Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 103 sur 1 033

Pages du PDF

Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Bidet

 

n. m.

Petit cheval. Monter sur un bidet. Acheter un bidet.

Double bidet, Bidet plus grand et plus renforcé que les bidets ordinaires.

Il se dit aussi d'un Meuble de garde- robe, dans lequel est renfermée une cuvette longue et qui sert à la toilette féminine.

Il se dit encore, en termes d'Arts, de Certains dispositifs en bois sur lesquels des ouvriers exécutent leur travail.

 

BIDON

 

n. m.

Espèce de broc de bois qui contenait environ cinq litres.

Il se dit aussi d'un Vase de fer-blanc propre à contenir de l'eau ou tout autre liquide, à l'usage des hommes de troupe.

Il se dit souvent d'un Vase en fer-blanc, clos hermétiquement, renfermant de l'huile, du pétrole, de l'essence, etc.

 

BIEF

 

n. m.

Canal qui conduit les eaux pour les faire tomber sur la roue d'un moulin.

Il se dit aussi d'une Portion d'un canal de navigation on d'une rivière canalisée comprise entre deux écluses ou deux barrages. Le bief supérieur, le bief inférieur d'un canal.

 

BIELLE

 

n. f.

T. de Mécanique

. Tige rigide, articulée à ses deux extrémités, servant à communiquer ou à transformer le mouvement entre deux pièces mobiles.

Il se dit aussi de la Pièce qui sert à lever la bascule dans une machine de fonderie.

 

BIEN-AIMÉ, ÉE

adj.

Qui est aimé de préférence à tout autre. C'est son fils bien-aimé. C'est sa fille bien-aimée.

Il est aussi nom. C'est le bien-aimé de sa mère. Il est le bien-aimé de la maison. C'est le bien-aimé. Son bien-aimé. Sa bien-aimée.

On écrit aussi en un seul mot Bienaimé.

 

BIEN-DIRE

 

n. m.

Langage facile, agréable, élégant. Il disputait aux plus habiles le prix du bien-dire.

 

BIEN-DISANT, ANTE

 

adj.

Qui parle bien et avec facilité.

 

BIEN-ÊTRE

 

n. m.

Situation, disposition agréable du corps et de l'esprit. Sentir du bien- être. Goûter le bien-être. Éprouver du bien-être, un bien-être sensible.

Il se dit aussi de Tout ce qui contribue à une existence agréable ou bien de Cette existence même. Il a le nécessaire, mais il n'a pas le bien-être. Il regrette le bien-être qu'il a perdu. Il n'est pas dans l'opulence, mais il jouit d'un bien-être suffisant. J'ai voulu assurer son bien- être. Se faire un petit bien-être.

 

BIEN

 

n. m.

Ce qui est utile, avantageux, agréable au sens physique et au sens moral. Bien solide. Bien imaginaire. Bien durable. Quel bien nous en est-il revenu? Cela fit plus de mal que de bien, ne fait ni bien ni mal. C'est un grand bien que telle chose soit arrivée. Ce que j'en fais, c'est pour votre bien. Il ne régna que pour le bien de ses peuples. Il n'y a pas de bien sans quelque mélange de mal. C'est un petit mal pour un grand bien. Ce philosophe prétend que les biens et les maux se compensent. La santé est le bien le plus précieux, est le plus précieux des biens. Ce sont là les vrais biens.

Les biens du corps, La santé, la force. Les biens de l'esprit, Les talents. Les biens de l'âme, Les vertus.

Les biens terrestres, les biens passagers, les biens temporels, Les biens de ce monde; par opposition aux Biens éternels, La béatitude éternelle.

Les biens de la terre, Les récoltes, dans la langue de l'Église. Implorer la bénédiction de Dieu pour les biens de la terre.

Le bien public, le bien général, L'avantage, le bien-être, l'intérêt de tous. Travailler au bien public. On a souvent abusé de cette maxime, que le bien particulier doit céder au bien général.

Prov., Nul bien sans peine, Tout ce qui est avantageux coûte à acquérir.

Vouloir du bien à quelqu'un, Avoir le désir de l'obliger. On dit quelquefois familièrement, en plaisantant, Cette femme vous veut du bien, Elle paraît être pour vous dans des dispositions favorables.

Faire du bien à quelqu'un, procurer du bien à quelqu'un, Le secourir dans le besoin, dans l'infortune; ou Contribuer à son bien-être, à son bonheur, lui procurer quelque avantage. Il aime à faire du bien à tout le monde. On dit dans le même sens, Rendre le bien pour le mal.

Faire du bien, faire grand bien, se dit des Choses qui procurent quelque avantage ou quelque soulagement. Cette pluie fera du bien, fera grand bien aux prairies, aux blés, à la vigne.

Donner à quelqu'un des avis, des conseils pour son bien, Les lui donner pour son avantage, selon ses intérêts. Écoutez les conseils de ce vieillard; ce qu'il vous dit, c'est pour votre bien.

Dire du bien de quelqu'un, parler en bien de quelqu'un, Parler avantageusement de quelqu'un, louer son caractère, ses qualités, ses talents, etc. On dit beaucoup de bien de cet ouvrage, de ce poème, etc., On le vante beaucoup. Il ne m'a parlé de vous ni en bien, ni en mal, Il ne m'a rien dit de vous, ou m'en a parlé en termes qui n'indiquent ni la louange, ni le blâme. On m'a dit de lui tout le bien du monde, On m'a fait son éloge sous tous les rapports.

Prendre, interpréter quelque chose en bien, L'interpréter d'une manière favorable.

Mener une affaire, une entreprise à bien, Faire qu'elle réussisse, qu'elle ait une heureuse issue. Cet ouvrage arrive à bien, vient à bien, Il s'améliore, il se perfectionne.

Prov., Le mieux est l'ennemi du bien, On peut gâter ce qui est bien, en voulant le perfectionner.

BIEN signifie aussi Ce qui est juste, honnête, louable. La science du bien et du mal. Cet homme fait le bien sans ostentation. Il entreprit de le ramener au bien. Le souverain bien. Le vrai bien. Le bien suprême. C'est un pas vers le bien. C'est un homme de bien, une femme de bien. Ce sont des gens de bien. Il a fait en cela une action d'homme de bien.

Fam., En tout bien et en tout honneur, en tout bien et tout honneur, À bonne fin, sans mauvaise intention.

Il signifie encore Ce qu'on possède en argent, en fonds de terre, ou autrement. Bien patrimonial. Les biens paternels. Les biens maternels. Riche en biens de toute sorte.

Augmenter son bien. Il ne faut pas toucher au bien d'autrui. Être sans bien. Le bien mal acquis ne profite jamais. Dépenser son bien. Manger son bien. Partager son bien. Amasser du bien. Il le combla de biens. Le navire a péri corps et biens. Un mari et une femme séparés de corps et de biens. Séparation de biens. Être en communauté de biens. Faire cession de ses biens. Il lui a légué tous ses biens. Les biens de la succession, qui composent la succession. Les biens meubles et immeubles. Les biens nationaux. Les biens communaux.

Il se dit quelquefois absolument d'un Bien de campagne, d'une propriété rurale. Il a un petit bien à quelques lieues de la ville. Il vit dans son bien, sur son bien.

Fam., Avoir du bien au soleil, Avoir des biens-fonds, des terres, des maisons.

 

BIEN

 

adverbe

. D'une manière convenable, avantageuse, agréable, satisfaisante. Il se conduit bien. Il se porte bien. Il va aussi bien qu'il est possible. Il parle bien. Il dit bien. Il écrit bien. Il joue bien de cet instrument. Il fait bien, il a bien fait de le renvoyer. Il s'est fort bien acquitté de sa mission. C'est bien dit. Voilà qui est bien pensé, bien imaginé. J'avais bien jugé cet homme-là. L'art de bien vivre. Tout va bien, tout est bien. Je me trouve bien de ce nouveau régime. Je me trouve bien d'avoir été là. Il se trouve bien dans son lit. Il est bien dans ses affaires. Il est bien à l'aise, bien en cour. Il est bien auprès de chacun, auprès de ses chefs. Il y est aussi bien qu'on y puisse être. Un ouvrage bien fait. Un jeune homme bien né. Être bien fait, bien pris dans sa taille. Être bien mis, Être habillé de bon goût.

Bien lui a pris de sortir, Il a eu raison, il a bien fait de sortir.

Tant bien que mal, À moitié bien, à moitié mal.

Être bien, se dit d'un Malade sur l'état duquel on est rassuré. Le malade est bien, est fort bien maintenant.

Cette jeune personne se tient bien, Elle a un bon maintien.

Ironiq., Nous voilà bien, se dit pour exprimer qu'on est dans une position fâcheuse, embarrassante. On dit de même Vous voilà bien, le voilà bien, etc.

Fam., Être bien ensemble se dit de Deux personnes de sexe différent qui ont un commerce de galanterie. Cela se dit aussi de Deux personnes qui ont simplement entre elles des rapports d'intimité. Vivre bien ensemble, Vivre en bonne intelligence. On dit de même Être bien, vivre bien avec quelqu'un.

Dans cette acception, BIEN a quelquefois après le verbe Être la valeur d'un adjectif attribut. Cette femme est bien, Elle a une figure agréable. Il a deux filles qui sont fort bien. Il est bien de garder une certaine dignité. Il serait bien que vous lui fissiez des excuses. C'est bien, c'est fort bien; ou elliptiquement, Bien, fort bien, se disent pour marquer Adhésion, assentiment, approbation. Bien, fort bien, je n'y vois aucun empêchement. Nous partirons, c'est fort bien; mais qui nous remplacera? Ces locutions s'emploient quelquefois ironiquement et par reproche. Bien, fort bien, ne vous gênez pas. Elles servent aussi à exprimer qu'on a bien compris un avis, une explication, un éclaircissement, ou qu'on ne veut pas continuer l'entretien sur l'objet dont il s'agit; et alors Bien peut être répété. Fort bien, je vois maintenant ce que j'ai à faire. Bien, bien, j'entends ce que vous voulez dire. Bien, bien, nous reparlerons de cela.

Il signifie aussi Beaucoup, fort, très. Bien mieux. Il est déjà bien loin. Il mange bien. Il boit bien. Il s'est levé bien matin. Il est arrivé bien à propos. Elle a si bien caché cela que je ne puis le trouver. Une femme qui aime bien son mari. Je désire bien qu'il réussisse. Il s'en faut bien que... La chose s'est passée bien autrement que vous ne le dites. Il est bien savant. C'est un homme bien malheureux. Il est bien malade. Il est bien mal. Je suis bien aise de vous rencontrer. Il part? j'en suis bien aise. Il a été bien attrapé. Je suis bien sûr du contraire. Ce sont là de bien faibles raisons. Bien fou qui se fie à de telles promesses.

Il s'emploie en quelque sorte comme nom : Bien de l'argent, bien de la peine, bien du monde, bien des hommes, etc., Beaucoup d'argent, de peine, de monde, etc. On dit Bien d'autres. Il en est venu bien d'autres et non Bien des autres.

Il en a vu bien d'autres... Il a vu des dangers, des difficultés, souffert des fatigues, etc., bien autres que celles dont il est question.

Il signifie dans quelques cas Formellement, expressément. Il est bien entendu que... Cela est bien établi dans le contrat. Vous voilà maintenant bien averti. Il est bien et dûment investi de cette magistrature.

Il s'emploie aussi dans la signification d'À peu près, environ. Il y a bien trois ans que je ne l'ai vu. Il y a bien deux lieues d'ici là.

Il s'emploie souvent par redondance et pour donner plus de force à ce qu'on dit. Auriez-vous bien l'assurance de le nier? Vous aviez bien raison. Je le savais bien. Je m'en doutais bien. Il faut bien y consentir. Il le faut bien. Je vous l'avais bien dit. Je vous entends, je vous comprends bien. Il est bien en chemin, mais il n'est pas arrivé. Il est bien vrai que cela est, mais... C'est être bien prompt, un peu bien prompt. Allez-y, ou bien j'irai moi-même. Vous auriez bien pu venir. Je le veux bien. Je le vois bien. Nous verrons bien. Voilà bien le langage d'un ami. Ironiquement, C'est bien à vous, il vous sied bien de censurer les autres.

BEL ET BIEN,loc. adv.

Voyez BEAU.

BIEN LOIN DE,loc. prép.

Voyez LOIN.

BIEN QUE,loc. conj.

Encore que, quoique. Bien que je le souhaite de tout mon coeur, je ne le puis pas. On lui donna une gratification, bien qu'il ne l'eût guère méritée.

SI BIEN QUE,loc. conj.

Tellement que, de sorte que. La nuit nous surprit, si bien qu'il fallut nous arrêter en route.

 

BIENFAISANCE

n. f.

Inclination à faire du bien aux autres, pratique des bienfaits. La bienfaisance fut sa plus belle vertu. Acte de bienfaisance. Une bienfaisance éclairée, active. Il n'eut point à se repentir de sa bienfaisance envers eux.

Il se dit aussi du Bien que l'on fait dans un intérêt social. Société de Bienfaisance. Bureau de Bienfaisance.

Contrat de bienfaisance, se dit, en termes de Droit, d'un Contrat par lequel on assure à quelqu'un un avantage gratuit.

 

BIENFAISANT, ANTE

 

adj.

Qui aime à faire du bien aux autres et qui en fait. Il est généreux et bienfaisant. Cette femme est très bienfaisante. Avoir l'humeur bienfaisante, le caractère bienfaisant. Il y a des âmes naturellement bienfaisantes.

Il se dit, par extension, de Ce dont l'action ou l'influence est utile, salutaire. Une rosée bienfaisante. La bienfaisante nature.

 

BIENFAIT

 

n. m.

Bien qu'on fait à quelqu'un, service, bon office que l'on rend, grâce, faveur que l'on accorde. Je n'oublierai jamais un si grand bienfait. C'est un bienfait signalé. Combler, accabler quelqu'un de bienfaits. Prodiguer, répandre des bienfaits. Cacher ses bienfaits. Ajouter au prix d'un bienfait par la manière dont on l'accorde. Il en a reçu mille bienfaits. Est-ce donc là le prix de mes bienfaits? Ils le payèrent mal de ses bienfaits. Il ne faut pas reprocher les bienfaits. Il faut reconnaître les bienfaits. On oublie plutôt les bienfaits que les injures. Il y a des gens qui oublient également les injures et les bienfaits. On dit de même Les bienfaits de Dieu, de la Providence. C'est un bienfait du Ciel, de la nature, etc.

Prov., Un bienfait n'est jamais perdu, Une bonne action a sa récompense tôt ou tard.

Les bienfaits de la science, d'une institution, etc., Le bien, l'utilité, les avantages qu'elle procure.

 

BIENFAITEUR, TRICE

 

n.

Celui, celle qui a fait quelque bien, qui a rendu quelque service ou accordé quelque grâce. C'est votre bienfaiteur. Elle est votre bienfaitrice. C'est le bienfaiteur de votre famille. C'est le bienfaiteur des pauvres. Il faut chérir et honorer ses bienfaiteurs. Les bienfaiteurs de l'humanité.

BIENHEUREUX, EUSE

 

adj.

Qui a ou qui procure beaucoup de bonheur. L'Écriture dit : Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice. État bienheureux. Séjour bienheureux. Vie bienheureuse.

En termes de Théologie, il signifie Qui jouit de la béatitude éternelle. Les esprits bienheureux, les âmes bienheureuses.

Dans cette acception, il est employé comme nom. Le séjour des bienheureux.

Il se dit particulièrement de Ceux que l'Église, par un acte solennel qui précède la canonisation, reconnaît et déclare avoir été admis à jouir de la béatitude éternelle.

Fam., Avoir l'air d'un bienheureux, Avoir une figure vénérable, l'air recueilli ou Avoir la figure joyeuse, épanouie. On dit aussi quelquefois Se réjouir comme un bienheureux.

 

BIENNAL, ALE

 

adj.

Qui dure deux ans. Il se dit surtout en parlant de Charges, d'emplois. L'exercice biennal d'un office. Magistrature biennale. Emplois biennaux.

Il signifie aussi Qui revient tous les deux ans. Prix biennal.

 

BIENS-FONDS

 

n. m. pl.

Biens immeubles, comme les terres, les maisons. Être riche en biens-fonds.

 

BIENSÉANCE

 

n. f.

Convenance de ce qui se dit ou se fait avec ce qui est dû aux personnes, à l'âge, au sexe, à la condition, et avec les usages reçus, les moeurs publiques, le temps, le lieu, etc. Cela choque la bienséance, blesse les bienséances. Il sait ce que demande, ce que prescrit, ce que veut la bienséance, ce que veulent les bienséances. Cela est contre la bienséance. Il l'a fait par bienséance. Connaître les bienséances. Observer les bienséances. Les règles, les lois de la bienséance. Se mettre au-dessus des bienséances.

Être à la bienséance de quelqu'un, se disait de Ce qu'il conviendrait à quelqu'un d'avoir. Cet emploi, ce poste est à votre bienséance. Cette terre est à votre bienséance, à cause du voisinage. On dit plutôt aujourd'hui Être à la convenance de...

Fam., Par droit de bienséance, Sans avoir aucun autre droit que celui de sa propre convenance, de sa propre commodité.

 

BIENSÉANT, ANTE

 

adj.

Qu'il sied bien de faire, de dire, etc. Il est bienséant aux jeunes gens de respecter la vieillesse, de n'être pas trop pressés de parler. Cela n'est pas bienséant. Une telle réponse est peu bienséante.

 

BIENTÔT

 

adv. de temps

. Dans peu de temps, incessamment. Je pars bientôt. Je reviendrai bientôt. Il sera bientôt revenu. Il a été bientôt prêt. La chose a été bientôt faite. Bientôt vous le recevrez. Bientôt après nous le vîmes reparaître.

À bientôt, Façon de parler elliptique et familière qu'on emploie en quittant une personne pour exprimer qu'on se propose ou qu'on a le désir de la revoir avant peu.

Il signifie aussi quelquefois Vite. On s'habitue bientôt à cela.

Fam., Cela est bientôt dit, Cela est facile à dire, à prescrire, mais non à exécuter.

 

BIENVEILLANCE

 

n. f.

Disposition favorable envers quelqu'un. Se sentir de la bienveillance pour quelqu'un. Gagner, captiver, se concilier la bienveillance de quelqu'un. Son chef l'honore de sa bienveillance. Il a reçu des marques non équivoques de sa bienveillance. Un sourire de bienveillance. Elle lui a montré beaucoup de bienveillance. Il se dit surtout du supérieur à l'égard de l'inférieur.

 

BIENVEILLANT, ANTE

 

adj.

Qui a de la bienveillance ou Qui marque de la bienveillance. Il s'est montré fort bienveillant à mon égard. Il l'a fait de la manière la plus bienveillante. Nous reçûmes de lui un accueil bienveillant. Un langage bienveillant. Des paroles bienveillantes. Des intentions bienveillantes.

 

BIENVENIR

 

v. intr.

Accueillir favorablement. Il n'est usité qu'à l'infinitif. Se faire bienvenir de quelqu'un; se faire bienvenir dans une société, Faire que l'on soit bien accueilli par quelqu'un, dans une société.

 

BIENVENU, UE

 

adj.

Qui arrive à propos, que l'on accueille avec plaisir. C'est un homme qui est bienvenu partout.

Fam., Vous ne seriez pas bienvenu à lui aller dire cela, Il vous accueillerait fort mal, si vous alliez le lui dire.

Dans ces deux acceptions, on peut écrire Bienvenu en deux mots.

Il s'emploie souvent comme nom. Soyez le bienvenu, la bienvenue.

 

BIENVENUE

 

n. f.

Heureuse arrivée de quelqu'un. Souhaiter la bienvenue à quelqu'un, Lui faire compliment sur son arrivée.

Il se dit spécialement de la Première fois qu'on arrive en quelque endroit, ou qu'on est reçu dans une société, une assemblée, lorsque la coutume est de payer quelque droit ou d'offrir quelque réjouissance en y entrant. Payer sa bienvenue. Donner un repas pour sa bienvenue.

 

BIÈRE

 

n. f.

Boisson fermentée qui se fait avec du blé ou de l'orge et du houblon ou d'autres plantes aromatiques. Double bière. Bière forte. Petite bière. Bière blanche. Bière blonde. Bière brune. Bière nouvelle. Bière mousseuse. Une bouteille de bière. Un verre de bière. Faire de la bière. Brasser de la bière. Brasseur de bière. Levure de bière.

Bière de mars, Bière brassée dans le mois de mars.

Fam., fig. et pop., Ce n'est pas de la petite bière, Ce n'est pas une bagatelle.

 

BIÈRE

 

n. f.

Synonyme de CERCUEIL. Mettre en bière. Mise en bière.

 

BIFFER

v. tr.

Effacer ce qui est écrit, spécialement Annuler en effaçant. On l'emploie fréquemment en termes de Procédure et de Comptabilité. Il fut ordonné par arrêt que ces mots seraient biffés de son écrit. Il a biffé cette clause de son testament. Cet article de compte a été biffé. Il faut biffer un nom, deux chiffres.

 

BIFIDE

 

adj. des deux genres

. T. de Botanique et de Zoologie

. Qui est fendu en deux jusqu'à la moitié de sa longueur, environ. Calice bifide. Pétale bifide. Langue bifide.

 

BIFTECK

 

n. m.

T. de Cuisine

. Tranche de boeuf grillée. Bifteck aux pommes de terre. Bifteck au cresson. Bifteck à l'anglaise.

 

BIFURCATION

 

n. f.

Division en deux branches. La bifurcation d'un chemin, du tronc d'un arbre, de la racine d'une dent. La bifurcation d'une ligne de chemin de fer.

Au sens figuré, Il y a bifurcation dans l'enseignement à partir de cette classe, Les élèves peuvent, à partir de cette classe, opter entre tels et tels genres d'études.

 

BIFURQUER

 

v. intr.

Se diviser en deux. La route bifurque. Il bifurque à cet endroit de la route. Quelquefois les racines des dents molaires bifurquent vers le bout. La tige, les rameaux de cette plante bifurquent.

 

BIGAME

 

n. des deux genres

. Celui, celle qui est marié à deux personnes en même temps. Elle est bigame. Autrefois les bigames étaient punis de mort.

Il se dit aussi, en termes de Droit canon, de Ceux qui ont été mariés deux fois. Les bigames ne sont point reçus aux ordres sacrés sans dispense. Les canonistes ont aussi qualifié de bigames ceux qui, ne s'étant mariés qu'une fois, avaient épousé une veuve.

 

BIGAMIE

 

n. f.

État de celui qui est marié avec deux personnes en même temps. Il fut accusé de bigamie. Crime de bigamie.

Il signifie aussi, en termes de Droit canon, État de ceux qui ont passé à un second mariage. Dispense pour les ordres, à cause de la bigamie.

 

BIGARADE

 

n. f.

Fruit du bigaradier. Grosse bigarade. Jus de bigarade. Sauce à la bigarade.

 

BIGARADIER

 

n. m.

Variété d'oranger.

 

BIGARREAU

 

n. m.

Fruit du bigarreautier. Sorte de cerise rouge et blanche qui a la chair plus ferme que les autres cerises.

 

BIGARREAUTIER

 

n. m.

Variété de cerisier.

 

BIGARRER

 

v. tr.

Nuancer de couleurs qui tranchent ou qui sont mal assorties. Étoffe bigarrée.

Fig. et fam., Bigarrer ses ouvrages de citations, de mots grecs et latins, etc., Les charger, les remplir de citations, etc., qui ne produisent que de la confusion.