Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 415 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Fendoir

 

n. m.

T. d'Arts

. Outil qui sert à fendre. Fendoir de vannier, de tonnelier.

 

FENDRE

 

v. tr.

Diviser en long. Fendre un arbre. Fendre du bois. Fendre en deux. Fendre avec des coins, avec une cognée. Fendre la peau légèrement.

Fig. et fam., Fendre la tête à quelqu'un, L'incommoder en faisant un grand bruit. Ils me fendent la tête avec leurs cris. On dit de même : Ce bruit, ce tapage me fend la tête.

Fig., Fendre le coeur, Exciter une très vive compassion. Ce spectacle était à fendre le coeur, me fendait le coeur.

Il signifie par analogie Traverser avec effort un corps, une masse quelconque en en séparant les parties. Un navire qui fend l'eau, qui fend les vagues. Fendre l'eau en nageant. Un oiseau qui fend l'air. Fendre la foule.

Il signifie encore Faire que les parties d'un corps continu se séparent et laissent des intervalles entre elles. La trop grande sécheresse fend la terre. La gelée fend les pierres. Il a gelé à pierre fendre.

SE FENDRE signifie S'entrouvrir, se gercer. La glace se fendit sous ses pieds. Cette plaque de marbre s'est fendue en plusieurs endroits. Une muraille qui commence à se fendre. Les lèvres se fendent par le grand froid. Un fruit qui se fend parce qu'il est trop mûr.

En termes d'Escrime, il signifie Écarter les jambes de manière à porter en avant un pied loin de l'autre. Fendez-vous.

Le participe passé s'emploie comme adjectif, surtout dans les phrases suivantes :

Des yeux bien fendus, Des yeux grands et un peu longs.

Par exagération et par plaisanterie, Avoir la bouche fendue jusqu'aux oreilles, Avoir une bouche fort grande.

Ce cheval a les naseaux bien fendus, Il a les narines fort ouvertes.

Être bien fendu, se dit d'un Homme qui a les cuisses et les jambes longues.

 

FENESTRÉ, ÉE

(On écrit aussi Fenêtré.) adj.

T. de Blason

. Qui est percé à jour. Feuille fenestrée.

 

FENÊTRAGE

 

n. m. coll.

L'ensemble des fenêtres d'une maison, l'ordre où elles sont disposées. Le fenêtrage de ce palais est tout de glaces. Le fenêtrage de ce bâtiment est mal ordonné.

 

FENÊTRE

 

n. f.

Ouverture faite dans certaines parties d'un bâtiment, pour donner du jour et de l'air à l'intérieur. Fenêtre basse. Fenêtre haute. Fenêtre carrée, ronde, ovale. Fenêtre à balcon. Se mettre à sa fenêtre. Regarder par la fenêtre. Jeter par la fenêtre. Passer par la fenêtre. Sauter par la fenêtre. L'impôt des portes et fenêtres. Fenêtre à tabatière. Voyez TABATIÈRE. Fenêtre à guillotine. Voyez GUILLOTINE.

Fenêtre rampante, Fenêtre dont l'appui et la fermeture sont en pente.

Fenêtre dormante. Voyez DORMANT.

Fenêtre borgne. Voyez BORGNE.

Fausse fenêtre, Fenêtre dont le cadre existe à l'extérieur, mais dont l'embrasure n'a pas été pratiquée ou a été bouchée. On fait de fausses fenêtres pour la symétrie.

Il se dit aussi du Bois et du vitrage qui composent la croisée. Ouvrir les fenêtres. Fermer les fenêtres.

Fig., Jeter son argent par les fenêtres. Voyez JETER.

Fam., Chassez-le par la porte, il rentrera par la fenêtre, se dit d'un Importun dont on ne peut se débarrasser.

En termes d'Anatomie, il se dit des Deux ouvertures placées à la paroi interne de la cavité du tympan. La fenêtre ronde. La fenêtre ovale.

 

FENIL

 

(On prononce Feni.)n. m.

T. d'Agriculture

. Le lieu où l'on serre les foins.