Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Lapidaire
adj. des deux genres
. Qui a rapport aux pierres. Il ne s'emploie dans ce sens que dans l'expression Style lapidaire, Style des inscriptions, qui sont ordinairement gravées sur la pierre, le marbre, etc. La langue latine est particulièrement propre au style lapidaire.
Par extension, Style lapidaire se dit d'un Style concis et nerveux, digne d'être gravé sur la pierre.
Il s'emploie aussi comme nom masculin pour désigner Celui qui taille ou qui vend les pierres précieuses. Adjectivement, Un ouvrier lapidaire.
LAPIDATION
n. f.
Action de lapider. La lapidation de saint Étienne.
LAPIDER
v. tr.
Tuer à coups de pierres, supplice qui était en usage en Orient et particulièrement chez les Juifs. Les Juifs lapidaient les adultères, les blasphémateurs.
Par extension, il signifie Attaquer, poursuivre à coups de pierres. À sa sortie du village, les enfants se mirent à le lapider.
Figurément, il se dit de plusieurs personnes qui se déchaînent contre quelqu'un. Vous vous ferez lapider si vous parlez ainsi.
LAPIDIFICATION
n. f.
Action de se lapidifier.
LAPIDIFIER (SE)
v. pron.
Devenir de consistance pierreuse, en parlant d'une Masse minérale. Un corps qui se lapidifie.
LAPIN, INE
n.
Quadrupède, de l'ordre des Rongeurs, qui, à l'état sauvage, vit dans un terrier qu'il s'est creusé et, à l'état domestique, dans un clapier. Lapin de garenne, de clapier, de choux. Lapin angora. Lapin gris, blanc. Fourrure, peau de lapin. Marchand de peaux de lapin. Terrier de lapin. Chasser, fureter, tirer des lapins. Gibelotte de lapin.
Pop., C'est un rude, un fameux lapin, C'est un homme énergique. Il court comme un lapin, Il court ou il marche avec vitesse.
Fam., Monter en lapin, se dit d'une Personne qui dans une voiture s'installe sur le marchepied.
LAPINIÈRE
n. f.
Lieu où il y a beaucoup de lapins.
LAPIS
(On prononce l'S.)n. m.
Sorte de pierre dure et opaque, d'un bleu plus ou moins foncé, et ordinairement parsemée de petites veines de pyrite semblables à de l'or. De beau lapis. On fait avec le lapis mis en poudre un bleu qui s'appelle outremer. On dit aussi communément Lapis-lazuli.
LAPS, APSE
adj.
T. de Droit canon
. Qui est tombé. Il ne se dit que de Celui qui a quitté la religion catholique après l'avoir embrassée volontairement, et il ne s'emploie qu'avec le réduplicatif Relaps. Il est laps et relaps.
LAPS
(On prononce le P et l'S.)n. m.
Il n'est d'usage qu'au singulier et dans cette locution : Laps de temps, Espace de temps. Après un grand laps de temps. La prescription s'acquiert par un certain laps de temps.
LAPSUS
n. m.
Mot emprunté du latin. Erreur involontaire que l'on commet en parlant ou en écrivant. Lapsus linguæ, Incorrection faite en parlant. Lapsus calami, Incorrection faite en écrivant. Lapsus de mémoire.
LAPTOT
n. m.
Nom qui se donne, surtout en Afrique, aux indigènes employés comme porteurs, matelots, hommes de peine.
Il se dit aussi des Tirailleurs sénégalais engagés au service de la France.
LAQUAIS
n. m.
Il se disait d'un Valet de livrée, destiné principalement à suivre son maître ou sa maîtresse. On dit aujourd'hui Valet de pied.
Fam., Mentir comme un laquais, Mentir avec impudence, mentir habituellement. On dit dans un sens analogue Avoir l'âme d'un laquais, Avoir l'âme basse.
LAQUE
n. f.
Sorte de résine, d'un rouge jaunâtre, qui sort des branches de plusieurs espèces d'arbres des Indes orientales. La laque entre dans la composition des vernis, de la cire d'Espagne et de quelques teintures. Laque de Coromandel. Couleur de laque. Adjectivement, Gomme laque.
Il se dit aussi d'une Terre alumineuse, teinte d'un suc colorant, qu'on emploie dans la peinture. Laque de Venise, de Florence.
Il est masculin pour désigner le Beau vernis de Chine, ou noir, ou rouge, ainsi que les meubles qui en sont revêtus. On n'a pu encore parvenir à imiter parfaitement le beau laque de Chine. Acheter une table de laque. Voilà de vrai, de beau laque.
LAQUER
v. tr.
Recouvrir de laque.
Il signifie aussi Recouvrir d'une peinture brillante qui imite la laque. Laquer un meuble de bois blanc.
LAQUEUX, EUSE
adj.
Qui est de la nature ou de la couleur de la laque. Gomme laqueuse. Il y a trop de tons laqueux dans ce tableau.
LARBIN
n. m.
Synonyme populaire de Domestique. Il s'emploie surtout au sens péjoratif.
LARCIN
n. m.
Vol de peu d'importance, fait furtivement et sans violence. Faire commettre un larcin. Être accusé, convaincu de larcin.
Il désigne aussi la Chose dérobée. Il alla cacher son larcin.
Il se dit aussi de l'Action de prendre une pensée, une expression dans un auteur et aussi de la Pensée ou de l'expression dérobée. Les plus beaux endroits de son livre sont des larcins, sont autant de larcins. Il n'a pas su déguiser ses larcins.
LARD
n. m.
Couche de graisse qui se trouve entre la peau et la chair du porc.
Il se dit, par extension, des Morceaux de la chair de porc où la graisse domine. Lard frais, ferme. Lard jaune, rance. Lard salé. Lard fumé. Une tranche, un morceau de lard. Un rôti piqué, garni, bardé de lard. Omelette au lard.
Fig. et pop., Faire du lard, Conserver ou augmenter son embonpoint. Être gras à lard, Être fort gras.
LARD se dit aussi de Cette partie grasse qui est entre la peau et la chair de la baleine, du marsouin et d'autres gros cétacés de même espèce. Du lard de baleine.
Par analogie, Pierre de lard, Espèce de talc blanc.
LARDER
v. tr.
Garnir de lardons un morceau de viande. Larder un morceau de boeuf à la mode. Fig. et fam., Larder quelqu'un de coups d'épée, Le percer de plusieurs coups d'épée. Larder quelqu'un d'épigrammes, de railleries, etc., Lui lancer coup sur coup plusieurs épigrammes, plusieurs railleries. Larder ses discours, ses écrits de citations, de mots grecs ou latins, etc., Faire, en parlant, en écrivant, un usage trop fréquent de citations, de mots grecs ou latins.
LARDOIRE
n. f.
Sorte de brochette pointue par un des bouts, pour piquer la viande et y laisser les lardons contenus dans l'autre bout, qui est creux et fendu en plusieurs branches. Lardoire de cuivre, de bois, de fer.
LARDON
n. m.
Petit morceau de lard coupé en long, qu'on introduit dans la viande avec une lardoire. Tailler des lardons. Mettre des lardons dans un boeuf à la mode.
LARDON se dit, figurément et familièrement, d'une Raillerie piquante contre quelqu'un. Lancer des lardons à quelqu'un. Poursuivre quelqu'un de ses lardons.
LARE
n. m.
Dieu domestique chez les Romains. On plaçait les lares ou, par apposition, les dieux lares auprès du foyer.
Poétiquement, Les lares, La maison, la demeure. Abandonner, revoir ses lares, les lares paternels.
LARGE
adj. des deux genres
. Il se dit d'un Corps considéré dans l'extension qu'il a d'un de ses côtés à l'autre, et par opposition à Long ou à Étroit. Ce champ, ce jardin est plus long que large. Un chemin large. La rivière est plus large en cet endroit. Une étoffe large. Du ruban large. Un homme large des épaules.
Par extension, il signifie aussi Qui a une largeur trop grande par rapport à une autre largeur. Prendre des souliers, des bas trop larges, un chapeau trop large.
Il signifie aussi, en termes de Beaux-Arts, Qui est fait par masses et à grands traits, qui n'a rien de maigre, de mesquin, de timide. Des contours, des draperies, des lumières larges. Une touche, une manière large. Un pinceau large. On dit adverbialement Peindre large. En termes de Manège, Ce cheval va large, va trop large, Il décrit un trop grand cercle dans la volte.
Adv. et fig., Il n'en mène pas large, Il est dans une situation fâcheuse, embarrassante et le fait voir.
Il signifie figurément Qui est étendu. Je vous ferai une large concession. Ce gouvernement a donné à son ambassadeur les pouvoirs les plus larges.
Avoir l'esprit large, être large d'esprit, N'avoir pas de préventions. Avoir la conscience large, Être peu scrupuleux.
Devoirs larges, Qui sont facultatifs, par opposition à Devoirs stricts.
Il signifie encore figurément Qui aime à donner. Il mène une vie trop large. Il est large envers ses serviteurs. Il n'est pas large.
Il signifie aussi Qui est peu scrupuleux, qui se donne beaucoup de liberté. Il a la conscience large. Ses opinions sont un peu larges.
LARGE s'emploie souvent comme nom masculin pour largeur. Cet État a trois cents lieues de long et deux cents de large. Cette étoffe a tant de large. De la toile qui a un mètre de large.
Mettre au large, Être au large, Établir, être établi plus spacieusement. Vous êtes trop pressé, trop serré, mettez-vous un peu au large. Il signifie aussi figurément Mettre, être dans un état plus commode, plus opulent. Il est au large maintenant. Il lui est venu une succession qui la mis plus au large qu'il n'était.
En termes de Marine, il se dit de la Haute mer, de la partie de la mer qui est éloignée des côtes. La brise du large. Gagner le large. Prendre le large. Ces deux dernières locutions signifient aussi figurément S'enfuir.
La mer vient du large, Les vagues sont poussées par le vent de la mer, et non par celui de la terre.
Au large! Sorte d'interjection, cri d'une sentinelle qui ordonne à des passants de s'éloigner. On dit de même Passez au large!
AU LONG ET AU LARGE,loc. adv.
En tout sens et avec autant de développement qu'il est possible. S'étendre au long et au large, Prendre, acquérir beaucoup de terrain, d'espace autour de soi.
EN LONG ET EN LARGE,loc. adv.
En longueur et en largeur alternativement. On ne l'emploie guère que dans cette phrase, Se promener, aller en long et en large. On dit plus souvent aujourd'hui, dans le même sens, De long en large.
LARGEMENT
adv.
Abondamment, autant et plus qu'il ne faut. Il a été payé largement. On l'a récompensé largement. On leur donna largement tout ce qu'ils demandaient. Vivre largement. User largement de son pouvoir.
En termes de Beaux-Arts, Peindre, dessiner, composer largement, D'une manière large.
LARGESSE
n. f.
Disposition à être généreux. Profiter de la largesse de quelqu'un. Il a montré dans cette occasion beaucoup de largesse.
Il signifie aussi Ce qu'on donne généreusement. Faire de grandes largesses.
LARGEUR
n. f.
Étendue d'une chose considérée d'un de ses côtés à l'autre, par opposition à Longueur. La largeur d'un fossé, d'une rue, d'une rivière. Cette toile n'a pas la largeur nécessaire. Fig., La largeur de ses idées, de ses vues, de son caractère.
LARGHETTO
adv.
T. de Musique
emprunté de l'italien. Un peu moins lentement que Largo.
LARGO
adv.
T. de Musique
emprunté de l'italien. D'un mouvement très lent. On le met en tête d'un morceau de musique pour indiquer qu'on doit le jouer très lentement.
Il s'emploie aussi comme nom. Le célèbre largo de Haendel.
LARGUE
adj. m.
T. de Marine
. Qui n'est pas tendu. Cordage, manoeuvre largue.
Vent largue, Vent oblique par rapport à la route du navire. Vent grand largue ou, elliptiquement, Grand largue, Vent intermédiaire entre le vent largue et le vent en poupe.
LARGUER
v. tr.
T. de Marine
. Lâcher une manoeuvre, lâcher ou filer le cordage qui retient une voile par le bas. Larguer l'écoute. Larguer l'amarre. Largue! Commandement de larguer.
LARIGOT
n. m.
Sorte d'ancien petit flageolet.
Il se dit aussi d'Un des jeux de l'orgue qu'on appelle Le jeu du larigot.
Pop., Boire à tire-larigot, Boire excessivement.
LARIX
(On prononce l'X.)n. m.
T. de Botanique
. Nom scientifique du Mélèze.
LARME
n. f.
Goutte d'humeur limpide qui se forme dans l'oeil, par l'effet d'une impression vive, soit physique, soit morale. Les larmes sortaient, coulaient de ses yeux avec abondance. Les larmes lui en sont venues aux yeux. Le visage baigne, mouillé de larmes. Des yeux noyés de larmes. J'aurais voulu pouvoir renfoncer mes larmes. Elle eut peine à retenir ses larmes. Être touché, attendri jusqu'aux larmes. Un torrent de larmes. Rire aux larmes. Refouler ses larmes.
Fig., Pleurer à chaudes larmes, être tout en larmes, fondre en larmes, Pleurer abondamment.
Fig., Vivre dans les larmes, Pleurer sans cesse, vivre dans la douleur, dans l'affliction.
Fig., Sécher, essuyer ses larmes, Se consoler. Essuyer les larmes de quelqu'un, Calmer son affliction, le consoler. Mêler ses larmes à celles de quelqu'un, Partager sa douleur, s'affliger avec lui.
Avoir recours aux larmes, Pleurer pour fléchir, pour attendrir celui qu'on supplie. Fam., Avoir toujours la larme à l'oeil, S'attendrir très facilement, ou affecter une grande sensibilité.
Avoir des larmes dans la voix se dit d'une Personne qui a quelque chose d'ému et de touchant dans la voix. En nous racontant ce malheur, il avait des larmes dans la voix. Cette actrice a des larmes dans la voix.
Avoir le don des larmes se dit, dans le langage mystique, de la Faculté que possèdent certaines personnes de verser des larmes dans la prière. Il signifie, par extension, Pleurer à volonté, s'émouvoir aisément jusqu'aux larmes.
Fig. et avec une nuance de regret, de remords : Verser des larmes de sang. Cette faute mériterait d'être pleurée avec des larmes de sang.
Fig. et fam., Larmes de crocodile, Larmes hypocrites que répand une personne dans le dessein d'en tromper une autre.
LARME se dit aussi d'un Ornement, figurant à peu près une larme, qu'on fait entrer, comme un symbole de tristesse, dans la décoration des catafalques, des mausolées, etc. Larmes d'argent. Un drap mortuaire semé de larmes.
Il se dit, par analogie et familièrement, d'une Goutte, d'une petite quantité de vin ou de quelque autre liqueur. Il n'a pris qu'une larme de vin. Je n'en veux qu'une larme.
Il se dit également, surtout au pluriel, du Suc qui coule de certains arbres ou plantes, soit naturellement, soit quand on les taille. Les larmes de la vigne, du sapin. Manne en larmes.
Larmes de cerf. Voyez LARMIÈRES.
LARMIER
n. m.
T. d'Architecture
. Partie saillante au haut d'un édifice, d'un ouvrage de maçonnerie, destinée à faire tomber l'eau de pluie en gouttes à une distance convenable du pied de l'édifice, etc. Le larmier de la corniche. Le larmier d'un mur de clôture.
LARMIER se dit aussi, en termes d'Anatomie, de l'Angle de l'oeil le plus rapproché du nez et dans lequel se forment les larmes. Le larmier de cet oeil est bien dessiné.
LARMIÈRES
n. f.
pl. Fentes qui sont au- dessous des yeux du cerf, et d'où sort une liqueur jaune qu'on nomme Larmes de cerf. Quelques-uns disent Larmiers.
LARMIERS
n. m. pl.
T. de Médecine vétérinaire
. Parties voisines de l'oeil du cheval qui correspondent aux tempes chez l'homme. Saigner un cheval aux larmiers. Il est aussi synonyme de LARMIÈRES.
LARMOIEMENT
n. m.
Écoulement de larmes involontaire et continuel. Le larmoiement est un des symptômes de la rougeole.
LARMOYANT, ANTE
adj.
Qui larmoie. Ses yeux sont toujours larmoyants.
Il signifie aussi Qui verse des larmes. On la trouva toute larmoyante.
Il signifie, par extension, Qui se plaint, qui gémit. Il me fatigue à force d'être larmoyant. Ton larmoyant.
Il signifie aussi Qui est propre à faire verser des larmes; et il ne s'applique, en ce sens, qu'à un genre de comédies plus attendrissantes que gaies. Le comique larmoyant. La comédie larmoyante.
LARMOYER
(Il se conjugue comme BROYER.) v. intr. Pleurer, verser des larmes. Il ne fait que larmoyer.
LARMOYEUR, EUSE
n.
Celui, celle qui larmoie. Cet enfant est un larmoyeur.
LARRON
n. m.
(Il avait un féminin, LARRONNESSE, qui n'est plus guère employé.) Celui, celle qui dérobe, qui prend furtivement quelque chose. Fin, subtil larron. Le larron a été découvert. On a pris le larron. Les chiens aboient au larron. On dit plutôt Voleur.
Prov. et fig., L'occasion fait le larron. Voyez OCCASION.
Prov., Ils s'entendent comme larrons en foire. Voyez ENTENDRE.
Il se dit particulièrement de Chacun des deux voleurs qui furent mis en croix avec Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, quoique ce mot ne désigne pas d'ordinaire un Voleur de grand chemin. Le bon larron. Le mauvais larron.
En termes d'Imprimerie, il se dit d'un Pli qui se trouve dans une feuille de papier mise sous la presse et qui cause une défectuosité dans l'impression. Il se dit aussi d'un Petit morceau de papier qui, se trouvant sur la feuille à imprimer, reçoit l'impression et laisse un blanc.
En termes de Librairie, il désigne le Pli d'un feuillet qui n'a pas été rogné, quand on a relié le livre. Le relieur a laissé plusieurs larrons dans ce volume.
Larron d'eau, en termes de Ponts et Chaussées, se dit d'un Canal pratiqué pour l'écoulement des eaux.
LARRONNEAU
n. m.
Petit larron, qui ne dérobe que des choses de peu de valeur. Il est familier.
LARVAIRE
adj. des deux genres
. T. d'Histoire naturelle ou de Biologie
. Qui a rapport aux larves. État larvaire. Forme larvaire.
LARVÉ, ÉE
adj.
T. de Médecine
. Il se dit d'Affections diverses, parfois de caractère périodique, qui se développent d'une façon plus ou moins obscure, ou incomplète.
LARVE
n. f.
T. d'Antiquité
. Il se disait de Génies malfaisants, des âmes des méchants, qui, selon la croyance superstitieuse, se montraient, revenaient, sous des figures hideuses, pour tourmenter les vivants. Voyez LÉMURES.
Il se dit, par analogie, en termes d'Entomologie, de l'Insecte dans l'état où il est en sortant de l'oeuf et où il passe un temps plus ou moins long avant ses métamorphoses. La chenille est la larve du papillon.
LARYNGÉ, ÉE
adj.
T. d'Anatomie
. Qui appartient au larynx. Muscles, nerfs laryngés. Artères laryngées.
En termes de Médecine, Phtisie laryngée, Laryngite tuberculeuse.
LARYNGITE
n. f.
T. de Médecine
. Nom générique donné à toutes les inflammations aiguës ou chroniques du larynx.
LARYNGOLOGIE
n. f.
T. de Médecine
. Science des maladies du larynx.
LARYNGOLOGUE
n. m.
T. de Médecine
. Médecin qui s'occupe spécialement de laryngologie.
LARYNGOSCOPE
n. m.
T. de Médecine
. Instrument composé principalement d'un miroir pour voir dans le fond du larynx.
LARYNGOTOMIE
n. f.
Opération consistant à faire une plus ou moins grande incision sur le larynx.