Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Courette
n. f.
Petite cour entourée de bâtiments.
COUREUR, EUSE
n.
Celui, celle qui se livre à l'exercice de la course. C'est le meilleur coureur qu'on ait jamais vu.
Il se dit spécialement de Ceux qui disputent le prix dans une course à pied, à bicyclette ou à cheval. Quatre seulement des coureurs purent atteindre le but dans le temps fixé. Des coureurs cyclistes. Deux coureurs ont fait une chute aux courses d'Auteuil.
Il se dit aussi d'un Cheval de selle, que sa taille et sa légèreté rendent propre à la course. Il avait d'excellents coureurs dans son écurie.
Il désigne encore Celui, celle qui va et vient, qui est souvent par la ville ou en voyage. C'est un grand coureur, un coureur perpétuel, on ne le trouve jamais à la maison.
Fam., Coureur de bals, de spectacles, de ventes publiques, etc., Celui qui a l'habitude d'aller à tous les bals, les spectacles, etc.
Fam., Coureur de filles, ou absolument Coureur, Celui qui a un commerce fréquent avec des femmes de mauvaise vie.
D'une façon générale, COUREUSE se dit d'une Fille ou d'une femme de mauvaises moeurs. C'est une coureuse, une infâme coureuse.
COURGE
n. f.
T. de Botanique
. Genre de plantes de la famille des Cucurbitacées, auquel appartiennent la citrouille, le potiron. Il se dit également du Fruit de ces plantes.
COURIR
(Je cours ; nous courons. Je courais. Je courus. Je courrai. Cours. Que je coure. Que je courusse. Courant. Couru.)v. intr.
Aller avec vitesse, avec impétuosité. Courir de toute sa force. Courir sur quelqu'un. Courir après quelqu'un. Courir à toutes jambes. Ils couraient aussi vite l'un que l'autre. Ceux qui couraient dans les jeux Olympiques. On le dit, également et par extension, des Choses, quand elles sont susceptibles de mouvement. Ces nuages courent dans le ciel. Faire courir une boule. En termes de Marine, Faire courir une manoeuvre dans ses poulies.
Il se dit absolument des Chevaux qui disputent le prix de la vitesse. Ce cheval a couru aux dernières courses. Faire courir signifie Envoyer sur le champ de course des chevaux pour disputer ce prix. Transitivement, Courir le grand prix de Paris.
Il se dit aussi des Épreuves de vitesse de cyclisme, d'automobilisme, de bateaux à rames, à voiles ou à moteurs.
Fig. et transitivement, Courir une carrière, Être engagé dans une profession, une entreprise, etc., où l'on s'efforce d'obtenir des succès, de l'emporter sur ses rivaux. Vous courez une périlleuse carrière. Hortensias et Cicéron couraient la même carrière.
Prov. et Fig., Ce n'est pas le tout que de courir, il faut partir de bonne heure, ou Rien ne sert de courir, il faut partir à temps, Ce n'est pas assez de se hâter quand on veut réussir dans une entreprise, il faut prendre ses mesures de loin.
Fig. et fam., Je cours encore, Il court encore, signifie qu'on s'est échappé en toute hâte, qu'on ne se laissera plus prendre à une chose. Il m'a suffi de le voir, de l'entendre : je cours encore.
Courir sus à quelqu'un se disait, dans les anciennes Ordonnances, pour Se jeter sur quelqu'un, l'arrêter, le maltraiter. Il fut mis hors la loi, et chacun eut le droit de lui courir sus. Figurément, il signifie S'en prendre à quelqu'un, se précipiter violemment sur lui. Tout le monde lui court sus.
Il signifie quelquefois Aller plus vite que le pas. Vous allez trop vite, vous ne marchez pas, vous courez.
Il signifie aussi Aller avec empressement. Courir au feu. Je cours le prévenir. Courez, ne perdez pas un instant. Courir au plus pressé, S'occuper, avant toute autre chose, de ce qui importe le plus dans le moment. Fig., Courir après les honneurs, les places, les richesses, la fausse gloire, etc. Courir après des chimères, après des fantômes. Courir à sa perte, à sa ruine.
Fig., Courir après l'esprit, Mettre de la recherche, de l'affectation, de l'effort à montrer de l'esprit.
Fam., Courir après l'argent, Chercher toutes les occasions de gagner de l'argent. Il ne se dit qu'en mauvaise part.
Fam., Courir après son argent, Continuer à jouer pour regagner ce qu'on a perdu. Il signifie aussi Faire des démarches, des poursuites pour recouvrer une somme d'argent qu'on a de la peine à se faire rendre, à se faire payer.
Courir à sa fin se dit des Choses qui sont près de finir, qui n'ont pas longtemps à durer. Ma provision de bois court à sa fin. Cette maladie court à sa fin.
Il se dit aussi figurément de Toute action précipitée, de tout ce qu'on fait trop vite. Il faut aller bride en main, on ne fait pas les affaires en courant.
Il se dit particulièrement d'une Personne qui lit, qui récite, qui prononce, qui écrit ou qui compose trop vite. Lisez doucement, ne courez pas. Il a écrit cela en courant. Il laisse courir sa plume sur le papier.
Il signifie encore familièrement Aller çà et là, sans s'arrêter longtemps en chaque endroit. Il ne fait que courir. Il est toujours à courir. Il court depuis le matin jusqu'au soir.
Il se dit particulièrement des Courses, des démarches qu'on est obligé de faire pour quelque objet que ce soit. Il a couru toute la journée pour cette affaire.
En termes de Marine, il signifie Faire route. Courir au nord. Courir au sud. Transitivement, Courir des bordées, courir des bords, Louvoyer, aller alternativement à droite et à gauche, quand le vent est presque debout.
Il se dit particulièrement d'une Côte, d'une terre, d'une montagne, etc., qui se prolonge dans une direction déterminée. Cette côte court de l'est à l'ouest l'espace de trois ou quatre lieues. Ces montagnes courent du nord au sud et partagent de grands continents.
Il s'emploie pour Couler, s'écouler. Le ruisseau qui court dans la prairie. Le Rhône court du nord au sud. L'eau qui court.
Il se dit figurément du Temps. Le temps court insensiblement. Au temps ou par le temps qui court, Dans le temps présent, dans les circonstances actuelles.
Il se dit à propos d'une Rente, des gages, des appointements, etc., pour désigner l'Époque à partir de laquelle ils doivent être comptés. L'intérêt de cette rente court du commencement de l'année. Ses gages, ses appointements courent du milieu du mois. Son loyer court du mois de janvier.
Il signifie encore Circuler, se propager, se communiquer ; et, en ce sens, il est souvent impersonnel. Il court des bruits fort désavantageux sur son compte. Faire courir de fausses nouvelles. Une rumeur très alarmante court depuis hier dans le public.
Il signifie aussi figurément Être en vogue. La mode qui court. Cette chanson courait par la ville.
COURIR est aussi verbe transitif, alors il signifie Poursuivre à la course avec dessein d'attraper. Il s'emploie surtout en termes de Chasse. Courir le cerf, le lièvre, le daim. Il a droit de courir le cerf sur ses terres. Voyez aussi COURRE.
Fig. et fam., Courir le même lièvre se dit de Deux personnes qui sont en concurrence pour la même chose.
Prov. et fig., Il ne faut pas courir deux lièvres à la fois, ou Qui court deux lièvres n'en prend aucun, Poursuivre deux affaires à la fois, c'est s'exposer à ne réussir ni dans l'une ni dans l'autre.
Fig. et fam., Courir le cachet. Voyez CACHET.
COURIR se dit figurément en parlant des Personnes ou des Choses qu'on recherche avec empressement, qui sont fort en vogue. On ne l'emploie guère qu'au participe passé. Ce prédicateur est fort couru. Ce spectacle est très couru.
Il signifie aussi figurément Être exposé à. Courir un danger. Courir risque, courir le risque de, Être en péril de. Il court grand risque de perdre son bien.
Courir des chances, courir la chance de..., S'exposer à un risque dans l'espoir d'un avantage.
Courir même fortune, Être dans les mêmes intérêts, dans la même situation d'affaires.
Courir les aventures se disait des Chevaliers qui allaient à la recherche des exploits guerriers. Il se dit aussi de Quelqu'un qui cherche à se faire un nom ou une fortune par des moyens qui ne sont pas les moyens ordinaires.
Il signifie encore Parcourir. J'ai couru toute la ville sans le trouver. Courir les rues. Courir les champs.
Courir le pays, Parcourir tel ou tel pays, en vue de le connaître à fond.
Courir le monde, Voyager en divers pays par goût d'aventure.
Fam., Cette nouvelle, cette aventure, cette histoire court les rues, Elle est sue de tout le monde. L'esprit court les rues, L'esprit est commun, tout le monde en a.
Fam., Courir la prétantaine. Voyez PRÉTANTAINE.
Pop., Courir le guilledou. Voyez GUILLEDOU.
Il signifie également Hanter, fréquenter Courir les buts. Courir les spectacles, les concerts, les maisons de jeu, les mauvais lieux, etc.
COURLAN ou COURLIRI
n. m.
Oiseau aquatique du genre des Échassiers.
COURLIEU ou COURLIS
n. m.
Oiseau aquatique du genre des Échassiers. Il y a plusieurs espèces de courlis. L'ibis est une espèce de courlis.
COURONNE
n. f.
Cercle, fait de branches d'herbes, ou de fleurs, etc., et qui se porte sur la tête comme marque d'honneur, ou en signe de joie, ou comme une simple parure. Couronne de laurier, de lierre, d'olivier, de fleurs, de roses, etc. Gagner, obtenir, mériter une couronne. Les jeunes filles qui se marient portent une couronne de fleurs d'oranger. Les peintres mettent ordinairement une couronne d'étoiles sur la tête de la Vierge et une couronne de rayons sur la tête des saints. Par extension, Couronnes mortuaires, Celles que l'on place sur un cercueil, sur une tombe.
Fig., Couronne académique, ou simplement Couronne, se dit d'un Prix remporté dans un concours académique.
Il se dit figurément de la Gloire que les martyrs acquièrent en mourant pour la foi. La couronne du martyre. Il a reçu la couronne du martyre.
Il se dit aussi de l'Ornement de tête que les rois, princes ou seigneurs portent pour marque de leur dignité, ou qui est représenté dans leurs armoiries, etc. Couronne impériale, royale, ducale. Couronne de comte, de marquis, de baron. Couronne d'or. Couronne fermée, Celle qui est surmontée d'ornements qui recouvrent le sommet de la tête. Couronne ouverte, Celle qui se compose d'un simple cercle.
La couronne d'épines, Celle que l'on mit sur la tête de Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST.
La triple couronne, La tiare du pape.
Il se dit figurément de la Puissance royale. Avènement à la couronne. Aspirer, prétendre à la couronne. Disputer la couronne. Renoncer à la couronne. Perdre la couronne. Héritier de la couronne. Héritier présomptif de la couronne. Le domaine de la couronne. Les droits de la couronne.
Discours de la couronne, Discours que le souverain prononce à l'ouverture d'une session législative.
Il se dit encore figurément d'une Monarchie, d'un État gouverné par un souverain. La couronne de Roumanie.
Par analogie, il se dit en outre de la Tonsure que l'on fait sur le haut de la tête des gens d'Église. Couronne d'évêque, de prêtre, de diacre, de religieux, etc. Il s'est fait faire la couronne.
Il désigne encore par analogie Certaines choses qui ont une forme circulaire, qui ressemblent à une couronne : en termes de Botanique, Couronne impériale, Espèce de fritillaire. Couronne royale, Espèce de mélilot. Couronne de terre, Le lierre terrestre, etc.
En termes d'Horticulture, la Touffe de feuilles qui surmonte le fruit de l'ananas. Greffe en couronne, Celle qui consiste à scier le sujet et à mettre plusieurs greffes autour de la coupe, entre le bois et l'écorce ; en termes d'Architecture militaire, Ouvrage à couronne, Ouvrage de fortification, dont le front se compose d'un bastion uni à deux courtines ; en termes d'Anatomie, La couronne d'une dent, La partie de la dent qui est hors de la gencive ; en termes d'Art vétérinaire, il se dit de la Partie la plus basse du paturon du cheval ; en termes de Papeterie, il se dit d'un Format de papier dont le filigrane était primitivement une couronne. Papier couronne.
Il se dit aussi d'une Sorte de monnaie d'argent à l'usage de divers pays.
COURONNEMENT
n. m.
Action de couronner. Il se dit plus particulièrement de la Cérémonie dans laquelle on couronne solennellement un souverain.
Il se dit, par extension, de Ce qui termine un édifice ou une portion d'édifice dans sa partie supérieure. La corniche est le couronnement des ordres d'architecture.
Le couronnement d'un vaisseau, d'un navire, La partie du vaisseau, du navire qui est au- dessus de la poupe.
Il désigne encore figurément l'Accomplissement, la perfection de quelque chose. Cette noble action fut le couronnement de toutes les autres. Pour couronnement d'une si belle vie. C'est le couronnement de l'oeuvre.
COURONNER
v. tr.
Ceindre d'une couronne. Couronner de fleurs, de laurier, de myrte. JÉSUS-CHRIST fut couronné d'épines. Couronner d'une couronne d'or, d'une couronne d'argent.
Il signifie spécialement Ceindre solennellement d'une couronne la tête d'un souverain. Couronner un pape, un roi, un prince.
Il signifie figurément Transmettre ou conférer le titre de roi, de souverain. Ce monarque, avant de mourir, fit couronner son fils.
Tête couronnée se dit encore d'un Empereur ou d'un Roi.
Il signifie encore simplement Récompenser en décernant une couronne ou un prix. Couronner le vainqueur. Couronner un élève. Par extension, Couronner un ouvrage. Les livres que l'Académie a couronnés. Fig., Couronner la vertu. Dieu couronne les martyrs, les saints. N'est-ce pas couronner le crime que d'élever un tel homme à cette dignité?
Il se dit quelquefois en parlant de Choses sur lesquelles on place des couronnes. Les anciens couronnaient la poupe de leurs vaisseaux en signe d'allégresse.
Il se dit aussi quelquefois, dans le style soutenu, de Ce qui orne ou entoure la tête en manière de couronne. De simples fleurs couronnaient cette tête charmante. Un front couronné de cheveux blancs.
Il se dit, par extension, des Choses qui en surmontent d'autres, qui en occupent la partie supérieure. Un entablement couronne l'édifice. Fig. et poétiq., Déjà les forêts se couronnent de feuillage. Les arbres de nos vergers se couronnaient de fleurs.
En termes de Guerre, Des batteries redoutables couronnaient la hauteur, toutes les hauteurs. Couronner une position, une hauteur, les glacis. Ouvrage couronné, Ouvrage avancé vers la campagne, fait en forme de couronne, pour défendre les approches d'une place. On l'appelle aussi Ouvrage à couronne, ou même par ellipse Couronne.
Il signifie au figuré Apporter la dernière perfection, mettre le dernier ornement à quelque chose. Il a couronné sa vie par une mort généreuse. Le succès a couronné son entreprise.
Prov., La fin couronne l'oeuvre, Ce n'est pas assez de bien commencer, il faut bien finir.
Couronner les voeux de quelqu'un, Réaliser pleinement les désirs de quelqu'un.
Il se dit aussi figurément pour Environner, ceindre. Plusieurs coteaux couronnent cette ville.
SE COURONNER signifie Se blesser aux genoux en tombant, en parlant d'un Cheval. On dit par extension Couronner un cheval, Le faire se blesser au genou. Il a couronné son cheval. Un cheval couronné.
COURRE
v. tr.
T. de Chasse
. Forme ancienne de COURIR. Courre le cerf, le lièvre, etc., et absolument Chasse à courre.
Laisser courre les chiens, ou simplement Laisser courre, Découpler les chiens, afin qu'ils courent après la bête.
Laisser-courre se dit, comme nom, du Lieu où l'on découple les chiens. Quand ils furent au laisser-courre. On le dit aussi de l'Air que le cor fait entendre quand on découple les chiens. Sonner le laisser-courre.
COURRIER
n. m.
Il se disait autrefois de Celui qui courait la poste en avant des voitures pour préparer les relais. Il se disait aussi de Celui qui portait des dépêches. Courrier de cabinet, Celui qui portait les dépêches diplomatiques.
Il désigne aujourd'hui le Véhicule qui sert à transporter des lettres, des journaux, etc., pour le service postal ou le Transport lui- même de ces lettres, de ces journaux, par voie de terre, voie de fer ou voie aérienne. L'arrivée du courrier. Le courrier n'est pas encore arrivé. Les heures du courrier sont changées. Mettre une lettre à la poste pour le courrier de cinq heures. Répondez-moi courrier par courrier. Manquer le courrier.
Il se dit aussi de la Totalité des lettres qu'on écrit pour les envoyer par le service postal ou qu'on reçoit par ce service. Faire, adresser son courrier. Lire, dépouiller son courrier.
Il s'emploie quelquefois comme Titre de certains journaux. Le Courrier de l'Yonne, de la Vendée, etc.
Il se dit aussi quelquefois de Certains articles de journaux, qui paraissent régulièrement et qui sont destinés à mettre au courant des théâtres, des sports, de la mode, du mouvement de la Bourse, etc. Le courrier des théâtres, des sports. Courrier de la mode. Courrier de la Bourse.
COURRIÉRISTE
n. m.
Celui qui, dans un journal, centralise les nouvelles littéraires théâtrales, mondaines, politiques, etc.
COURROIE
n. f.
Pièce de cuir ou d'étoffe, coupée en long, étroite, qui sert à lier, à attacher quelque chose. Attacher avec des courroies. Mettre, attacher des courroies. Les courroies d'une cuirasse, d'une malle, d'un harnais. Nouer, dénouer les courroies. Serrer, lâcher la courroie. Les courroies d'un dossier.
En termes d'Arts, Courroies de transmission, Courroies qui sont enroulées sur des poulies pour transmettre le mouvement. Courroie sans fin, Bande de cuir dont les bouts se rejoignent.
Fig. et fam., Allonger la courroie. Voyez ALLONGER.
COURROUCER
v. tr.
Mettre en courroux. Cette conduite courrouça son père contre lui. Dieu se courrouce contre les méchants. Il est surtout en usage dans le style soutenu. Fig., Quand la mer se courrouce, est courroucée. Ses flots courroucés.
COURROUX
n. m.
Irritation véhémente. Il ne s'emploie guère qu'en poésie et dans le style soutenu. Le courroux de Dieu. Le courroux du Ciel. Être, entrer, se mettre en courroux. Fuir le courroux de quelqu'un. Qui pourrait soutenir son courroux? Fig., Le courroux de la mer, des flots. Les flots en courroux.