Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 64 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Atticisme

 

n. m.

Délicatesse de langage, finesse de goût particulière aux Athéniens.

Par extension, il se dit du Style de tout écrivain qui joint l'élégance à la pureté. L'atticisme de cet auteur. Il y a de l'atticisme dans ses écrits. L'atticisme du style.

En termes de Grammaire grecque, il se dit d'une Forme de langage particulière au dialecte attique.

 

ATTICISTE

 

n. m.

Écrivain qui s'étudiait à imiter en tout le style des écrivains attiques. Lucien est un atticiste.

 

ATTIÉDIR

 

v. tr.

Rendre tiède. Cette eau est trop chaude, il faut l'attiédir avec de l'eau froide. Cette eau est trop froide, le soleil l'attiédira. Cette eau s'est attiédie.

Il signifie au figuré Diminuer, amortir la vivacité, l'ardeur de quelque sentiment. Le temps attiédira leur zèle. Ce dissentiment n'attiédit pas leur amitié. Son zèle s'est fort attiédi. Leur amitié pour moi s'attiédit, paraît s'attiédir.

En termes de Dévotion, Les plus fervents s'attiédissent quelquefois, La ferveur de leur dévotion se ralentit quelquefois.

 

ATTIÉDISSEMENT

 

n. m.

Action d'attiédir ou Résultat de cette action. L'attiédissement de cette eau sera long. Son amitié pour moi n'a souffert aucun attiédissement. Il avait d'abord fait paraître une grande ferveur; mais il est tombé depuis peu dans l'attiédissement, dans un grand attiédissement.

 

ATTIFER

 

v. tr.

Orner, parer. Il ne s'emploie guère que familièrement et en mauvaise part et surtout pronominalement. Elle attife ses enfants d'une manière ridicule. Elle a tort de s'attifer ainsi.