Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Quotidiennement
adv.
D'une façon quotidienne; chaque jour.
QUOTIENT
n. m.
T. d'Arithmétique
. Nombre qui résulte de la division d'un nombre par un autre. Le quotient de douze divisé par trois est quatre; et celui du même nombre divisé par quatre est trois. Le dividende, le diviseur et le quotient.
QUOTITÉ
n. f.
Somme proportionnelle dans un partage, dans une répartition. Il ne s'emploie guère qu'en termes de Droit. Légataire d'une quotité, Celui auquel un défunt a légué un tiers, un quart, un dixième, en un mot une partie aliquote de sa succession. Quotité disponible ou Portion disponible, La portion de biens dont la loi permet de disposer par donations ou par testament.
R
(On prononce Erre.)n. f.
La dix-huitième lettre de l'alphabet. Elle représente une des consonnes. Une R. Rouler les r.
R ne se prononce pas à la fin des noms et des adjectifs en ier, comme Officier, coutelier, grenier, pommier, entier, singulier, qu'on prononce Officié, coutelié, etc.; excepté dans Fier. Elle ne se prononce pas non plus à la fin des verbes en er, comme Aller, chanter, entrer; excepté lorsque le mot suivant commence par une voyelle : Aller au combat (Allé-rau combat). Elle ne se prononce pas à la fin des quelques autres mots, tels que Berger, danger, monsieur, etc. Mais elle se prononce à la fin de certains mots comme Amer, cher, mer, etc.
Quand R est redoublée, elle se prononce comme si elle était simple, excepté dans Errer, interrègne, narration, terreur, et quelques autres mots; dans la plupart des mots qui commencent par irr : Irrégulier, irrévocable; ainsi que dans le futur et le conditionnel des verbes Acquérir, mourir, courir et ses dérivés : J'acquerrai, je mourrai, je courrai; j'acquerrais, etc.
RABÂCHAGE
n. m.
Défaut de celui qui rabâche. Il est sujet au rabâchage.
Il se dit aussi des Discours, des écrits de celui qui rabâche. Tout ce qu'il dit n'est que du rabâchage. Il nous ennuie avec ses rabâchages. Il est familier dans les deux sens.
RABÂCHER
v. intr.
Revenir souvent et inutilement sur ce qu'on a dit. Cet homme ne fait que rabâcher. Il est familier.
Il s'emploie aussi transitivement. Il rabâche toujours les mêmes choses.
RABÂCHERIE
n. f.
Il se dit de Propos ou d'écrits pleins d'inutilités et de répétitions fatigantes. J'ai lu ce discours, ce n'est qu'une rabâcherie continuelle. Je suis forcé d'entendre chaque jour ses éternelles rabâcheries. Il est familier et il vieillit.
RABÂCHEUR, EUSE
n.
Celui, celle qui rabâche.
RABAIS
n. m.
Acte par lequel un vendeur consent une diminution sur le prix d'un objet ou sur la rémunération d'un travail. Demander, obtenir un rabais sur un achat. Vendre des marchandises au rabais. Je vous ferai un rabais de tant. Livres vendus au rabais. Travailler au rabais.
RABAIS se dit encore d'un Mode d'adjudication publique, suivant lequel les ouvrages, les travaux, les fournitures sont adjugés à celui des concurrents qui s'en est chargé au moindre prix. Adjudication au rabais. Proposer un ouvrage, une entreprise au rabais. Ces travaux ont été donnés, adjugés au rabais. Il les a pris au rabais. Il a proposé un rabais considérable.
RABAISSEMENT
n. m.
Action de rabaisser, de diminuer. Le rabaissement d'une corniche trop haute. Le rabaissement des monnaies. Le rabaissement de la contribution foncière. Il est peu usité.