleur silencieuse. Une colère silencieuse.
Il se dit, par extension, d'une Personne qui parle peu, qui garde habituellement le silence.
Il se dit aussi des Choses qui font peu de bruit. Ce moteur est très silencieux.
Il se dit également des Lieux où l'on n'entend pas de bruit. Bois silencieux. Retraite silencieuse.
SILENCIEUX s'emploie comme nom masculin en termes de Mécanique et désigne un Dispositif qui, dans un moteur à explosion, sert à amortir le bruit provenant de l'expulsion des gaz brûlés.
SILÉSIENNE
n. f.
Étoffe mi-soie, mi-laine dont on fait des parapluies, des doublures, etc.
SILEX
n. m.
Variété de quartz, pierre très dure qui produit des étincelles sous le choc de l'acier.
SILHOUETTE
n. f.
Sorte de dessin fait par un trait tracé autour de l'ombre du visage ou du corps. Dessiner à la silhouette. Un portrait à la silhouette ou simplement Une silhouette. Par extension, La silhouette du clocher se dessinait au haut de la colline.
Il se dit, par analogie, de la Ligne qui dessine la forme du corps. Cette femme a une silhouette élégante.
SILHOUETTER (SE)
v. pron.
Se profiler, apparaître en silhouette.
SILICATE
n. m.
T. de Chimie
. Sel produit par la combinaison de l'acide silicique avec une base.
SILICE
n. f.
T. de Chimie
. Composé oxygéné du silicium.
En termes de Minéralogie, il désigne une Famille de minéraux formés d'acide silicique plus ou moins pur et dont certains sont utilisés dans la fabrication du verre, du cristal, de la faïence, de la porcelaine. La silice entre dans la composition des pierres gemmes et de presque tous les quartz.
SILICEUX, EUSE
adj.
T. de Géologie
. Qui est de la nature de la silice. Roche siliceuse.
Il signifie aussi Qui contient de la silice. Terre siliceuse. Terrains siliceux.
SILICIQUE
adj. m.
T. de Chimie
. Il se dit d'un Acide qui a pour base le silicium. Acide silicique.
SILICIUM
n. m.
T. de Chimie
. Corps simple, métalloïde, qui produit la silice en se combinant avec l'oxygène.
SILICULE
n. f.
T. de Botanique
. Silique dont la longueur n'excède pas trois fois la largeur. La passerage porte des silicules.
SILICULEUX, EUSE
adj.
T. de Botanique
. Il se dit des Plantes dont le fruit est une silicule.
SILIQUE
n. f.
T. de Botanique
. Fruit constitué par une sorte de capsule plus ou moins longue, formée de deux parties unies par des sutures longitudinales où les semences sont attachées, et divisée en deux loges par une cloison membraneuse. Le chou porte des siliques.
SILIQUEUX, EUSE
adj.
T. de Botanique
. Il se dit des Plantes dont le fruit est une silique.
SILLAGE
(ILLAGE se prononce IYAGE.)n. m.
T. de Marine
. Trace que fait un bâtiment lorsqu'il navigue. Les vagues étaient si hautes qu'on ne pouvait remarquer le sillage.
Il désigne aussi la Vitesse d'un navire. Mesurer le sillage d'un bâtiment.
Fig., Marcher dans le sillage de quelqu'un, Suivre ses traces, son exemple; profiter des voies qu'il ouvre.
SILLER
(Dans ce mot et dans le suivant, ILLER se prononce IYER.)v. intr. T. de Marine
. Produire un sillage, couper, fendre les flots en avançant. Ce vaisseau sille bien. Ce bâtiment sillait à l'ouest, au nord. Il est peu usité.