Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Cours
n. m.
Flux, mouvement de quelque chose de liquide.
Il se dit particulièrement de l'Eau des fleuves, des rivières et des ruisseaux. Cours rapide. Cours lent. Cours impétueux. Arrêter, empêcher, retarder, détourner le cours d'un fleuve, d'un ruisseau. Descendre, remonter le cours d'un fleuve. Son cours est insensible. Donner cours à l'eau.
Il se dit aussi de l'Étendue que parcourt en longueur un fleuve, une rivière, un ruisseau, etc. Cette rivière est navigable dans la plus grande partie de son cours. Le cours de ce fleuve est long de plus de quatre cents lieues.
Il se dit aussi, par extension, des Rivières et des fleuves eux-mêmes. Les grands cours d'eau qui traversent l'Amérique du Nord. Les pluies continuelles ont fait déborder tous les cours d'eau.
Fig., Donner un libre cours à ses larmes, Les laisser couler, ne plus faire d'effort pour les retenir. Donner un libre cours à ses transports, à sa fureur, à sa couleur, etc., S'y abandonner, ne plus les contenir.
Il se dit encore du Mouvement réel ou apparent du soleil et des autres astres. Le cours du soleil, de la lune. Le cours des astres. L'astronomie traite du cours des astres. Le cours apparent du soleil est d'orient en occident.
Il se dit figurément de la Direction, de la marche que prennent certaines choses, ou qu'on leur donne. Nous verrons quel cours prendra cette affaire. Arrêter, retarder le cours d'une entreprise, d'un procès. Suspendre le cours de la justice. Ses idées prirent un nouveau cours. Tout a repris son cours habituel. Le cours des saisons. Le cours des événements.
Il signifie également Durée. Pendant le cours des dix années qui viennent de s'écouler. Pendant le cours de la journée. La mort interrompit le cours d'une si belle vie. Le cours de ses années. Pendant tout le cours de son règne. Dans le cours de sa maladie. Au cours de son exposé.
En termes de Marine, Voyage au long cours, Grand voyage sur mer, longue traversée, par opposition à Cabotage. Capitaine au long cours, Capitaine marchand qui fait des voyages de long cours.
Il signifie encore Suite, enchaînement. Poursuivre le cours de ses victoires. Terminer le cours de ses études. Ouvrage en cours de publication.
En termes d'Architecture, Cours d'assise, Rang continu de pierres de même hauteur, posées de niveau dans toute la longueur d'un mur.
Il se dit particulièrement d'une Suite de leçons sur une matière quelconque. Cours de chimie, de physique, d'anatomie, de chirurgie, de philosophie, d'histoire, etc. Ouvrir un cours. Professer un cours. Cours public. Cours privés. L'ouverture d'un cours. Suivre les cours du Collège de France.
Il se dit également des Traités qui renferment une suite de leçons sur quelque science. Ce professeur a publié un cours de philosophie. Il a fait imprimer son cours. Cours complet. Cours abrégé.
Il se dit pareillement de l'Étude de quelques sciences, qui exigent que l'on suive un ou plusieurs cours. Faire son cours de droit, de médecine. Le cours de droit dure trois ans. Ce jeune homme a fini ses cours.
Il se dit encore pour Vogue, crédit. Cette mode a eu cours pendant quelque temps. Donner cours à une opinion, à un bruit.
Il se dit dans un sens analogue, en parlant de la Monnaie. Monnaie de cours. Cette monnaie a cours, n'a plus de cours. La somme a été payée en pièces d'or et d'argent, le tout bon et ayant cours. Donner cours à la monnaie étrangère.
Fig., Cette locution, ce mot, etc., n'a cours que parmi le peuple, qu'en province, Ils ne sont d'usage que parmi le peuple, qu'en province.
En termes de Commerce et de Finance, il se dit du Prix auquel sont négociées, sur certaines places, à certains jours, des marchandises ou des valeurs. Acheter des marchandises, des effets au cours du marché, au cours du jour, ou absolument au cours. Le cours du change, de la rente, des effets publics.
Cours de la Bourse, Relevé officiel des prix auxquels ont été faites les opérations de Bourse d'une journée, le prix le plus haut, le plus bas et le prix moyen.
Cours forcé, Mesure par laquelle un gouvernement oblige à prendre comme espèces réelles les valeurs en papier qu'il émet ou fait émettre par des banques privilégiées.
Il désigne encore une Promenade publique, située dans la ville ou à proximité, ordinairement plantée d'arbres, et qui s'étend plus en longueur qu'en largeur. Le Cours la Reine. Ils se sont rencontrés sur le cours. Il y avait beaucoup de monde sur le cours
COURSE
n. f.
Action de courir, mouvement de celui qui court. Longue course. Prendre sa course, fournir une course ralentir sa course. Il a gagné, remporté le prix à la course, le prix de la course.
Il se dit aussi, en Poésie et dans le style soutenu, du Cours, du mouvement des astres, etc. L'astre du jour va commencer sa course. Le soleil est au terme de sa course. La lune poursuivait sa course paisible
Il se disait, dans un sens particulier, des Actes d'hostilité que l'on faisait en courant les mers ou en entrant dans le pays ennemi. Les ennemis firent des courses jusque dans telle province. Les pirates font des courses sur telle mer, sur les côtes de... Ce sens a vieilli. On dit maintenant INCURSION, RECONNAISSANCE, POINTE, etc.
Il se disait spécialement, en parlant des Corsaires, des bâtiments armés en guerre par des particuliers et autorisés par un gouvernement à courir sur les navires marchands ennemis. Armer un vaisseau en course.
Il se dit particulièrement de Toute épreuve sportive où la vitesse est en jeu. Course à pied. Course de chevaux. Champ de courses. Je suis allé aux courses de Chantilly. Courses plates. Courses d'obstacles. Course de bateaux à voiles, de canots automobiles. Course de bicyclettes, d'automobiles, d'avions. Course de vitesse. Course de fond. Voyez FOND.
Il se dit aussi des Allées et venues, des sorties que l'on fait dans la journée. Je commence mes courses dès le matin. Je ne l'ai pas trouvé, il est en course. Faire une course à pied. J'y passerai dans mes courses. On demande un employé pour faire les courses.
Il se dit également du Trajet que fait une voiture, une automobile de place en transportant une ou plusieurs personnes d'un lieu à un autre. Ce cocher n'a fait que deux courses dans toute la journée. Le prix des courses est fixé par des règlements de police. Ce chauffeur attend qu'on lui paie sa course.
Il se dit aussi du Trajet parcouru ou à parcourir soit à pied, soit en voiture. Il y a une très longue course d'ici là.
Il se dit figurément de la Marche, du progrès rapide d'une personne ou d'une chose. Rien ne peut arrêter ce conquérant, ce fléau dans sa course. La course précipitée du temps.
En termes d'Arts, il se dit de la Distance comprise entre les deux points extrêmes du trajet parcouru par la tige d'un piston, par un tiroir de pompe, dans leur mouvement. Ce piston est à mi-course. Course d'une navette, Trajet qu'elle parcourt dans son mouvement de va-et-vient.
COURSIER
n. m.
Cheval grand et beau, en termes de Poésie et dans le style soutenu. Noble, généreux, vaillant coursier. Coursier fougueux, rapide. Monté sur un coursier.
Il se dit, en termes de Marine, du Canon de chasse des chaloupes canonnières, etc., lequel est placé à l'avant.
Il se dit aussi, en termes d'Hydraulique, d'un Passage qu'on donne à l'eau, entre deux rangs de pieux, pour la conduire à la roue d'un moulin.
COURSIVE
n. f.
T. de Marine
. Tout passage pratiqué entre des soutes, dans le sens de la longueur d'un bâtiment non ponté.
COURT, COURTE
adj.
Qui a peu de longueur ou Qui n'a pas la longueur moyenne des objets du même genre. Cheveux courts. Cerises à courte queue. Cheval à courte queue. Manteau court. Robe courte. Cette manche est plus courte que l'autre. Il a les bras trop courts pour sa taille. Avoir la taille courte. Il a le nez court, le nez trop court. Une courte distance.
Courte paille. Voyez PAILLE.
Il signifie quelquefois, familièrement, Qui est en petite quantité, insuffisant. Courte pitance. Le bouillon est un peu court, mettez-y de l'eau.
Prov., À vaillant homme, courte épée. Voyez ÉPÉE.
Fig. et fam., Son épée est trop courte. Voyez ÉPÉE.
Fam., Être court, Avoir la taille petite et épaisse. Il est gros et court.
Vue courte, Vue qui ne porte pas loin, qui ne distingue pas les objets un peu éloignés. Cet homme a la vue très courte. Il signifie au figuré Défaut de prévoyance, de sagacité. Il faut avoir la vue bien courte pour ne pas apercevoir le danger d'une telle mesure. On dit aussi Des vues courtes, Des vues bornées étroites. Une politique à courtes vues.
Avoir l'esprit court, l'intelligence courte, Avoir l'esprit très borné.
Être court de mémoire, avoir courte mémoire, Manquer de mémoire, oublier facilement.
Elliptiquement, Le plus court, Le chemin le plus court. Allez par là, c'est le plus court. Il arriva le premier, parce qu'il avait pris le plus court. On dit aussi Prendre au plus court.
Fig., Le chemin le plus court, ou simplement Le plus court, Le moyen de terminer plus promptement quelque chose. Pour arriver à votre but, pour sortir de cette affaire, le plus court et le meilleur est de faire telle chose.
Il signifie aussi Qui est prompt, facile, expéditif. Il eût été plus court de faire ce que je vous ai conseillé. J'ai trouvé plus court de ne rien répondre.
Il se dit encore figurément des Choses qui ne peuvent arriver au point où l'on voudrait qu'elles parvinssent. La science humaine est courte. La prudence humaine, la prévoyance humaine est trop courte. Son pouvoir, ses moyens sont trop courts pour cela.
Fam., Être à court d'argent, Avoir peu d'argent. Il ne put demeurer longtemps à Paris, il était à court d'argent. Absolument, Être à court. Impossible de faire cette dépense en ce moment : je suis très à court.
Il signifie aussi Qui est de peu de durée. En hiver les jours sont courts. En été les nuits sont courtes. La vie de l'homme est courte, est de courte durée. Courte vie. Vous ne donnez qu'un mois, le terme est bien court. Une lettre de change à courte échéance. Il est mort après une courte maladie. Une courte délibération À de courts intervalles. Dans les courts moments de loisir qui me restent. Faire une courte station en quelque endroit. Le spectacle fut très court. Prov., Les plus courtes folies sont les meilleures.
Courte haleine, Essoufflement, respiration difficile et fréquente. On dit aussi Avoir la respiration courte, l'haleine courte.
Fig., Il veut la faire courte et bonne, se dit d'un Homme qui mène joyeuse vie, qui mange sa fortune et ruine sa santé.
Il signifie également Qui est concis, peu développé. Il se dit surtout, en ce sens, du Discours et des ouvrages de l'esprit en général. Une phrase courte. Votre lettre est beaucoup trop courte. Cette pièce de théâtre est fort courte. L'épigramme doit être courte. Les règles doivent être courtes et claires. Il se dit aussi des Personnes. Ce prédicateur, cet avocat fut court. Il est court dans ses explications. On ne saurait être plus court.
Fig., Revenir, s'en retourner avec sa courte honte, Revenir, s'en retourner après avoir essuyé un affront, un refus, ou sans avoir rien fait de ce qu'on s'était promis de faire.
COURT s'emploie aussi adverbialement. Il lui coupa les cheveux court. Il a attaché son cheval trop court. Cette période est coupée trop court. Finir court.
Court-vêtu, Qui a un vêtement court.
Fam., Être pendu haut et court, Être exécuté à la potence.
Fam., Pour vous le faire court, pour le faire court, se dit Quand on veut abréger un discours, un récit. On dit également Pour faire court.
COURT s'emploie aussi comme adjectif attribut, ou, comme adverbe, dans : Demeurer, rester court qui se dit d'une Personne qui vient à manquer de mémoire en récitant un discours appris par coeur, ou qui ne trouve plus ce qu'elle avait à dire, ce qu'elle voulait dire. Ce prédicateur, dans son sermon, cet avocat, dans son plaidoyer, etc., est demeuré court. Elle est demeurée court après les premiers mots de son compliment. Il ne manque pas de hardiesse, il n'est point homme à rester court. On le dit aussi quand une personne est si pressée par des objections, ou si convaincue, qu'elle ne sait que répondre. On l'accabla tellement de raisons, qu'il demeura court, qu'elle resta court.
Il signifie encore Brusquement, subitement. Il s'arrêta court. Tourner court. Voyez TOURNER.
Fig. et fam., Couper court. Abréger un récit des explications, un exposé. Se rendant compte que l'auditoire s'ennuyait, il a pris parti de couper court. Devant l'inutilité de cette démarche, il a coupé court et s'est retiré. Couper court à quelqu'un, Le quitter brusquement en lui faisant une réponse brève et décisive. Couper court à une chose, En finir avec elle, l'empêcher de se prolonger. Couper court à un entretien. Y mettre brusquement un terme.
DE COURT,loc. adv.
D'une façon serrée. Tenir quelqu'un de court, Lui donner peu de liberté. Il n'est pas tout à fait prisonnier, mais il est tenu de court.
Fig. et fam., Prendre quelqu'un de court, Le presser sans lui donner assez de temps pour faire ce qu'on exige de lui. Je n'ose vous promettre mon article pour cette date : vous me prenez de court. J'ai été pris de court et n'ai pu lui envoyer la somme qu'il me demandait.
TOUT COURT signifie aussi Sans rien ajouter de plus. Nommer à tout propos la personne à qui l'on parle est un manque d'usage : on doit dire Monsieur ou Madame, tout court. Il me répondit un Non tout court.
COURT-BOUILLON
n. m.
T. de Cuisine
. Manière d'apprêter le poisson, qui consiste à le faire cuire dans de l'eau, avec du vin blanc des épices, du sel et du beurre. Une carpe, une truite, un brochet au court-bouillon. Des courts-bouillons.
COURT-CIRCUIT
n. m.
Voyez CIRCUIT.
COURT-JOINTÉ, ÉE
adj.
Voyez JOINTÉ.
COURTAGE
n. m.
T. de Commerce
. Opérations de Bourse d'un courtier. Faire le courtage des vins. Se mêler du courtage.
Droit de courtage, ou simplement Courtage, Prime de tant pour cent qu'on donne à ceux qui font le courtage. Deux pour cent de commission, un quart pour cent de courtage.
COURTAUD, AUDE
n.
Celui, celle qui est de taille courte, épaisse et ramassée. Un gros courtaud. Une grosse courtaude. Il est familier.
Il était adjectif et se disait d'un Cheval ou d'un chien à qui l'on avait coupé la queue et les oreilles.
COURTAUDER
v. tr.
Rendre courtaud en coupant la queue. Courtauder un cheval.
COURTE-BOTTE
n. m.
Petit homme. Il est populaire. Des courtes-bottes.
COURTEMENT
adv.
D'une manière courte. Il raconte bien et courtement.
COURTEPOINTE
n. f.
Couverture de lit ouatée et piquée.
COURTIER, IÈRE
n. m.
T. de Commerce
. Celui, celle qui, moyennant une prime, s'entremet pour la vente ou l'achat de certaines marchandises, pour faire prêter de l'argent sur la place, ou pour les affrètements, les assurances, etc. Courtier de marchandises. Courtier maritime.
Courtier marron, Celui qui exerce irrégulièrement.
Fig., Courtier électoral, Agent d'élection.
COURTILIÈRE
n. f.
Insecte qui vit sous terre et qui fait beaucoup de dégât dans les jardins. On l'appelle aussi TAUPE-GRILLON.
COURTINE
n. f.
T. de Fortification
. Mur ordinairement rectiligne qui est entre deux bastions et qui en joint les flancs.
COURTISAN
n. m.
Celui qui est attaché à la cour, qui fréquente la cour d'un souverain. Vieux courtisan. C'est un adroit, un habile, un fin, un rusé courtisan.
Il se dit aussi de Celui qui courtise quelqu'un, qui cherche à lui plaire, pour en obtenir quelque chose. Une coquette aime à se voir entourée de nombreux courtisans. Cet homme n'a point d'amis, il n'a que des courtisans. Ceux qui ont des emplois à donner ne manquent point de courtisans. Courtisan du peuple. Par extension, Courtisan du pouvoir, du succès. Adjectivement, Il a l'esprit courtisan. Un style courtisan.
COURTISANE
n. f.
Femme galante de profession.
Il se disait, dans un sens un peu moins défavorable, des Femmes de cette espèce chez les peuples de l'antiquité et dans les grandes villes d'Italie. La Grèce avait des courtisanes célèbres. Les courtisanes de Venise.
COURTISANERIE
n. f.
Caractère de basse adulation dans les actes ou dans les paroles.
COURTISANESQUE
adj. des deux genres
. Qui est empreint de courtisanerie.
COURTISER
v. tr.
Faire sa cour à quelqu'un dans l'espérance d'en obtenir quelque chose. Courtiser les grands. Il courtise ce vieillard dans l'espoir d'en hériter.
Courtiser une femme, une jeune fille, Être assidu auprès d'elle, chercher à lui plaire. Il est galant, il courtise les dames. Il a épousé cette jeune fille qu'il courtisait depuis longtemps.
Fig., Courtiser les Muses, S'adonner aux lettres, et particulièrement à la poésie.
COURTOIS, OISE
adj.
Qui parle et agit avec une civilité raffinée. Chevalier courtois. Courtois envers les dames.
Il signifie aussi Qui dénote une civilité raffinée. Il a des manières courtoises, un langage courtois. Réclamation courtoise. Refus courtois. Insistance courtoise. Polémique courtoise.
Armes courtoises s'est dit des Armes dont on se servait dans les tournois, parce que la pointe et le tranchant en étaient émoussés et qu'elles n'étaient point meurtrières. On dit encore figurément Discussion à armes courtoises.
COURTOISEMENT
adv.
D'une manière courtoise. Il le reçut très courtoisement.
COURTOISIE
n. f.
Manière de parler et d'agir de celui qui est courtois. Il l'a traité avec beaucoup de courtoisie. Paroles de courtoisie.
COUSCOUS
(On prononce Couscousse.) n. m.
T. de Cuisine
. Mets arabe formé d'un mélange de viande hachée et de farine, réduit en boulettes très petites qu'on fait frire dans l'huile.
COUSEUR, EUSE
n.
Celui, celle qui coud.
COUSEUSE se dit spécialement de l'Ouvrière qui coud les livres dans les ateliers de brochure On dit plus souvent BROCHEUSE. Voyez ce mot.
COUSIN, INE
n.
Celui, celle qui descend, soit de deux frères, soit de deux soeurs, soit du frère ou de la soeur. Cousins germains. Cousins issus de germains. Cousins au troisième, au quatrième degré, etc.
Il était aussi, dans l'ancienne France, le Titre que, dans ses lettres, le roi donnait à des princes étrangers, aux cardinaux, aux pairs, aux ducs, aux maréchaux de France, aux grands d'Espagne et à quelques seigneurs du royaume.
Fam., Le roi n'est pas son cousin signifie, avec une nuance d'ironie, Il se met au-dessus du roi, il est très fier, très glorieux.
Il se dit, figurément et familièrement, de Ceux qui sont en bonne intelligence. Si vous faites telle chose, nous ne serons pas cousins. Depuis cette fâcheuse affaire, je ne suis pas très cousin avec lui.
COUSIN
n. m.
Petit moustique qui bourdonne, qui pique et qui abonde surtout dans les pays marécageux. Être mangé de cousins.
COUSINAGE
n. m.
Parenté qui existe entre cousins. Ils s'appellent cousins, je ne sais d'où vient ce cousinage.
Il se prend aussi pour Tout l'ensemble des parents. Il pria tout le cousinage. Ce mot est familier dans les deux sens.
COUSINER
v. intr.
Se conduire avec quelqu'un comme si l'on était son cousin. Ils ne cousinent pas ensemble, se dit de Deux personnes qui ne s'accordent pas.