Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 241 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Condenseur

 

n. m.

T. de Mécanique

. Récipient dans lequel se rend la vapeur après avoir agi sur le piston d'une machine et où elle est ramenée à l'état liquide par un jet d'eau froide.

 

CONDESCENDANCE

 

n. f.

Complaisance qui fait qu'on se rend aux sentiments, aux volontés de quelqu'un. Sage condescendance. Il faut de la condescendance dans le commerce du monde. Vous avez trop de condescendance pour lui. J'ai fait cela par condescendance pour elle. Lâche condescendance.

 

CONDESCENDANT, ANTE

 

adj.

Qui montre de la condescendance. Caractère condescendant.

 

CONDESCENDRE

 

v. intr.

Se rendre, céder complaisamment aux sentiments, à la volonté de quelqu'un. Je ne puis condescendre à ce que vous souhaitez de moi. C'est une chose à laquelle il ne condescendra jamais. Condescendre aux faiblesses, aux besoins de quelqu'un. Condescendre aux goûts, aux désirs, avec caprices de quelqu'un.

 

CONDIMENT

 

n. m.

Assaisonnement d'une saveur très marquée que l'on mêle aux aliments. Le poivre, le sel, l'ail, etc., sont des condiments.

 

CONDISCIPLE

 

n. m.

Compagnon d'étude, dans la même école, dans la même classe. Il a été mon condisciple. Nous étions condisciples, votre père et moi.

 

CONDITION

n. f.

Nature, état ou qualité d'une chose ou d'une personne. La condition des choses humaines est d'être périssables. La condition humaine. Les misères de notre condition.

Il se dit quelquefois des Qualités d'un objet par rapport à sa destination. Cet ouvrage n'a pas les conditions requises, exigées, demandées. Un livre, un exemplaire dans de bonnes conditions, Un livre, un exemplaire dans un bon état de conservation.

La condition des soies, des laines, des cotons, L'essai et l'examen de ces textiles aux divers points de vue de l'humidité, du poids, de la solidité, etc. Par extension, il se dit de l'Établissement où se fait cet essai. Des conditions publiques existent à Lyon, à Paris et dans toutes les villes de France où l'on fait le commerce de la soie.

Il signifie aussi État d'une personne considérée par rapport à sa naissance. Être de grande condition, de condition élevée, de médiocre condition, de basse condition, de condition servile. L'inégalité des conditions. La mort égale toutes les conditions.

Il désigne encore la Profession, l'état dont on est, la fortune qu'on possède. Chacun doit vivre selon sa condition. Toutes les conditions ont leurs désagrements.

Il se prend aussi pour Domesticité, et, en ce sens, on le dit souvent absolument. Il est en condition. Entrer en condition.

Il signifie aussi État de la situation où l'on se trouve. Je ne suis pas en bonne condition pour vous rendre service. Il était dans une triste condition. Améliorer sa condition.

Il signifie en outre Parti avantageux ou désavantageux que l'on fait à quelqu'un dans une affaire. Être en bonne, en mauvaise condition.

Il se dit encore des Clauses, charges, obligations, moyennant lesquelles on fait quelque chose. Condition avantageuse. Condition onéreuse. Condition nécessaire. Condition tacite. Condition expresse. Accepter, obtenir des conditions. Les conditions d'un marché, d'un engagement. Cahier des charges, clauses et conditions auxquelles aura lieu la vente. Il voulait les obliger à se rendre sans condition. Vous lui imposez une condition bien dure. Satisfaire aux conditions imposées. Je ferai ce que vous demandez, mais à une condition. Je vous ai accordé cela à telle condition. Faire ses conditions avant d'accorder une chose.

Vendre une chose sous condition, à condition, la donner sous condition, La garantir, s'engager à la reprendre si elle n'est pas de la qualité qu'il faut. Acheter à condition.

Baptiser sous condition, se dit de la Manière d'administrer le baptême à un enfant, lorsqu'on doute s'il a été baptisé, s'il est vivant, ou lorsque sa conformation est tellement monstrueuse qu'on ne sait pas s'il est homme.

D'une façon générale, en Philosophie et dans le langage commun, il signifie Ce sans quoi un être ou un objet ne pourrait exister. La santé est une condition du bonheur. Voilà les conditions auxquelles un État peut subsister. Les conditions du succès sont les suivantes. Certaines conditions sont nécessaires pour assurer la liberté civile et politique. Une condition peut être nécessaire sans être suffisante, pour que tel ou tel phénomène se produise.

Dans la même acception on dit, en termes de Mathématiques, que Telles conditions sont nécessaires pour que telle ligne ou telle surface soit déterminée, ou pour que telle relation ait lieu.

Condition sine quâ non, Formule latine qui s'emploie en parlant d'une Condition sans laquelle rien ne se fera ou ne sera considéré comme ayant été fait. C'est la condition sine quâ non.

À CONDITION DE,loc. prép.

À CONDITION QUE,loc. conj.

Pourvu que. Il a reçu cette somme, à condition de partir demain. Je ferai ce voyage, à condition que vous viendrez avec moi.

 

CONDITIONNEL, ELLE

 

adj.

Qui est soumis à certaines conditions, subordonné à quelque événement incertain. Cette promesse n'est pas pure et simple, elle est conditionnelle. Notre traité, notre contrat est conditionnel. Clause conditionnelle.

En termes de Grammaire et de Logique, il signifie Qui exprime une condition. Proposition conditionnelle. Conjonction conditionnelle. Mode conditionnel, ou, comme nom masculin, Conditionnel, Mode des verbes qui exprime une action ou un état dont la réalisation est subordonnée à une condition elle- même irréalisable. Je viendrais si je pouvais. Ce mode sert aussi à atténuer l'affirmation ou à repousser par la pensée telle ou telle éventualité. Je désirerais vous parler. Moi, je ferais cela! Serait-il possible?

 

CONDITIONNELLEMENT

 

adv.

Sous une, sous certaines conditions. Je ne vous ai promis cela, je ne me suis obligé à cela que conditionnellement. Il fut institué héritier conditionnellement.

 

CONDITIONNEMENT

 

n. m.

T. d'Arts

. Action de conditionner. Il se dit spécialement du Dosage de l'humidité dans les soies, les laines.

 

CONDITIONNER

 

v. tr.

T. d'Arts . Pourvoir une chose des qualités requises. Bien conditionner une étoffe. Marchandises bien conditionnées, mal conditionnées. Des draps bien conditionnés. Meubles bien conditionnés.

En termes de Philosophie, il s'emploie dans le sens de Être la condition d'un fait. Une proposition qui en conditionne une autre.

 

CONDOLÉANCE

 

n. f.

Expression de la part qu'on prend à la douleur de quelqu'un. Lettre de condoléance. Nous lui avons adressé nos compliments de condoléance. Il s'emploie surtout au pluriel. Exprimer à quelqu'un ses condoléances.

 

CONDOMINIUM

 

(UM se prononce OME.) n. m.

Souveraineté de deux ou de plusieurs puissances sur un même pays.

 

CONDOR

 

n. m.

T. de Zoologie

. Espèce de vautour de l'Amérique du Sud, un des plus grands oiseaux connus.

 

CONDOTTIERE

 

n. m.

En Italie, au moyen âge, Chef de soldats mercenaires. Au pluriel, Condottieri.

 

CONDUCTEUR, TRICE

 

n.

Celui, celle qui conduit, qui mène. Conducteur du troupeau. Le conducteur d'une barque. Le conducteur d'un tramway, d'un autobus.

En termes de Ponts et chaussées, il se dit de l'Agent qui est chargé de la conduite des travaux, sous les ordres d'un ingénieur.

Il se dit, en termes de Physique, des Divers corps de la nature, en tant qu'ils sont plus ou moins propres à transmettre la chaleur ou l'électricité. On distingue les corps en bons et mauvais conducteurs de la chaleur, de l'électricité. Les métaux sont de bons conducteurs. Adjectivement, Un fil conducteur. Les substances conductrices de l'électricité. Il se dit aussi de la Pièce de cuivre, ordinairement cylindrique et isolée, qui, dans la machine électrique, attire et retient le fluide.

En termes d'Imprimerie, CONDUCTEUR désigne l'Ouvrier chargé de la conduite d'une presse mécanique ou d'une machine rotative. Points conducteurs. Voyez POINT.

 

CONDUCTIBILITÉ

 

n. f.

T. de Physique

. Propriété qu'ont les corps de transmettre la chaleur ou l'électricité. Degré de conductibilité d'un corps.

 

CONDUCTIBLE

 

adj. des deux genres

. T. de Physique

. Qui est susceptible de conductibilité.

 

CONDUCTION

 

n. f.

T. de Droit romain

. Action de prendre à loyer.

 

CONDUIRE

 

(Je conduis ; nous conduisons. Je conduisis. Je conduirai. Conduis ; conduisons. Que je conduise. Conduisant, Conduit.) v. tr.

Mener, guider, diriger vers un but un être ou une chose. Conduire un aveugle. Conduire des voyageurs. Il prit des guides qui le conduisirent. Conduisez monsieur à sa chambre. Je vais vous conduire auprès d'elle. Il se laissa conduire en prison. Conduire une armée par des défilés. Conduire les pas de quelqu'un. Cet homme n'y voit pas assez pour se conduire. Conduire des chevaux, un troupeau. Conduire une charrette, une voiture, une automobile, etc. Absolument, Ce chauffeur conduit bien. Vous ne savez pas conduire.

Il signifie spécialement Accompagner quelqu'un par civilité, par honneur, etc. Il conduisait sa fille à l'autel.

Conduire l'eau, La faire aller d'un endroit à un autre par des rigoles, par des canaux.

Conduire une ligne, La faire passer par différents points.

Conduire une futaie, une forêt, L'aménager. Conduire un arbre, Le tailler suivant ce qu'on veut en faire.

Conduire la main de quelqu'un, à quelqu'un, Lui tenir la main pour lui faire mieux tracer des caractères, un dessin, etc. Conduire la main d'une personne qui écrit, d'un écolier qui apprend à écrire. Son maître d'écriture est encore obligé de lui conduire la main.

Il s'emploie aussi figurément, tant au sens physique qu'au sens moral. Ses traces nous conduisirent jusqu'au lieu où il s'était caché. Ce chemin conduit à la ville. La fureur conduisait son bras. L'ouvrage fut conduit jusqu'au dixième volume et en resta là. Conduire un ouvrage à sa perfection. Une semblable doctrine doit conduire à l'athéisme. Cela me conduit à vous parler de telle chose. Conduire un État à sa ruine.

Il signifie encore Avoir inspection sur un ouvrage, en avoir la direction, en parlant des Ouvrages matériels. Conduire une construction. Conduire un travail. Conduire une tranchée.

Il se dit également en parlant des Ouvrages de l'esprit et des choses morales. Conduire un dessein, une entreprise, une intrigue. Il a bien conduit, mal conduit cette affaire. C'est lui qui a tout conduit. Une pièce de théâtre, une intrigue bien conduite, Dont les incidents sont bien amenés.

Il signifie aussi Commander et servir de chef, régir, gouverner. Conduire une armée, une flotte, un vaisseau, une barque. Conduire des troupes. Conduire des ouvriers. Ce père conduit bien sa famille. Conduire une maison. Conduire un orchestre. Conduire une excursion. Il a bien conduit sa fortune. Conduire la conscience de quelqu'un. Conduire quelqu'un dans ses affaires. Se laisser conduire par quelqu'un. Ce peuple-là est difficile à conduire.

Il se dit également dans ce sens de la Raison et des passions personnifiées. La raison le conduit. Ses passions le conduisent. Il se laisse conduire par son intérêt.

Fig., Conduire la barque, Conduire quelque entreprise, quelque affaire ; et Conduire bien sa barque, Conduire bien ses affaires.

SE CONDUIRE signifie figurément Se comporter, avoir telle ou telle conduite. Il se conduit bien ; il se conduit mal. Il s'est conduit vaillamment. Il sait bien se conduire. Cette femme s'est toujours bien conduite. Conduisez- vous bien.

 

CONDUIT

 

n. m.

Tuyau, canal par lequel coule et passe quelque chose de liquide, de fluide, de l'eau, de l'air, etc. Conduit souterrain. Conduit de pierre ou de plomb. Le conduit d'une fontaine. Ces eaux se déchargent par tel conduit. Les conduits de la respiration. Le conduit auditif.

 

CONDUITE

 

n. f.

Action de conduire, de mener, de guider, d'accompagner. Être chargé de la conduite d'un aveugle, de la conduite d'un convoi. La conduite d'un troupeau. Fam., Faire la conduite à un ami, à un camarade qui part.

Il se dit aussi de la Direction d'un ouvrage, d'un projet, d'une affaire. Avoir la conduite d'un bâtiment, d'un travail. Prendre la conduite d'une entreprise. Se charger de la conduite d'une affaire, d'un procès.

Par extension, La conduite d'un poème épique, d'un poème dramatique, La manière dont les événements, les incidents y sont disposés et amenés.

Il se dit encore du Gouvernement, soit politique, soit militaire, soit ecclésiastique. Être chargé de la conduite d'un grand État. Avoir une grande part à la conduite des affaires. Avoir la conduite d'une armée, d'un régiment. Être chargé de la conduite d'un diocèse, d'une paroisse, de la conduite des âmes.

Il se dit aussi de l'Inspection qu'on a sur les moeurs, sur les actions de quelqu'un. Se charger de la conduite d'un jeune homme, en abandonner la conduite à quelqu'un. Ce jeune homme est sous ma conduite.

Il se dit en outre de la Manière d'agir, de la façon dont chacun se gouverne. Avoir une bonne conduite, une mauvaise conduite, une conduite régulière. Conduite imprudente. Conduite équivoque. Blâmer la conduite de quelqu'un. Justifier sa conduite. C'est à vous à répondre de sa conduite. Sa conduite à votre égard ne mérite que des éloges. La conduite qu'il a tenue hier est sans excuse. Avoir de l'esprit de conduite.

Avoir de la conduite, Avoir une conduite sage, prudente et calculée. N'avoir point de conduite, n'avoir aucune conduite, être sans conduite, manquer de conduite, Se conduire imprudemment en toutes choses.

Il signifie, en termes d'Hydraulique, Suite de tuyaux ou d'aqueducs qui portent d'un lieu à un autre les eaux d'une fontaine, d'un étang, d'une rivière, etc. Conduite de fer, de plomb, etc. Cette conduite a coûté beaucoup d'argent. Cette conduite est de deux cents mètres.

Il se dit aussi d'une Série de tuyaux, d'une canalisation destinée à amener l'air extérieur, le gaz ou à distribuer l'électricité. Une conduite de gaz, d'électricité, de téléphone.

 

CONDYLE

 

n. m.

T. d'Anatomie

. Éminence de telle ou telle articulation. Les condyles du fémur. Les condyles de la mâchoire, etc.

 

CÔNE

 

n. m.

T. de Géométrie

. Solide dont la base est un cercle ou une ellipse et dont la surface supérieure se termine en pointe.

Il se dit spécialement d'une Surface que décrit une ligne droite assujettie à passer toujours par un même point fixe et obligée en outre de toucher toujours dans son mouvement une certaine courbe donnée, que l'on appelle directrice. Quand cette courbe est une circonférence de cercle, on dit que le cône est circulaire : c'est sa forme la plus commune dans les usages pratiques. Les pains de sucre sont faits en cône.

Cône tronqué, Celui dont la partie supérieure a été coupée par un plan.

Cône droit, Cône circulaire dont l'axe est perpendiculaire à la base.

Cône oblique, Celui dont l'axe est oblique sur la base.

En termes d'Optique, Cône de lumière, Faisceau de rayons lumineux qui partent d'un point quelconque en divergeant et tombent sur une surface.

En termes d'Astronomie, Cône d'ombre, Ombre en forme de cône que projette une planète du côté où elle n'est pas éclairée par le soleil. Il se dit principalement en parlant de la Lune et de la Terre. Il y a éclipse de soleil quand la terre passe dans le cône d'ombre formé par la lune.

Il se dit aussi d'un Moule de fer fondu, de forme conique, dans lequel on verse les métaux en fusion pour séparer la partie métallique des scories.

En termes de Botanique, il se dit du Fruit des pins, des sapins, etc., lequel consiste en un assemblage ovoïde d'écailles ligneuses, appliquées les unes sur les autres et fixées par leur base autour d'un axe commun. Il se nomme aussi STROBILE. Voyez CONIFÈRE.

En termes de Conchyliologie, il se dit d'un Genre de coquilles univalves, qui renferme un très grand nombre d'espèces, remarquables par leur élégance et par l'éclat de leurs couleurs.

 

CONFABULATION

 

n. f.

Action de confabuler. Ils étaient en confabulation. Il ne s'emploie que rarement et seulement par ironie.

 

CONFABULER

 

v. intr.

S'entretenir familièrement. Ils confabulaient ensemble. Il ne s'emploie que rarement et seulement par ironie.

 

CONFECTION

n. f.

Action par laquelle on exécute un ouvrage jusqu'à complet achèvement. Il ne se dit plus que dans des cas spéciaux.

En termes d'Administration, La confection des listes électorales.

En termes de Procédure, La confection d'un papier terrier, la confection d'un inventaire, L'action de faire, de composer un papier terrier, un inventaire.

En termes de Commerce, il désigne, comme nom collectif, des Vêtements, de la lingerie, des chaussures qui ne sont pas faits sur mesure. Magasin de confection. Maison de confection.

Il désigne même aussi le Commerce et la vente de ces sortes d'objets. Il est employé dans la confection.

 

CONFECTIONNER

 

v. tr.

Exécuter jusqu'à complet achèvement. Confectionner un plat, un ragoût. C'est à Paris qu'on confectionne le mieux les jouets d'enfants.

Il signifie particulièrement Fabriquer des pièces de vêtement, du linge, des chaussures qui ne sont pas faits sur mesure. Confectionner des robes, des pardessus. Des vêtements, des souliers bien confectionnés.

 

CONFÉDÉRATIF, IVE

 

adj.

Qui a rapport à une confédération. Une forme de gouvernement confédérative. Il est peu usité.

 

CONFÉDÉRATION

 

n. f.

Ligue, alliance, union entre divers États ou provinces d'un État qui s'associent sans renoncer entièrement à leur autonomie. Se joindre, s'unir par confédération. Observer les articles d'une confédération. La Confédération suisse. La Confédération des États-Unis d'Amérique. La Confédération Germanique.

Il se dit aussi de Certains groupements d'individus ligués en vue de la défense d'intérêts communs. La Confédération générale du Travail.

 

CONFÉDÉRER (SE)

v. pron.

Se liguer ensemble, s'unir par confédération en parlant surtout d'États ou de provinces d'un État. Les nobles polonais se confédérèrent. Les États, les rois, les princes confédérés. Les nations confédérées.

 

CONFÉRENCE

 

n. f.

Entretien que deux ou plusieurs personnes ont ensemble sur quelque affaire ou matière sérieuse. Ils eurent de longues conférences ensemble. Se rendre, se trouver à une conférence. Tenir conférence. Entrer en conférence avec quelqu'un. La conférence fut assignée à tel jour. Conférence diplomatique. Les conférences pour la paix. Les conférences pour les limites. La conférence fut rompue, fut renouée. Des conférences académiques. Conférences philosophiques.

Il se dit, dans certaines circonstances, des Diplomates réunis pour conférer ensemble. La conférence de Londres.

Il se dit aussi d'un Discours prononcé en chaire, dans lequel on examine quelque point de doctrine, de morale religieuse ou de discipline ecclésiastique. Les conférences de Massillon. Assister à une conférence. Suivre les conférences d'un prédicateur. Les Conférences de Notre-Dame.

Il se dit encore de Leçons données dans certaines écoles ou de Causeries débitées devant un public. Maître de conférences à l'École Normale. Il fit avec succès des conférences publiques. Le genre de la conférence s'est beaucoup développé en ces derniers temps. Il a fait une belle, une magistrale conférence.

Il se dit également d'une Réunion de jeunes avocats et d'étudiants, dans laquelle on discute des questions de droit, de philosophie, d'histoire et de littérature, pour s'exercer à parler en public. Former une conférence. Faire partie d'une conférence. Être d'une conférence. Aller à la conférence. Conférence des avocats.

Conférences de Saint-Vincent de Paul, Sociétés pieuses dont le but est de venir en aide aux pauvres par des aumônes matérielles ou spirituelles.

 

CONFÉRENCIER, IÈRE

 

n.

Celui, celle qui fait des conférences, qui parle en public.

 

CONFÉRER

 

v. intr.

Parler ensemble, raisonner de quelque affaire, de quelque point de doctrine. Nous avons souvent conféré ensemble. L'affaire est importante, elle mérite que nous en conférions à loisir. Nous en conférons. Il en a conféré avec un tel. Ils ont conféré de leurs affaires communes.

Il est aussi verbe transitif et il signifie Comparer deux choses pour juger en quoi elles s'accordent et en quoi elles diffèrent. Il se dit particulièrement des Lois, ordonnances, coutumes, matières de littérature, arts libéraux, etc. Conférer les lois grecques avec les lois romaines. Conférer un auteur avec un autre. Conférer des passages. Conférer les temps. Conférer deux manuscrits.

Il signifie aussi Attribuer, accorder. Conférer des honneurs, des dignités, des grades. On dit, en parlant des Choses saintes, Conférer les ordres sacrés. Conférer le baptême.

 

CONFERVE

 

n. f.

T. de Botanique

. Nom générique de certaines plantes aquatiques et marines, qui sont capillaires, articulées ou cloisonnées.

 

CONFESSE

 

n. f.

Action de se confesser. Il ne s'emploie que précédé de l'une des prépositions à ou de. Aller à confesse. Être à confesse. Retourner à confesse. Il vient de confesse. Il va à confesse à tel prêtre.

 

CONFESSER

 

v. tr.

Reconnaître pour vrai. Confesser la vérité. Confesser ce qui en est. Il est vrai, je le confesse. Il a confessé sa faute, son crime. Il confesse qu'il est vaincu. Il se confesse vaincu. Je vous confesse que j'ai tort.

Confesser JÉSUS-CHRIST, Confesser la foi de JÉSUS-CHRIST, Reconnaître que l'on est chrétien, faire profession publique de la foi de JÉSUS-CHRIST, jusqu'à s'exposer aux persécutions. Absolument, Confesser de coeur et de bouche, de coeur comme de bouche.

Il se dit, par extension, de la Profession publique que l'on fait d'une croyance, d'une opinion. Il confessa sa croyance en Dieu parmi les athées. Il osa confesser sa foi politique en face des bourreaux.

Il signifie aussi simplement Déclarer, avouer. Je confesse mon scepticisme à cet endroit.

Il signifie aussi Déclarer ses péchés, soit au prêtre dans le sacrement de pénitence, soit à Dieu seul dans quelque prière particulière. Confesser ses péchés. Confesser ses fautes. Se confesser à Dieu. Se confesser à un prêtre. Vous avez fait telle chose, vous en êtes-vous confessé? Lorsqu'on dit simplement Se confesser, cela s'entend toujours de la confession sacramentelle que l'on fait au prêtre. Il est allé se confesser.

Il signifie encore Ouïr un pénitent en confession. Le prêtre qui l'a confessé. Un prêtre qui confesse un grand nombre de pénitents. Absolument, Un prêtre qui ne confesse point, qui n'a pas les pouvoirs pour confesser.

Fig. et fam., C'est le diable à confesser, se dit en parlant d'un Aveu difficile à obtenir et en général d'une Chose difficile à faire.

Prov., Une faute confessée est à demi pardonnée, Une faute qu'on avoue en devient plus pardonnable.

 

CONFESSEUR

 

n. m.

Celui qui, dans la primitive Église, avait confessé la foi de JÉSUS- CHRIST, jusqu'à souffrir des tourments, mais sans mourir. La fête d'un confesseur. Ce n'est pas un martyr, c'est un confesseur. On dit également Les confesseurs de la foi.

Il se dit aussi du Prêtre qui a pouvoir d'ouïr en confession. Sévère confesseur. Confesseur doux, indulgent. Un tel est son confesseur. Le confesseur d'une communauté de religieuses. Dire ses péchés à son confesseur. Le confesseur lui a imposé telle pénitence.

 

CONFESSION

 

n. f.

Aveu, déclaration que l'on fait de quelque chose. Confession sincère, franche, ingénue. Confession forcée, extorquée. Désirez-vous une plus ample, plus entière, plus franche, plus expresse confession?

Confession de foi, ou absolument Confession, Déclaration, exposition faite, de bouche ou par écrit, de la foi que l'on professe. En mourant il fit sa confession de foi. La confession de foi de telles Églises. La confession des Églises réformées. La confession d'Augsbourg.

CONFESSIONS, au pluriel, a été donné pour titre, par différents auteurs, à des Mémoires où ils font l'aveu des erreurs de leur vie. Les Confessions de saint Augustin. Les Confessions de J.-J. Rousseau.

CONFESSION se dit, dans l'Église catholique, de l'Action d'avouer ses péchés à un prêtre pour obtenir le pardon de Dieu. Faire une bonne confession. Entendre quelqu'un en confession. Le secret de la confession.

Billet de confession, Attestation par laquelle un prêtre certifie qu'il a entendu quelqu'un en confession.

Fam., On lui donnerait le bon Dieu sans confession, se dit d'une Personne dont l'extérieur annonce beaucoup de douceur, de simplicité. Il se prend souvent en mauvaise part.

Fig., Confier quelque chose à quelqu'un sous le sceau de la confession, À condition que le secret en sera inviolable.

 

CONFESSIONNAL

 

n. m.

Édicule disposé pour que le prêtre entende le pénitent en confession. Il sortait du confessionnal. Il y a dans cette église des confessionnaux d'une grande beauté artistique.

 

CONFESSIONNEL, ELLE

 

adj.

Qui a rapport à une confession de foi ou à une communion religieuse. Querelles confessionnelles. Écoles confessionnelles.

 

CONFIANCE

 

n. f.

Espérance ferme en quelqu'un, en quelque chose. Mettre sa confiance en Dieu. Avoir confiance, prendre confiance, une grande confiance en quelqu'un. J'ai grande confiance en vous, en votre secours. Aveugle confiance. Reprendre confiance. Donner, témoigner sa confiance à quelqu'un. Vous avez mal placé votre confiance. Je lui ai retiré ma confiance. Il a la confiance de ses chefs. Marque de confiance. Il a abusé de la confiance qu'on avait en lui. Il a trahi leur confiance. Un abus de confiance. Un vote de confiance.

Homme de confiance, Celui qu'on emploie ordinairement dans les affaires délicates et secrètes. C'est son homme de confiance. Il désigne par extension Celui qui s'occupe principalement des affaires de quelqu'un. On dit aussi Une personne de confiance, Une personne en qui on se confie. Envoyer une personne de confiance. Faire parler de quelque affaire par une personne de confiance.

Il se prend encore pour Assurance, hardiesse. Aborder quelqu'un avec confiance. Ne vous troublez pas de la sorte, ayez plus de confiance. Aller au combat avec confiance. J'ose dire avec confiance que... Cela donne de la confiance. Il sut entretenir leur confiance. Il ranima leur confiance.

 

CONFIANT, ANTE

 

adj.

Qui est disposé à la confiance. Cet homme n'est pas assez confiant. Un caractère confiant.