Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Horripiler
v. tr.
Impatienter, agacer. Il m'a horripilé. Il m'horripile. Il est familier.
HORS-D'OEUVRE
(H est aspirée.)n. m.
T. de Cuisine
. Certains mets qu'on sert au commencement du repas. Ce hors-d'oeuvre est fort appétissant. Les radis, le beurre, les anchois se servent en hors-d'oeuvre.
En termes d'Architecture, il désigne une Pièce qui est en saillie, qui est détachée du corps d'un bâtiment et qui ne fait pas partie de l'ordonnance générale. Cette partie de l'édifice est un hors-d'oeuvre. On dit adjectivement Un cabinet hors d'oeuvre. Ce bâtiment a tant de mètres hors d'oeuvre.
En termes de Littérature et de Beaux-Arts, il se dit aussi des Choses qui ne font point partie essentielle du sujet, qu'on semble avoir ajoutées après coup et qu'on pourrait retrancher sans nuire à l'ensemble. Cet épisode est un hors-d'oeuvre. Les hors-d'oeuvre plaisent quelquefois, mais il y en a trop dans cet ouvrage. On dit adjectivement Cette description est hors d'oeuvre. C'est une chose lors d'oeuvre dans son tableau que ce groupe.
HORS
(H est aspirée.)Préposition de lieu
servant à marquer Exclusion du lieu et des choses qui sont considérées comme ayant quelque rapport au lieu. Hors barrière. Hors la ville, Hors rang.
Mettre quelqu'un hors la loi, Formule qui a été employée dans des actes arbitraires par lesquels on proscrivait en telle sorte que les proscrits devaient être envoyés au supplice sans jugement dès que leur identité avait été reconnue. Un gouvernement qui met hors la loi est un gouvernement tyrannique.
HORS signifie aussi Excepté. Ils y sont tous allés, hors deux ou trois. Hors cela, je suis de votre sentiment.
Il s'emploie dans ce sens devant les verbes à l'Infinitif avec la préposition DE et devant les autres modes des verbes avec la particule QUE. Hors de le battre, il ne pouvait le traiter plus mal. Il lui a fait toutes sortes de mauvais traitements, hors qu'il ne l'a pas battu.
HORS DE s'emploie le plus souvent comme locution prépositive. Hors de la ville. Hors du royaume. Hors d'ici. Hors de là. Hors de la maison. Être hors de chez soi. Hors de l'eau. Être hors de sa place. Parler hors de son rang. Être hors de la portée du canon, du fusil. Être hors d'atteinte.
Elliptiq., Hors d'ici, Sortez d'ici. Hors d'ici, canaille!
Être hors de page, signifiait Avoir accompli le temps de son service dans les pages, et figurément et familièrement, Être tout à fait maître. Il n'est plus en puissance de tuteur, il est hors de page. On dit de même Il s'est mis hors de page. Il se dit à présent d'un Jeune homme qui s'émancipe.
Hors-rang, Groupement, compagnie, section de soldats ne faisant pas partie, en principe, des unités combattantes (tailleurs, selliers, boulangers, etc.) ou employés à divers métiers.
Hors cadres ou Hors cadre, En dehors des cadres. Il se dit de la Situation d'un officier ou d'un fonctionnaire qui ne compte pas dans les cadres et qui est détaché à un service spécial. Les officiers d'État-major sont hors cadres par rapport à l'arme dont ils font partie.
En termes de Joaillerie, Ce diamant, ce rubis, etc., est hors d'oeuvre, hors de l'oeuvre, se dit D'un diamant, etc., qui n'est pas encore monté, ou qui est sorti de sa monture.
Hors-d'oeuvre, en termes d'Architecture, de Littérature, de Beaux-Arts et de Cuisine. Voyez HORS-D'OEUVRE.
En termes de Palais, Mettre hors de cour, hors de cour et de procès, Renvoyer les parties, ou une des parties, parce qu'il n'y a pas lieu de prononcer juridiquement, parce qu'il n'y a pas sujet de plaider. Autrefois, en matière criminelle, la locution Hors de cour signifiait qu'il n'y avait pas assez de preuves pour asseoir une condamnation. On dit aussi Mettre hors de cause, Déclarer qu'une personne ne doit point être partie au procès. Il fut mis hors de cause. Et dans un sens analogue Être hors de cause.
HORS DE s'emploie en parlant de Plusieurs choses, sans rapport au lieu, et marque toujours exclusion de la chose indiquée par le complément. Hors d'âge. Être hors de son bon sens. Hors d'embarras. Hors d'intrigue. Hors de difficulté. Hors de danger, de péril, etc. Il est hors d'état de nuire. Hors de garde. Hors de mesure. Hors de proportion. Hors de pair ou du pair. Cela est hors de mode. Être hors de soupçon. Hors de doute. Hors d'haleine. Hors de propos. Tout est hors de prix.
Être hors de soi se dit d'une Personne violemment agitée par quelque passion. Il est hors de lui. On dit aussi Cela le met hors de lui.
Ce malade est hors d'affaire, Il ne court plus aucun danger.
Être hors de combat, N'être plus en état de combattre. On dit aussi Mettre quelqu'un hors de combat. Ces deux phrases s'emploient au propre et au figuré.
Être hors de service, N'être plus en état de servir. Cet habit est tout à fait hors de service.
Il est quelquefois préposition de temps et sert à marquer exclusion du temps. Cela est hors de saison. Nous voilà hors de l'hiver, hors de la canicule.
HORTENSIA
n. m.
T. de Botanique
. Arbrisseau originaire du Japon, du genre des Saxifrages, qui est cultivé comme plante d'agrément : il porte des fleurs d'un rose tendre, qui naissent, à l'extrémité des rameaux, en boules, en corymbes touffus.
HORTICOLE
adj. des deux genres
. Qui a rapport à l'horticulture. Produits horticoles. Établissement horticole. Exposition horticole, Exposition des produits du jardinage.
HORTICULTEUR
n. m.
Celui qui s'occupe de perfectionner la culture des jardins.
HORTICULTURE
n. f.
Art de cultiver les jardins. Traité d'horticulture.
HOSANNA
(On prononce les deux N.)n. m.
T. de Liturgie
. Acclamation religieuse originairement en usage chez les Hébreux et qui est employée dans certains offices de l'Église. Il entra dans l'église pendant l'hosanna. Chanter un hosanna.
Fig. et fam., Crier hosanna, Faire une ovation à quelqu'un; ou se réjouir de quelque chose.
HOSPICE
n. m.
Établissement public ou privé où l'on reçoit et entretient, soit gratuitement, soit pour une rétribution peu élevée, des enfants, des infirmes ou des vieillards hors d'état de subvenir à leurs propres besoins. Les hospices civils. L'administration des hospices. Hospice de la vieillesse. Hospice des incurables. Hospice des enfants trouvés. Hospice des aliénés, etc.
Il se dit aussi d'une Maison où des religieux donnent l'hospitalité aux pèlerins, aux voyageurs. L'hospice du mont Saint-Bernard.
HOSPITALIER, IÈRE
adj.
Qui aime à pratiquer l'hospitalité. C'est un homme fort hospitalier. C'est un peuple doux et hospitalier.
Figurément, il se dit des Lieux où l'on pratique volontiers l'hospitalité. Demeure hospitalière. Table hospitalière.
Il s'est dit aussi de Certains ordres militaires, institués originairement pour recevoir les pèlerins. Les chevaliers de Malte sont religieux hospitaliers. Il s'emploie comme nom en ce sens, Les hospitaliers.
Religieuses hospitalières, Religieuses des ordres charitables. On dit plus souvent aujourd'hui Soeurs hospitalières. On l'emploie aussi comme nom. Les hospitalières. Elles s'est faite hospitalière.
Il signifie aussi Qui a rapport aux hôpitaux et aux hospices. Services hospitaliers. Établissements hospitaliers.
HOSPITALISATION
n. f.
Action d'hospitaliser.
HOSPITALISER
v. tr.
Recevoir, et spécialement loger, par un motif de bienfaisance et le plus souvent à titre gratuit, les pauvres, les malades, etc.
HOSPITALITÉ
n. f.
Charité, libéralité qu'on exerce en recevant et logeant gratuitement les étrangers, les passants. Exercer l'hospitalité. L'hospitalité se trouve souvent parmi les barbares. L'hospitalité était fort en usage chez les anciens Germains, et elle est sacrée chez les musulmans. Les lois de l'hospitalité. Donner l'hospitalité à quelqu'un. Je reçus partout une hospitalité généreuse.
Par extension, dans un sens plus général, il signifie Action de recevoir chez soi. Je vous remercie de l'hospitalité que vous m'avez donnée, de l'hospitalité que j'ai reçue chez vous.
Il se dit aussi de l'Obligation où étaient certaines abbayes de recevoir les voyageurs pendant quelques jours. Il y avait hospitalité dans telle abbaye.
En parlant des Anciens, il se dit d'un Droit réciproque de loger les uns chez les autres; droit qui s'exerçait non seulement de particulier à particulier et de famille à famille, mais encore de ville à ville. Droit d'hospitalité. Il y avait hospitalité entre ces deux familles. Violer les droits de l'hospitalité. Il y avait droit d'hospitalité entre Athènes et Lacédémone.
HOSTIE
n. f.
T. de Liturgie
. Pain très mince et sans levain que le prêtre offre et consacre à la messe. Le prêtre prit autant d'hosties qu'il y avait de communiants et les consacra. Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST est réellement dans l'hostie quand le prêtre a prononcé les paroles sacramentales. La substance de l'hostie se change au corps de JÉSUS-CHRIST. À l'élévation de l'hostie. Recevoir la sainte hostie.
Il se disait, chez les anciens Hébreux, des Victimes offertes et immolées à Dieu. Hostie vivante.
HOSTILE
adj. des deux genres
. Qui est d'un ennemi, qui annonce, qui caractérise un ennemi. Action, entreprise hostile. Des vues hostiles. Des projets, des procédés hostiles.
Il se dit par extension en parlant des Personnes. Je suis hostile à ce candidat. Il s'est montré, je crois, hostile à ce projet.
HOSTILEMENT
adv.
D'une manière hostile. Il entra hostilement sur les terres de ce prince.
HOSTILITÉ
n. f.
Acte d'un ennemi ou État de guerre. Commettre des actes d'hostilité, des hostilités. La guerre est déclarée, mais il n'y a encore eu aucun acte d'hostilité de part ni d'autre. Ce prince se livra à des actes d'hostilité, sans avoir déclaré la guerre. Un commencement d'hostilités. Commencer les hostilités. Suspendre les hostilités.
Par extension, il se dit aussi d'une Disposition hostile. L'hostilité persévérante de cette nation contre la France. L'hostilité qu'a montrée à ce projet tout un parti politique.
HÔTE, ESSE
n.
Celui, celle qui donne l'hospitalité par humanité, par amitié, par bienveillance. Nous remerciâmes nos hôtes du bon accueil qu'ils nous avaient fait. Un hôte importum. Fig., Bon visage d'hôte, Bon accueil de celui qui donne à manger chez lui.
Il signifie aussi Celui, celle à qui on donne l'hospitalité. J'ai dans une maison des hôtes fort aimables. Régaler ses hôtes.
Il se dit aussi de Celui, de celle qui tient un cabaret, un hôtel, une auberge et aussi de Celui qui vient y manger. Dans cette double acception il a vieilli.
Table d'hôte, Table servie à heure fixe, dans un hôtel ou ailleurs, et où l'on peut aller manger moyennant un prix réglé d'avance. Vivre à table d'hôte. Manger à table d'hôte. Tenir table d'hôte. Propos de table d'hôte. Plaisanterie de table d'hôte.
Prov. et fig., Qui compte sans son hôte compte deux fois. Voyez COMPTER.
Il se dit quelquefois, par extension et familièrement, des Animaux qui fréquentent, qui habitent ordinairement la demeure de l'homme. Les rats sont des hôtes fort incommodes.
Il se dit, figurément et poétiquement, pour Habitant. Les hôtes des bois, Les animaux qui y font leur demeure.
HÔTEL
n. m.
Grande maison, demeure d'un riche particulier. L'hôtel du duc de Lauzun. Hôtel de Nesmond. L'hôtel Mortemart, L'hôtel du président de la Chambre des députés.
Par extension, il se dit d'une Maison où n'habite qu'une seule famille. Un petit hôtel. un hôtel particulier.
Il se disait autrefois, absolument, de la Maison du roi. Grand prévôt de l'hôtel. Maître des requêtes de l'hôtel.
Maître d'hôtel se disait d'un Officier préposé pour avoir soin de ce qui regarde la table d'un prince, d'un grand seigneur, ou de riches particuliers, et qui faisait servir sur table. Il se dit aujourd'hui de Celui qui dirige le service des tables dans un grand restaurant.
HÔTEL, se dit aussi de Certains grands édifices destinés à des établissements publics. L'hôtel de la Monnaie. L'hôtel de ville.
Il signifiait autrefois Établissement hospitalier. Il n'a plus cette ancienne acception que dans Hôtel des Invalides. Hôtel-Dieu. Administrateur de l'Hôtel-Dieu. Chirurgien, médecin, aumônier de l'Hôtel-Dieu.
Il se dit encore d'une Grande maison garnie où descendent les voyageurs. Venez me voir à mon hôtel. Tenir un hôtel, un hôtel garni. Hôtel Terminus. Hôtel de France. Le Grand Hôtel. Descendre à l'hôtel. Vivre à l'hôtel. Garçon d'hôtel. Chambre d'hôtel. Hôtel borgne. Hôtel de dernier ordre, de mauvaise apparence.
HÔTELIER, IÈRE
n.
Celui, celle qui tient un hôtel pour voyageurs.
Il se disait particulièrement, dans quelques abbayes, d'un Religieux chargé de recevoir et de nourrir les hôtes de passage.
HÔTELLERIE
n. f.
Maison où les voyageurs et les passants sont logés et nourris pour leur argent. Il a vieilli dans cette acception et ne subsiste plus guère que pour désigner un Restaurant à la mode.
Il se disait particulièrement, dans les grosses abbayes, du Corps de logis destiné à recevoir les étrangers.
HÔTESSE
n. f.
Voyez HÔTE.
HOTTE
(H est aspirée.)n. f.
Sorte de panier qui est ordinairement d'osier et qu'on met sur le dos avec des bretelles pour porter diverses choses, Hotte à porter de la terre, à porter du pain, à porter de la viande. Porter du linge dans une hotte. La hotte d'un chiffonnier.
Par analogie, il se dit de la Pente du tuyau de cheminée en forme de hotte renversée, depuis la barre jusqu'au haut du plancher.
HOTTÉE
(H est aspirée.)n. f.
Le contenu d'une hotte pleine. Hottée de terre. Hottée de pain. Hottée de fruits.
HOTTEUR, EUSE
(H est aspirée.)n.
Celui, celle qui porte la hotte.
HOUBLON
(H est aspirée.)n. m.
Plante grimpante de la famille des Urticées, dont le cône est employé dans la fabrication de la bière.
HOUBLONNER
(H est aspirée.)v. tr.
Mêler une boisson de houblon. On a trop houblonné cette bière, on ne l'a pas assez houblonnée.
HOUBLONNIÈRE
(H est aspirée.)n. f.
Champ planté de houblon.
HOUE
(H est aspirée.)n. f.
Instrument de fer, large et recourbé, qui a un manche de bois, et avec lequel on remue la terre en la tirant vers soi. Vigne labourée à la houe. Faire un fossé avec une houe.
HOUER
(H est aspirée.)v. tr.
Travailler une terre avec la houe.
HOUILLE
(H est aspirée.)n. f.
Nom générique de tous les charbons fossiles appelés communément Charbons de terre. Mine de houille. Gisement de houille. Tirer de la houille. Brûler de la houille. Un bateau de houille.
Par extension, il se dit de Différentes forces naturelles propres à se transformer en énergie industrielle. Houille blanche, Force des chutes d'eau.
HOUILLER, ÈRE
(H est aspirée.)adj.
T. de Géologie
. Qui contient des bassins de houille. Terrains houillers. Dépôt houiller, Bassin houiller. Par extension, Richesse houillère.
HOUILLÈRE
(H est aspirée.)n. f.
Mine de houille. Les houillères de la Belgique. Les houillères de Newcastle, en Angleterre.
HOUILLEUR
(H est aspirée.)n. m.
Ouvrier qui travaille aux mines de houille.
HOUILLEUX, EUSE
(H est aspirée.)adj.
T. de Géologie
. Qui contient de la houille. Roche houilleuse.
HOULE
(H est aspirée.)n. f.
Mouvement d'ondulation que les eaux de la mer conservent après une tempête, mais qui les agite sans bruit et sans former d'écume. Il y a de la houle, beaucoup de houle. La houle était fort grosse.
Il se dit aussi des Grosses ondes d'une mer agitée par la houle. Les houles de la mer après une tempête.
HOULETTE
(H est aspirée.)n. f.
Bâton que porte un berger et au bout duquel est une plaque de fer faite en forme de gouttière, pour jeter des mottes de terre aux moutons qui s'écartent et les faire revenir. La houlette d'un berger, d'une bergère.
Fig., Porter la houlette, Être berger, être réduit à la condition du berger.
En termes de Jardinage, il se dit d'un Ustensile qui est fait en forme de petite houlette et dont on se sert pour lever de terre les oignons de fleurs.
Par analogie, il se dit, en termes d'Arts, de Certains instruments en forme de houlette, de pelle ou de spatule.
HOULEUX, EUSE
(H est aspirée.)adj.
T. de Marine
. Qui est agité par la houle, en parlant de la Mer. La mer est encore très houleuse. Fig., Cette assemblée est houleuse.
HOUPER
(H est aspirée.)v. tr.
T. de Chasse
. Appeler, exciter un chien, un cheval en criant houp.
HOUPPE
(H est aspirée.)n. f.
Assemblage de plusieurs filets de laine, de soie, etc., liés ensemble de manière à former un bouquet, une touffe, un flocon. La houppe d'un bonnet carré. La houppe d'une ceinture. Mettre des houppes à des chevaux de carrosse. Une houppe à poudre de riz.
En termes d'Histoire naturelle, Houppe de poils, Petite touffe de poils plus ou moins divergents. Cette graine est surmontée d'une houppe de poils, d'une houppe.
En termes d'Anatomie, Houppes nerveuses, Petits mamelons nerveux répandus dans le tissu de la peau.
HOUPPELANDE
(H est aspirée.)n. f.
Sorte de vêtement large qui se mettait par-dessus l'habit.
HOUPPER
(H est aspirée.)v. tr.
Disposer en houppes. Houpper de la laine, La peigner.
Le participe passé s'emploie comme adjectif. En termes de Botanique, Graine houppée, Graine surmontée d'une houppe de poils.
HOUPPETTE
(H est aspirée.)n. f.
Petite houppe.
HOURAILLER
(H est aspirée.)v. intr.
T. de Chasse
. Chasser avec des hourets.
HOURAILLIS
(H est aspirée.)n. m.
T. de Chasse
. Meute composée principalement de hourets.
HOURDAGE
(H est aspirée.)n. m.
Maçonnage grossier de moellons ou de plâtras. On dit aussi HOURDIS.
Il désigne également la Première couche de gros plâtre qu'on met sur un lattis pour former l'aire d'un plancher.
HOURDER
(H est aspirée.)v. tr.
Maçonner grossièrement, faire un hourdage. Hourder une cloison. Une cloison hourdée.
HOURDIS
(H est aspirée.)n. m.
Voyez HOURDAGE.
HOURET
(H est aspirée.)n. m.
Mauvais petit chien de chasse.
HOURI
(H est aspirée.)n. f.
Nom des créatures célestes qui, selon l'Alcoran, seront dans le paradis les compagnes des musulmans fidèles. Un sourire de houri.
HOURQUE
(H est aspirée.)n. f.
Bateau de transport à fond plat, en usage dans les mers du Nord.
Par analogie, il se dit ironiquement de Tout navire mal construit et qui ne marche pas bien.
HOURRA
(H est aspirée.)n. m.
Exclamation par laquelle on accueille un souverain, un général, un amiral, un grand personnage, un orateur, etc. Le général victorieux entra dans la ville au milieu des hourras de la population.
Il désigne aussi les Cris d'acclamation poussés par les marins anglais.
Par extension, et dans une acception plus générale, il sert à désigner Toutes les acclamations poussées en l'honneur de quelqu'un.
HOURVARI
(H est aspirée.)n. m.
T. de Chasse
. Ruse d'une bête traquée qui met les chiens en défaut en revenant à l'endroit d'où elle est partie.
Il se dit figurément d'un Contretemps inattendu.
Il désigne aussi le Cri des chasseurs pour faire revenir les chiens sur leurs premières voies, quand ils sont tombés en défaut.
Il signifie aussi, familièrement, Grand bruit, grand tumulte. Il y a eu là un étrange hourvari.
HOUSARD
(H est aspirée.)n. m.
Voyez HUSSARD.
HOUSEAUX
(H est aspirée.)n. m. pl.
Sorte de fausses bottes sans semelles servant à garantir le bas de la jambe contre la pluie et la boue, comme sont les guêtres. Il s'emploie figurément dans cette locution figurée, Laisser ses houseaux quelque part, Y mourir.
HOUSPILLER
(H est aspirée.)v. tr.
Tirailler et secouer quelqu'un pour le maltraiter, pour le tourmenter. Il est toujours à le houspiller. Ils se houspillèrent l'un l'autre.
Il signifie au figuré Maltraiter quelqu'un de paroles, le critiquer, le réprimander avec aigreur ou avec malice. Il a été bien houspillé dans ce dernier pamphlet. Ils sont continuellement à se houspiller dans leurs écrits.
HOUSSAGE
(H est aspirée.)n. m.
Action de housser.
HOUSSAIE
(H est aspirée.)n. f.
Lieu où il croît quantité de houx.
HOUSSARD
(H est aspirée.)n. m.
Voyez HUSSARD.
HOUSSE
(H est aspirée.)n. f.
Sorte de couverture qu'on attache à la selle d'un cheval et qui couvre la croupe. Housse de drap, de velours. Housse brodée d'or et d'argent.
Housse traînante, Housse de cheval qui pend presque jusqu'à terre par les côtés.
Il signifie également Couverture du siège du cocher. Housse en broderie. Housse à frange. Housse à écusson.
Il se dit aussi des Couvertures d'étoffe légère dont on se sert pour couvrir les meubles. Housse de lit. Housse de fauteuil, de canapé.
HOUSSER
(H est aspirée.)v. tr.
Nettoyer avec un houssoir. Housser une tapisserie. Housser des meubles. Absolument, A-t-on balayé, houssé partout?
HOUSSER
v. tr.
Couvrir d'une housse. Housser des meubles. En termes de Blason, Cheval houssé d'argent.
HOUSSINE
(H est aspirée.)n. f.
Verge, baguette de houx ou d'autre arbre dont on se sert pour faire aller un cheval ou pour battre des habits, des meubles, etc. Donner un coup de houssine à un cheval. Battre un costume, un tapis avec une houssine.
HOUSSINER
(H est aspirée.)v. tr.
Battre avec une houssine.
HOUSSOIR
(H est aspirée.)n. m.
Balai de houx ou d'autre branchage, et le plus souvent de plumes. Donnez un coup de houssoir à ce tapis.
HOUSSON
(H est aspirée.)n. m.
Voyez l'article suivant.